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 Cargo [Mission]

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Marie Turner
Chef de Révolution
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Age : 22
Localisation : Là où tu n'es pas

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Riyals:
10/10  (10/10)
Prime: 50.000.000
Fruit du Démon: Tori Tori No Mi ~ Version Griffon Noir

MessageSujet: Cargo [Mission]   Sam 26 Mai - 2:26

Cela faisait maintenant deux semaines que Marie était passée de l'autre côté de l'énorme montagne, Red Line. Quinze jours que Marie naviguait à grande vitesse en direction d'un grand Royaume. En effet, avant de devoir aller sur Grande Line, la jeune révolutionnaire voguait tranquillement sur une des quatre petites mers. Pourquoi ce brusque changement ? Tout cela à cause d'un coup d'escargot.

Elle était assise dans une chaise longue. Le pont du bateau étant envahit par ce soleil chaleureux. Sirotant doucement son verre, c'était une des rares fois où la jeune femme se détendait. Pourtant, ce moment fut interrompu. Une sonnerie retentit. Avec un soupir, Marie tendit la main vers sa droite et attrapa son petit Den Den Muchi.


« Oui ? »

« Marie Turner ? »

« Quoi ? »

« Nous avons un ordre de mission pour vous. »

« Qu'est ce qu'il va encore me demander de faire lui »

« ...... »

« Et bien ? Vous allez me la dire cette mission ? »

« Hum, oui désolé ! Vous êtes au courant que le gouvernement mondial a donné l'ordre de construire un pont géant reliant ainsi les petites îles de Grande Line pour pouvoir faciliter la chasse aux hors la loi. Nous avons appris de source sûre qu'une importante cargaison de matériel se fera bientôt. Elle fera normalement escale au Royaume d'Alabasta, avant de livrer le matériel aux constructeurs. Et... »

« Et je suppose qu'il m'envoie là-bas pour arrêter le chargement... »

« Oui et... »

« Combien de temps ? »

« Dans deux semaines. Le bateau fera halte dans le port le plus près de la capitale pour une durée qui nous est inconnue. »

« Combien de personnes se chargeront de l'escorte ? »

« D'après nos renseignements, il y aurait près de cinq cents soldat marine à bord de ce bateau. »

« De simple soldats ? »

« Non. Nous n'avons pas de renseignement sur chacun de ses marines là mais, ils ne seront pas seuls. Un Contre-amiral sera aussi présent. »

« Un Contre-amiral ? Intéressant. Quelles sont les informations que nous avons sur lui ? »

« Voilà justement le problème, la raison pour laquelle nous vous prévenons si tard. Nous avons cherché pendant une semaine mais, rien, nous n'avons absolument rien sur ce gradé de la Marine. Ni son nom, ni même les armes qu'il pourrait utiliser. Nous ne savons pas non plus, s'il possède un pouvoir de fruit du démon. »

« Un contre-amiral sortit de nulle part, hum, cela promet. Alabasta, deux semaines vont être juste mais, j'y serais. »

« Ha oui ! Marie ? »

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Nos dossiers disent aussi que vous voyagez seule en ce moment.. »

« Et qu'est-ça peut bien vous faire ? »

« Nous pensions, enfin nous voulions savoir si vous vouliez des renforts quand vous serez arrivée sur les lieux. »

« Des renforts ? Pourquoi faire, je n'en ai pas besoin. Non, dites lui de ne pas s'inquiéter. Je m'occupe de ça. Seule. »

Et sur ces derniers mots, Marie raccrocha le Den Den Muchi. Il lui confiait donc une nouvelle mission. Un sourire vint s'installer sur le visage de Marie. Sadique ? Peut-être. Mais, plutôt une joie de pouvoir débarrasser ce monde de quelques marines de plus. Une longue expiration suivit et tout en ce levant, jeta un regard vers l'horizon, où le soleil commencé déjà à se cacher. Elle alla aux commandes du bateau et fit changer le cap, le dirigeant droit sur la montagne rouge. Elle revint ensuite sur le pont où la lumière rouge du coucher de soleil s'en allait peu à peu.

*Et bien, puisqu'il le souhaite, en route pour le Royaume d'Alabasta !*

Voilà comment la jeune révolutionnaire arriva à se trouver en moins de deux semaines sur la deuxième plus grande mer du monde, s'approchant à grande vitesse d'une terre aride. Marie se trouvait donc dans sa cabine, debout devant son bureau en bois. Ses deux mains posées à plat sur quelques papiers. Depuis plusieurs heures, elle observait tous ces documents qui lui permettraient peut-être d'avoir plus de renseignement sur le cargo, ou l'abattoir dans lequel elle se dirigeait la tête la première. Elle n'avait pas peur, non. Mais ce Contre-amiral dont personne ne savait rien, la perturbait. Les révolutionnaire était bien renseigné, rares étaient ceux sur qui ils avaient très peu d'information. Pourtant, celui-là leur échappé, comme s'il était arrivé dans des temps récent. Si ce haut gradé n'était pas présent, une bombe aurait peut-être pu suffire mais, sa présence gênait tout. Marie expira. Cela n'était rien. Elle s'en sortirait, comme toujours. Cette personne n'était seulement qu'une d'action en plus. Un rire sans un sentiment se fit alors entendre. Cela était ridicule. Information ou pas, ce n'était pas cela qui l'empêcherait d'accomplir cette mission comme il se doit.


La voilà arrivée. Marie venait de descendre de son bateau. Elle s'était arrêtée dans le bar, le plus proche de celui des marines. Ce mettre au même serait totalement stupide d'ailleurs. Elle n'était qu'à une dizaine de minutes de leur embarcation. En quittant son bateau, Marie choisit son sabre comme arme. L'épée était plus puissante mais, le sabre plus rapide et quand on est entouré de cinq cents marines, gradés ou non, la vitesse était primordiale. Un petit poignard avait aussi été ajouté à son équipement, caché là où personne ne le voyait. Après un dernier récapitulatif de tout ce dont elle avait besoin, Marie se mit en route.

Le bateau était là. Aussi grand que Marie l'imaginait. Elle ne savait pas où se trouvaient quatre cents quatre-vingts des soldats mais, d'où elle se tenait, on pouvait clairement apercevoir vingt d'entre eux à terre, surveillant le bateau. C'est vrai. Qui aurait vraiment de l'intérêt pour des matériaux de construction. À part elle bien sûre, peu de personnes. Enfin bref. Elle était enfin arrivée et savait que l'heure du combat était arrivée. Elle continua alors son chemin vers le bateau, discrètement, ayant pour seul spectateur, sept des marines qui surveillaient ce côté. Quelques regards se tournèrent dans sa direction mais, aucun ne fit un mouvement. Puis Marie, naturellement, posa sa main sur le pommeau de son sabre. Cependant, un marine trop nerveux, ou trop malin peut-être, s'empressa de sortir le sien, croyant à une attaque. Stupide et malin en même temps. Marie eut un petit sourire sans joie et, d'une vitesse folle, fonça droit sur ce marine. Déployant son sabre dans un mouvement, elle ne sentit même pas la lame transpercer le corps de l'homme. Les autres marines, immobiles jusque là, commencèrent à sortir leurs armes. Sabres, Pistolets...bientôt, dix-neuf outils de mort étaient pointés en direction de la jeune révolutionnaire. Reprenant son sabre dans la bonne position, Marie commença à faire tourner le sabre sur lui-même. Quatre des bleue et blanc s'approchèrent dans des directions différentes. Marie se jeta alors sur un d'eux, plantant son sabre dans son abdomen. En même temps, son autre main empoignait l'arme du marine, qu'elle envoyait valser droit sur le marine en face.Débarrassant son sabre du corps, elle fit un tour sur elle-même avant de trancher le marine d'à côté. Mais, quand elle voulut se retourner pour se débarrasser d'un autre gêneur, un coup de feu retentit. Heureusement, Marie fut chanceuse et dans le mouvement qu'elle était en train d'effectuer, elle put éviter la balle in-extrémiste qui alla se loger dans un des gardes. Les marines encerclaient Marie mais, ils ne savaient pas à qui ils avaient à faire. Arrachant le pistolet des mains d'un marine, elle tira sur cinq d'entre eux, avant de jeter larme, vide. Il n'en restait que quatorze et à la grande chance de Marie, aucuns marines sur le bateau ne semblaient se rendre compte de ce qu'il était en train de se passer. Marie décida alors de se débarrasser d'eux le plus vite possible. Prenant un autre sabre dans sa main libre, elle commença à tourner sur elle-même tout en faisant tourner ses sabres, devenant ainsi une sorte de toupie. Mais, une toupie des plus mortelle, car sa vitesse était grande et à chaque fois que quelque chose, ou quelqu'un la touchait ou même l'enflerait, il se trouvait coupé en morceaux. Les marines, ayant compris que leurs minutes seraient comptées s'ils restaient à proximité de la jeune femme, firent un saut en arrière, mettant ainsi deux mètres entre eux et la révolutionnaire. Cependant, ils ne se rendirent pas compte que bien qu'elle tourne sur elle-même, Mairie avait ramassé deux autres sabres. Et, pendant qu'elle se dirigeait en tournant vers un des marines, elle lança un des sabres qui atterrit en plein milieu du front d'un des blancs et bleus. Tous avaient alors les yeux fixés sur lui, alors qu'il était en train de s'effondrer. Grossière erreur, car Marie en profita et s'approcha d'un autre marine, et lui, ce ne fut pas une lame qui lui hotta la vie mais, les deux lames de Marie qui, sans pitié, le tailladaient. Elle fit cela plusieurs fois, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un seul marine. Celui-ci tenait une lourde épée dans ses deux mains et regardait fixement Marie. Cette dernière eut alors un sourire cruel et sans un mot, sauta sur le bleu et blanc donnant un grand coup de sabre et trancha son ennemi. Puis, elle se redressa, arrachant un bout de vêtement des marines au passage et essuya son sabre, teinté de rouge. Puis, jetant ce bout de tissu à son propriétaire, elle rengaina son sabre au centre d'un cercle de cadavres.

Marie observa alors le bateau. Le pont devait être vide, sinon quelqu'un aurait réagis aux bruits du combat. Mais il n'y avait personne. Marie grimpa donc sur le bateau, prudemment, guettant le moindre bruit. Mais, rien ne se manifesta. Elle posa alors un pied dans le bateau, doucement puis, un deuxième. Toujours rien. Quelque chose n'allait pas. On ne mettait pas vingt gardes au sol pour ne pas en avoir un seul sur le pont principal. Ce n'était pas logique, à moins que l'on ne soit totalement stupide. Mais, on n'accédait pas au poste de Contre-amiral si on est stupide. Oui, cela sentait le piège à plein nez. Mais, qu'est-ce que Marie pouvait réellement y faire ? Elle n'allait sûrement pas rester là, à attendre que quelqu'un veuille bien se manifester. Alors, par précaution, la jeune femme dégaina son sabre et, d'un coup, sec, donna un grand coup de sabre, créant ainsi une longue lame d'air. Celle-ci fonça droit, découpant tout sur son passage et alla s'écraser contre quelques pièces de métal, qui explosèrent littéralement. Ok, plus de piège au sol mais, par contre, elle était un peu près sûre que toutes les personnes à deux cents mètres près avaient vu et surtout entendu l'explosion. Marie regarda alors les dégâts en se disant qu'elle aurait autant pu avancer sans faire gare, cela aurait été aussi, voir plus discret. C'est alors qu'elle vit arriver des dizaines et des dizaines de marines. Marie en eu alors la confirmation, ils n'étaient peut-être pas cinq cents à garder ce bateau mais, leur nombre ne devait pas en être loin. Cependant, aucune trace de ce fameux Contre-amiral. Elle n'aurait donc pas le choix, si elle voulait en savoir plus sur ce mystérieux haut gradé, il faudra qu'elle élimine tous ces soldats ce qui, concrètement, n'était pas pour lui déplaire. Après, elle éliminerait ce contre-amiral et, et elle improviserait pour le reste. Une petite explosion ou un truc dans le genre devrait faire l'affaire non ? Bref. Malgré le nombre de personne maintenant présente sur le pont, un silence de roi régnait dans le bateau. Tous les marines fixaient Marie, figés comme des statuts. Dans leurs yeux, on pouvait lire plusieurs sentiments mais, bien que certain soient en faveur de la jeune femme, celui de leur justice dominait en maître absolu. Tant pis pour eux. Ils mourraient.

« Rendez-vous ! Vous n'avez aucune chance de sortir d'ici vivante ! »

Un marine assez courageux, ou assez bête, pour avoir pris la parole. Mais, cela tira un petit rire à Marie, une sorte de sursaut qui secoua une fois ses épaules. Quand elle leva la tête, on pouvait voir sur son visage un sourire cruel, qui montrait bien à quel point cette phrase était dérisoire. Ils pouvaient bien penser ce qu'il voulait, les seuls qui allaient mourir ici, c'était bien eux.

« Je vous retournerais bien la chose mais, que vous vous rendiez ou non ne changera rien, je vous tuerais de toute façon... »

Sur ce dernier bout de phrase, une lueur s'alluma dans les yeux bleus profonds de Marie. Et quand elle eu fini de prononcer la dernière syllabe du dernier mot, elle sera sa poignée de sabre plus fort et d'une forte pression sur les appuies de ses pieds, ce propulsa d'un coup sec en avant. Le sabre levé, un combat acharné commença. Des coups à gauche, des coups à droite, en haut, en bas, Marie était ensevelit sous le bleu et le blanc. Quand elle en tuait un, deux ou trois autres prenaient sa place, sans jamais laisser une seconde de répit à la jeune révolutionnaire. Elle allait vite. Tellement, que distinguer ses propres coups était devenu presque impossible. Elle ne réfléchissait pas à tels ou tels techniques, elle n'en avait pas le temps, la seule chose qui dirigeait ses coups étaient son instinct. Chaque coup, chaque attaque, n'était le résultat que d'une vitesse, d'une force et d'un instinct de survit brute. Les cadavres devenaient de plus en plus nombreux, le sang coulait à flot et imprégnait le bois sous leur pied. C'était un véritable massacre. Combien de temps ce Contre-amiral allait-il laisser ses hommes se faire tuer avant d'intervenir ? Beaucoup si cela continuait comme ça, car ils étaient nombreux. Très nombreux, peut-être même trop. Bientôt, une entaille vint orner son bras gauche, rapidement suivit pas la jambe droite. Les blessures n'étaient pas graves mais, le sang qui en coulait était abondant. À chaque fois que la jeune femme prenait appuis sur sa jambe blessée, une petite pique de douleur venait s'installer et faisant doubler l'écoulement du liquide vital. Le problème n'était pas la force mais, le nombre. Bien qu'elle en tue tout le temps, les autres rappliquait comme si de rien était et entre temps, les cadavres sur le sol empêchait une trop large marge de mouvement, ainsi que le sol, poisseux, commençant à se faire glissant. S'ils continuaient à lui sauter dessus comme ils le faisaient, elle allait finir par ne plus avoir assez d'espace. Il fallait agir. Et vite. Il ne fallait pas faire compliquer alors, Marie ne fit pas compliquer. Tenant son sabre et son bras droit, elle fit une impulsion sur sa jambe blessée et fit un tour sur elle-même. Le résultat fut rapide. Tous les marines qui n'avaient pas succombé à cette attaque avaient reculé subitement, laissant un espace vide autour de Marie. Celle-ci, avait toujours sont bras tendu, menaçant quiconque de faire un seul pas en avant. Elle pouvait les observer maintenant. Quelques-uns lançaient des regards inquiets sur les nombreux cadavres emplissant le pont. D'autres, d'yeux enflammés, la fixaient du regard, comme si cela pouvait le tuer. Mais, heureusement, leur nombre avait largement diminué. Cependant, ils étaient toujours beaucoup et, cela se voyait, cela se sentait, tant qu'il en resterait un debout, tous se battraient.

Un nouveau silence régnait, un silence lourd et remplie d'appréhension. Une certaine excitation était aussi présente et planait autour de chacun comme une ombre. Marie la ressentait et le plaisir du combat commençait à l'envahit peu à peu, comme de l'extase. Elle restait pourtant maitresse d'elle-même. Ne jamais perdre le contrôle. Cela était important, même vital et, peu de gens savait pourquoi. En tout cas, elle ne laissait rien paraitre. Elle réfléchissait et observait, ne laissant aucun détail. Elle devait se débarrasser le plus vite possible de tous ces soldats encombrant. Jetant un rapide coup d'oeil, elle aperçut plus loin sur sa droite, des matériaux de construction. Parfait. Ils étaient parfaits. Glissant son pied gauche en avant, Marie leva son sabre. Donnant un coup dans le vide, ce dernier fut suivis de trois ou quatre autres coups identiques. Chacun de ces mouvements créais une forte pression dans l'air et, de longues lames d'air en résultaient. Celles-ci foncèrent droit vers les planches de bois, les morceaux de ferraille et autres choses que Marie venait de remarquer. Lorsque les lames rentrèrent en contact avec les objets, une véritable explosion retentit. La fumée envahit le pont du navire et la visibilité se réduit au bout du nez. Marie fit alors un énorme saut en l'air, et retomba dans un petit groupe de soldats. Son sabre siffla et le plusieurs bruits sourds se firent entendre. Mais, quand les corps s'effondrèrent, Marie n'était déjà plus là, partit s'occuper d'autres bleus et blancs. La jeune révolutionnaire tuait rapidement, discrètement, directement et d'un travail propre. Alors que les marines essayaient de se repérer aux sons, lorsqu'ils entendaient les bruits de chutes sur le sol, ils s'y précipitaient mais, la jeune femme, était déjà dans leurs dos, prêtes à asséner des coups mortelles. Cependant, bien que cela était efficace et permettait à Marie de continuer son oeuvre de mort, la fumée commençait à disparaitre petit à petit, jusqu'à rendre sa visibilité totale à chacun des marines toujours debout. Un grand nombre de corps étaient venus s'ajouter à ceux qui trônaient déjà sur le sol souillé. Marie se tenait à présent dos à la cabine. Elle regardait les marines avec le même air qu'au début, plus froid peut-être. Ses yeux si bleus étaient glacials. Encore une fois, plus personne ne bougeait. Le souffle même des personnes présentes ne se faisait pas entendre. Marie sentait son coeur battre un peu plus vite à chaque seconde. Son cerveau fonctionnait, réfléchissant à un moyen de se débarrasser de ces larbins le plus vite possible. C'est quand son regard tomba sur un second sabre, dans la main d'un des marines au sol, qu'une idée vint s'installer dans son esprit. Ses yeux firent alors plusieurs allers-retours entre cette arme et le groupe de marine qui restait. Puis, d'un saut sur le côté, une sorte de roue dans les airs, elle atterrit juste aux côtes du corps et d'un mouvement vif, s'empara du sabre. Cependant, les marines toujours vivants n'étaient pas restés pétrifié. En effet, dès que la jeune révolutionnaire bougea d'un petit millimètre, tous, dans un puissant cri, se précipitèrent dans sa direction. Mais, c'était déjà trop tard. Dès que Marie eu le sabre en main, elle fit tourner ses sabres comme des toupies dans ses mains, dans le sens de l'aiguille d'une montre, alors que son corps tournait à une vitesse phénoménale, dans le sens contraire. Aucuns bleus et blancs ne pouvaient l'approcher sans risquer de perdre un bout de son anatomie. Elle tourna comme cela pendant une ou deux minutes, observé de tous. Mais, ce qu'ils ne virent pas, c'est ses lèvres bouger pour murmurer quelques petits mots. Et ces petits mots changèrent tout. Tout d'un coup, le vent souffle plus fort au niveau de la révolutionnaire. Il augmenta jusqu'à devenir oppressant. Bientôt, l'air se fit entendre, puis voir avant que Marie s'efface peu à peu, caché par la tempête qu'elle était en train de créer. Quand celle-ci fut assez conséquente, Marie, placé en son oeil, s'arrêta de tourner. La tornade, écraser tout sur son passage. Mais, Marie n'avait d'autre choix que de suivre cette tornade, car avant qu'elle ne s'évapore d'elle-même, la jeune femme ne pouvait en sortir. Heureusement, au bout de quelques minutes, la mini-tempête commença à se calmer et Marie réussit à s'en extirpé. La vision qu'elle eu alors fut plaisante. Bien que la tempête n'ai pas tué beaucoup de ces soldats, elle en mit K.O, projeta par-dessus bord ou cassa quelques os de la majorité de ces gens qu'elle qualifiait ouvertement, « d'inférieurs ». Oui, il n'en restait qu'une petite trentaine à vaincre et, le terrain serait libre. Un sourire meurtrier vint s'afficher sur son visage toujours aussi froid. Le résultat était beau et effrayant à la fois. Marie jeta l'un des sabres qu'elle tenait dans la main sur le côté pour ne tenir, que sa précieuse arme. Deux marines accoururent vers Marie, armes aux poings. Quand l'un passa à côté d'elle, la révolutionnaire se baissa, puis se retourna pour enfoncer son sabre dans le dos de son adversaire. Le souffle d'une autre épée siffla et d'un geste rapide, retira son épée du corps du premier homme pour parer son coup. Elle fit suivre ce mouvement pour un long coup de pied dans l'abdomen qui projeta le second homme dans l'eau. Et, sans attendre une seconde de plus, elle se jeta littéralement sur le reste du petit groupe.

Sa lame fendit à gauche. Coup de pied latéral sur sa droite, Marie se défoulait en écrasant ces marines qui ne faisaient que la gêner. Coup après coup, les corps tombaient. Elle attaqua, trancha, tua jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que trois. Ceux-là, pour être les derniers vivants, devaient être les plus malins, ou les plus lâches. Ils restèrent tout quatre immobiles pendant quelques secondes, ne détachant leurs regards les uns des autres. Puis, d'un coup, un bruit retentit. Marie n'en connaissait pas l'origine mais, ce bruit fut comme le coup de départ du nouveau combat. En effet, les trois marines, comme dans un accord tacite, foncèrent sur la révolutionnaire d'un même élan. Le premier à attaquer, essaya un coup en horizontal. Marie, l'apercevant du coin de l'oeil, réussit à se baisser avant que la lame de l'atteigne. Toujours dans cette position, elle fit un tour sur elle-même en frappa fortement les cotes de son ennemi qui sous le choque, se brisèrent. Il s'écroula. Marie se releva sans un regard pour sa dernière victime. Mort ou vivant, il n'était plus apte à rien et à terre. Il n'avait donc plus aucun intérêt, un tant soit peu qu'il en ait eu avant. C'est alors qu'un saut ce fit entendre et Marie, dans un rapide reflex, tendit son bras gauche et attrapa à la gorge le supposé agresseur. Lentement, elle le ramena devant elle, ses pieds ne touchaient même plus le sol. Les yeux bleus glacial étaient plantés dans ceux banals de son adversaire.La peur pouvait être ressenti rien qu'en la regardant et c'est exactement ce que l'on pouvait lire dans les yeux de ce bleu et blanc. La jeune femme, ne voulant perdre plus de temps qu'elle l'avait déjà fait, s'occupa de ce marine d'une autre façon que la strangulation. Elle le lâcha alors mais, avant même qu'il ait pu toucher le sol, Marie qui avait reculé son bras droit, donna un coup en avant, son sabre traversant de part en part, la personne devant elle. La marine ouvrit la bouche comme pour crier mais, aucun son ne put sortir de sa bouche. Retirant son sabre, Marie se détourna, ne s'intéressant plus qu'au seul survivant de ce massacre. L'homme avait aussi voulu l'attaquer mais, devant la façon dont la révolutionnaire s'était débarrassée des deux autres, il s'était arrêté et tournait autour de Marie sans la quitter du regard une seule seconde. La jeune femme, suivant son jeu, tournait sur elle-même en faisant lentement tourner son sabre dans sa main. Le marine détacha alors ses yeux une seconde de ceux de Marie pour fixer sa jambe blessée et d'une pulsion, se jeta sur Marie. Cette dernière qui avait aperçu son coup d'oeil fit un pas sur le côté pour l'éviter puis se retourna. Le marine la fixait à souvent. Cependant, la révolutionnaire en avait marre d'attendre. Elle venait de se débarrasser de centaines de marine, ce n'en était pas un qui allait la retarder encore plus. Elle passa donc à l'acte la première. Sautant, Marie atterrit juste devant le marine. Celui-ci voulut donner un coup de sabre en avant mais, Marie se mit de profile et évita la lame qui frôla tout de même son habit. La révolutionnaire leva alors son genou qui alla rencontrer le menton du marine. Sous le coup, la jeune femme sentit les os de son adversaire de briser sous la pression et force de son coup. Ce dernier s'effondra alors en retombant sur ses genoux, se tenant des deux mains le visage brisé. Marie, droite, fit un pas pour se placer devant lui. Levant le bras, elle le regardait avec des yeux sans pitié. Et sans attendre une seconde de plus, elle abattit son bras, faisant ce dernier marine, deux. Puis, après avoir tué ce bleu et blanc, elle nettoya sa précieuse arme, enlevant le sang impure qui l'avait teinté d'un rouge vif. La révolutionnaire se redressa alors, seule sur le pont du bateau, au centre d'une marre de cadavre.

Marie rengaina son long sabre. Elle avait mis pas mal de temps à se débarrasser de tous ces marines et avait dépensé une bonne somme d'énergie. Comme quoi, la force ne fait pas tout dans un combat, le nombre peut aussi jouer un rôle. Un élancement à l'épaule vint lui rappeler ceci. En effet, une autre blessure était venue orner son jeune corps. Alors que son épée était en train de faire ce qu'elle faisait le mieux, un autre marine l'avait attaqué. Marie eu juste le temps de ce décaler d'un ou deux centimètres, évitant une grave blessure à la tête. En échange la révolutionnaire s'était reçu le coup de sabre au niveau de l'épaule droite, créant un élancement de douleur à chaque fois que cette dernière bougeait le bras. Mais bon, sa mission était sur le point de se terminer, il ne lui restait plus qu'une personne à éliminer, avant qu'elle ne détruise ce bateau. La révolutionnaire enjamba un cadavre et se retrouve en face d'une porte, menant à l'intérieur de ce grand bateau. Sans attendre une seule seconde, elle tourna la poignée et entra. C'était une grande pièce sombre, où se trouvait encore beaucoup de matériaux. Marie fit quelques pas et se retrouva au centre de cette pièce. Soudain, la porte se referma derrière elle dans un claquement qui se fit résonner dans tout le vide qui se trouvait entre ces quatre murs. La révolutionnaire sourit.

« Vous aimez faire vos entrées à ce qui parait. »

Marie se retourna alors doucement. Devant elle, juste devant la porte se tenait un homme. Grand, imposant, il avait des cheveux bruns grisonnant et des yeux vers observateur. Habillé dans un habituel habit bleu et blanc de gradé, il fixait Marie avec des yeux hautains et méprisants. Aucun doute possible, il s'agissait bien de ce fameux contre-amiral. La poignée d'une épée se faisait voir derrière son dos. Ok, au moins, il combattait avec une arme normale.

« Je vous ais observer combattre. Je sais maintenant comment vous bouger, comment vous réfléchissez, comment vous réagissez. Je sais qui vous êtes, d'où vous venez, pourquoi vous venez. Je sais tout de vous Marie Turner ou plutôt devrais-je dire, l'Ange de la mort. »

Marie sourit, de plus en plus, jusqu'à ce qu'un rire ce fasse entendre. Oui, rare était ces moments mais, Marie riait. Mais, pas d'un rire joyeux non. C'était bien un rire amusé mais glacial. Moqueur ? Peut-être mais pas sûr. En tout cas, ce que venait de déclarer ce marine l'avait fait rire. Bon ou mauvais ? Telle est la question. Après quelques courtes secondes, la révolutionnaire reprit son calme.

« Me connaitre ? Vous êtes bien prétentieux si vous voulez mon avis. Vous prétendez me connaître ? Très bien. Et alors ? Je n'ai aucun renseignement sur vous, je ne vous connais pas, même pas votre nom et, cela ne m'empêcheras de vous tuer pour autant... »

Elle n'avait pas bougé, même pas un millimètre. Le marine quant à lui, avait posé la main sur la poignée de son arme et l'avait dégainé. Comme Marie l'avait imaginé, elle était gigantesque. Une lame rouge non droite avec des dessins anciens écrit sur le bas, une poignée noire avec des morceaux de fer noir taillé sur les côtés et sur le bas de cette poignée une pierre bleue tenu par deux queues de dragons. Magnifique. Marie ne trouvait que ce mot pour décrire larme qui se trouvait devant-elle.


« En voilà une belle lame. Trop bien, pour un marine comme toi. »

« Elle serait mieux à ta main tu crois ? »

« Mieux qu'à la tienne, c'est certain. »

« Les rumeurs disaient vrai alors. Tu as une bien haute estime de ta personne. »

« Je sais. Mais que veux-tu. Quand on voit que le monde est rempli de gens comme toi, ce n'est pas dur. »

« Crois-tu que les révolutionnaire son mieux ? Ils tuent, détruisent, volent, attaquent. Tout ce que vous voulez, c'est détruire ce monde en le bouleversant. »

« Epargne moi tes beaux discours. Tout deux savons la vérité. Nous ? Nous qui tuons, sans raison ? Non, ce n'est pas nous qui arrivons, tuons des gens innocents en laissant ensuite derrière eux, d'autres personnes détruites. Si vous les marines, si le gouvernement, n'étiez pas aussi bas, si corrompu de l'intérieur, si vous disiez une once de vérité dans vos belles paroles, nous, révolutionnaire n'existerions pas. Si vous ne mentiez pas sur cette fausse « justice » que vous prétendez défendre, alors que vous ne faites que réprimer et contrôler les peuples de ce monde, alors encore, nous révolutionnaires, ne nous battrions pas. »

« Ha, alors tu me diras que tu te bats pour que le monde soit en paix et que votre soit disant justice règne ? Quoi que vous disiez, quoi que vous fassiez, c'est vous, les révolutionnaires qui passaient pour des criminels et non le contraire. »

« Moi ? Non, je ne me bats pour aucune justice, à part la mienne. Je me bats pour l'aider mais, je tue par vengeance. Ma seule justice est votre mort, à toi et tous tes semblables. Ils ne sont pas tous des criminels les révolutionnaires. Mais moi, j'en suis une, plus que tu ne peux le penser. Je détruis, j'attaque, je massacre, je tue... et cela ne me déplaît en rien. Faites-moi passer pour un monstre, ça ne changera rien car au fond, en suis-je peut-être un...»

« Ne te prend pas trop au sérieux, Marie Turner, aujourd'hui s'arrêteront tes méfait en tant que révolutionnaire. »

« Hum, tu peux toujours essayer, tu n'y arriveras jamais. »

« Tu seras moins fière quand tu seras arrivé à Impel Down. Je vais t'enlever cet air supérieur qui plane sur ton visage. »

« Trêve de discussion. Je te laisserais voir ton erreur, avant que je ne te tue. »

Sur ses derniers mots forts aimables, Marie s'élança. Pendant les quelques secondes que dura son chemin jusqu'au marine, elle l'observa plus intensément. Il était plus grand qu'elle ne l'avait vu au premier coup d'oeil. Il avait un visage plutôt ovale et une longue cicatrice traversait son visage en long, partout du haut de son front en allant vers le bas de la joue, tout en passant par son oeil droit. Il avait l'air vraiment sûr de soi et suffisant. Il était persuadé pouvoir arrêter la révolutionnaire, autant qu'elle l'était de le tuer prochainement et de réussir sa mission. Alors qu'elle n'était plus qu'à un mètre du Contre-amiral, Marie sortit enfin son sabre. Devant son adversaire, elle posa le pied à terre et changea subitement de direction, pour se retrouver derrière son dos. Elle allait lui planter son sabre dans la nuque quand son arme rencontra une puissante résistance. En effet, le Contre-amiral c'était immédiatement retourné et avait paré l'attaque de la révolutionnaire rapidement avec le tranchant de son épée. Un petit sourire au coin apparut sur le visage de Marie. Apparemment, cet homme n'avait pas hérité de son grade pour rien. La révolutionnaire fut alors repoussée de quelques pas. Ce fut le marine qui attaqua en second. Il sauta et fit semblant d'attaquer avec son arme. Cependant, ce fut son pied qui était guidé pour toucher Marie. Heureusement Marie était plutôt rapide et alors qu'elle parait à son tour l'épée de son adversaire avec son sabre, elle réussit à se baisser pour éviter le coup de pied. Pendant la période où Marie était propre du sol, elle tourna sur elle-même en tendant son pied pour essayer de faire un croche-pied au marine. Mais il la vit venir et fit un saut en arrière pour s'éloigner. Tous deux s'arrêter et se fixèrent. Ils tournaient en rond mais ne se quittaient pas du regard. Marie donna alors un coup dans le vide, créant ainsi une longue lame d'air qui fila droit sur le Contre-amiral. Celui-ci l'évita aisément. Mais Marie se doutait qu'il n'allait pas rester là à attendre que la lame lui fonce dessus. Non, en réalité, ce n'était pas lui qu'elle visait, mais bien ce qu'il se trouvait derrière lui. En effet, contre le mur du fond se trouvait une bonne douzaine de sac dont le contenue était inconnu à la révolutionnaire. Et, quand la lame atteint les sacs, qui étaient en réalité remplie d'une sorte de ciment en poudre, un immense nuage de poussière se créa dans la petite pièce. La jeune femme en profita pour changer complètement de place. Malheureusement, bien que cela créé un handicape pour le marine, il en créait un pour elle aussi. Elle fonçait donc sur le Contre sans savoir vraiment de quels côtés elle arrivait. Mais bon, ce n'était pas cet effet la qu'elle voulait comme avantage. Non, l'effet de surprise, voilà ce qu'elle avait voulu créer en faisait cela. Alors qu'elle était dans l'air et qu'elle apercevait une silhouette, Marie abaissa son arme. Elle sentit son sabre trancher quelque chose avant de rencontrer soudain une résistance. Elle se disait qu'elle avait du le toucher au niveau du bras. Tout d'un coup, alors qu'elle allait retoucher le sol, elle sentit une forte pression au niveau de son estomac. Puis une douleur intervint et elle se retrouva propulsé dans le vide, jusqu'à ce qu'elle ait le souffle coupé par sa percutions avec un des murs de la pièce. Son souffle était saccadé. La révolutionnaire se retrouvait dans un tas de décombres. Lors de sa « chute », le mur derrière elle s'était effondré, sous le choque. Elle repoussa une planche de bois qui était tombé sur elle. Puis elle se releva en toussotant. L'ouverture qu'elle venait de créer accidentellement permettait au nuage de poussière de sortir et d'ainsi rendre une visibilité acceptable aux deux combattant. Marie rechercha alors son ennemi des yeux. Il était dans un coin de la pièce. Le haut de son uniforme d'habitude blanc était teinté d'une couleur rouge. Elle vit ensuite la blessure qu'elle lui avait infligée. Contrairement à ce qu'elle pensait, ce n'était pas tout à fait au bras qu'elle l'avait atteint. Sa lame avait en effet commencé sa course au niveau de l'épaule mais avait ensuite continué sur le torse. Mais, bien que la blessure ne soit pas belle à voir, elle n'était pas très profonde. Quand leurs regards se croisèrent une nouvelle fois, de la haine brillait dans les yeux du marine. Dans ceux de la jeune femme, de l'agacement. Un grand certes, mais seulement de l'agacement. Le contre-amiral, doucement, s'approcha alors de Marie. Son épée à la main, il serait la poignée avec une telle force que ses jointures en devenaient blanches. Une sorte de grognement sortait de sa gorge, ce qui rappelait vaguement un ours en colère. Marie, sabre à la main, s'approcha de même. Quand tout deux ne furent plus qu'à deux mètres l'un de l'autre, ils attaquèrent. Leurs armes se croisèrent, se repoussèrent, se frappèrent dans une sorte de danse. Le raisonnement de leurs coups dans la pièce créait une musique qu'ils paraissaient suivre. Une musique dangereuse, une danse animal, donnait le résultat de mort. Chacun des deux le savait, à la fin de cette comédie, un mort de plus trônera sur ce bateau.

L'épée frôla Marie. Elle tourna sur elle-même alors que la lame de l'épée tranchait ses vêtements. Elle riposta à son tour mais le marine évita en s'écartant lui aussi. La blessure infligée quelques minutes au par avant n'avait pas l'air de le gêner alors que la révolutionnaire sentait toujours un poids au niveau du sternum. Soudain, un coude vola et sans qu'elle puisse réagir, Marie reçut le coup au coin de la mâchoire. Titubante, elle recula de quelques pas. Avec son poignet elle essuya le filé de sang qui avait commencé à couler au coin de ses lèvres. Quand elle releva à demi la tête, une flamme brûlait dans ses yeux. Et, dans un rapide mouvement, souple et invisible, elle leva la jambe et écrasa son talon dans le genou du Contre-amiral qui sous le choc et la douleur, perdit l'équilibre, tombant sur ses genoux. Marie le regardait alors de haut, sans métaphore. Elle respirait fortement, tout comme son adversaire. Son sabre, pendant dans sa main, n'attendait que d'enlever la vie. Le marine se releva et Marie recula un de ses pieds. Aucun d'eux n'aller abandonner. Marie sauta. Et alors qu'elle tendait son sabre, touchant l'uniforme de son adversaire, il tourna son épée et la révolutionnaire reçut le pommeau de l'épée dans le ventre, se faisant propulser hors de la pièce, parmi les cadavres de son oeuvre. Elle se releva rapidement pendant que la marine sortait à son tour de la pièce en s'approchant de Marie. Le sol glissait. Imbibé de sang et envahit de corps, il était impraticable. Pourtant, ils allaient tous deux se battre là, sur le pont, avec les inconvénients. Le Contre-amiral disparut alors. La révolutionnaire entendait ses mouvements mais, ne les voyait pas. Il bougeait à une vitesse prodigieuse. D'un coup, Marie entendit un sifflement derrière elle. Se retournant dans un mouvement fluide, elle intercepta l'attaque en mettant son sabre parallèlement à son corps. Cependant, elle ne se rendit pas compte tout de suite du subterfuge. C'était bien une attaque mais, pas destiné à la toucher. Non, c'était une véritable feinte. Et avant même qu'elle ait eu le temps de riposter, elle entendit un autre sifflement gauche. La jeune femme voyait alors la lame s'approcher peu à peu de son coeur. Son sabre et bras bloqué par le fourreau et par elle ne sait quel moyen, elle ne pouvait éviter, elle le savait. Elle n'avait plus qu'une seule solution, amoindrir la blessure qu'elle allait forcement recevoir dans une seconde. Alors, soudain, sous une décision hâtive, la révolutionnaire se redressa d'un coup et d'un appui sur son pied droit, fit une petite poussée, s'envoyant légèrement sur la droite. Quand Marie sentit la lame traverser sa chaire, s'enfoncer dans son corps, elle retint de justesse une démonstration de douleur. Débloqué, elle retomba sur le sol, deux mètres plus loin. Une main sur sa blessure, elle se mit à genoux avant de peiner à se mettre debout. Sa main toujours placé sur son ventre, son long sabre dans l'autre, elle releva la tête un jetant un regard tueur à son adversaire. En une seconde, elle se sentit soudain comme paralysé. Non pas par la blessure, ni même par son ennemi. Non, cela venait de l'intérieur. Marie savait de quoi il s'agissait, elle savait pourquoi. Elle savait aussi que sa blessure était plus grave qu'elle n'en avait l'air. La jeune femme devait prendre une décision, maintenant. La Contre-amiral revenait à l'attaque. Voyant la révolutionnaire sans réaction, il devait la croire affaiblir. Il fonça alors sur elle, épée au point, sans aucune subtilité. Mais Marie n'était pas affaiblie, plus maintenant. En réalité, elle était en train de se concentrer. Plus le temps passait, plus le marine approchait, plus Marie laissait sortir d'elle une partie de lui. Et quand le marine ne fut plus qu'à un mètre de la jeune femme et qu'il abattit son arme, Marie ouvrit les yeux. Bloquant le mouvement du bras de son ennemi avec son bras, elle attrapa le Contre-amiral par la gorge avec l'autre main. Ses yeux si bleus étaient devenus rouge sang, ses ongles avaient poussé et étaient aussi tranchant que des poignards. Ses cheveux avait pris des reflets gris argenté, sa peau clair mais bronzé était devenu d'albâtre et derrière elle, se déployait maintenant deux immenses ailes noires nuits. Le marine avait les yeux écarquillé. Marie serait le point autour de sa gorge avant de, d'un geste brusque et rapide, l'envoyé valsé contre un rebord du bateau. Marie venait de se transformer. L'ange de la mort était apparu.

Le marine se releva doucement. La main sur le bord du bateau, il fixait la nouvelle Marie qui venait d'apparaitre devant lui. Il la dévisageait, l'observait, comme une bête sauvage qu'on ne voit jamais. Un pas en avant, il se baissa pour récupérer l'épée qu'il avait fait tomber. Devant l'incrédulité du Contre-amiral, Marie ne put s'empêcher de sourire. Elle avait maintenant un total avantage. Elle le savait. Elle en profiterait. Cependant, au fond d'elle, elle sentait qu'elle devait se dépêcher. Il était là, prêt à sortir totalement et à faire un véritable massacre.

« Qu...Qu'est-ce ? »

« Es-tu vraiment aussi bête que tu en as l'air maintenant ? »

« Comment se fait-il... »

« Je suis une révolutionnaire, je sais garder un secret, surtout ceux qui me concernes. »

« Mais nous avons un dossier sur toi, un grand. Des centaines d'informations te concernant. Nulle part il est marqué que tu es une utilisatrice d'un Fruit du démon. »

« Ho ça. La raison est des plus simples. À part aux personnes à qui je l'ai révélé de plein grès, très rare sont les personnes m'ayant déjà vu sous cette apparence ou qui ont tout simplement entendu dire que j'avais un pouvoir. Mais, inexistante, sont ces personnes toujours vivante. »

« Mais...il y aurait forcement du y avoir une trace. »

« Hum...disons que, aucun de ceux l'ayant vu, n'eut assez de temps pour le révéler. »

« Il a l'air bizarre, tu en as l'air aussi. Qu'est-ce donc, ce fameux fruit du démon ? »

« Tu es bien curieux, si tu veux mon avis. Mais bon, comme tu vas suivre tous tes congénères présents ici, je veux bien te le révéler. Ce que tu vois là est le Tori Tori No Mi version Griffon noir. »


« Mais c'est un... »

« Oui, tu as deviné. Un fruit du démon mythique. Tout à fait. C'est bien, tu connais tes leçons. »

« Pourquoi Noir ? »

« J'ai bien voulus répondre à tes questions jusque là, car ta mort est proche mais là, tu en demandes trop marine. »

« Je t'ais déjà dis que tu étais trop sûre de toi Marie Turner. Ton fruit du démon n'y changera rien. Je t'ai blessé, plus gravement que ce que tu m'as fait. Aujourd'hui, maintenant, je vais te vaincre et ton secret sera révélé à tous. Tu es fini, Ange de la mort. »

« C'est bien d'avoir de l'espoir. Mais contrairement à ce que l'on dit, il ne fait pas vivre. Aujourd'hui, il mettra fin à ta vie. Meurt. »

Et sur ce, Marie fit une poussée en avant, ses ailes se déployant sur son passage, la faisant à demi voler. Le tranchant de son sabre devant elle, fonçait sur son ennemi sans aucune crainte. Même si elle n'avait pas confiance en lui, elle savait qu'il ne laisserait jamais une proie s'échapper. Le marine fit un écart pour éviter. Mais la révolutionnaire se retourna, mit un pied sur la barrière du pont qui s'était trouvé derrière le Contre-amiral deux secondes avant et changea d'un coup de direction. Cependant, il réussit à intercepter le coup avec son épée. Marie, en suspension dans les airs, se balança et envoya un puissant coup de pied à son adversaire qui fut, une nouvelle fois, propulsé contre un mur. La révolutionnaire reposa alors les pieds à terre. Marchant d'un pas assuré en direction du marine, elle faisait tourner son sabre dans sa main sur lui-même. Le Contre-amiral se dépêcha alors de se relever et d'un coup dans le vide envoya une gigantesque lame de vent dans la direction de Marie. Celle-ci continua à avancer jusqu'à ce que la lame ne soit plus qu'à quelques centimètres d'elle. À ce moment-là, la jeune femme releva son aile droite et la plaça devant elle comme un demi-cocon. Son aile, solide, la protégea de l'attaque et Marie reprit sa route comme si de rien n'était. Devant son ennemi, elle resta immobile une ou deux secondes avant d'attaquer. Le marine para puis riposta d'une main de fer. Cependant, Marie para à son tour. Mais le haut gradé marine ne se laissa pas décourager et avec son talon, donna un coup dans la blessure déjà présente de la révolutionnaire. Sa jambe se plia d'un coup et pendant une seconde, la jeune femme faillit perdre l'équilibre. Cependant, ses ailes lui permirent de rester droite. Le Contre-amiral, croyant voir là une faiblesse, voulut donner un rapide coup d'épée. Abattant son sabre, Marie vit dans ses yeux une lueur de vainqueur. Elle le lui enleva rapidement. Lorsque son épée était sur le point de toucher la jeune femme, cette-dernière attrapa larme à main nue. La serrant, su sang goutté et coulé le long de son bras. Mais la révolutionnaire ne ressentait pas la douleur. Une seule pulsion sonnait à ses oreilles. Tuer. Tuer. Tuer. Elle obéit à son instinct. Alors que le bras du marine était bloqué, elle le tordit, l'obligeant ainsi, dans un cri de douleur, à se soumettre et à se baisser en se mettant sur ses deux genoux. Dans son regard, brillait une lueur de victoire, de force, de mort.

« Je te l'avais bien dis. Regarde ma vérité en face. Quoi que les gens comme toi fassiez, vous serez toujours les plus faibles. Je vous écrasais, vous tuerais, exterminerais. Suis donc les autres. Meurt ! »

Et, après avoir prononcé ce dernier mot, Marie enfonça son sabre droit dans le coeur de son adversaire. Celui-ci ouvrit la bouche mais, aucun bruit n'en sorti. Et, quand Marie lâcha son bras prisonnier, il s'effondra parmi les autres cadavres, mort. Un sourire sadique de victoire vint s'afficher sur le visage de la révolutionnaire. Puis, se sentant de plus en plus euphorique, elle se concentra fortement. Alors, ses griffes redevinrent ongles, ses ailes disparurent, son visage, se détendit, sa peau s'éclaira, ses cheveux blanchirent. Marie venait de renfermer le monstre en elle. Sentant son esprit plus clair, elle savait maintenant ce qui lui restait à faire. Respirant profondément, elle se retourne, avec un dernier regard en direction de sa dernière victime. Puis, elle s'enfonça dans les pièces du bateau. Elle cherchait quelque chose de bien précis. Arrivé à la dernière salle du bateau, presque au niveau de la cale, elle trouva enfin ce qu'elle cherchait. Deux grosses caisses. Les ouvrants, elle sourit. Des explosifs. Elle allait offrit aux habitants du village d'à côté, un magnifique feu d'artifice. S'emparant alors des objets, elle les plaça là où ils feraient le plus de dégâts. Mettant en place un immense système, elle alluma ces armes explosives. Elle avait fait ce qu'il fallait pour qu'ils n'explosent pas avant trois bonnes minutes. Le temps qu'elle s'éloigne du bateau, hors de la portée des débris. Arrivée sur le pont, Marie s'approcha du corps du Contre-amiral. Rengainant son sabre, elle se baissa et s'empara de ce qu'il tenait dans la main. L'objet en main, elle sauta du bateau. Puis, sans attendre, elle repartit en direction de son bateau. Alors qu'elle était à une centaine de mètres du bateau marine, une première explosion retentit. Puis une autre et encore une autre. Marie sourit et sans un regard en arrière, continua son chemin. La révolutionnaire partait dans une lueur rouge et jaune, épée à la main.

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Cargo [Mission]

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