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 Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]

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Leïla Kagura
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MessageSujet: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Sam 7 Juil - 23:34



Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence....



Cette journée était assez spéciale pour Leïla, elle avait trouvé un nouveau compagnon. Mais bon, il n'allait pas rester tout le temps avec elle, juste pour une durée indéterminée ; et quand il en aura marre, il repartira faire sa vie de son côté comme s'il n'avait jamais connu Leïla. C'est pas très sympa hein mais bon... Qui est son nouveau compagnon ? Eh bien, c'est juste un chat, un chat noir. Un magnifique chat noir aux yeux perçant. Enfin, il n'est pas vraiment noir vu qu'il a une petite tache blanche sur le museau. D'habitude, la jeune femme n'apprécie pas vraiment ce genre d'animaux, mais celui-là si. Il était 'spécial.

Quand elle l'a rencontré pour la première fois, ce chat était emballé dans une dizaine de mouchoir, il était tout crasseux et vraiment moche... Alors elle prit pitié de lui et le prit avec elle... Mais d'abord je devrais peut-être énoncé les raisons pour lesquelles elle se trouvait là à ce moment.

Ben... C'est assez simple en fait, elle était venue sur l'île avec d'autres marines pour une mission de routine... Inspectez les lieux, arrêter les malfrats et tout ça... Mais après avoir tourné en rond dans la ville pendant plus d'une heure sans rien trouver, elle en eut marre et décida de se changer les idées. Et quoi de mieux pour se changer les idées que de s'occuper d'un petit chat sans défense ?

Sans défense mes fesses oui !! Lorsque Leïla le prit dans ses bras, il la griffa comme si elle allait le tuer. C'est quoi ces manières pour un chat hein ? La marine lui donna une tape sur les fesses, comme à un enfant. Elle se demandait bien s'il avait eu mal ou non... Alors elle recommença une fois pour être sûre. Après, le petit chat la regardait encore plus méchamment alors elle lui dit tout bas qu'elle ne lui voulait pas de mal, juste l'aider à se... A se quoi en fait ? Ce chat était juste sale... Et très maigre ! Voilà ce qui ferait son affaire, elle se leva avec le chat dans ses bras, chat qui avait entre-temps décidé d'être plus gentil avec la blonde sous peine de se ramasser une autre tape, ça avait donc fonctionner.

Bref, direction > l'animalerie ! Sauf que... Il n'y en avait pas. Du coup, ça fit stresser Leïla qui se sentait comme une héroïne pour ce chat, qui la regardait vraiment bizarrement. Le pauvre, être trimbalé comme ça partout, ça devait pas être chouette. Donc, il lui mordit la main et sauta hors de ses bras pour aller s'enfoncer dans une petite ruelle. Ni une, ni deux, la marine le suivit dans cette ruelle sombre qui débouchait sur une avenue un peu plus fréquentée.

Le chat se faufilait entre les gens ce qui rendait la course-poursuite plus difficile. Ce fou, après avoir traversé l'océan d'humaine, reprit une petite rue sombre, il se foutait d'elle hein ? C'est ça ? Mais en fait non, ce petit chat tout mignon allait en fait à une boulangerie où il avait l'air d'être bien connu. Il commença à miauler devant la porte d'entrée tandis que sa poursuivante se cachait derrière une caisse pour ne pas être vue. La porte s'ouvrit et le commerçant en voyant le petit chat, dit à ce dernier qui avait l'air tout minus à côté de cet homme assez grand et dodu à moustache :

« Ah, c'est toi Eclair ! Tu viens manger ta pâtisserie favorite aujourd'hui encore ? Tu n'as donc toujours pas de maître... Qu'est-ce que je vais faire de toi hein ? En plus, je ne peux pas te prendre avec moi... Je suis vraiment désolé. »

Ensuite, l'homme rentra dans son magasin pour aller chercher quelque chose et ressortit avec une assiette contenant deux éclairs aux chocolats, puis il la déposa sur le sol et le chat commença à manger. Le gros referma la porte et ne ressortit plus jamais... Leïla sortit donc de sa cachette et s'approcha doucement du chat et lui dit :

«  Dis, tu trouves pas que c'est moche Eclair ? Tu préférerais pas plutôt... Hum.... Pepito ?  »

Le chat, en train de lécher le chocolat qui collait à l'assiette, releva la tête et inspecta la marine pendant quelques secondes... Puis il se lécha les babines et fit une sorte de sourire... Hum, un chat qui sourit c'est impossible mais on aurait dit que son visage était comme réjouit. Ensuite il sauta dans les bras de Leïla qui était toute contente ! Puis elle se releva avec le chat dans ses bras, il sauta sur son épaule et s'installa là. Il ne semblait pas vouloir bouger... Pepito semblait être d'accord pour rester avec Leïla maintenant, elle se sentirait moins seule et avait un nouvel ami, que demander de plus ?

Les deux compères se baladaient par-ci par-là quand soudain, un homme avec un béret les accosta. Il leur demanda de le suivre jusqu'à son atelier. Atelier ? Ne pouvait-il pas mieux s'exprimer celui-là ? Boaf, de toutes façons, Leïla n'avait rien de particulier à faire alors autant le suivre hein... Mais Pepito ne semblait pas d'accord, il avait les poils hérissés et il crachait. La jeune femme passa sa main sur sa tête en lui disant que tout allait bien et qu'il ne fallait pas s'énerver.

Ils entrèrent dans une tente lignée rouge et blanche, comme une tente de cirque. L'homme installa Leïla et Pepito sur un tabouret, devant heu il y avait cet individu bizarre avec un chevalet devant lui, il tenait un pinceau dans une main et une palette de couleur dans l'autre. Il expliqua que quand ils les avait vus tous les deux, son inspiration était montée et il voulait absolument les peindre. Trouvant ça marrant, la marine le laissa faire. Pepito c'était calmé mais il était toujours un peu énervé... Qu'y avait-il ? Eh bien...

Après quelques minutes à ne pas bouger et à observer un peu la pièce, Leïla commença à fixer l'homme, qui disait se nommer Pablo, puis elle remarqua que d'un coup, il eût un sourire aux lèvres. Un sourire sournois, vil et malveillant. Elle voulut vite se relever et sortir de la tente quand soudain des attaches en métal s'emparèrent de ses poignets et de ses chevilles. Elle exprima son désarroi par des « Qu'est-ce que vous faites ? Hey répondez-moi !! » mais 'Pablo' ne disait mots et commença à rigoler...

Il lui mit un sac sur la tête et s'empara de Pepito... Ensuite... Plus rien. Le néant. Elle avait sûrement dû être endormi ou un truc du genre... Pepito avait disparu... Où était-il ? Elle ne savait pas... Quand elle se réveilla elle était ligotée dans une cage avec autour d'elle des dizaines de personnes dans la même situation. Elle n'avait pas la force de parler... Mais dans sa tête elle se demandait « Qu'est-ce qu'il se passe !? »






Dernière édition par Leïla Kagura le Mer 18 Juil - 9:05, édité 1 fois
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Syu Anri
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Dim 8 Juil - 11:03

Nouvelle île, nouvelle rencontre et nouvelle aventure ! C’était l’emploi du temps que Syu s’était promise de réaliser en arrivant sur la belle île de Baterilla. Elle ne pensait certainement pas à ce que ça se passe comme cela au moment où, rapidement, elle avait sauté du petit bateau qu’elle avait volé, ou plutôt emprunté, à un des pêcheurs les plus connus de la dernière île où elle avait fait escale. Elle était déjà à une cinquantaine de mètres de son embarcation lorsqu’elle se rendit compte qu’elle avait oublié le plus important. Son sac. Elle pesta quelques secondes contre elle-même et contre sa mémoire, puis repartit rapidement vers son bateau, déjà emporter par le courant. Dès qu’elle fut assez proche, elle tira plus encore son esquif sur le sable, histoire qu’elle ne lui refasse pas le coup une deuxième fois. Une fois cela fait, satisfaite, elle sauta à nouveau, cette fois dans l’embarcation, entra dans la petite cabine, récupéra sa sacoche, la remplit de tout ce dont elle avait besoin, et ressortit. Retournant sur la terre ferme, cette fois-ci sans rien oublier, elle refit le chemin commencé précédemment, pour finalement se diriger vers la ville. Une assez grande ville d’ailleurs. Plus grande que ce qu’avait pensé Syu en arrivant dans la crique où elle avait amarré son bateau. Qui partirait certainement avec la marée montante d’ailleurs. Mais la pirate s’en fichait, vu qu’il lui suffirait simplement d’en prendre un autre dans le port. Port qu’elle voyait très bien d’où elle était.

Elle avait assez bien avancé dans la ville, et elle pouvait à présent arpenter les ruelles. Mais elle préféra directement aller dans un grand axe, là où il y aurait du monde. En effet, elle rentra littéralement dans une marée humaine. Bon, bien heureusement, elle en sortit vite, attirée par une bonne odeur de chocolat provenant d’une petite ruelle adjacente. Sans plus attendre, elle se précipita dans cette direction, comme une abeille est attirée par du miel. Son odorat ne lui faisant jamais défaut pour tout ce qui concernait de près ou de loin du chocolat, elle tomba effectivement sur un établissement en vendant au bout de la petite rue. Ni une, ni deux, elle sauta sur l’occasion pour se faire une petite réserve, mémorisant du même temps l’emplacement de la boutique. Lorsqu’elle poussa la porte, une petite mélodie l’accueillie, prévenant du même temps la gérante de l’établissement qu’un client l’attendait à l’entrée. C’est ainsi qu’une bonne femme qui avait l’air tout à fait sympathique demanda à Syu ce qu’elle désirait. Cette dernière, qui avait beaucoup de connaissance en ce qui concernait le chocolat, demanda immédiatement plusieurs tablettes de ces chocolats préférés. Du chocolat au lait classique au chocolat au nougat et à la praline, la pirate eut tout ce qu’elle avait demandé, à son plus grand plaisir. Largement satisfaite, elle repartit avec le sourire, après avoir parlé gourmandise avec la gérante.

Une fois dehors, elle se dirigea immédiatement vers la bibliothèque, suivant consciencieusement les indications des passants. Son activité favorite du moment c’était de lire en mangeant. Mais, ayant déjà fini la plupart de ces livres, il lui en fallait de nouveau ! Et la plupart des bibliothèques permettant de manger tout en lisant, tant que ce n’était pas à outrance, Syu ne se gênait pas. Au bout de quelques minutes, après avoir traversé plusieurs ruelles, et traverser un des grand axes de la ville, elle finit par atterrir devant une bibliothèque paraissant assez sympathique. Ne s’attardant pas longtemps à l’apparence extérieur, et sans plus de manière, la jeune fille entra. L’intérieur était plutôt spacieux, et assez coquet. Elle avait beau n’être dedans que depuis quelques secondes seulement, elle s’y plaisait déjà. Le silence y régnait en maître, comme dans la plupart des établissements de ce genre. La pirate commença à avancer doucement, observant avec un œil impressionnée les hautes étagères qui surplombaient l’immense pièce. Deux colonnes de grandes bibliothèques de part et d’autre de la porte ne s’arrêtaient qu’au fond de la salle. En tout il devait y avoir dix meubles d’une quinzaine d’étagères chacun de chaque côté de la salle. Au milieu, des tables étaient mises à disposition pour la lecture, avec de longues banquettes de chaque côté. Il devait y avoir là plus d’une centaine de livres. Le paradis pour Syu, dont la lecture était la deuxième passion, après le chocolat.

Au bout d’une dizaine de minute, elle avait trouvé un livre sur l’histoire du monde qui avait l’air des plus intéressants. Elle n’en avait lu que les premières lignes, une tablette de chocolat à la noisette à la main, qu’un homme au grand sourire charmeur vint l’accoster. Il avait sous le bras quelques livres qu’il avait l’air de protéger comme s’ils étaient son plus grand trésor. La navigatrice n’aimait pas vraiment être dérangée dans sa lecture, mais en voyant le visage du garçon, elle se dit que, finalement, ce n’était pas si dramatique. Elle mit cependant un peu de temps à assimiler ce qu’il lui disait, mais des quelques phrases qui étaient parvenues à son cerveau, elle comprit qu’il complimentait le livre qu’elle avait choisi, la complimentant du même temps sur ses goûts en matière de littérature. Rapidement, ils firent connaissances. Etrangement, ils avaient beaucoup de choses en commun, notamment en ce qui concernait leurs goûts. Au bout d’une demi-heure de discussion, il lui proposa de l’accompagner quelque part, il avait quelque chose à lui montrer d’après ce qu’il disait. D’abord réticente, la jeune fille finit par accepter, elle n’avait rien à perdre après tout. Même si elle ne savait pas trop où il voulait l’emmener, elle se laissa conduire, tout en bavardant avec lui. Ce fut une grave erreur, sans aucun doute.

Ils arrivèrent assez rapidement, cinq bonnes minutes, pas plus. La pirate fut assez surprise en voyant qu’il l’emmenait dans un espèce de chapiteau. Comme ceux dans les cirques. Mais croyant naïvement qu’il n’y avait aucun danger, elle le suivit sans broncher à l’intérieur. C’était d’ailleurs le dernier moment où elle aurait pu avoir une chance de s’en sortir, si elle avait eu l’intelligence de réagir en tout cas. Elle ne s’inquiéta pas, même une fois dedans. Elle suivit son guide qui avançait d’un pas sûr vers le fond de la tente. Qui n’était pas bien grande, plutôt petite même. Ce qui permit à Syu de voir directement ce que voulait lui montrer le garçon. Une table recouverte de livre ornait le fond de la structure. La pirate s’approcha lorsque l’homme l’incita à venir voir. D’après lui, certains de ces ouvrages étaient uniques. Le côté littéraire de Syu n’y résista pas, elle commença à feuilleter les premiers livres qu’elle eut sous la main. Effectivement, certains étant écrit à la main, elle comprit vite qu’elle n’en verrait jamais de similaire Ce dut le nom de l’un de ses auteurs favoris qui attira le plus son regard. Elle poussa un petit cri de joie en voyant qu’elle n’avait jamais lu ce livre de lui, pourtant elle était certaine de tous les avoir ! Elle se retourna pour parler au garçon, mais lorsqu’elle jeta son regard sur lui, en voyant qu’il avait un fusil à la main… Elle n’eut que le temps de se dire ‘Oula…. Ça sent pas bon ça…’ qu’il l’avait déjà assommée avec la crosse de son arme.

Elle se réveilla plus tard, les mains attachées dans le dos, les chevilles serrées fermement par une corde, et tout le buste pris sous un épais cordage, gardant mieux encore ses bras collés dans son dos. Situation très désagréable que Syu n’appréciait que peu. Elle mit un peu de temps avant de sortir totalement de l’état léthargique qu’avait causé son assommement. Ce fut le bruit du fer de la porte de la cage dans laquelle elle se trouvait qui la réveilla définitivement. Ils étaient peu nombreux dans la prison, qui était pourtant assez grande pour contenir une vingtaine de personne. Elle comprit enfin la raison du bruit lorsque son regard se posa sur un homme qui entrait dans la cage. Il avait sur son épaule quelqu’un, ligoté de la même façon que Syu. L’homme le déposa dans un coin de la cage puis il repartit. Ce manège dura un bon moment. Trop longtemps aux yeux de la navigatrice qui n’avait aucune occupation. La plupart des autres prisonniers étaient encore assommés, à tel point qu’elle finit par penser qu’il devait y en avoir un ou deux qui étaient morts. La cage se remplissait vite, le geôlier revenait régulièrement avec une nouveau candidat à l’emprisonnement forcé. Rapidement, ils furent une petite dizaine lorsqu’un nouveau prisonnier fit son entrée sur l’épaule du gardien de la cage. Cette fois il décida de poser la nouvelle personne près de Syu dont le plus proche voisin se trouvait bien à sept mètres.

Lorsque le gardien repartit, Syu put constater que le nouvel arrivant n’était, non pas un arrivant, mais plutôt une arrivante. Blonde. C’est la première chose qui vint à son esprit pour décrire la nouvelle arrivante. Elle avait l’air d’avoir été endormie avec une médicament plutôt que violemment, elle. Encore sur d’autre on pouvait voir divers hématomes, bosses, blessures, autant elle, rien. Celui qui l’avait capturée n’avait pas été trop cruel au moins. N’empêche que son arrivée avait beau avoir distrait notre pirate quelques secondes, maintenant cette dernière s’ennuyait un peu. Et cela dura un bon moment. Bizarrement, plus personne n’arrivait. A part une ou deux peut-être. N’ayant absolument rien à faire, la pirate attendit, attendit, et attendit encore. Lorsqu’enfin sa voisine se réveilla, au bout certainement d’une demi-heure, Syu put constater qu’elle était plutôt jolie. Mais bon, pour le moment, elle ne pensait pas trop à lui parler. A son réveil, elle n’aurait même pas envisagé de parler. Mais la tentation de prendre la parole était plutôt forte, il fallait au moins avouer cela. Au bout de dix minutes, elle décida de parler. Se tournant légèrement vers elle, comme elle pouvait vu qu’elle était attachée.


« Euh, bonjour, excuse-moi, mais tu saurais pas ce qu’on fait là ? Ça fait un bon moment que je suis bloquée ici, mais j’ai beau réfléchir, je ne vois pas trop comment s’en sortir, et je comprends encore moins ce qu’ils veulent faire… Et je déteste cette situation. Après tout on est dans une cage… J’trouve ça un peu inquiétant moi, quand même… »

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« Respice post te, hominem te esse memento. »
« Regarde autour de toi et souviens-toi que tu n'es qu'un homme. »

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Leïla Kagura
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Lun 9 Juil - 11:49



Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence...


Le réveil avait été assez dur. Après avoir vogué dans le pays de l'incompréhension, elle était revenue sur terre. Une jeune femme à côté d'elle l'avait aidée aussi, elle lui avait dit :

« Euh, bonjour, excuse-moi, mais tu saurais pas ce qu’on fait là ? Ça fait un bon moment que je suis bloquée ici, mais j’ai beau réfléchir, je ne vois pas trop comment s’en sortir, et je comprends encore moins ce qu’ils veulent faire… Et je déteste cette situation. Après tout on est dans une cage… J’trouve ça un peu inquiétant moi, quand même… »

Encore un petit peu... Ca y est presque... Plus qu'un petit chouillat et... Voilà !! Phrases assimilées, réponses en cours de construction. Ce qu'on fait là ? Qu'est-ce qu'elle pourrait bien en savoir la Leïla ? Elle était juste en train de se faire peindre, c'est tout... Et si ça fait longtemps qu'elle elle là, ça veut dire qu'elles pourraient rester encore plus longtemps dans cette cage. Sauf que l'attente et Leïla ça fait douze. Et c'est sûr que cette situation est inquiétante...

Un regard à gauche suivit d'un regard à droite, Pepito n'étais pas ici ! Où était-il passé ce petit chat ? C'est pas comme s'il ne pouvait pas s'en sortit tout seul mais bon... Elle serait peinée de ne plus le revoir. Mais ce n'était pas le moment de penser à ça ! D'abord, répondre à la jeune fille. Donc elle répondu sur un ton à moitié endormit :

«  Heu... Non je ne sais rien...  »
Puis elle secoua la tête et afficha un air déterminé. Elle commença à gigoté dans tous les sens pour tenter de se libérer quand elle entendu une voix lui dire d'un ton moqueur pour l'interrompre :

«  Ca ne sert à rien belle demoiselle ~ Ces noeuds sont extrêmement serrés, tu n'arriveras pas à t'en défaire aussi simplement, le seul moyen est de les couper. Mais vu que tu ne disposes d'aucune armes, je doute que tu y arrives. »

Un homme, vêtu d'une chemin à carreau avec par-dessus une veste bleue aux hornures dorées apparut d'un coin sombre du chapiteau. Oui, j'ai oublié de préciser que la cage dans laquelle se trouvait tout ce petit monde se trouvait sous un chapiteau. Bref, cet homme était vraiment spécial, il avait un maquillage, tout aussi spécial.

Spoiler:
 

La marine remarqua une caisse en arrière-plan contenant toutes sortes d'armes, ses tonfas en faisaient parties... Le salopiaud ! Il afficha un sourire au visage, les mains derrière le dos. Il avait l'air de se sentir vachement supérieur à elle... C'était désagréable. Il reprit sur un ton différent, un ton fait pour impressionner, pour faire trembler, vibrer... :

«  Mesdames, messieurs, je vous ais réunis en ce jour pour un jeu plutôt... Spécial ! Comme vous avez pu le remarquer, j'ai pris le soin de tous vous faire ligoter aussi fermement les uns que les autres dans cette magnifique cage pour qu'aucun de vous ne s'enfuie. Il avait écarté les bras au début de sa phrase pour ensuite les rabaisser et afficher un visage terrifiant, jouissant,.... Car si vous veniez à vous enfuir, le plaisir n'en serait que moindre ! Sans participants, un jeu n'existe pas n'est-ce pas ?  »

Après son discours, ses bras étaient de nouveau derrière son dos, il fit la révérence, et s'enfonça à nouveau dans le noir toujours avec le dos courbé en disant cette phrase doucement :

«  Les règles vous parviendront bientôt, ne vous inquiétez pas mes petits...  »

Ni une, ni deux, Leïla sauta sur ses jambes tant bien que mal et sautilla jusqu'au barreau de la cage en criant :

«  Oï ! Enfoiré ! Où est-ce que tu comptes aller comme ça !? Reviens tout de suite qu'on discute un coup !!!  »

Impulsive ? Beaucoup trop. Mais malgré ses protestations, l'homme ne revint pas... Ce serait trop beau, qu'il revienne et qu'il la libère, elle et les autres. Mais non... Et puis il avait l'air tellement sûr de lui, avec cette apparence stupide. Enfin, vous m'direz que dans un cirque les gens sont supposés être habillés en conséquences.

Huit minutes ? Neuf ? Dix ? Cinquante ? Elle ne savais plus... Pour elle, une minute pouvait en paraître trente... Le temps était sa hantise mais il la rattrapait au fur et à mesure de la journée. On n'arrête pas le temps comme on arrête une horloge, suffit pas de mettre son doigt devant l'aiguille pour que ça s'arrête.

Mais en réalité, il ne s'était écoulé que vingt petites minutes de rien du tout ! Leïla avait eut le temps d'explorer tous les coins et recoins de cette grande cage sous le regard des autres... Ils devaenit bien en penser des choses ceux-là... Toutes façons, c'est pas comme si elle en avait quelque chose à faire de ce que les autres pensent d'elle.

Après ces fameuses vingt minutes, un homme entra dans la pièce, un homme grand, fort et gros. Derrière lui il y avait une dizaine d'hommes tous aussi costaud les uns que les autres, un pour chaque personnes présentes dans la cage. Ils entrèrent et mirent sur leurs épaules grandes et larges chaque individus, également la jeune femme qui avait adressé la parole à la jeune marine. Pour Leïla, c'était un homme moins costaud, blond avec des yeux bleus, il était vraiment magnifique et semblait doux avec elle, il la saisit délicatement et la déposa de la même façon sur son épaule. Il l'emmena hors de la cage, mais il la tenait si fermement que ses gigotements pour s'enfuir étaient inutiles. Beau mais costaud hein... Il la déposé dans une charrette tirée par un âne en dehors du chapiteau, il lui déposa un sac sur la tête dans un sourire, bizarre ce gars.

Le voyage commença... Où les emmenaient-ils ? C'était une très, très bonne question. Après plusieurs minutes de voyage qui parurent encore une éternité pour la jeune femme, ils s'arrêtèrent. Un autre personne vint prendre Leïla pour l'emmener sur une chaise, des attaches en métal agrippèrent ses poignets et ses chevilles entre-temps déficelée par une main inconnue qui se faufilait sur le corps de Leïla, elle avait d'ailleurs détesté ça ; qui aimerait ?

Toutes les personnes présentent dans la cage étaient là, assises sur des chaises alignées devant un petit podium éclairé par des spots et il y avait un rideau derrière soutenu par deux poutres en bois. Mais Leïla n'avait encore rien vu de tout ça vu qu'elle avait toujours le sac sur la tête. Les personnes qui avaient transportés la première fois le lot de personnes étaient debout derrière chaque chaise. En un coup, ils enlevèrent de manière synchronisée chaque sac. Après avoir vu le décor, la marine comprit quelle personne se tenait derrière elle. Donc, derrière elle, il y avait le blond, elle se retourna pour le regarder et il lui fit un sourire, que cachait-il ? Elle était vraiment intriguée par cet homme, elle n'était qu'un divertissement non ? Une participante à ce jeu, comme tous les gens à sa gauche et à sa droite.

L'homme monta sur le podium, le bizarre là, celui qu'on a vu plus haut. Il avait toujours les mains derrières le dos, il souriait avec la tête baissée vers le sol, il leva la tête et commença ses explications :

«  Bonsoir mes chers amis ! Comme je vous l'avais dit, les règles de ce jeux vont vous être transmises ici même par moi ! Alors en fait, il n'y a qu'une seule et unique règle : Ne pas mourir ! C'est un peu vague non ? Mes hommes se positionneront un peu partout dans le terrain de jeu ce trouvant ici juste derrière moi. Votre but : le traverser. Il fait environ 20km de longueur. Vous avez 3 jours, c'est largement suffisant non ? Pour se faire tuer évidemment...  »

Pour sortir de scène, il recula derrière les rideaux en avançant les bras. Ensuite, les fameux hommes se trouvant derrière les chaises reprirent leur charges et les emmenèrent dans le terrain de jeu, au départ. Un coup de feu retentit, le jeu commençait....






Dernière édition par Leïla Kagura le Mer 18 Juil - 9:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Mar 10 Juil - 21:04

La voisine ligotée de Syu avait vraiment l’air d’être dans les choux. Elle mit bien une minute avant de lui répondre. La pirate s’attendait à une réponse détaillée, pensant bizarrement que la blonde savait pleins de choses et qu’elle était en train de voir ce qu’elle devait dire et ne pas dire. Et bien non, elle se faisait des idées. Elle n’en savait pas plus qu’elle, d’après ce qu’elle disait. Mais néanmoins, que Syu lui ait adressée la parole, ça avait eu l’air d’avoir un effet d’excitant sur elle. A présent, elle gigotait dans tous les sens, se rapprochant alors plus de l’état d’un ver de terre que d’une humaine. Syu la regarda faire, un léger sourire amusé aux lèvres. Elle avait l’air bête, surtout que ça se sentait que les nœuds étaient beaucoup trop serrés pour être enlever de cette façon. Un couteau serait plus adapté. Largement plus.

Une voix vint confirmer ses pensées. Instinctivement, elle regarda vers la direction d’où provenait la voix. Une voix légèrement moqueuse, qui s’adressait à la blonde aux côté de la pirate. Celui à qui appartenait cette voix avait l’air plutôt excentrique. Habillé de manière plutôt rare, il avait une chemise à carreaux dont les manches étaient blanches, ainsi que le col qui lui arborait un gros nœud papillon doré. Couleur qui s’accordait parfaitement avec la veste, toute bleue, avec sur les bords aussi dorés que le nœud. Au bout des manches de sa veste étaient présents des carreaux blancs. Aussi blancs que ses chaussettes qui remontaient quasiment jusque son genou, arrêtées par son pantalon bouffant. Il avait beau avoir un style particulier, il savait le mettre en valeur. Accompagné à ça, il avait une larme dessinée sous son œil droit. Le reste de son maquillage n’est pas très passionnant à décrire, nous passerons donc sur cet élément de son physique. Les cheveux d’un roux lumineux, il avait une mèche qui cachait presque la moitié de son visage, le reste de ses cheveux était attaché avec un élastique noir. Il était plutôt classe, et Syu aimait bien son excentricité. Comme tous les gens du cirque, direz-vous.


« Ça ne sert à rien belle demoiselle ~ Ces nœuds sont extrêmement serrés, tu n'arriveras pas à t'en défaire aussi simplement, le seul moyen est de les couper. Mais vu que tu ne disposes d’aucune arme, je doute que tu y arrives. »

Voilà comment il avait confirmé les pensées de Syu. Il avait été clair, précis. Mais sa remarque n’avait pas eu d’avoir fait quoi que ce soit à la blonde qui était plus occupée à regarder ce qui l’entourait. Elle fixa notamment une caisse qui contenait… Des armes en tout genre. Ah, c’est vrai qu’elle n’avait pas remarqué, mais elle n’avait plus sa sacoche. Elle devait certainement se trouver là-dedans. La navigatrice espéra juste que son sac n’était pas tout en dessous, parce que ça voulait dire que tout le chocolat qu’elle venait d’acheter serait écrasé… Et ça, ce serait vraiment du gâchis. Enfin bref, le bonhomme étrange continua son discours, levant les bras vers les gens de la cage qui, excepté ceux encore assommé, l’écoutait attentivement.

« Mesdames, messieurs, je vous ais réunis en ce jour pour un jeu plutôt... Spécial ! Comme vous avez pu le remarquer, j'ai pris le soin de tous vous faire ligoter aussi fermement les uns que les autres dans cette magnifique cage pour qu'aucun de vous ne s'enfuie. Car si vous veniez à vous enfuir, le plaisir n'en serait que moindre ! Sans participants, un jeu n'existe pas n'est-ce pas ? »

Il avait prononcé la dernière phrase avec un air un peu sadique. Il avait l’air pressé que le ‘jeu’ commence. Syu, elle, voulait juste être détachée et sortir de cette cage. Elle commençait à avoir de terribles crampes. Notamment dans la jambe droite. Et puis, elle était là depuis très longtemps elle ! La jeune fille commençait à trouver ça pénible d’attendre. Comme s’il avait entendu ses pensées, le bonhomme finit par dire, tout en disparaissant dans un endroit peu éclairé du chapiteau.

« Les règles vous parviendront bientôt, ne vous inquiétez pas mes petits... »

La pirate sourit. Et ne put s’empêcher de dire ‘Eh bah, ce n’est pas trop tôt hein.’ Avec un air narquois. Sauf que cette annonce avait eu de moins plaire à la blonde, qui avait sauté sur ses pattes brusquement. Elle avança ensuite en trottinant aussi rapidement qu’elle pouvait vers le bord de la cage. Elle commença alors à crier pour faire revenir l’autre bonhomme bizarre. Bien sûr, rien ne se passa. Syu la regarda faire sans rien dire. Elle avait bien attendu pendant plusieurs heures, alors encore un peu… Pourquoi pas.

Et puis, elle passa les… Vingt minutes qui la séparaient de la sortie de la cage à l’observer qui faisait des tours. C’était… Passionnant, oui, c’était le mot, tout à fait passionnant. Enfin bref, elle, elle passa ces vingt minutes à réfléchir à tout et à rien, comme elle le faisait quand elle était contrainte d’attendre. Elle pensait d’ailleurs à ce qu’elle ferait une fois ce truc finit, lorsque plusieurs hommes entrèrent dans la cage. Après un décompte rapide, elle en conclut qu’il y avait un homme par prisonnier. Syu vit le sien s’approcher. Avant qu’il ne la porte sur ses grandes épaules, elle lui dit avec un air triste.


« Dit… Je sais que je ne suis pas en droit de demander ça mais… Serait-il possible que ma tête soit en face de la route ? Voir le sol bouger sans voir devant moi, ça me perturbe et me donne des nausées. »

Il parut d’abord surprit, puis il haussa les épaules et la porta, la chargeant sur son épaule dans le sens qu’elle avait demandé. Syu le remercia, et décida de ne pas prendre un poids trop lourd. Après tout, elle savait bien que si elle se rebellait, il lui planterait une balle dans le crâne. Il y avait bien d’autres personnes assez stupide pour se faire prendre comme elle s’était fait prendre elle, donc bon, sa vie ne valait rien en cet endroit. Elle regarda alors où est-ce qu’il l’emmenait. Voyant qu’il y avait un petit bout de chemin quand même, elle s’adressa à nouveau à celui qui la transportait.

« Tu n’as pas l’air méchant… Faudra que l’on fasse connaissance un jour, ce serait bien. Enfin, j’aimerais bien moi. J’aime avoir dans mes relations des hommes dans ton genre. Le physique fait peur, mais au fond gentil garçon. Je me doute bien que ce n’est pas vraiment une situation dans laquelle je devrais parler de ça, vu que j’ai bien l’impression que je vais être contrainte à jouer à un jeu qui mettra ma vie en péril. Mais bon, tant qu’à faire, autant me prévoir des relations. Puis, je n’en ai peut-être pas l’air, mais je sais bien me défendre… Ah, on est arrivés. »

Il n’avait rien répondu, mais au moins, il l’avait écoutée. Il la déposa sur une charrette, à côté d’une autre jeune fille qui avait l’air terrorisée. La pirate lui adressa un grand sourire qui eut l’air de la surprendre, puis ont leurs mis à toutes les deux un sac sur la tête. Elle ne pouvait plus que sentir l’engin qui bougeait. Elle n’avait toujours pas de liberté de mouvement, ce qui la dérangeait encore plus, vu que ses crampes étaient de plus en plus douloureuses. Trouver une position de repos n’était pas aisé. Ce qui la dérangeait le plus était néanmoins qu’elle était dans l’incapacité de bouger. Tel un saucisson aveugle, elle avançait vers l’inconnu.

Agréable et désagréable dans le même temps, pour une pirate qui aimait l’inconnu, mais qui préférait le voir. Le trajet ne dura pas plus de dix minutes, c’avait été rapide cette fois. Syu fut une nouvelle fois transporter, sentant sous son ventre l’épaule de l’homme qui l’avait transporté quelques temps auparavant. Il la fit asseoir sur un fauteuil, et la détacha intégralement. Contente d’être enfin libre de ses mouvements, elle remercia une nouvelle fois celui qui l’avait aidé, par obligation malheureusement. Néanmoins, la liberté ne dura que quelques secondes, elle fut une nouvelle fois attachée, mais cette fois-ci à la chaise, elle pouvait sentir des bandes en métal recouvrir ses poignets et ses chevilles. Quelques secondes plus tard, son sac fut retiré de sa tête. D’abord ébloui par la lumière, elle finit par s’y habituée.

Assis autour d’elle, elle vit les mêmes visages que ceux dans les cages, reconnaissant chaque personne. Elle se retourna et aperçut celui qui avait eu l’air de la transporter durant tout le trajet, elle lui adressa un grand sourire avant de regarder là où on voulait qu’elle regarde. Plus précisément le podium, dressé devant les chaises alignées. Debout au milieu de ce dernier, elle aperçut celui qui avait les habits étranges. Il s’avança pour bien être présent dans tous les regards, et commença son discours que Syu attendait impatiemment.


« Bonsoir mes chers amis ! Comme je vous l'avais dit, les règles de ce jeu vont vous être transmises ici même par moi ! Alors en fait, il n'y a qu'une seule et unique règle : Ne pas mourir ! C'est un peu vague non ? Mes hommes se positionneront un peu partout dans le terrain de jeu se trouvant ici juste derrière moi. Votre but : le traverser. Il fait environ 20km de longueur. Vous avez 3 jours, c'est largement suffisant non ? Pour se faire tuer évidemment... »

Outch. Syu ne s’attendait pas à ça. Elle espérait peut-être quelque chose de moins… Brutal. Surtout qu’elle avait eu un nombre incalculable de chance pour s’échapper plus tôt, mais elle n’en avait rien fait. Peut-être par curiosité, ou peut-être plus parce qu’elle avait envie de vivre quelque chose de palpitant, envie de risquer sa vie… Qui sait, après tout ? Elle était bien particulière dans chacun de ses raisonnements, cette fois-là n’échappa pas à la règle. Ce fut toujours le cas lorsque l’on l’amena au départ. Se laissant faire une nouvelle fois, elle attendit le coup de feu énonciateur de mauvaises nouvelles. Le jeu commença de bien mauvaise façon. Parcourir 7kilomètres par jour ne serait pas agréable. Mais le terrain commença par une forêt.

Rien de bien compliquer pour Syu à qui il suffisait de voler pour aller plus vite. Elle y arrivait sans parapluie, oui bien sûr, mais elle avait plus de mal à le contrôler, étrangement. Peut-être n’était-ce que psychologique, sûrement. Mais il n’en était pas moins qu’elle s’élança. Elle vola jusqu’au premier arbre, et se posa sur une branche assez haute. Déjà, on pouvait voir combien ce jeu risquait la vie de ces joueurs. De là où elle était, elle pouvait apercevoir au loin une série de piège, composé de trous, avec des pointes au bout. Les plus terrifiés courront trop vite, ne regardant pas au sol, et se ferait vite tuer par ses pointes meurtrières.

Pour Syu, c’était une toute autre affaire. Sauter, elle n’avait que ça à faire. Tout en sachant que des pièges mesquins l’attendaient ici aussi… Un léger sourire aux lèvres, elle débuta un saut de l’ange, sautant de sa branche, elle en attrapa une autre, se balança, et atterrit sur une suivante. Nouveau saut, elle attrapa une beaucoup plus en hauteur, et se laissa glisser sur une branche plus basse. Elle enchainait ses mouvements le plus vite qu’elle pouvait. Mais certainement pas assez. Une flèche sortit d’un tronc d’arbre et fila dans sa direction. Ne la voyant que trop tard, elle ne put l’esquiver totalement. Elle se fit une entaille, pas très grande, ni profonde, sur l’abdomen. Le sang coula doucement.

Sans s’en occuper, laissant juste un ‘aïe’ de douleur sortir de ses lèvres, elle repartit. Cette fois plus vite, pour que si d’autres flèches se cachent, elle puisse les éviter plus facilement. Ainsi, elle enchaina des pirouettes, des sautes, etc… Dans les arbres, d’où elle était, elle pouvait assez bien apercevoir des gens courant, d’autre trébuchant, ou d’autre encore aux airs de professionnels qui avançait prudemment. C’est en observant ainsi les rares participants qui n’étaient pas loin d’elle, le terrain était plus large encore qu’il n’était long, qu’elle aperçut un petit ruisseau coulant paisiblement en contrebas. Sans hésiter, elle se laissa tomber de sa branche et atterrit au bord de l’eau. Elle regarda à droite, à gauche, devant, derrière, rien. Elle se pencha et commença doucement à boire. Un coup de feu qui atterrit à quelques centimètres d’elle la fit sursauter. Elle se releva brusquement, sentant que cette fois-ci, le coup allait la toucher…


_________________~

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Leïla Kagura
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Ven 13 Juil - 0:33



Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence...



La marine ne bougea pas, elle était en train d'observer tous ces joyeux lurons en train de se jeter dans la gueule du loup. Qu'y avait-il dans ce fameux terrain ? Sûrement des pièges, des ennemis, des ennuis. Elle ne voulait en aucun cas tomber dans le panneau et foncer dans le tas comme une grosse folle, elle était blonde mais parfois elle pouvait faire preuve de jugeote. Elle jeta un dernier regard derrière elle, le blond ainsi que toutes les autres personnes présentent avaient disparues. C'était suspect, elle découvrirait bien où ils étaient allés en temps voulu. Maintenant, place au jeu.

Elle avança d'un pas discret dans l'immense forêt. Il n'y avait pratiquement plus personne autour d'elle, mais grâce à son fruit du démon elle pouvait encore apercevoir des gens courir, se cacher ou encore manger. Du côté d'un qui était en train de manger, il avait dans sa main un fruit étrangement mauve orangé, il mordit un coup dedans et se figea sur place pour enfin tomber par terre, le corps sans vie. La jeune femme eût envie de se précipiter pour l'aider, mais c'était sans doutes trop tard. Mieux valait ne prendre aucun risque. Elle serra le poing et la mâchoire et afficha un visage dégoûté et colérique, comment ces forains se permettaient-ils de jouer avec la vie des gens ? S'ils vont jusqu'à mettre des fruits toxiques et nuisibles ici, que pouvait-il y avoir d'autre de pire !? Elle chassa ses pensées inutiles et continua d'avancer, sans se cacher, sans faire attention, elle marchait juste comme on pourrait marcher au milieu d'une rue marchande. Elle aperçut une femme assez intéressante. A première vue, elle semblait être la jeune femme qui lui avait adressé la parole quand elle était encore saucissonnée dans la cage. Elle se balançait tel un singe agile de branche en branche, d'arbre en arbre. C'était plutôt sûr comme technique pour ne pas se faire repérer, si on excluait les fusils.

Bref, pour en revenir aux moutons de Leïla, elle voulait voir à quoi ressemblait le terrain vu de haut. Le problème était qu'elle ne savait pas voler. Mais grimper aux arbres, c'était autre chose. Elle prit son élan face à un énorme arbre, soit dit en passant comme tous les autres de la forêt, elle se transforma en panthère, courût encore quelques foulées et s'élança pour grimper. Grâce à ses griffes qu'elle plantait dans le tronc, elle arrivait à grimper, ce n'était certes pas très esthétique mais une fois arrivée à la plus haute branche, elle était assez fière d'elle. La marine resta transformée en panthère, histoire de mieux voir. Au pif, elle dirait que le terrain faisait bien une dizaine de kilomètres de longueur, si pas plus. Pour la largeur c'était encore autre chose... Elle était beaucoup plus importante que la longueur, une vingtaine de kilomètres ? Une trentaine ? Quelque chose dans le genre. Mais elle se rappela que le « présentateur » avait dit qu'il mesurait 20 kilomètres de long. Donc, vingt sur... 30 ? Ca devait approximativement être ça. Leïla voulût redescendre en sautant simplement d'en haut, mais cela semblait vraiment très haut, elle ne voulait pas se péter les chevilles. Alors elle sauta de branche en branche, chaque une d'elle la rapprochant de plus en plus du sol. Une fois arrivée à une hauteur minime, elle sauta pour se réceptionner gracieusement sur le sol. Elle observa vite fait autour d'elle et aperçut un homme, un homme grand et fort, barbu, très musclé en train de se battre avec un autre homme. Plus petit, blond... Blond !? Etait-ce....

Accourant au grand galop, Leïla sauta sur le barbu pour le plaquer au sol et pour pouvoir observer l'homme contre qui il combattait. Ce n'était pas lui, pas le blond, pas le délicat jeune homme rencontré précédemment. Un vent de tristesse passa sur son visage, mais elle secoua sa tête. A quoi pouvait-elle bien penser !? C'était juste un ennemi qui ne paraissait pas l'être, rien de plus. Elle s'excusa auprès du barbu qui était plus que surprit de voir une panthère noire qui venait de le plaquer au sol lui parler. La marine s'écarta de l'homme et se retransforma en humaine. Du coup, il comprit qu'elle possédait un zoan, ainsi que l'adversaire en face d'eux. Elle ne dit plus rien, elle allait juste battre cet homme et repartir. Si elle y arrivait...

Leïla regardait l'homme depuis quelques secondes, il ne daignait pas bouger et Leïla non plus ! Cet homme portait une chemise jaune aux bords bleus brillants avec comme par-dessus une longue veste verte lui arrivant au niveau des genoux. Les bords de cette veste était rouge, très laid donc. Son pantalon était classique, brun avec des chaussures de bowling on aurait dit. Cet homme n'avait aucun sens de la mode ! Leïla pour sa part portait un magnifique T-shirt vert pomme avec inscrit dessus « Green power » en majuscule, il était top ce vêtement. Et avec en-dessous comme d'habitude un mini-short en jean avec accroché à la ceinture sa casqu... Sa casquette n'était pas là, elle devait sûrement l'avoir oubliée dans sa cabine où l'avoir fait tomber quelque part. Tant mieux, grâce à cet oubli ( ou à cette perte ), ils n'allaient pas voir qu'elle fait partie de la marine, c'était plutôt bien joué de sa part, même si ce n'était pas voulu.

Mais d'un coup, l'homme sortit Leïla de ses rêveries en sortant un pistolet de sa longue veste verte pour tirer un coup qui effleura le visage de Leïla laissant du sang couler légèrement. Il l'avait fait exprès, sans aucun doutes. Il la regarda avec un regard disant « La prochaine fois, je ne te raterai pas. » Ca lui apprendra à être distraite à celle-là ! Toujours dans la lune, franchement ! Qu'est-ce qu'on en avait à faire des vêtements ou des goûts vestimentaires des autres hein ? Irrécupérable, voilà ce qu'elle est. Mais au moins maintenant elle était concentrée. Elle dégaina ses tonf... Elle n'avait pas ses tonfas, elle avait complètement oublié ! Comment allait elle faire pour combattre sans eux !? Elle allait devoir se démerder. L'hurluberlu sortit deux dagues de part et d'autre de sa ceinture que la marine n'avait pas vues jusqu'ici. Normal avec cette grande cape, il était quasiment impossible de voir quelque chose en-dessous de celle-ci. Il avança subitement vers Leïla et commença à l'assénée de coup un peu partout, coup qu'elle tentait d'éviter bien sûr mais il y en avait bien quatre ou cinq, si pas plus qui l'avait touchée. Elle cherchait une ouverture, elle l'avait trouvée. En ce laps de temps elle se transforma en panthère et sauta sur le bonhomme en le plaquant, elle lui mordit sauvagement le ventre créant ainsi une plaie béante sur ce dernier. Il hurla de douleur et une giclée de sang jaillit de son ventre, même Leïla en avait était éclaboussée. C'était vraiment dégueulasse, elle n'avait jamais combattu ainsi mais c'était finit d'être gentille maintenant. Il y a une bête enfui en chaque personne...

Elle se reprit former humaine et observa son ventre, il était entaillé de partout. Ca faisait vraiment mal en plus. Elle regarda l'homme se mettre assis et suffoqué en pressant de ses deux mains son ventre endolorit puis elle dirigea son regard vers le barbu qui ne faisait que regarder la scène. Elle l'inspecta de haut en bas, il avait encore l'air d'être en pleine forme, il pourrait facilement achever ce combat. De toutes façons, elle comptait partir de cet endroit. Elle regarda une dernière fois le petit blond presque plus grand qu'elle puis elle tourna les talons pour s'en aller. Elle commença à marcher, sans se soucier d'où elle allait, elle ne savait pas où était le Nord, ni le Sud, ni l'Est, ni l'Ouest, l'orientation et elle, ça fait deux. Mais elle retrouverait bien son chemin à un moment ou à un autre... Elle pensa qu'elle aurait dû s'enfuir quand elle en avait eu l'occasion. Ce jeu, c'était du grand n'importe quoi, ça l'exaspérait, elle n'avait plus envie de rigoler ni d'être heureuse, juste fâchée et insensible. C'était rare de la voir dans cet état là... Profitez-en !

Après cinq minutes de marche, elle tomba sur un petit ruisseau, elle s'en approcha pour passer de l'eau sur son ventre. Ca piquait. Son T-shirt était rouge par endroit, dû aux plaies. Elle passa aussi un coup d'eau sur sa joue éraflée pour en enlever le sang maintenant sec. Une fine croûte c'était formée, il ne fallait pas gratter, même si ça chatouillait vraiment beaucoup. Son ventre ne la chatouillait pas vu que les plaies étaient encore ouverte. Mais ce n'était pas bien grave, elle aurait pu se faire ça en tombant d'un arbre, juste que là c'était plus net et précis. Leïla, ayant décider de suivre le courant du ruisseau, marchait vers l'aval, vers la droite. Ca l'amènera sûrement à un endroit propice pour se reposer, elle ne voulait pas rester où elle était. C'était sombre et lugubre, elle ne voyait pas bien ce qui se trouvait autour d'elle.

Dans l'eau, là... Y'a un truc. C'est une fille ! C'est la fille qui volait de branche en branche ! Qu'est-ce qu'elle fou dans l'eau ? Leïla s'approcha dans le but de l'aider. Elle lui tendit la main pour l'aider à se relever. Elle semblait bien trempée et elle avait du sang qui coulait de sa tête. La marine, n'y connaissant absolument rien en médecine, regarda quand même la blessure en disant à la blessée de ne pas bouger. Sa chevelure blanche était maculée de sang, ce n'était pas un joli spectacle. Après avoir inspecté la blessure, Leïla en déduit que la petite femme avait sauté dans l'eau, pour une raison qu'elle ignorait encore, et qu'elle s'était fracassé la tête contre un rocher pointu. Elle jeta un coup d'oeil dans l'eau pour peut-être apercevoir une quelconque trace de sang mais il n'y avait rien. Ca devait faire un petit temps qu'elle se trouvait dans l'eau...

Leïla la regarda d'un air grave et lui demanda :

«  Est-ce que ça va ? T'as l'air d'être vachement blessée quand même...  »

Peut-être qu'elle était énervée, mais ce n'était pas sur les joueurs. C'était sur ces crevures de forains... Puis d'un coup, elle entendit un miaulement.

~ Pepito's story ~

Souvenez-vous de ce petit chat que Leïla avait trouvé avant de se faire enlever. Et bien il est toujours là, oui ! Pepito, surnom qu'il préférait largement au précédent. Pour lui, Leïla était vraiment quelqu'un de farfelu. Déjà qu'elle l'avait dérangé de son sommeil, maintenant il se fait maltraiter par un autre inconnu ! Mais il appréciait vachement le surnom qu'elle lui avait donné, et puis après quelques temps passé avec elle, il s'avérait qu'elle était plutôt gentille et attentionnée. Alors il avait décidé de ne pas la laisser en plan et de la rejoindre ! Où qu'elle soie... C'est à dire, loin maintenant.

Il était resté bien 30minutes dans les vapes. A ce moment là, Leïla était dans le chariot l'emmenant au terrain de jeux mais le chat n'en savait rien ! Tout ce qu'il avait pour se repérer, c'était l'odeur de la marine. Une odeur à la fois maritime vu qu'elle est souvent en mer et à la fois une odeur de menthe. C'était très agréable au nez pour un chat, sauf pour Pepito. Il n'appréciait guère se mélange, seul l'odeur de la mer lui aurait suffit mais bon... Il allait faire avec ce qu'il avait, il n'avait pas le choix.

Toujours dans la tante, au réveil il vacillait un peu. Il avait été balancer contre une grosse caisse bien solide et était tombé dans les pommes. Puis quand il s'est réveillée plus personne, il n'y avait plus personne dans la tante... Il fouilla un petit peu la tante pour voir s'il n'y avait rien de suspect ou qui pouvait le conduire là où était sa nouvelle amie. Mais il n'y avait en effet, rien. Puis en passant par-ci par-là dans la tente, il sentit l'odeur de Leïla. Il allait donc suivre cette odeur jusqu'où elle était. C'était une bonne théorie pour un chat !

Neko-man sortit de la tente et longea celle-ci pour ne pas se faire remarquer. Il y avait un petit sentier qui reliait pleins de tentes entre-elles. Toutes les mêmes, il y avait pleins d'animaux bizarres dans une. Pepito s'arrêta à l'entrée, tous ces animaux le fixèrent. Il y avait parmi eux des serpents, des singes et des zèbres. C'était peu commun, il profita de la situation et entra dans cette tente pour assouvir sa soif de curiosité. Tous les animaux étaient en cage, fort heureusement pour Pepito qui se serait sûrement fait tuer au premier pas. Il passait en se pavanant devant les cages qui rendaient ses occupants fous de rages. Voulaient-ils sortir de là ? Être libre ? Pepito eût envie de tous les faire sortir alors c'est avec agilité qu'il ouvrit la cage des singes qui, étrangement, n'osaient pas sortir. Ils allaient tous se faire tuer s'ils sortaient... Mais le chat leur fit signes qu'il n'y avait aucun danger ! Que s'ils libéraient tous les autres animaux du cirques, ils allaient pouvoir s'enfuir et vivre librement ! Le langage animal est compliqué... Mais il permet aux animaux de se comprendre entre-eux. Les singes libérèrent les zèbres et les serpents, Pepito ne mourût pas. Tous passèrent à côté de lui en faisant semblant de l'ignorer mais au fond, ils le remerciaient du plus profond de leurs coeurs.

Après avoir accompli ça bonne action, Pepito reprit sa quête de retrouver Leïla. Il arriva dans un grand chapiteau contenant une grande cage, au moins dix personne pouvaient être là-dedans et ça se sentait ! Les odeurs dans cette pièce fusaient, tellement que Neko-man faillit ne plus reconnaître celle de Leïla. Il fouina par-ci par-là la cage puis en ressortant il aperçut une caisse. Deux objets parmi tant d'autres avaient l'odeur de Leïla. Il approcha et renifle, c'était bien celle-là. Le chat commença à miauler, comme pour demander de l'aide mais personne ne viendrait, c'est impossible...

«  Alors petit chat ? On est perdu ?  »

Cet homme ! Il avait l'odeur de Leïla sur lui ! Pepito hérissa ses poils et commença à cracher sur cet homme. Il approcha doucement sa main vers le chat, puis il commença à le caresser. L'animal c'était apaisé de suite. Cet homme est de plus en plus étrange. Puis il se releva en souriant et saisit la caisse et sortit du chapiteau suivit du chat. Ils marchèrent pendant bien 15 minutes pour arriver en face du terrain de jeu. L'homme dit au chat ;

«  Ton amie se trouve quelque part là-dedans, à toi de la retrouver. On se reverra bientôt.  »

Puis il prit une autre direction et fit un signe de la main à Pepito en guise d'au revoir. Le chat, ni une ni deux partit à la recherche de Leïla ! Son odeur était confuse, celle de la forêt était trop grande et il y avait des résidu de parfum, les mêmes que ceux dans la cage. A une moment, le chat senti brièvement l'odeur de la marine. Il commença à la suivre du mieux qu'il pouvait mais même pour une chat, les pièges fonctionnent. Il a faillit se faire tuer une bonne dizaine de fois mais il était trop petit et trop rapide que pour pouvoir être touché par une arme à feu. Personne ne lui barrait la route alors il avançait en galopant le plus vite qu'il pouvait. De temps en temps il s'arrêtait pour être sûr d'être sur la bonne piste. A certains moment il ne sentait plus rien, puis ça revenait.

Jusqu'au moment où il la retrouva ! Enfin il l'avait retrouvée. Il se plaça derrière elle et miaula gentiment...

~ Pepito's story end ~

Elle l'attrapa et lui fit un gros gros câlin ! Il était là ! Elle ne savait pas comment, mais il était là, ce chat, ce gentil petit chat l'avait retrouvée. Comment ? Elle l'ignorait, mais il était quand même là, elle pouvait le serrer. C'était son seul moyen de réconfort dans ce jeu de fou...





Dernière édition par Leïla Kagura le Mer 18 Juil - 9:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Sam 14 Juil - 7:59

Comme elle l’avait pensé, l’homme qui l’avait déjà visé précédemment réitéra son attaque. Mais apparemment, il avait déjà abattu une ou deux personnes. Si bien qu’il ne restait plus de balles dans son chargeur. Le temps qu’il remette des munitions, Syu avait déjà décidé de ce qu’elle allait faire. C’était assez risqué mais… C’était ou sa vie, ou quelques dommages collatéraux moins importants que la mort du moins. Et c’est tout ce qu’elle voulait à cet instant, rester en vie. Bon, après, risquer sa vie de temps en temps, à ce qu’elle avait entendu, ça faisait garder la forme, donc ce n’était pas ça qui la découragerait ! Elle attendit alors, des secondes qui lui paraissaient des heures. Lorsqu’elle entendit le bruit de la gâchette, lorsque l’homme la pressa, elle sauta en avant. Dans l’eau, donc. Le problème, c’est que c’était un ruisseau, et que, par conséquent, ce n’était pas bien profond. De ce fait, on peut bien deviner l’état de la pirate à son atterrissage, qui n’était pas fameux, d’ailleurs. Elle avait bien tenté de réduire son poids, mais quand il y a un caillou coupant, pas lourde ou non, on se fait mal, très mal. Ainsi, elle s’évanouit. Le tireur la croyant morte, et vu le sang qui l’entourait, c’était normal, il partit, cherchant une nouvelle victime. De son côté, Syu tomba dans un petit coma, qui s’illustra par un monde sorti de son imagination.

Elle était devant un lac. Un immense lac, aux bords duquel il y avait de grands sapins. Il y avait de la neige partout, mais elle n’était pas froide. Non, pas du tout, c’était presque le contraire, elle était tiède. La jeune fille se leva doucement. Elle se sentait apaisée, dans un rêve. Elle savait pertinemment que ce n’était pas la réalité, mais au fond, elle voulait y rester. L’atmosphère qui régnait la faisait respirer. Doucement, elle s’approcha du lac. Elle s’agenouilla devant. Son reflet était étrange, noir, sombre, peut-être est-ce qu’il voulait symboliser son mauvais côté, celui qui aimait tuer ? Peut-être que oui, peut-être que non, elle n’en savait trop rien. Après tout, elle était dans un autre monde… Sur la surface du lac, il y avait aussi le reflet de la lune… Gigantesque, elle était rouge, rouge comme le sang. Elle resta un moment comme ça, pencher au-dessus du lac… Elle allait se relever, lorsqu’une main sortit de l’eau et lui agrippa le cou. Avec une force surhumaine, elle l’attira sous l’eau, où Syu se débattit comme elle pouvait. Lorsque la main la lâcha, elle se précipita vers la surface. Elle vit alors que sa seule échappatoire se recouvrait de glace. Elle paniqua subitement, le souffle lui manquait. Elle tourna la tête, mais de toute part la glace prenait le dessus. Frappant désespérément la couche glacée, sa main se recouvrit de sang. A présent dans un cauchemar des plus troublants, elle voulut crier, elle suffoquait. C’est à ce moment précis, où elle sentit la vie la quitter, qu’on la plongea encore plus profondément dans les abysses.

Lorsqu’elle se crut morte, au moment où la force quittait ses membres, où son esprit perdait toute logique, où son âme partait de son corps, c’est à cet instant précis qu’elle se réveilla. Baignant dans de l’eau rouge. La jeune fille tenta tout d’abord de se relever, espoir qu’elle abandonna bien vite, en sentant l’arrière de son crâne la lancer. Elle perdait beaucoup de sang, beaucoup trop. Ce n’était pas pour rien qu’elle avait fait un malaise après tout. Elle leva son bras doucement, toucha sa plaie avec le bout des doigts. Le contact sur la chair mise à nue la fit gémir. Pendant plusieurs secondes elle ne put plus bouger d’un poil tellement elle souffrait. Elle ne savait pas trop comment faire. Mais dans un premier temps, il fallait qu’elle nettoie la blessure. Elle se laissa glisser dans l’eau, gardant une grimace sur son visage tellement la douleur était puissante. Elle resta plusieurs minutes dans cette position, le sang se mélangeant allégrement avec l’eau. Même le doux contact d’un liquide lui faisait trop mal. Si seulement elle était mieux tombée… Heureusement qu’elle savait supporter la douleur. Sinon cela ferait bien longtemps qu’elle serait de nouveau tombée dans les pommes. Mais pour le moment, elle souffrait comme elle pouvait, en silence. Elle gardait conscience avec difficulté d’ailleurs, la douleur commençait tout juste à se dissiper, mais dans un premier temps, elle avait eu tendance à augmenter, et pas qu’un peu.

Cela devait faire… Une bonne trentaine de minutes qu’elle faisait trempette. S’en voulant intérieurement en pensant à toute l’avancée qu’elle aurait pu faire dans le jeu, elle continuait d’attendre. Pour le moment la douleur avait en grande partie disparue. Elle savait bien que ce n’était que temporaire, mais pour autant, elle ne se privait pas de la satisfaction de n’avoir plus mal. Partiellement du moins. Elle savait néanmoins que ce n’était que de courte durée. Cette impression se confirma lorsqu’elle entendit un craquement à sa droite. Sursautant légèrement, elle tourna doucement la tête vers la source du bruit. Sortit ainsi des bois une forme mouvante. Quelqu’un. Se dessina alors une silhouette familière à la pirate. Elle finit par reconnaitre la fille saucissonnée qui sautait partout dans la cage. Rassurée, sachant bien qu’elle n’était pas méchante, ou du moins qu’elle n’avait pas d’intentions négative contre Syu, elle la regarda approcher. Une fois à sa hauteur, la nouvelle arrivée l’aida à se relever. La pirate se laissa faire en gémissant. Puis elle dû arrêter de bouger, la blonde ayant décidé de regarder sa blessure. Elle savait bien que ce ne devait pas être très beau à voir, mais la douleur n’était presque plus là, chose qu’elle trouvait étonnante d’ailleurs. Son ancienne voisine de prison la regarda et lui dit.

« Est-ce que ça va ? T'as l'air d'être vachement blessée quand même... »

Syu rit légèrement et s’apprêta à répondre, mais un miaulement l’interrompt avant qu’elle n’ait le temps de dire le moindre mot. Derrière l’autre fille se trouvait un chat. Un chat noir, et très mignon d’ailleurs. Enfin… Syu n’aimait pas particulièrement les chats, mais celui-ci, d’un point de vue totalement impartial, était plutôt mignon. Et il avait l’air de connaitre la camarade de Syu, car cette dernière sauta littéralement sur le chat et le prit dans ses bras. Elle lui fit un énorme câlin que l’animal eut l’air d’apprécier aussi. La pirate regarda la scène, légèrement amusée par cette situation. Qui aurait cru qu’une des participantes trouverait en un chat le seul compagnon de confiance pour se réconforter de la dure réalité du jeu. Réalité qui signifiait clairement une mort lente, et douloureuse. Laissant les deux compagnons serrés l’un contre l’autre, la navigatrice s’occupa plus de ses affaires. Elle essaya doucement de bouger la tête, voyant si la douleur était aussi présente qu’avant. Le résultat, pour une fois, fut plutôt concluant, car elle ne sentit que légèrement la sensation de souffrance. Souriant, elle décida de nettoyer une nouvelle fois sa plaie avec l’eau du ruisseau, qui avait l’air d’avoir des propriétés curatives puissantes. Chose qu’elle n’aurait pas imaginé dans un terrain où elle risquait de mourir à tout moment.

Une fois nettoyée, sa plaie continuait de saigner, malheureusement. Pour y remédier, elle déchira largement un pli de sa robe, en bas bien sûr, un instant triste de gâcher une de ses robes. Et se remerciant aussi d’en avoir acheté plusieurs en même temps. Elle s’appliqua ensuite la bande sur tout le crâne, et plus précisément pour cacher la plaie. Elle attacha ensuite le tout avec une de ses barrettes. Preuve que c’est toujours utile d’avoir des accessoires sur soi. La pirate se releva ensuite, vacillant légèrement. Après quelques secondes, elle réussit à se tenir tout à fait droite, sans avoir l’air d’avoir un peu trop bu. En même temps, elle se souvint qu’elle était aussi blessée au ventre. Rien de très grave, bien heureusement. Surtout que le noir avait l’avantage de cacher la couleur du sang. Du coup, on aurait presque l’impression qu’elle n’avait rien. Elle se tourna ensuite vers l’autre fille qui avait toujours le chat dans les bras, un grand sourire sur le visage.


« On va dire que je n’en avait que l’air. »

Réponse peu convaincante pour l’autre qui avait dû constater la gravité de la blessure de Syu, mais c’était quand même une réponse qui avait pour but de ne pas s’inquiéter, car dans une situation pareil, il ne fallait pas s’inquiéter. Il valait mieux plutôt garder confiance et rester positif ! D’après Syu du moins. Elle continua donc.

« Bon et bien, maintenant que je suis debout, et comme neuve, je pense qu’il vaudrait mieux continuer d’avancer, c’est qu’on n’a pas beaucoup de temps pour faire la distance, et marcher jour et nuit sans jamais se reposer ce n’est pas ce que je préfère, tant qu’à faire des pauses, autant qu’elles soient longues ! Donc… Je ne sais pas pour toi, mais je pense que je vais aller par… »

Syu fit un petit tour sur elle-même, cherchant la bonne direction. Puis elle finit par pointer le lointain du doigt, souriant bêtement.

« Là ! En espérant que mon magnifique sens de l’orientation ne me trompe pas. Ce qu’il fait rarement, d’ailleurs, heureusement. Tu peux me suivre si tu veux, c’est avec grand plaisir que j’accepte d’avoir de la compagnie, je suis du genre bavard, et j’aime parler en marchant. Et puis, je pense que dans une situation pareille, c’est préférable de rester en groupe. On se défend toujours mieux à plusieurs. Enfin, d’après moi. Je ne suis peut-être pas la meilleure conseillère d’ailleurs… Mais je me débrouille, comme dans partout un peu. Bon bah… C’est parti hein ! »

Ne laissant même pas le temps à la blonde de répondre quoi que ce soit, elle partit dans la direction qu’elle avait indiquée. Elle choisit pour la marche de prendre un poids plus léger, histoire de ne pas trop s’épuiser. Elle vola à hauteur du sol, pour s’épuiser encore moins inutilement, surtout qu’elle savait aller vite quand elle voulait… Ce qui était plutôt compliqué, d’ailleurs. Par un moment d’inattention, elle se prit une branche. Gémissant légèrement sous cette douleur inattendue, elle se tint la tête entre les mains, histoire de calmer la douleur. Ça ne marchait évidemment pas, mais c’était un réflexe comme un autre. Ce n’est qu’à ce moment qu’elle prit la peine de regarder si l’autre fille l’avait bien suivi ou pas. Lorsqu’elle se retourna, elle ne la vit pas. Chose étrange d’ailleurs, parce qu’elle sentait clairement qu’une présence la suivait depuis qu’elle était partie. Elle se laissa deux ou trois secondes de réflexion où elle prenait en compte toutes les possibilités. Puis elle regarda autour d’elle. Et cette fois, elle aperçut au loin la forme bien connue de sa camarade. Elle se dirigea alors directement vers elle.

_________________~

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Leïla Kagura
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Mer 18 Juil - 9:34



Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence...



Des millier de poutous elle lui faisait ! Tout pleins tout pleins ! Qu'il aime ça ou non, cela revenait au même pour elle. Mais Pepito semblait lui rendre l'affection qu'elle témoignait à son propos. Donc, joie partagée, joie... Joyeuse ? Sans doutes ça... Mais avec tout ça, Leïla en oublia totalement la fille dans la rivière. Ca peut paraître autant égoïste qu'il vous plaît, mais c'est comme ça. Après quelques minutes de bisous, la marine tilta. Enfin elle comprit qu'elle ignorait l'autre jeune femme. Alors elle se retourna, avec le chat dans ses bras qui ,se sentant lâché, grimpa sur l'épaule de la blonde. Puis pile à ce moment là, l'autre femme se retourna avec un grand sourire :

« On va dire que je n'en avait que l'air. »

Pas très convaincante la réponse, mais la marine fit mine d'y croire histoire de ne pas ennuyer la blessée qui devait en avoir bien assez. Et puis de toutes façons, s'inquiéter dans ce genre de situation ne mènera à rien. Mais Leïla gardera quand même un oeil sur elle, donc elle décidé de rester avec elle, de la suivre, de l'aider, tout le tralala quoi... Elle poursuivit :

«  Bon et bien, maintenant que je suis debout, et comme neuve, je pense qu'il vaudrait mieux continuer d'avancer, c'est qu'on a pas beaucoup de temps pour faire la distance, et marcher jour et nui sans jamais se reposer ce n'est pas ce que je préfère, tant qu'à faire des pauses, autant qu'elle soient longues ! Donc... Je ne sais pas pour toi, mais je pense que je vais aller par... »

Elle fit un petit tour sur elle-même pour enfin désigner une direction du doigt et souriant :

« Là ! En espérant que mon magnifique sens de l'orientation ne me trompe pas. Ce qu'il fait rarement, d'ailleurs, heureusement. Tu peux me suivre si tu veux, c'est avec grand plaisir que j'accepte d'avoir de la compagnie, je suis du genre bavard, et j'aime parler en marchant. Et puis, je pense que dans une situation pareille, c'est préférable de rester en groupe. On se défend toujours mieux à plusieurs. Enfin, d'après moi. Je ne suis peut-être pas la meilleure conseillère d'ailleurs... Mais je débrouille, comme dans partout un peu. Bon bah... C'est parti hein ! »

Ah bah oui, c'est vrai qu'elle parle beaucoup celle-là ! Tellement qu'à la moitié de se phrase, la marine était partie devant, sachant bien qu'elle serait suivie. Leïla marchait, Pepito sur son épaule, proche de son oreille. Comme s'il voulait lui susurrer quelque chose, mais rien ne sortait. C'était un chat après tout, s'attendait-elle à l'entendre parler comme un humain ? Ce serait bien parfois... Sinon, la jeune femme venait d'arriver à la hauteur de la blonde, elle lui dit donc :

«  Et ton nom c'est ? Je suis du genre bavarde d'habitude aussi, mais j'en ai plus que ras le bol de ce jeu. Plus vite on aura trouvé qui est derrière tout ça, plus vite je pourrais me défouler sur eux, plus vite je quitterai cette île de fou. »

Elle avait dit ce qu'elle avait à dire, si cette femme lui adresse quelques mots sur le chemin, elle les entendra, mais rien ne justifiera le fait qu'elle ne l'écoutait pas. Elle pensait à pleins de choses, de bonnes choses, de mauvaises choses. Elle était en train de se dire que la première personne qu'elle éclatera ce sera le Joker, c'est comme ça qu'elle l'avait surnommé. Il avait un déguisement de Joker, alors ce surnom le définissait assez bien. Il ne restait plus qu'à prier pour que d'ici là, elle ait récupérer ses armes. Et aussi qu'il ne soit pas trop fort, si possible.

Leïla repensa à ce chat, sérieusement, comment l'avait-il retrouvée ? Ce chat est bourré de mystère, qu'il sache parler n'aurait pas été une si mauvaise chose. Il lui expliquerais ô combien la vie de chat peut être facile ou invivable. Il lui dirait s'il voyait en couleur ou non, quelles sensations il ressentais, quelles odeurs il sentais là juste à cet instant. Ou alors il serait muet comme une carpe, timide ou insensible, même si je ne suis pas sûre à 100% qu'un chat puisse ressentir ce genre d'émotion.

Assez parler de chat, parlons plutôt de la réalité. Cela faisait une bonne heure que les deux femmes marchaient, Leïla ignorait si on lui avait adressé la parole, elle ne faisait pas attention. Elle tourna sa tête en direction de son accompagnatrice, même si c'était plutôt elle qui l'accompagnait. Elle semblait parler, la marine ne captait aucun sons. Elle haussa les épaules en souriant bêtement à l'autre jeune femme qui devait la prendre pour une folle.

Devant elle il y avait... De nouveau ce type ! Celui qui lui souriait, ce fou, ce délicat, ce gentil, cet homme semblant si chaleureux... Il avait des cheveux blonds, une boucle d'oreille à l'oreille gauche de couleur saphir, magnifique. De beaux yeux bleus pour combler le tout ! Il portait une chemise bouffante et par dessus une veste orange-brune à carreaux avec en dessous un pantalon en tissu brun foncé. Il avait vraiment la classe comme ça.

Spoiler:
 

Il semblait nous attendre, tous les trois. Oui, « trois » car à sa vue, Pepito réagit d'une façon assez étrange. Il sauta de l'épaule de la blonde et courût jusqu'à l'homme présent à environ cinq mètres des deux comparses. Il était assis sur une chaise avec devant lui une table sur laquelle était posé un jeu de carte. Le chat sautilla jusqu'à la table et fit un bond sur celle-ci, en effleurant les cartes de sa queue lorsqu'il sauta dans les bras du jeune homme. C'était très surprenant... L'homme dit :

«  Hauru, enchanté. Ce petit bonhomme et moi on se connaît déjà, c'est moi qui l'ai conduit jusqu'à toi, Leïla. Et toi tu devrais être Syu, n'est-ce pas ? il afficha un sourire béat puis reprit Je ne vous veux aucun mal, juste vous proposer un petit jeu auquel vous avez le choix entre y jouer ou non. Mais regarder bien autour de vous, il serait préférable d'y jouer sans broncher.  »

Il sourit généreusement, sadiquement. Il faisait peur avec cette tête là. Autant il pouvait sourire comme un ange, autant il pouvait être diabolique. Mais Leïla sentait qu'il n'étais pas méchant, qu'il ne leur voulait aucun mal. Pourquoi ? C'était comme ça, un point c'est tout ! Elle allait quand même jouer à ce jeu parce qu'après avoir regarder autour d'elle, elle vit une cinquantaine, si pas plus, de gars cachés dans les arbres avec leurs fusils braqués sur elles. C'était assez convaincant. Elle jeta un regard vers Syu puis redirigea ses yeux vers Hauru et fit signe de la tête qu'elle était d'accord en approchant de lui en marchant.

Pendant qu'elle était en train d'approcher, l'homme sourit et énonça :

«  Ce jeu est très simple, il y a ce jeu de cartes devant moi. Vous allez en prendre chacune une, puis vous me les rendrez et vous allez devoir retrouver la carte dans un périmètre délimité par les lignes blanches au sol. juste à ce moment là, des bandes blanches dont on ne voyait pas la fin apparaissaient sur le sol. Vous voyez ? Bien. Si vous franchissez ces lignes, vous serez fusillée. Tout le jeu de carte sera répartit dans ce terrain, si vous tombez sur une mauvaise carte, vous aurez des surprises... Votre récompense sera de retrouver vos armes qui sont juste là. il désigna du doigt la caisse contenant les armes de tous les participants Voilà, à vous de jouer »

C'était assez.... Simple comme truc. Juste retrouver sa carte et ensuite récupérer ses armes. Mais ces « surprises » pouvaient être assez surprenante, comme ce jeu d'ailleurs. Il n'aurait pas pût juste laisser la caisse et repartir tranquillement non ? Bon, Leïla s'approcha, ainsi que Syu. D'ailleurs, elle se demandait bien comment il connaissait leurs deux prénoms. M'enfin, ce ne serait pas étonnant que le créateur de ce jeu de fou ait, avant de kidnapper ses participants, récolter des informations sur chaque personne qu'il voulait dans son jeu. Du coup, peut-être qu'il savait que Leïla faisait partie de la marine.... Ca ne ferait pas son affaire ça par contre mais elle ne savait rien y faire alors autant laisser couler.

Une fois arrivée devant la table, Hauru étala son jeu de carte sur la table, face cachée. Leïla en saisit une. C'était le trois de coeur. Elle espérait que cette carte lui porterait chance. La marine n'eut pas le temps de voir la carte de Syu, elle ne l'avait plus en main. Enfin si, mais elle était en train de brûler. Celle de Leïla fit pareil. Les deux cartes étaient en train de se consumer dans leurs petites mains. Elles les laissèrent tomber par terre en même temps, celle de la jeune femme était déjà partie en fumée tandis que celle de la marine ne l'étais pas encore. 3, 2,1, plus de cartes.... Comment elles allaient faire si les cartes étaient parties en fumées ? La marine lança un regard agressif à Hauru, il haussa les épaules et rétorqua :

«  Pas la peine de me regarder comme ça, ces cartes n'ont pas disparues je t'assure ! Elles sont juste quelque part, ici...  »

Okay, si ce qu'il dit est faux, elle le tuerait en lui arrachant le foie. Et puis de toutes façons, c'est pas comme si elle avait le choix entre chercher cette foutue carte ou non. Alors autant se prêter au jeu histoire de voir comment les choses évolueront. Elle jeta un dernier regard noir à Hauru avant de tourner les talons et de partir à la recherche de ce trois de coeur. Elle marcha quelques mètres, pour que plus personne ne la voie et pour qu'elle ne voie plus personne. Enfin, il y avait toujours ces fusilleurs en dehors des limites qui la voyait, mais c'était un détail à exclure de sa tête.

Elle cherchait : dans les arbres, en hauteurs, cachés sous les feuilles, sous une grosse branche d'arbre, les premières cartes qu'elle trouvait été face cachée. Elles devaient sûrement toutes être disposées de cette façon histoire de corser les choses. La marine n'osait pas les retourner, par peur de la surprise évidemment. Mais après un moment, elle se dit advienne que pourra et saisit une carte se trouvant sur une branche d'un arbre. Y avoir accès était facile pour elle, je passe les détails.

Quand elle prit cette carte en main, elle la retourna délicatement avant que la branche de se casse, qu'elle tombe par terre. Sol qui était en fait un trou... C'était vraiment banal comme piège jusqu'à ce que les murs commence à se rapprocher de plus en plus l'un de l'autre. Leïla se transforma en hybride pour sauter de mur en mur et s'extirper de ce trou. Et vu qu'elle n'aimait pas vraiment cette forme hybride, elle reprit sa forme originelle dès qu'elle fût sortie du piège. C'était vraiment... Stupide ce jeu !!!

Alors là ! Plus jamais elle se fera prendre hein. Une autre carte.... C'était vraiment tentant de la retourner, aller juste à moitié, la retourner à moitié avec un bâton, ça devrait aller non ? A peine effleurée qu'un homme déguisé en ninja tomba d'un arbre. Au moins elle savait que ce n'était pas le trois de coeur... C'était le huit de pique je crois. Enfin bref, toujours était-il qu'il y avait un ninja devant elle et qu'elle devait le battre. Et vu qu'elle n'est pas très forte en combat, ça risquait d'être compliqué. Quand elle l'eût vu, elle se saisit et s'il elle avait eu des poils, ils se seraient hérissés. Elle saisit une branche au hasard et frappa l'homme. Bien sûr, il ne peinait pas à esquiver. Puis elle commença à courir en espérant le semer mais il était toujours derrière elle. En jetant un coups d'oeil derrière elle ne le vit plus donc elle se sentit soulagée. Mais il était juste devant elle. Elle freina pour s'arrêter et s'arrêta à quelques centimètres à peine de l'homme masqué. Leurs bouches se touchaient presque, la marine mit ses mains sur la sienne en reculant contre un arbre ( qu'elle n'avait pas vu ) avec son visage tout rouge. Puis elle s'écroula contre l'arbre pour se remettre de ses émotions.

L'ennemi n'avait pas bougé d'un poil. Il la regardait d'un regard totalement neutre, sans aucune émotions. Ensuite il sortit le petit katana qu'il tenait à la ceinture et fonça vers Leïla. Il lui asséna un coup qu'elle évita juste en bougeant la tête, par chance. Mais il avait quand même tranché l'élastique qui tenait ses cheveux attachés ce jour là. Sa lame avait fini coincée dans le tronc de l'arbre. Et pendant qu'il essayait de l'en extirper, Leïla lui donna un bon coup de pied là ou ça faisait bien mal. En se faufilant en-dessous de l'homme pour s'enfuir elle laissa s'échapper un « Désolé ! ». Puis à à peu près deux mètres du ninja, Leïla remarqua qu'il avait des kunais attaché à sa cuisse droite. Elle se retourna pour saisir tous ceux qui se trouvait attaché là. Parmi les cinq qu'elle avait pris, elle en planta deux dans le dos de l'homme qui s'effondra par la suite. Elle l'avait fait avec regrets, blesser quelqu'un n'a jamais été une partie de plaisir pour elle. La marine était partie en courant, comme une voleuse. En regardant derrière elle, elle vit le ninja sauter dans un arbre et sortir de la limitation de terrain. Au moins, elle ne l'aurait plus sur le dos.

Maintenant, oserait-elle encore toucher à une carte ? Peut-être qu'elle aurait de la chance... Et puis elle n'avait pas le choix, elle devait trouver sa carte et pour ça, retourner les cartes, quelles qu'elle soient... Il y en avait une là-bas, au creux d'un tronc coupé. Elle la prit doucement, délicatement, comme une fleur qu'on a peur de casser. Mais cette foutue carte n'étais qu'un deux de carreau ! Pas un trois de coeur. Et c'était bizarre parce que rien ne lui était arrivé... « BOUUUM » La carte avait explosé dans les mains de Leïla. Ses mains étaient maintenant brûlée au troisième degré. Elle hurla de douleur, elle n'allait plus pouvoir rien faire maintenant ! Elle regarda autour d'elle et elle vu un petit ruisseau, sûrement le même que tout à l'heure. Elle s'empressa de le rejoindre et plongea ses mains dans l'eau. Elle cria de nouveau, ça lui faisait vraiment trop mal. Elle resta bien quelques minutes comme ça, dans l'eau. Elle retira doucement ses mains, ça la piquait super fort. Douloureux. Comment est-ce qu'elle allait se débrouiller pour chercher les cartes ou même se battre !? Elle était dans la merde là... Et s'il y avait pleins d'autres cartes comme ça ? Ca devait sûrement être le cas !


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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Sam 21 Juil - 5:43

Syu venait tout juste de retrouver sa compagnonne, elle arrivait tout juste près d’elle que celle-ci lui adressa déjà la parole. Au moins elle pouvait être sûre que la blonde avait été réceptive aux paroles qu’elle avait prononcées plus tôt. Elle avait toujours le chat sur son épaule, qui avait l’air de bien l’aimer d’ailleurs. C’était rare pour un homme d’être si proche avec un animal. Ou du moins, la pirate avait rarement eu l’occasion d’en voir de ses propres yeux. Surtout à un chat. Encore, des amitiés avec des chiens en tout genre, cela paraissait commun. Des chats, c’était déjà plus rare. Mais ce qu’elle n’avait encore jamais vu, c’était se lier avec des animaux exotiques, comme des chèvres, des lapins, ou autre animaux du genre. Il n’en restait pas moins que, captiver par le chat et par ses pensées surtout, elle n’écouta qu’à moitié ce que lui disait la blonde. Mais bon, elle comprit le principal. Plus précisément :

« Et ton nom c'est ? Je suis du genre bavarde d'habitude aussi, mais j'en ai plus que ras le bol de ce jeu. Plus vite on aura trouvé qui est derrière tout ça, plus vite je pourrais me défouler sur eux, plus vite je quitterai cette île de fou. »

La jeune fille haussa les épaules, ce jeu ne la dérangeait pas tant que ça en fin de compte… Elle était peut-être un peu folle sur les bords. C’était d’ailleurs plus que certains. Elle aimait risquer sa vie en fait, ce pouvait être inquiétant, très inquiétant. Surtout lorsqu’elle venait de frôler la mort. C’était pénible à gérer ça, très pénible. Certains pourraient même aller jusqu’à croire qu’elle était suicidaire, mais non, au contraire, elle était tout sauf suicidaire ! Elle aimait juste les jeux dangereux, mettant en péril son existence en ce monde. Elle n’était pas masochiste pour autant bien sûr, mais bon… Chacun ses préférences en matière de jeu après tout. Celui-ci l’intéressait d’autant plus qu’il était original, elle n’avait jamais entendu parler de choses similaires. Et pourtant, elle faisait très attention aux actualités, certaines pouvaient être… Très intéressantes.


« Moi c’est Syu, mais j’aime bien ce jeu. Fin, oui et non, je l’aime et je ne l’aime pas… Enfin c’est bizarre. Mais au moins, il ne m’embête pas autant que toi. Tu as l’air bien énervée… Bon, c’est sûr que dans un sens, on nous a emmenées içi contre notre gré après tout. Donc bon, je t’aiderais bien à retrouver les organisateurs. Enfin… Si je ne suis pas morte d’içi-là. »

Après avoir prononcé ces quelques phrases, Syu s’attendit à avoir une réponse de la part, mais après quelques minutes où elle attendit, tournant la tête pour regarder la blonde, cette dernière se contenta d’arborer un grand sourire béat pour répondre à la pirate. Ah. Parler de mort, ça la faisait sourire. C’était étrange. Sur le coup, la jeune fille fut si surprise qu’elle en resta bouche bée quelques minutes. Réaction des plus surprenantes. Alors cette fille, la blonde, était peut-être encore plus folle que Syu en fin de compte. Intéressant… Très intéressant. Elles allaient peut-être bien s’entendre une fois sorti de ce jeu, enfin, du moins la pirate l’espérait, dans une situation pareille, il valait mieux des amis que des ennemis. Dans toutes les situations c’était le cas d’ailleurs…

Au moins une heure passa, silencieuse. Les deux femmes marchaient côte à côte, évitant les branches lorsqu’il y en avait. Syu, plonger dans ses pensées ne s’occupait même plus de sa camarade qui l’était aussi, dans ses pensées. La pirate, elle, pensait à ce qu’elle allait bien pouvoir faire une fois le jeu finit. Il fallait qu’elle se trouve un équipage peut-être. La vie qu’elle menait en solitaire était certes passionnante, mais si elle trouvait un équipage digne de ce nom, elle le rejoindrait certainement. Si on lui demandait du moins. Ce n’était pas son genre de s’inviter comme ça, voyons. Enfin bref, elle en avait un peu marre de marcher. Elle aurait presque préféré courir. Surtout que le silence pesant n’arrangeait rien. Du coup, Syu recommença à parler. Elle dit un peu n’importe quoi. Et cette fois encore, elle s’attendait à une réponse de la part de la blonde. Et une nouvelle fois, cette dernière ne lui adressa qu’un grand sourire pour toute réponse. Bien… Elle ne l’écoutait pas. Ça ne dérangeait pas trop la pirate qui avait souvent l’habitude de parler toute seule, mais bon, c’était un manque de politesse de la part de sa comparse. Syu haussa les épaules, après tout elle faisait ce qu’elle voulait, la blonde. Et c’est tout en se disant ça, que devant elles un homme à l’air tout à fait charmant apparu. Apparaitre, c’est un bien grand mot, il avait plutôt l’air de les attendre.

Il avait des cheveux blonds, des yeux bleus. Jusque-là, il ne sortait pas de l’ordinaire. Peut-être que seul le style vestimentaire pouvait le différencier des autres hommes blonds à yeux bleus. Il portait un large manteau à carreaux qu’il n’avait que déposer sur ses épaules, comme une cape en quelques sortes. En dessous, il avait une chemise blanche, et un pantalon noir classique. Il avait également une boucle à l’oreille gauche, assortie avec son collier. Une jolie pierre bleue. Pour aller avec ses yeux certainement. La pirate préférait largement le style vestimentaire de celui qui avait organisé tout ça, il avait plus… D’originalité. Mais on pouvait bien donner ça au nouveau venu, il avait un air d’ange. Et tout à fait inoffensif, aussi. Et pourtant… Il ne fallait pas se fier aux apparences. Enfin, du moins Syu le pensait, surtout dans un jeu pareil. Ce qui rajoutait encore plus à son air gentil fut la réaction du chat de la blonde. Il marcha rapidement, pour ne pas dire courir, vers cet inconnu que lui avait l’air de connaitre, et lui sauta dans les bras. La pirate se contenta de lever un sourcil pour toute réaction, p’tête qu’il avait une odeur d’herbe à chat. C’est à ce moment qu’elle aperçut, poser en face de l’homme sur la table devant laquelle il était assis, un jeu de carte. Avant qu’elle n’ait put esquisser un quelconque geste, il commença à parler.


« Hauru, enchanté. Ce petit bonhomme et moi on se connaît déjà, c'est moi qui l'ai conduit jusqu'à toi, Leïla. Et toi tu devrais être Syu, n'est-ce pas ? Je ne vous veux aucun mal, juste vous proposer un petit jeu auquel vous avez le choix entre y jouer ou non. Mais regarder bien autour de vous, il serait préférable d'y jouer sans broncher. »

Aaah, alors comme ça, la blonde s’appelait Leïla. Pourquoi pas. Et lui, Hauru. C’était moins joli tout de suite. Ses parents avaient sûrement envie d’aller dans l’originalité en choisissant ce prénom. Par contre, elle ne savait pas comment lui savait son nom. Sûrement rien d’étonnant vu qu’il participait à l’organisation de ce jeu. La preuve en est qu’il en propose un lui-même. Syu se retint de sautiller sur place en tapant des mains d’excitation. Enfin elle allait faire autre chose que marcher idiotement dans la forêt. Bon, après, le jeu pouvait aussi très bien ne pas lui plaire. Ce qui était une possibilité à bien envisager. Surtout en voyant le sourire un peu… sadique qu’affichait l’homme. Ça devait bien l’amuser lui aussi tiens. Ce qui pouvait paraitre logique. De l’extérieur, ce devait être passionnant de voir ça. De l’intérieur… C’était un peu différent. Surtout du point de vue de ceux qui mourraient. De toute façon, elles ne pouvaient qu’accepter toutes les deux, alors Syu se contenta de sourire pour montrer qu’elle était d’accord pour faire ce qu’il dirait. En voyant cela, Hauru sourit à nouveau, et continua de parler.

« Ce jeu est très simple, il y a ce jeu de cartes devant moi. Vous allez en prendre chacune une, puis vous me les rendrez et vous allez devoir retrouver la carte dans un périmètre délimité par les lignes blanches au sol. Vous voyez ? Bien. Si vous franchissez ces lignes, vous serez fusillée. Tout le jeu de carte sera répartit dans ce terrain, si vous tombez sur une mauvaise carte, vous aurez des surprises... Votre récompense sera de retrouver vos armes qui sont juste là. Voilà, à vous de jouer. »

Pendant qu’il parlait, la pirate avait pu admirer l’apparition des lignes blanches dont il parlait. Elles avaient l’air d’ailleurs très loin quand même. A part ça, le jeu était simple. Mais Syu était prête à parier que les ‘surprises’ dont il parlait risquaient de les tuer toutes les deux. Le principe plaisait assez bien à la pirate sinon, bien qu’elle n’ait aucune chance de trouver la bonne carte avant plusieurs heures. Et puis surtout, il avait montré la caisse où était son sac. Et son sac l’intéressait beaucoup. Il lui manquait presque, comme un ami. Après tout, elle l’avait depuis longtemps, ce sac… Et encore mieux, il y avait surtout du chocolat dedans. Elle pourrait s’en nourrir pour tenir le jeu si la faim la tenaillait trop. Mais pour le moment, elle devait penser à gagner. Et pour cela, il fallait déjà qu’elle choisisse une carte. Elle s’avança ainsi calmement avec Leïla devant la table, sur laquelle il avait préalablement étalée son jeu, toutes les cartes face cachée bien sûr. Syu prit la sienne. Un sept de pique. Ça correspondait assez bien à la pirate après tout. Elle espérait que le hasard lui ai fait un cadeau cette fois-là. Elle relevait la tête et allait rendre la carte quand celle-ci se mit à produire des flammes. Histoire de ne pas se brûler, elle la laissa tomber au sol, la regardant se consumer doucement. Celle de Leïla était réduite au même sort d’ailleurs.

« Pas la peine de me regarder comme ça, ces cartes n'ont pas disparues je t'assure ! Elles sont juste quelque part, ici... »


Syu releva la tête en entendant cette phrase. Elle espérait bien qu’elles n’avaient pas disparues, les cartes. Sinon ça signifiait qu’elles ne pourraient pas gagner. Ce qui était embêtant, en soi. Mais bon, le jeu avait commencé là, donc il fallait qu’elle se mette au boulot. Comme c’était un jeu classique qui comportait 52 cartes, elle avait du boulot. Partant du côté opposé à celui de Leïla, elle tomba rapidement sur une carte. Elle la prit et la retourna. C’était un valet de trèfles, dommage. La pirate attendit quelques secondes sans bouger, s’attendant naïvement à ce que quelque chose lui tombe dessus ou autre. Et bien non. Surprise, elle se décala d’un pas. Et c’est ce moment qu’attendait une cage camouflée au sol pour se refermer sur elle. Au détail près qu’il n’y avait pas de barreau au-dessus d’elle. Une broutille alors. Il lui suffisait de voler. C’est ce qu’elle fit d’ailleurs, et elle ressortit sans problème. Un peu déçue sur le coup, elle finit par hausser les épaules, c’était peut-être une chance pour elle.

Elle continua à marcher un peu au hasard, et finit par tomber sur une nouvelle carte. Elle était au milieu d’un terrain d’herbe et de feuilles assez épais. Des herbes hautes en quelques sortes. Au milieu d’une forêt… Bien sûr. Sans se poser plus de questions inutiles, elle prit la carte et la retourna comme la fois précédente. Cette fois, c’était un as de carreaux. Elle allait repartir quand son pied commença à s’enfoncer profondément dans la terre. Sans faire un mouvement de plus, Syu leva les yeux au ciel. Manquait plus que ça, des sables mouvants. Là, elle était mal. Très mal. Jamais au cours de ses aventures elle n’avait été confrontée à la dure épreuve qu’est celle de se sortir des sables mouvants. Elle s’enfonçait de plus en plus, à présent les sables lui arrivaient aux genoux. Embêtant, très embêtant. Pendant un instant elle essaya de voler, comme elle savait si bien le faire, mais ce… truc, l’aspirait vers le bas, et elle n’avait pas la force de s’en extirper. Elle s’enlisait toujours plus lorsqu’elle aperçut non loin d’elle une racine sortant du sol. Sauf qu’elle était trop loin, cette racine. La jeune fille posa sa main sur son menton pour réfléchir. Une idée lui vint à l’esprit. Il y avait peu de chance que cela réussisse, mais qui ne tente rien n’a rien, comme on dit.

Dans un effort considérable, elle retenta de voler. La sueur commençait à perler à son front quand enfin, elle s’extirpa de plusieurs centimètres. Elle esquissa un léger sourire et se coucha littéralement sur les sables mouvants. En s’étalant ainsi de tout son long, elle réussit à attraper la racine, mais tout juste. Ayant gardé ses mains à l’air tout ce temps, elles n’étaient pas glissantes, lui assurant une prise solide. Elle souffla quelques secondes, sentant cette fois son corps entier s’embourber. Quelle sensation désagréable tout de même te se sentir ainsi tirer vers le fond. Elle resta encore un moment dans cette position avant de tirer de toutes ses forces pour se ramener près de la branche. Ce fut plus compliqué qu’elle ne l’avait pensé, elle réussit à peine à s’avancer de cinq centimètres. Elle avait la mauvaise impression de s’épuiser pour rien. Mais bon, c’était mieux que mourir pour annihilation de sable par les narines, et ainsi obstruction des voies respiratoires. S’ensuit alors une longue asphyxie où, ayant fermé les yeux, le sable ça fait mal, tu n’as d’autres choix que de souffrir dans le noir et en silence. Un moyen vicieux pour tuer quelqu’un quand même. Ça avait le mérite de ne laisser aucune trace. Et Syu voulait en laisser, elle ! Alors elle continua de se tirer, inlassablement. Petit à petit elle s’extirpa des sables.

Le temps qu’elle en sorte, elle eut l’impression que ça durait des heures. Elle commençait sérieusement à avoir mal aux bras alors qu’elle n’était qu’à moitié sorti. Et pourtant, elle continua à se hisser. Au final, toute cette histoire dû bien lui prendre trois quarts d’heure de son temps tellement l’opération s’était révélée compliquée. Finalement, elle s’assit sur la racine qui l’avait sauvée. Essoufflée et transpirante, elle se dédia une pause d’une dizaine de minutes. C’est à ce moment précis qu’elle se rendit compte que la nuit commençait à tomber. Là, elle était encore plus mal. Abandonnant à contrecœur sa pause si méritée, elle se releva et repartit à la recherche d’autres cartes. Après quelques minutes de marches, elle en trouva une nouvelle. Elle souffla un grand coup avant de la regarder longuement. Comme si elle voulait voir la face cachée sans avoir à la retourner. Mais bien sûr, elle n’avait pas de pouvoir incroyable ni rien. Donc, après cinq bonnes minutes, elle se décida à la retourner. Bien sûr, comme ce ne pouvait pas être simple, elle tomba sur le roi de cœur.

Au moment où elle avait posé ses yeux sur la carte, une trappe dans l’arbre au pied duquel était le roi de cœur s’ouvrit, en face de la tête de Syu. De là partit une flèche. Rapide, meurtrière. Mais bien sûr, la pirate avait prévu le coup cette fois. Elle se jeta au sol avant même que l’objet n’est le temps de filer à toute vitesse vers sa tête. La jeune fille attendit quelques minutes, par terre, histoire d’être sûre qu’aucune autre mauvaise surprise ne l’attendait. Elle se releva, s’épousseta un peu pour enlever la poussière qui était sur sa robe, puis fit un pas en arrière. Sous son pied, elle eut la sensation qu’une petite plaque se déplaçait en même temps qu’elle. Elle eut à peine le temps de se dire que c’était très mauvais, que de tous les arbres aux alentours sortit une flèche. Comme il faisait sombre, elle ne put pas tout esquiver. Et c’est comme cela que quatre ou cinq flèches la touchèrent sur les dix envoyées. Une effleura sa joue, l’autre son bras, une autre fit une grosse entaille sur sa cuisse gauche, une autre encore faillit se planter dans sa main, mais se contenta de faire une profonde éraflure sur sa paume. La dernière avait fait une profonde balafre tout le long de son abdomen. La douleur la fit gémir, et elle se laissa tomber au sol, serrant sa blessure.

Elle resta un moment dans cette position, attendant qu’elle souffre un peu moins. Au bout d’un moment, elle refit la même action que pour son crâne, qui allait déjà mieux d’ailleurs. Cette fois elle déchira un assez grand pan de sa robe pour qu’il puisse faire le tour de son ventre. Sa robe ne lui servait presque plus à rien, à part à la couvrir sur le haut peut-être. Mais bon, ça ne la dérangeait pas pour autant. Elle se banda l’abdomen en serrant bien pour que le sang arrête de couler. Si elle continuait comme ça, elle allait finir par tomber dans les pommes à cause de la trop grande perte de sang. Elle se releva vite après ça, elle ne voulait pas rester au même endroit trop longtemps, et il restait encore beaucoup trop de carte à trouver. Elle n’en avait trouvé que trois, et du côté de Leïla ce ne devait pas être très différent. Elle partit d’un bon pas malgré la douleur, la plaie était profonde, mais aucune artère n’avait été touchée, une chance pour Syu. Il ne lui fallut faire qu’une petite dizaine de mètres avant de trouver une nouvelle carte. Carte qui était au centre d’une clairière. La pirate se méfia un instant, elle ne voulait pas tomber sur un nouveau piège aussi dangereux que les précédents. De tous, elle avait préféré le premier, au moins il ne l’avait ni épuisée, ni blessée. Mais bon, elle se doutait dès le début qu’ils ne seraient pas tous comme ça.

Elle avança lentement vers le bout de papier au sol. Elle ne lâcha pas des yeux la carte, comme si c’était elle qui allait la tuer. Ce serait peut-être le cas d’ailleurs. Elle s’agenouilla devant avant de délicatement la prendre entre ses doigts pour la retourner. Un petit espoir au fond que ce serait celle qu’elle cherchait. Et bah c’était raté. Cette fois, c’était le cinq de pique. Arf. Qu’est-ce qui allait lui tomber dessus cette fois ?

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Leïla Kagura
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Jeu 26 Juil - 3:58



Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence...



Non mais j'y crois pas ! Elle m'avait oublié. Je ne suis peut-être qu'un chat mais quand même, ça n'se fait pas ! Depuis qu'elle était tombée dans ce trou bizarre, elle ne faisait plus attention à moi. Du coup, j'avais arrêté de la suivre hein parce que ça m'énerve quand on ne me remarque pas. J'ai besoin d'attention, c'est comme ça les chats. J'ai pleins d'amis qui pourront vous le dire. Enfin pas vraiment, je n'ai pas d'amis. Tout le monde avait peur de moi, parce que j'étais noir. Mais les chats noirs ça cours les rues alors pourquoi juste moi ? Peut-être parce que j'arrête pas de foutre la merde partout où je passe mais c'est pas une raison je trouve ! Et Leïla, elle qui ne savait rien de moi m'a sauvagement attaqué. Au début, et je ne vous le cache pas, je ne l'aimais vraiment pas. Elle est trop folle ! C'est pas naturel d'attaquer les gens quand ils sont en train de dormir. A partir du moment où elle m'a nommée « Pepito » ça a changé. L'autre boulanger il m'appelait Eclair, soit disant parce que c'était ce que je préférais manger. Mais que neni ! C'est juste que c'est la seule chose qui me donnait à manger du coup j'avais pas le choix et comme j'étais la plupart du temps affamé, ben je mangeais. Tirer des conclusions aussi hâtives n'est pas bon pour la santé ! Donc, maintenant je l'aime bien. Et puis elle prend soin de moi aussi, elle me fait des câlins, elle est contente de me retrouver quand j'apparais par magie, c'est génial ce genre de situation. Je me sens important à ses yeux. Mais peut-être que ce n'est que mon imagination. Et en plus elle sait se transformer en moi version grande ! On est fait pour s'entendre, il n'y a pas de doute là-dessus.

Bien, revenons-en au fait ! Je me suis fait embarqué dans ce jeu bizarre à cause d'elle. C'est n'importe quoi ce jeu d'ailleurs ! Je risque d'y laisser la vie et je ne le veux surtout pas ! Mais en même temps, ça me change un peu de mon quotidien. Errer dans la rue n'est pas mon passe temps favori, à vrai dire je préfère l'aventure et les sensations fortes ! En fait ce n'est pas une si mauvaise chose d'avoir été entraîné là-dedans. Mais si je pouvais survivre, ce serait bien et Leïla aussi par la même occasion. Et sa nouvelle amie aussi, Syu je pense. C'est Hauru qui l'a dit donc ça doit forcément être vrai. Ah ! Parlons-en tiens, d'Hauru. C'est vraiment un chic type. Il m'avait dit où chercher et trouver mon amie. Il n'a pas un mauvais fond ce gars, je suis sûr à 100% qu'il va les aider. Après, la façon dont il le fera ne me regarde pas. Et puis les caresses qu'il m'a donné sur la table étaient sensationnelle ! J'ai pas pu m'empêcher de lui sauter dessus parce que j'étais content de le revoir. En plus il avait la caisse qu'il portait avec lui, et il semblerait qu'elle soit d'une grande utilité pour Leïla. On verra à quoi son contenu sert plus tard.

Je m'étais réfugié dans un arbre, histoire de pas tomber dans un piège stupide ou autre chose du genre. A un moment il y eût un hibou qui m'avais regardé bizarrement. Je lui ai lancé mon regard de la mort qui tue en hérissant mes poils puis il a fait un 360° avec sa tête. Ca m'a fort surpris. Et après il s'est envolé. Ah oui un petit détail, c'était la nuit. Elle est arrivée soudainement, ça m'avait étonné. Enfin, c'est pas comme si j'avais fait attention au soleil.

Je me demandais où était Leïla alors je suis descendu de mon arbre pour aller faire un tour. Je sentais son odeur, elle était très forte. Ca sentait le brûlé aussi. Je suivais l'odeur pour voir où ça menait. Elle était là, devant moi. Pourquoi est-ce qu'elle marchait les mains en l'air ? En plus, elles étaient toutes brûlées, ses mains. Je m'approcha d'elle et lui sauta sur l'épaule par derrière. Elle avait l'air surprise mais après elle m'adressa un grand sourire. Sur son visage je voyais aussi de la douleur. Ca devait être ses mains qui lui faisaient mal, pour sûr ! J'ai donc miaulé à son oreille pour la rassurer, mais je doute que ça ait fonctionné. J'ai remarqué qu'elle aurait bien aimé me caresser la tête mais lorsqu'elle m'a effleuré avec un doigt, elle a gémit et a rétracté sa main vers son torse. Ca avait l'air de lui faire encore plus mal d'avoir fait ça.

Du coup, j'avais décidé que je dirigerais les opérations. Elle devait trouver des cartes à ce que j'avais compris. Alors j'allais lui montrer le chemin. Et c'est ces mêmes cartes qui l'ont abîmée ainsi ? Je ne devais donc pas m'en approcher. J'avais sauté de son épaule pour lui montrer de me suivre. Elle esquissa un sourire sincère, ça me touchait vraiment. Elle avait l'air de me faire confiance alors qu'on ne se connaissait que depuis quelques heures, magnifique. Et puis pour avoir confiance en un chat, fallait vraiment être dérangée. Heureusement que c'est son cas. Je fouillait par-ci par-là sur le chemin que nous avions emprunté. C'était la nuit alors je savais mieux voir qu'elle, je suis un nocturne moi madame ! Pas un humain qui ne sait voir que quand il y a de la lumière. Mes yeux étaient adaptés à ce genre de situation, j'avais l'habitude. L'heure devait être proche de minuit, je le sentais. Ca faisait quelques heures qu'on cherchait sans rien trouver. Il y a quand même 52 cartes dans un paquet non ? Alors il devrait y en avoir un peu partout. Ou alors le terrain était trop grand pour qu'on puisse dire ça.

Il y en avait une. Dans une clairière. Ca semblait trop facile. Mais il fallait quand même aller voir si c'était celle de Leïla ou non. Je ne savait pas du tout laquelle était la sienne. Et puis je ne sais pas lire. Mon rôle est juste de chercher, trouver et retourner les cartes. Puis de m'enfuir en courant pour me mettre à l'abri d'une quelconque attaque subtile. Cette prairie avait des herbes plutôt hautes. Tellement qu'on ne voyait que ma queue dépassé. Elle était éclairée par des centaines de lucioles, c'était vraiment magnifique. Mon amie ne semblait pas partager le même émerveillement que moi. Elle arborait un visage terne et rageur. Elle ne devait pas être contente pour une certaine raison. J'espérais qu'elle n'allait pas s'énerver sur moi, ce qu'elle n'a évidement pas fait.

Donc, la carte était posée à même le sol. Qu'est-ce que ça cachait ? Eh bien... Je n'osais pas la retourner. Plein de courage, je sortis les griffes de ma patte droite et retourna délicatement la carte. Meïla était penchée au-dessus de moi pour voir la carte, de là, je pouvais voir tous ses seins. Mais c'était un détail inutile. Elle murmura :

«  Le quatre de trèfle hein...  »

Ni une, ni deux secondes plus tard, j'étais déjà à l'autre bout de la prairie. Assis sur une souche d'arbre en attendant de voir la suite des événements. J'étais inquiet pour Leïla, c'était quand même lâche de ma part de faire ça. Mais si elle s'attendait à ce que moi, un petit chat frêle et fragile prenne des risques à sa place, elle se mettait le doigt dans l'oeil. Elle était penchée en avant, ses mains avaient retrouvées leur place initiale. C'est à dire, en bas. Puis d'un coup le sol commença à trembler, les herbes à vibrer, quelque chose sortait de sous-terre. Leïla ne bougeait pas, je lui aurais bien crié de se sauver mais je ne sais pas parler. Et puis rien ne disait qu'elle m'écouterais, avec son cerveau de blonde. C'est un cliché je sais, mais quand on la connaît, on se dit « Eh merde ! ». Et puis son cas est vraiment exagéré. J'espère qu'elle sait faire preuve de jugeote de temps en temps.

En plus, quand elle ne me souriait pas, sont visage était grave, énervé. Tout le temps, elle avait l'air en colère sur quelqu'un ou quelque chose. Peut-être sur ce jeu ? Sur moi ? Sur quelqu'un d'autre ? Je n'en avait aucune idée en fait. Mais je n'aime pas la voir comme ça. Le visage sérieux lui va à ravir pourtant.

Postée debout au-dessus de la terre qui tremblait, elle était assez calme. D'un coup, des barreaux en bois sortirent du sol, ils n'étaient pas enterrés très profond. Une simple pression dessus pour qu'ils se referment sur leur proie. La proie qui était Leïla. La cage n'était pas très grand mais assez pour qu'elle puisse y tenir accroupie. Elle avait l'air assez énervée de s'être fait avoir comme ça. Mais c'était de sa faute, elle n'avait qu'à bouger avant. Vu qu'elle ne pouvait pas utiliser ses mains, je me demandais bien comment elle allait faire pour sortir. Juste quand j'étais sur le point de me bouger les fesses pour aller l'aider, même si je ne lui serais d'aucune aide, j'entendis un « CRAC !! » Elle avait cassé les barreaux avec un bon coup de pieds. Ca n'devait pas être bien solide pour ne pas résister aux coups de pieds de Leïla... Quoique, elle pouvait être forte, par moment.

Tout content qu'elle se soit libérée, j'ai sautillé jusqu'à elle et j'ai miaulé comme pour dire « Bien joué ! » même si je pense pas qu'elle ait compris. Et donc, vu qu'elle a été piégée, ce n'était pas la bonne carte. Il allait donc encore falloir chercher.

Apparemment, Leïla ne voulait pas rester dans cette clairière. Pourtant moi je la trouvais jolie. Mais c'est sûr que c'est pas là qu'on allait encore trouver des cartes. Donc, on était de retour dans cette forêt magique bourrée de pièges en tout genre. Je ne l'aimais pas trop. Dangereuse, elle était trop.


Après avoir été aidée par Pepito, Leïla était de retour dans la forêt. Ses mains ne lui faisaient plus trop mal, tant qu'on ne les touchaient pas. Et puis ce dernier piège était vraiment stupide, une cage en bois quoi. Elle l'avait brisée facilement pour s'en extirper. Le bois n'était pas très solide. Mais bon, maintenant place à la recherche, encore. Elle avait peur. Peur de ce qui allait lui arriver à la prochaine carte.

Dans un arbre, il y en avait une. Elle n'osait pas se transformer en panthère pour sauter car même dans cette forme là, ses brûlures étaient là. Elle pouvait toujours demander à Pepito. Elle lui montra la carte du doigt et il sauta de branche en branche pour l'atteindre. C'était un froussard. Il avait peur de retourner la carte. Après tout, lui aussi risquait sa vie pour l'aider. Il était adorable ! Au moment où il retourna la carte, Leïla eût son pieds prit dans un corde qui la suspendait maintenant à un arbre. Elle s'était faite avoir comme une bleue. Elle pendait dans le vide comme une chauve-souris. Sauf qu'elle n'avait pas l'habitude de ça et que ça l'énervait vraiment. Pepito, voyant qu'il n'y avait plus de risque concernant le piège, prit la carte en bouche et descendit de son perchoir. La marine le voyait de haut, il était vraiment trop mignon avec ça dans la bouche. La carte était le dix de coeur. Toujours pas la bonne, naturellement. Pour se détacher, elle gigota simplement pour tenter de briser la branche mais ça ne marchait pas. Comme si... L'espoir fait vivre comme on dit ! Plus sérieusement, c'est le chat qui a grimpé jusque là et qui a coupé la corde en la mordant. Vraiment intelligent, ce Neko-man.

La marine était décidée ! Décidée à trouver le plus de carte possible, elle en avait marre là. Ca faisait bien trop longtemps qu'elle était coincée dans ce périmètre incertain. Du coup, dès qu'elle en eut aperçu une nouvelle, elle se rua dessus. Prudemment quand même. Elle pendait, accrochée au bout d'une ficelle accrochée elle-même à une fine branche d'un arbre. Leïla sauta et l'attrapa avec sa main mais, oubliant ses blessures elle poussa un petit cri. La carte s'avérait être le valet de de pique. Dans un jeu, cette carte est cause de malchance et nous fait perdre la patrie. Pourvu que ce ne soit pas pareil dans ce cas. La carte commença à se déformer, puis elle se transforma en piège de braconnier. Comme ceux pour attraper les renards et autres animaux du style.

La carte se trouvant à une trentaine de centimètre du pieds de Leïla, elle pensait être en sécurité. Mais le piège était assez grand et prit le pieds de la marine en se refermant. Elle hurla, c'était pire que tout. Mais si des animaux plus frêle qu'elle survivait, elle aussi. Le piège comportait des piques qui s'enfonçaient dans la chair de la blonde. Ca saignait et ça saignait encore. Le chat tournait autour, ne pouvant rien y faire. Leïla, devant bien se sortir de là, prit avec ses mains brûlées les herses en métal et tira dans le sens opposé pour libérer son pieds. Mais ce truc était un système à ressort du coup c'était vachement dur. Surtout que Leïla ne possédant en rien une force herculéenne, c'était d'autant plus difficile. Mais elle y arrivât quand même et su se libérer.

Elle regardait sa cheville saigner puis elle déchira une bande de tissu de son T-shirt pour en faire un bandage improvisé. Elle serra bien, fit un noeud puis repartit à la chasse. Sauf que c'était presque impossible de marcher comme ça, donc elle prit une branche aux airs solides pour s'appuyer dessus. Elle en avait encore plus marre... N'y avait-il pas des cartes où rien ne se passerait ? S'il vous plaît...

Et bien si ! Ses pensées ont été entendue par... Personne, c'était comme ça c'est tout. Elle s'en rendit compte lorsqu'elle retourna le Roi de carreau. Elle s'attendait à quelque chose, mais rien. Rien du tout. Elle esquissa un sourire et continua sa route. Plusieurs cartes comme ça suivirent. Le deux de coeur, le neuf de pique, le six de trèfle et la dame de carreau. C'était inattendu mais plaisant. Allait-elle encore tomber sur une mauvaise ? Ou enfin trouver ce trois de coeur.... ?

Le trois de coeur, sans aucun doute ! La carte se trouvait là, juste devant elle. Bien sûr, elle était retournée donc Leïla ne savait pas que c'était la bonne. La marine s'approcha, et la retourna. Quand elle vit le trois de coeur, un énorme sourire se dessina sur son visage. Elle était bien amochée, mais au moins elle l'avait trouvée. Après onze cartes, la douzième était la donne. Elle avait ses mains brûlées et sa cheville trouée mais mentalement, ça allait. Enfin, comme d'habitude quoi. Ca ne s'améliore pas en si peu de temps, malheureusement. Elle cherchait Hauru, pour récupérer ses armes. Mais après avoir marcher quelques minutes elle fit une pause et s'assit sur un tronc d'arbre. Etrangement, le feuillage des arbres autour d'elle ne couvrait pas la partie juste au-dessus d'elle. De là, elle pouvait pouvait voir des nuages. Et oui, même pas la lune. Des nuages, magnifique hein ?... Mais en regardant en l'air, elle voyait une multitudes de petits points blancs tomber du ciel. Il neigeait...


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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Sam 11 Aoû - 8:33

Syu regarda autour d’elle d’un œil attentif. Elle sentait que son bandage à l’abdomen devenait collant, il s’imbibait de sang, c’était mauvais. Mais bon, ce n’était pas le plus inquiétant… Le plus inquiétant, c’était le grognement qu’elle venait d’entendre derrière elle. Sautant sur ses jambes d’un bond, elle se retourna. Sortant d’entre les arbres, un loup. Et un gros. Très gros. Les babines retroussées, et de la bave qui coulait de la lèvre inférieure. Syu le regarda arriver vers elle avec des gros yeux. Alors là, elle ne s’y attendait pas. Mais cette fois, elle voulait se tester un peu, et éviter de fuir en volant comme elle avait très envie de le faire quand même. Elle recula de quelques pas, jugeant en même temps la résistance de ce loup. Ses points faibles étaient les côtes. Un point assez facile à atteindre, si on saisissait les bonnes occasions. Son œil fixé sur l’animal, elle recula doucement, le chien avançait vers elle, grognant de plus en plus fort. La jeune fille attendit qu’il attaque, pensant malicieusement à l’esquiver pour ensuite riposter avant qu’il n’ait le temps de se rétablir correctement sur ses pattes. C’est le plan qu’elle établit alors que déjà, en face d’elle, le toutou prenait appui sur ses pattes arrière, mâchoires en avant. Son objectif à lui devait résider dans la simple idée d’égorger la pirate. Cependant, elle ne le désirait pas, elle. Alors que l’animal se rapprochait dangereusement dans son saut, Syu se contenta d’effectuer un quart de tour sur ses pieds, passant ainsi de profil. Sans attendre, elle se pencha en arrière, la tête tournée sur le côté, apercevant la fourrure crasseuse de la bête défilée à toute vitesse sous ses yeux.

L’animal n’eut que le temps de toucher le sol que Syu lui assena un violent coup de pied dans les côtes, point sensible de tout être en possédant. Pour l’instant, tout se passait comme elle l’avait désiré et pensé. Elle n’avait pas énormément de force dans les jambes, mais ce peu de force suffirent à envoyer le chien un peu plus loin. Ce dernier se laissa tomber sur le côté, sous la douleur. Alors qu’il voulut se relever, il sentit un poids sur son corps. Au-dessus de lui, la jeune fille, accroupie sur son abdomen. Elle s’était empressée de courir vers lui en le voyant allongée, une chance pour elle, une ouverture pour utiliser son fruit. Le regard tourné vers la forêt, elle commença à s’alourdir. Son poids augmentait rapidement, elle voulait en finir au plus vite. L’animal gémissait sous la douleur. Comme ça, il avait l’air sans défense… Après tout, ce n’était pas de sa faute s’il en était réduit à devoir égorger des humains lors d’un jeu. Ce n’était pas lui qui l’avait décidé, sûrement pas… C’est la pensée qu’eut la jeune fille alors qu’elle sentait sous ses chaussures le craquement significatif des os de l’animal. Immédiatement après, elle se retira. Elle ne voulait pas le tuer, juste le mettre hors course. Et en voyant le regard de la bête lorsqu’elle la regarda, Syu comprit qu’elle avait réussi. Un élan de pitié la prit, et elle décida de déplacer le chien jusqu’au coin d’eau non loin de la clairière, elle n’était pas une sauvage, et elle n’aimait pas la violence contre les animaux. Sauf quand cela était vraiment nécessaire… Comme dans le cas présent. Après avoir pris délicatement le chien dans ses bras, elle avança laborieusement jusqu’au coin d’eau, ses blessures la faisant souffrir atrocement. Sans s’en occuper, elle déposa doucement l’animal, de sorte qu’il ait l’eau assez proche de son museau, comme cela, il pourrait boire pour survivre, le temps en tout cas que son maitre revienne le chercher.

Une fois sa bonne action accomplie, Syu s’empressa de repartir, beaucoup de carte l’attendait encore, et elle n’avait plus beaucoup de temps. A cause de ce petit jeu, elle en avait oublié le principal, qui voulait qu’elle traverse le terrain en trois jours. Et la deuxième journée allait bientôt commencer… Elle accéléra le pas, de sorte qu’elle ne mit que cinq minutes à trouver une nouvelle carte. Elle s’abaissa et la ramassa, sans plus de fioriture, elle la retourna. Ce n’était manifestement pas sa carte, un simple trois de pique. Un crissement strident au-dessus de sa tête fit faire un énorme bond en arrière à la pirate. Un réflexe bien légitime. Ce ne fut pas moins qu’un bloc de 300kg qui avait failli lui tomber sur la tête. Sous ce poids, elle aurait fait comme un morceau de raisin, éclater, tout simplement. Son sang se serait répandu autour de son cadavre… Enfin, rien de bien réjouissant en tout cas. La pirate repartit aussi vite qu’elle était arrivée, elle ne voulait vraiment plus perdre de temps. Se demandant singulièrement comment les organisateurs avaient bien pu faire tenir cette chose en équilibre en haut d’un arbre. Cette fois, elle trouva la carte encore plus rapidement que précédemment. Elle la souleva, vit le huit de trèfle, et voulut repartir. Une pensée l’arrêta. Ou bien elle devenait folle, ou bien elle n’avait réellement pas déclenché de piège… Prétextant un oubli de la part des organisateurs, elle repartit vite, réfléchir au pourquoi du comment n’aurait pour conséquence que de lui faire perdre son temps. Temps qui était précieux à ce moment précis.

Un quart d’heure plus tard, une nouvelle carte, le quatre de carreau pour être plus précis. Une fois encore, elle n’eut droit à aucune mauvaise surprise, pour sa plus grande joie, d’ailleurs. Elle espérait que ce serait de même pour toutes les cartes futures qu’elle trouverait. Et bien non, malheureusement pour elle, la carte suivante, le cinq de cœur déclencha, elle, un piège. Pour expliquer, Syu venait de trouver le bout de papier dans un champ de fleurs. Tout ce qu’il y a de plus inoffensif à son arrivée, pour son retour il n’en fut pas de même. Les fleurs possédaient de multiples épines tout le long de leur tige, épines aurait-on dit faite d’acier tranchant. L’espace que prenait le champ étant plutôt grand, Syu dut se résigner à le traverser à pied. Oui, elle avait bien pensé à utiliser son fruit du démon, mais elle était trop affaiblie par la grande perte de sang qu’avaient occasionnée ses blessures. Son pouvoir n’était utilisable qu’au prix d’une grande dépense d’énergie. Energie qu’elle avait bêtement utilisée pour l’animal d’il y a deux cartes. Elle commença à avancer, essayant péniblement de ne pas trop se faire de mal. Mais les épines venaient inlassablement écorcher ses mollets, comme si elles étaient attirées par la chair. Syu serra les dents, les petites douleurs de ce genre, surtout dans ce cas où elles étaient beaucoup trop nombreuses, lui faisait aussi mal qu’une profonde coupure. Ses jambes étaient en sang qu’elle n’était toujours pas sortie du piège. La tête lui tournait quand elle réussit à s’extirper, enfin, de ce champ. Elle était vraiment dans un sale état, et surtout, elle perdait trop de sang. Mais ce n’était pas ça qui allait l’arrêter, bien évidemment.

Reprenant ses esprits après quelques minutes adossée à un arbre, elle finit par repartir, cette fois moins vite. Tout son corps la faisait souffrir. Elle pensa à de la clémence lorsqu’elle retourna la carte suivante en ne déclenchant aucun piège. Un sept, mais malheureusement pas de pique. Un joli sept de carreau. Syu, qui avait retenu son souffle le temps de la regarder, expira de soulagement. Elle espéra quelques secondes que ce serait le cas pour toutes les cartes, mais elle déchanta la fois suivante, où, après avoir retourné le neuf de cœur, elle se prit un mini jet d’eau dans la tête qui la fit tousser. Ça lui piquait les yeux, et ce n’est qu’après une bonne dizaine de minutes qu’elle put les rouvrir à nouveau. Les larmes aux yeux, elle fut stupéfaite en voyant qu’autour d’elle, il y avait… Un trou. Seule la petite parcelle de terre qui était sous ses pieds était restée. Surprise dans un premier temps, elle finit par se demander comment c’était possible. Elle réfléchit pendant plusieurs minutes et une idée toute simple lui vint. Elle n’en aurait peut-être pas la force, mais qui ne tente rien n’a rien. Elle s’apprêtait à se tenir assise sur la parcelle, les jambes dans le vide, mais il n’y arriva pas. A sa plus grande surprise, ses pieds ne voulurent pas descendre plus bas que le niveau du sol. Levant un sourcil, Syu en déduisit que tout ça n’était qu’une illusion… Certainement due au jet qu’elle s’était prise dans les yeux. La pirate se releva et posa son pied dans le vide. Et comme elle le pensait, continua d’avancer tout en ayant l’impression de littéralement marcher sur l’air. Une sensation agréable, mais assez commune quand on avait le fruit de ma jeune fille.

Lorsqu’elle posa le pied sur ce qu’elle voyait comme le sol, l’illusion derrière elle s’effaça. Syu grimaça en pensant que tout ça était faux en réalité, et décida dans le même temps d’aller se rincer les yeux, au cas où une autre chose du genre l’attendait. Connaissant maintenant l’emplacement du ruisseau, elle y arriva rapidement, et après s’être méticuleusement nettoyer le visage, elle décida de regarder l’état de ses blessures. Celle de sa tête ne saigner plus, mais ses cheveux étaient poisseux. Après les avoir légèrement rincé dans le cours d’eau, elle en fit de même pour le pan de sa robe qu’elle avait utilisé, histoire qu’il soit bien humide. Elle le remit ensuite autour de sa tête, pour aider à la cicatrisation de la plaie. Elle fit de même pour son abdomen, qui lui, continuait à saigner doucement. Grimaçant d’abord en sentant la morsure de l’eau sur sa chair à vif, elle resta un moment à regarder le sang qui se diluait dans l’eau. Lorsque le flux se fut calmé, elle remit le bandage de fortune et décida de s’occuper de ses jambes. Les écorchures étaient multiples, et l’opération de nettoyage fut assez douloureuse. Néanmoins elle finit rapidement, et, paré pour continuer la recherche de sa carte, elle repartit. Qu’elle ne fut pas sa surprise lorsque des flocons commencèrent à tomber du ciel. Pour ce deuxième jour, il commençait à neiger… Quel beau programme en perspective.

Syu ne s’attarda pas à la contemplation de la neige, et elle continua sa route. La nuit était loin d’être finie… Par la suite, elle trouva deux cartes en une demie heure, le résultat pour les deux fut le même, aucun piège ne se profila à l’horizon. Après le roi de pique et le valet de cœur donc, ne suivit le cinq de trèfle, aucun piège non plus. La pirate en fut d’ailleurs soulagée, elle se trouvait assez amochée comme ça, elle n’en avait pas besoin de plus, pas besoin du tout. Déjà qu’elle n’avait pas l’habitude d’être aussi blessée, en rajouter aurait eu pour effet de la faire tomber dans les pommes. Elle avait perdu beaucoup de sang surtout. Pour récupérer de jeu elle allait certainement avoir besoin de beaucoup de temps. Mais, se connaissant, elle savait pertinemment qu’elle pouvait tenir le coup jusqu’à la fin, sans mourir bêtement. Surtout qu’au terme de cette histoire de cartes, elle retrouverait ses armes ! Et son chocolat aussi, c’était important. Une fois après avoir mangé, elle serait en mesure de se battre efficacement, ses revolvers de retour. Aaah, un avenir prometteur. Mais avant tout, elle devait retrouver sa carte… Le sept de pique, si sa mémoire ne lui faisait pas défaut. Elle espérait surtout que les cartes qu’elle tirerait avant de trouver la bonne ne lui feraient plus de mauvaises surprises, maintenant qu’elle saignait de partout.

Elle continua à marcher, parfois incertainement, mais il n’en restait pas moins qu’elle trouva une nouvelle carte. Priant pour que ce soit sa carte, elle la retourna. Elle s’en serait presque frapper la tête sur une pierre en voyant que c’était seulement le neuf de carreau. Commençant tout juste à en avoir marre, elle se focalisa sur le fait que, n’ayant plus de piège, elle n’avait rien à craindre. Ses pensées positives la firent atterrir non loin d’une autre carte, posée tranquillement sur une racine. Elle s’agenouilla devant et la regarda pendant une bonne minute. Mettant tous ses espoirs en elle, seule la déception restait après avoir retournée la carte qui n’était autre que le trois de trèfle. Cette fois, elle dû se faire violence pour ne pas rester assise là et attendre de mourir gelée par la neige. Reprenant son courage à demain, elle se leva d’un bond, se tordit légèrement son la douleur de son abdomen, et repartit. Quelques mètres plus loin, sous la neige, se trouvait une carte. Si un coin n’avait pas dépassé, jamais Syu ne l’aurait remarqué. Heureusement, elle ne lui avait pas échappé, et la pirate la retourna, cette fois, sans conviction. Et qu’elle ne fut pas sa surprise lorsque, enfin, elle vit sous ses yeux, le sept de pique ! Elle en aurait sauté de joie si elle n’était pas autant blessée. Elle rangea la carte à l’emplacement habituel de ses armes, et réfléchit quelques secondes. Elle ferma les yeux et essaya de retracer son trajet, pour retrouver le point de départ.

Rouvrant les yeux, elle fit un demi-tour sur elle-même et partit dans la direction qu’elle pensait la bonne. De la buée commençait à se former au souffle de sa respiration. Et c’est en constatant ce phénomène qu’elle comprit qu’elle avait assez froid. L’excitation du jeu avait fait quasiment disparaitre cette sensation, mais maintenant elle ne pouvait dire qu’une chose, elle était frigorifiée. Ce qui paraissait normal aussi, lorsqu’elle repensa à sa tenue. Sa robe ne la couvrait presque plus, ayant servie en grande partie de bandage. Bras et jambes nues, c’était normal qu’elle ait froid. Enfin, elle ne devait pas s’en soucier, et essayer d’oublier le froid. Elle marcha un bon moment, quand même, avant d’arriver au point de départ. Il fallait dire aussi qu’elle commençait à boiter, sa jambe gauche continuait à saigner un peu, alors que la droite avait déjà arrêté depuis un moment. Pour ne rien arranger, il neigeait de plus en plus, rendant la marche plus difficile, étant donné que la couche qui recouvrait le sol s’épaississait de minute en minute… Quel climat étrange. Bien sûr, ce n’était pas ça qui allait décourager notre pirate qui eut une pensée pour Leïla, se demandant si elle avait réussi elle aussi… Vu le temps que Syu avait mis, c’était presque certain. Si elle avait un peu plus de chance que la navigatrice, elle avait dû trouver il y a un moment déjà.

Elle conclut qu’elle avait raison lorsqu’elle sortit du sous-bois et qu’elle vit Leïla près de la table. Enfin… Elle ne voyait pas clairement à cause de la neige, mais elle le devinait. Soulagée de voir une silhouette familière, elle prit sa carte en main et avança en claudiquant vers sa destination. Bon, elle allait certes à la vitesse d’une personne âgée, mais au moins, elle avançait. Et puis, elle n’était pas pressée. Elle avait tout son temps. Ou plutôt, elle avait un jour entier…

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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Sam 15 Sep - 6:13



Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence....



«  Hauru !!!! Hauru !!!! Où es-tu ?!!!! Hauruuuu !!!  »

Après s'être assise et avoir admiré la neige, Leïla s'était mise à la recherche du bel Hauru. Elle cria avec ses mains en porte voix. Elles lui faisaient toujours mal d'ailleurs, ça picotait de partout et dès qu'elle, sans le faire exprès, percutait une des deux, ça lui lançait une décharge électrique dans toute la main. Sa cheville lui faisait un peu moins mal, c'était supportable. Mais mieux valait ne pas trop forcer.

Pepito la suivait, il balançait sa queue de droite à gauche avec un air satisfait. Il devait être fière d'avoir un petit peu aider sa camarade, c'était trop mignon. Elle était en train de sourire bêtement en balançant les bras d'avant en arrière en repensant à ce petit chat qui l'avait aidée. Ce beau tableau dura pendant une petite heure, de temps en temps elle criait espérant recevoir une réponse du beau jeune homme mais rien. Alors elle marchait joyeusement avec Pepito. Mais cette belle harmonie cessa lorsque Leïla remarqua trois choses primordiale : il faisait de plus en plus froid, la couche de neige s'épaississait et elle était en mini-short / T-shirt. Le neige tombant sur ses mains la faisait souffrir, de même que pour la neige atteignant sa cheville. Elle ne savait que faire alors elle continua à avancer péniblement mais après une grosse demie heure son corps dit 'Merde !'.

Une stalactite sortait de son nez, ses bras était à moitié tendu vers l'avant, ses jambes ne voulaient plus bouger et elle tremblotait comme un portable qui vibre. Elle n'allait quand même pas mourir là, comme un bonhomme de neige quand même !? Eh bien... Elle se dit 'Oui, je vais mourir comme ça' lorsqu'elle tomba au sol.... Son corp étendu dans la neige. Elle était étendue sur son flan droit, ses bras étendus devant elle et ses jambes à moitié repliées. Elle soufflait doucement, tremblante. Elle ne voulait pas mourir là, surtout pas dans ce jeu stupide ! Elle avait encore trop de choses à faire avant de bien vouloir mourir ! Elle tenta vaguement de se relever en poussant sur ses bras mais ses mains lui faisaient trop mal et elle ne retomba que de plus belle, face dans la neige. Elle fermait doucement les yeux, c'était flou. Mais malgré tout elle aperçut des jambes se diriger vers elle. Elle tentait de se convaincre que c'était Hauru.

C'était bien lui ! Il s'accroupit devant elle et lui dit en affichant un grand sourire :

«  Alors comme ça tu as trouvé ta carte ?  »

Il s'empara de la carte que Leïla avait mise dans la poche arrière de son short.

«  Oui, c'est bien celle-là ! Allez je te prends avec moi, on va attendre Syu Anri à l'abri.  »

Toujours en souriant, il passa sa main sur le front de la jeune femme étendue qui respira dangereusement lentement. Puis il la souleva pour enfin la porter comme une princesse. C'était gênant pour elle mais elle avait trop froid pour protester. Ses joues rosies depuis un moment déjà le devinrent d'autant plus. Il ne l'avait peut-être pas remarqué.

Lui au moins était habillé en conséquence : Il avait un manteau de fourrure, des gants, un long pantalon bien épais accompagné de grosses bottines et une écharpe autour du coup qui virevoltait à la grâce du vent. Il avait les joues rosies lui aussi, sans doute à cause du froid ambiant. Après plusieurs minutes de marche, un petit bungalow montrait le bout de son nez au travers de la forêt. Bungalow classique, avec une cheminée fumante. Hauru entra dedans et déposa Leïla sur un sofa devant le feu. Rien qu'en entrant dans la pièce, Leïla s'était bien réchauffée. Elle s'assit sur le sofa et pointa ses mains vers le feu régnant en maître dans la petite pièce. Hauru lui, se déshabillait. Son manteau et l'écharpe jetés sur le table et les bottines enlevées et placées devant le feu. Il alla dans une autre pièce et revint avec d'autre vêtements d'hiver qu'il jeta sur le sofa en lançant à la marine :

«  Pour te réchauffer.  »

«  Merci.  »

Leïla se leva et entra hésitante dans une pièce pour se changer. Se fut un bonheur d'enlever ses vêtements trempés et poisseux. Elle avait bien envie de rester comme ça mais bon, se trimbalent en sous-vêtement devant l'ennemi n'était pas très judicieux. En plus, pourquoi l'avait-il amenée ici hein ? Était-ce un piège ou était-il juste gentil ? Qui sait...

Elle en avait complètement oublié Pepito ! Ce n'est pas la première fois en plus, la karma va la rattraper un de ces quatre ça va être fameux. Il devait sans doute avoir suivit Hauru et avait dû entrer dans le bungalow. D'ailleurs, Pepito avait l'air de bien apprécié Hauru quand ils se sont vu au moment des explications du jeu des cartes. Le chat se frottait à l'homme qui le caressait. Strange.

Quand elle sortit, habillée avec un long pantalon et un pull à coll roulé, elle vit Peptio, de nouveau en train de se faire dorloter par Hauru. Elle en était sceptique. Le jeune homme était en train de sourire au chat, Leïla s'avança vers le sofa et s'affala brutalement dedans pour se faire remarquer puis elle demanda en montrant ses mains et sa cheville :

«  Tu saurais pas me soigner tout ça ?  »

«  Bien sûr, suis-moi.  »

Elle le suivit, il la soigna, un silence régna. Pour le rompre, la marine demanda :

«  Qu'est-ce que tu manigances ? Tu es mon ennemi, alors pourquoi m'aides-tu ? Tu n'as aucune raison de faire ça, tu prépares sûrement un mauvais coup...  »

«  Je ne suis pas vraiment ton ennemi. Je me suis juste allié au Joker pour stopper ce jeu et les massacres qu'il s'y passent. Tant de gens se font tuer à chaque fois qu'il organise cette foutue chasse à l'homme... Ca me rend fou de rage !! Il faut que toi et Syu m'aidiez à arrêter ça ! Je t'en conjure...  »

Une lueur de rage luisait dans ses yeux. Durant son explication, il s'était appuyé sur ses coudes sur ses genoux et regardait le feu avec intensité. Elle aussi voulait abattre et enfermer les organisateurs de ce jeu ! Alors oui, elle allait l'aider. Mais fallait-il le croire ou pas ? Le chat semblait l'aimer et généralement ces animaux ont de bons instincts. Et puis, elle aussi l'aimait bien. Son fruit du félin y était probablement pour quelque chose. Alors elle lui répondit :

Bien sûr que je vais t'aider !  »

Elle souriait à Hauru qui avait l'air tout aussi content qu'elle. Son regard se perdit à travers une fenêtre. La neige tombait à flot et la couche devait atteindre les 35cm. Elle se faisait du soucis pour Syu Anri, celle avec qui elle avait sympathisé.

«  J'espère qu'elle va bien...  »

Le blond se leva soudain, enfila ses bottines et sa veste puis sortit du bungalow en disant :

«  Attends ici ! Je vais la chercher.  »



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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Mer 26 Sep - 4:09

Ce qu’elle avait pris pour une silhouette humaine n’était autre qu’un trou d’arbre en réalité. Les branches agencées de la sorte formaient, lorsque l’on était à bonne distance, une impression de forme vivante. Et pourtant, il n’en était rien. Sur le coup, Syu s’assit dessus, et décida d’attendre. Dans cette position, elle souffrait un peu moins, et elle se prit à réfléchir à des questions philosophiques comme jamais. Il fallait avouer que le cadre était idyllique, des arbres de partout, recouvert pas la neige, le silence complet… La pirate se rendit alors compte qu’elle-même se recouvrait peu à peu de neige. La brûlure du froid sur sa peau était devenue si habituelle qu’elle ne la sentait presque plus. C’était bien imprudent de sa part. D’un bond, elle se releva, manquant de tomber lorsque ses blessures se rouvrirent douloureusement, et reprit un équilibre certain.

Retrouvant son entrain habituel, Syu fit de son mieux pour essayer de se réchauffer, en marchant comme elle pouvait. Il fallait dire aussi qu’elle n’était absolument pas couverte pour ce genre de situation. Sa robe ayant servi de pansement plus qu’autre chose, elle ne lui cachait presque plus rien, à part le principal, et c’était tant mieux. Sauf qu’elle n’avait pas de manche, donc ses bras étaient aussi frigorifiés que ses jambes. Elle s’attendait d’un moment à l’autre à devenir bleue, signe distinctif montrant que son corps atteignait ses limites pour se réchauffer tout seul. Heureusement pour elle, elle pensait avoir encore du temps avant de mourir gelée. Sans se décourager, elle continua à marcher, tremblotante. Elle se découvrit alors une passion inconnue pour le ciel, lorsqu’elle n’avait plus rien d’autre à faire pour s’occuper l’esprit que de compter les nuages.

Son corps puisait ses forces dans des réserves insoupçonnées, elle était totalement épuisée, et pourtant, grâce à on-ne-sait quel miracle, elle continua à avancer, tant bien que mal. La couche de neige se faisait de plus en plus épaisse, et c’était de plus en plus laborieux de marcher. Ses pieds glacés s’enfonçaient plus profondément dans la glace, et elle faillit tomber alors que son pied glissait sur une plaque de glace. C’est à ce moment qu’elle eut une idée… Malgré l’état avancé d’épuisement dans lequel elle était, elle considérait ne pas avoir le choix. Utilisant son fruit une ultime fois pour le moment, elle fit en sorte de pouvoir marcher sur la neige, son poids étant réduit au minimum qu’elle arrivait à tenir par une telle fatigue. Quelle délivrance de ne plus sentir sa peau en contact direct avec le froid mordant de la neige…

Ses jambes avançaient à présent par automatisme, la pirate ne les sentait presque plus. Dans son état, penser était une perte inutile de force, alors elle avait fait abstraction de toutes ses idées, et n’était à présent plus qu’un spectre dans la neige. Cela devait faire bientôt une heure qu’elle en était réduite à cet état, elle se laissa tomber plusieurs fois, pour se relever ensuite, plus épuisée que jamais. De sa vie, elle ne se souvenait pas avoir été dans un état pareil, ne serait-ce qu’une fois, si proche des portes de la mort. Cependant, mourir était quelque chose qu’elle n’avait jamais redouté, et qu’elle envisageait sans jamais avoir eu des frissons. De son point de vue, c’était une délivrance physique, rien de plus. Et pour être ainsi sauvé de toutes douleurs, il fallait passer par une douleur plus intense et plus horrible encore que toutes celles que l’on pouvait rencontrer dans la vie…

C’est sur cette pensée qu’elle se sentit tomber en arrière, mais le contact bien singulier d’un tissu en contact avec sa peau la fit retrouver ses esprits instantanément. Elle leva la tête et aperçut un visage bien familier.

« Hauru ? J’espère que tu n’es pas là pour m’achever, ce serait bien triste… N’est-ce pas ? »

Son corps entier n’était que douleur, et être soutenue par les épaules comme il le faisait était un sentiment bien agréable. Mais n’oubliant pas un instant ce qui l’avait amenée à se retrouver dans un état pareil, elle sortit de sa poche la carte, sa carte, le sept de piques. En voyant cela, Hauru sourit un instant et l’aidant à rester debout, lui proposa d’aller au chaud rejoindre Leïla. La pirate fut soulagée en entendant ainsi qu’elle allait bien. Elle hocha simplement la tête en signe de son accord, et se laissa conduire par le jeune homme. Elle n’avait pas vraiment confiance en lui, mais c’était dans sa nature de suivre ainsi naïvement les gens qui le lui demandait. Après tout, c’était ce qui l’avait conduit à ce jeu. Et puis, en cette situation, le premier qui lui aurait proposé une cheminée et un chocolat chaud, elle aurait confié sa vie entre ses mains.

C’est ce qu’avait fait Hauru, alors elle marcha, soutenue par lui. Etrangement, elle arriva très rapidement devant un bungalow. Finalement, à force d’errer, elle s’était rapprochée de l’endroit où il la conduisait… Quel beau hasard. Elle entra rapidement, la douce chaleur qui régnait dans l’habitation suffit à lui redonner un coup de jus, juste assez pour qu’elle se jette littéralement sur Leïla. Ce n’était certes pas très commode de sauter sur quelqu’un qu’elle connaissait à peine, mais elle aurait fait la même chose à n’importe qui aurait participé au jeu avec elle. Elle avait juste besoin d’un contact chaud, et Leïla était tout à fait qualifiée pour cela. En voyant ses blessures bandées, elle conclut qu’elle était là depuis un moment déjà, mais surtout qu’elle n’avait pas été épargnée non plus par cette chasse à la carte…

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Dernière édition par Syu Anri le Ven 5 Oct - 4:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Mar 2 Oct - 8:45



Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence....



Leïla n'eut le temps de dire mots qu'Hauru était déjà dehors. Elle avait envie de le suivre mais 'Attends ici' elle ne voudrait pas lui désobéir. Mais elle avait confiance en cet homme et savait qu'elle la ramènerait. Toujours est-il qu'elle se faisait tout de même beaucoup de soucis pour ces deux personnes. Elle attendit pendant je ne sais combien de temps en regardant le feu, le regard pleins d'espoir. Vous allez me dire que je dramatise la situation mais pour Leïla, c'était très important. Bien qu'elle ne connaisse cette fille que depuis le début de ce jeu, elle avait été sa seule compagnie. On s'attache vite aux gens dans ce genre situation.

Même Hauru. Elle s'était même attaché à cet énergumène qui lui avait tapé dans l'oeil dès leur première rentrée. Il était charmant et beau gosse, le seul hic c'est qu'il faisait partie des 'méchants'. Mais maintenant qu'elle l'avait vu sur si sérieux et presque sur le point de pleurer, elle s'était laissée attendrir. Peut-être que ça la mènera droit dans le mur, mais si elle voulait se sortir d'ici elle devait lui faire au moins un petit peu confiance.

Elle avait pensé à ça jusqu'au retour d'Hauru et de Syu. Dès qu'elle entendit la clinche de porte se tourner, elle bondit du sofa pour voir s'ils allaient bien. Et sans qu'elle n'ai eût le temps de voir quoique ce soit, Syu avait plongé dans ses bras. Elle était glacée et bandée de partout. Elle aussi avait dû souffrir... Leïla l'enlaça de ses bras chaud et bienveillants.

«  Tu vas bien alors...  »

Elle souriait chaleureusement sous les yeux émotifs d'Hauru. La marine leva les yeux vers lui et vit qu'il était tout rouge, trop mignon. Était-il gêné de les voir ainsi ? Qui sait...

Elles restèrent ainsi quelques secondes pour se regarder et rigoler, tout heureuse. Après avoir muté dans le fauteuil, Hauru commença a expliquer à Syu ce qu'il avait dit précédemment à Leïla. Il était toujours aussi chamboulé par les agissements des 'forains'. Leïla souriait dans son coin, trouvant ça trop kawaii'. Pepito qui était jusqu'ici couché devant le feu sauta sur Syu en se frottant à elle, ça aussi c'était trop mignon. Puis, l'homme demanda à Syu de bien vouloir s'asseoir sur une chaise pour qu'il puisse lui soigner ses blessures. Une fois chose faite, Leïla demanda à Hauru :

«  Et maintenant... Qu'est-ce qu'on fait ?  »

«  Et bien, on va passer la nuit ici au chaud. Puis demain, grâce à mon emploi dans le cirque je pourrai nous faire parvenir un moyen de transport assez spécial pour nous déplacer dans la neige. Mais je ne pourrai pas rester avec vous parce que demain, une multitude d'épreuve vous attend et si on me voit avec vous, ça semblera suspect. Mais ne vous inquiétez pas, vous serez en très bonne compagnie.  »

Ensuite il sourit au deux jeunes femmes, dont Leïla qui n'avait pas compris grand chose. Mais il fit comprendre par sa tête qu'il ne répéterait pas ça deux fois. Alors elle laissa tomber. Advienne que pourra.

«  Il se fait tard maintenant, dormons jusque demain matin.  »

Après ces mots il se leva, alla farfouiller dans un placard et en sorti deux futons.

«  Un pour Leïla et un pour moi. Toi Syu tu dormiras sur la canapé. Tes blessures sont plus grave que celles de Leïla alors repose-toi bien.  »

Leïla acquiesça en levant son pouce vers Syu et se coucha dans le futon que le blond avait installé devant le feu, à côté du sien. C'était, de nouveau, un peu gênant mais elle en ferait abstraction. Une fois bien installée, elle se laissa emporter par les bras de Morphée qu'elle avait tant attendu et s'en alla pour le pays des rêves.

Quand elle se réveilla le matin, le feu était éteint et il n'y avait plus personne ni dans le fauteuil ni dans l'autre futon. Leïla bondit alors sur ses jambes avec ses cheveux ébouriffés pour apercevoir Syu et Hauru tranquillement assit autour de la table près de la fenêtre. Elle avait vraiment cru qu'ils étaient partis sans elle et avait vachement stressé ! Elle soupira en les voyant là, à la regarder comme des ahuris. Elle aplatit ses cheveux à l'aide de ses mains et alla s'asseoir à côté des deux autres.

«  Ben quoi ? Vous avez jamais vu quelqu'un se réveiller ? Bon, on bouge maintenant ?  »

«  Notre moyen de transport ne devrait pas tarder à arriver, va vite mettre des vêtements plus chaud. Sauf si tu tiens absolument à sortir parce un temps pareil habillée comme ça.  »

Il avait fini sa phrase, comme d'habitude, avec un large sourire. Oui, elle avait mis des habits chaud mais pour dormir, mmmh comment dire... Elle n'aime pas dormir avec beaucoup de vêtement sur elle alors elle porte généralement un T-shirt et un mini-short. Occasionnellement ceux qu'elle avait porté la journée précédente. Donc, elle partit vite se changer et revint toute fraîche, débarbouillée et habillée !

Syu et Hauru l'attendait sur la pas de la porte, prêts à partir. Elle les rejoint en saisissant au passage ses tonfas qui était dans un caisse dans un coin de la pièce en souriant ironiquement à Hauru. C'était lui qui les avait apportée ici. Syu avait l'air d'avoir récupéré ses affaires aussi, tout était ok alors.

Ils sortirent donc du bungalow qui les avait hébergé pour apercevoir un spectacle des plus inhabituels. Il y avait trois loups géants qui les attendait devant le chalet. Il faisait 2 mètres de haut. Il y en avait un aux poils noirs, un aux poils blancs et un poils aux roux. Hauru monta sur le roux, ils allaient bien ensemble et avaient de l'allure. Leur couleur de cheveux/poils s'accordaient bien après tout. C'était un peu comme monter à cheval, sauf que c'était un loup. Leïla imita Hauru pour monter sur le loup blanc et elle avait plutôt facile. Elle était très agile mais ne se sentait quand même pas trop à l'aise sur cet animal qui lui était inconnu. Ses yeux étaient bleus turquoises et vifs. La marine pressentit que c'était une femelle rien qu'en voyant cela. Le noir devait être un mâle, il avait tellement d'allure. Le roux, peut-être un cousin ? Je ne sais pas.

Hauru n'expliqua pas comment diriger les loups et les laissa en plan comme ça, devant le chalet toute paumée qu'elles étaient. Il leur avait juste dit avant de partir

«  Ne vous séparez pas et restez ensemble !  »

Puis pouf ! Plus là. C'était assez soudain et stressant. Elle ne savait ni comment bouger ni où aller. Elle ne savait pas non plus vers où était le Nord, le Sud, l'Est ou encore l'Ouest. Les quatre point cardinaux quoi.

La marine pressa les jambes pour faire bouger la louve qui semblait rigoler en son fort intérieur. Leïla s'énerva et lui demanda ce qu'il y avait de si drôle et l'animal rigola encore plus. Il devait sans aucun doute se moquer de son inexpérimentation en montage de loup. Alors pour prouver le contraire Leïla bougea son corps vers la gauche tout en pressant des jambes et la louve alla dans cette direction. Cet animal était bien vivant, il avait une conscience et tout le tralala mais il semblait être soumis à l'homme. Elle avait peur, d'être battue ? Qu'avait-elle bien pu subir ? C'était sans doute les gens du cirque qui lui avaient infligés ça pour la dresser. Ca énervait notre marine au plus haut point. Ne sachant pas quoi dire, Leïla se contenta de faire avancer la bête. Elle était de plus en plus déterminée à arrêter ces gens !



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Syu Anri
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Sam 13 Oct - 2:09

Quel bien fou de se retrouver dans une étreinte chaude lorsque notre corps a pris la température d’un glaçon. En tout cas, c’est ainsi que se sentit Syu en atterrissant dans les bras tout bouillants de Leïla. Une sensation tellement agréable, elle serait bien restée comme ça des heures et des heures. Son corps entier lui était douloureux, le moindre mouvement en devenait une souffrance, alors pouvoir se reposer ainsi sur quelqu’un, bien au chaud dans les bras d’une amie, c’était un cadeau incroyable. Elle s’en serait presque endormie. Mais la voix de Leïla la ramena à la réalité.

« Tu vas bien alors... »

Syu leva la tête vers elle et la vie sourire. Ce qui l’amusa, elles se regardèrent quelques secondes puis éclatèrent de rire. Ce qui fit un bien fou à la pirate qui avait bien besoin de se détendre un peu. Puis elles s’assirent sur le canapé, douloureusement pour la navigatrice dont les blessures saignaient encore légèrement. Une bagatelle pour elle maintenant, qui s’habituait peu à peu à la douleur. Elle attendait d’ailleurs patiemment d’être soignée, comme elle avait vu que Leïla l’avait été. Mais apparemment, Hauru voulait d’abord s’exprimer sur quelques points. Syu apprit alors qu’il faisait partie des ‘gentils’ et qu’il n’était un des organisateurs du jeu que pour mieux le détruire. Il précisa dans le même temps que le grand maitre se faisait appelé ‘Le Joker’ et que son jeu faisait des dizaines de morts à chaque fois… Embêtant. Lorsqu’il parla, une petite lueur dans ses yeux montrait qu’il était sincère, et que toute cette histoire le touchait au plus haut point. Comment résister à sa demande ? Syu hésita quelques instants d’abord, parce qu’après tout, elle n’avait pas encore totalement confiance, puis elle se rappela qu’elle n’avait rien à perdre, et accepta. L’affaire fut réglée.

Puis il arriva le moment où il devait la soigner. Hauru lui demanda de changer de place pour aller s’asseoir sur une chaise. Syu acquiesça de la tête, et reposa le chat qui suivait Leïla partout par terre, puisqu’il était monté sur ses genoux quelques minutes plus tôt, alors que le forain en était encore à parler du jeu. La pirate l’avait trouvé très mignon, ce chat, et l’avait caressé avec plaisir. Mais bon, c’était d’elle qu’il fallait s’occuper maintenant. Alors elle s’assit calmement, et se laissa faire avec des grimaces, c’est que le désinfectant, ça pique. Ainsi passa le temps, et elle finit couverte de bandage. Notamment ses jambes et son abdomen, le reste, c’était moins voyant. Enfin, sauf la tête, là ça se voyait, même si ses cheveux blancs camouflaient légèrement le tout. Enfin, elle avait déjà un petit peu moins mal, et ça, c’était agréable !

« Et maintenant... Qu'est-ce qu'on fait ? »

Leïla avait parlé sans que Syu ne s’y attende, c’est vrai que maintenant, la suite des évènements étaient plus qu’obscure… Heureusement, Hauru avait eu l’air d’avoir tout prévu, très rapidement, il répondit.

« Et bien, on va passer la nuit ici au chaud. Puis demain, grâce à mon emploi dans le cirque je pourrai nous faire parvenir un moyen de transport assez spécial pour nous déplacer dans la neige. Mais je ne pourrai pas rester avec vous parce que demain, une multitude d'épreuve vous attend et si on me voit avec vous, ça semblera suspect. Mais ne vous inquiétez pas, vous serez en très bonne compagnie. »

Ah bah flûte alors, encore des épreuves. C’est vrai que la pirate avait tendance à l’oublier, mais elle devait traverser le terrain le plus vite possible… Elle espérait au moins que ce ‘moyen de transport spécial pour se déplacer dans la neige’ serait rapide. D’un côté elle n’en doutait pas, parce que si Hauru n’avait pas menti, le but c’était que les filles ne meurent pas dans le jeu, sinon c’auraient pu avoir des impacts déplorables sur son plan à lui.

« Il se fait tard maintenant, dormons jusque demain matin. »

C’est vrai que Syu était totalement lessivée. Dans son état, elle n’aurait pas fait deux mètres sans s’écrouler. Heureusement, elle allait pouvoir dormir. Hauru sortit deux futons. Sauf qu’ils étaient trois, pas très logique tout ça. La pirate comprit par la suite qu’il lui réservait le canapé, parce que ses blessures étaient plus graves que celles de Leïla. Un traitement spécial ! Génial ! Ça n’avait absolument pas l’air de gêner Leïla qui s’allongea directement près du feu, à côté d’Hauru. La navigatrice sourit en les voyants tous les deux allongés côte à côte, et après s’être changée avec des vêtements que lui passa le garçon, elle s’allongea à son tour dans le canapé moelleux. A peine eut-elle fermée les yeux qu’elle s’endormit profondément, un sommeil réparateur l’emportant paisiblement.

Au petit matin, elle s’éveilla. Elle ouvrit doucement les yeux, les rayons du soleil levant traversaient les rideaux tirés avec soin. Calmement, elle se réveilla. Puis elle tenta de bouger. Elle avait des courbatures partout, et ses blessures lui faisaient assez mal, mais au moins elle était totalement reposée pour une journée qui promettait d’être encore plus pénible. Soupirant, elle se leva, discrète et sans faire de bruit pour ne pas réveiller Leïla et Hauru qui dormaient encore. Silencieuse comme une ombre, elle en avait l’habitude, elle alla récupérer des nouveaux bandages et pansa ses blessures toute seule. Elles commençaient déjà à cicatriser, ce qui était une bonne chose, au moins elles ne s’étaient pas infectées. Une fois cela fait, elle fit toute une série d’étirement pour réduire ses courbatures. Son corps était encore en forme, tout allait pour le mieux.

Alors qu’elle venait de se changer pour des vêtements plus adaptés aux sorties dans la neige, elle aperçut Hauru qui se réveillait. Pile quand elle allait commencer à manger. Elle avait eu le temps de fouiller les placards, et avait repéré où était la nourriture exactement. Elle avait même commencé à sortir des petites choses et les mettre sur la table. Notamment du chocolat chaud, tout ce qu’elle avait besoin pour être en pleine forme ! Hauru partit se préparer après avoir parlé un peu avant elle, et la pirate en profita pour se mettre à table. Il arriva à peine une minute plus tard, et la rejoint. Ils rigolèrent un petit moment ensemble, alors que Syu avalait goulument son petit-déjeuner. Il fallait dire qu’elle était affamée. Ils parlèrent de tout et de rien, attendant patiemment le réveil de Leïla. Qui ne tarda pas. Et qui fut plutôt bruyant.

Elle avait sauté subitement sur ses pieds et avait regardé dans leur direction. Toute décoiffée par sa nuit de sommeil, elle avait l’air ridicule, et avait certainement du croire qu’ils étaient partis, vu son réveil mouvementé. La pirate se retint de rigoler quand elle la vit s’approcher.

« Ben quoi ? Vous avez jamais vu quelqu'un se réveiller ? Bon, on bouge maintenant ? »

Elle s’était recoiffée en même temps, redevenant présentable. Syu jeta un œil à Hauru qui avait l’air tout aussi amusé que la pirate, mais il réussit quand même à répondre en étant tout à fait sérieux.

« Notre moyen de transport ne devrait pas tarder à arriver, va vite mettre des vêtements plus chaud. Sauf si tu tiens absolument à sortir parce un temps pareil habillée comme ça. »

En effet, elle était habillée plutôt légèrement d’un short et d’un débardeur. Bon, c’était normal pour dormir, mais c’était moins adapté pour sortir dehors par un temps neigeux. Elle eut l’air de comprendre tout de suite et partit de se préparer à son tour. Syu alla ouvrir les rideaux, pour laisser entrer la lumière un peu, et vit donc que la couche de neige n’avait cessé de s’épaissir. Néanmoins, au milieu de cette forêt, ça créait un cadre idyllique, et c’était magnifique d’être là. Elle aperçut en même temps ses armes à côté, ce qui suscita en elle une joie immense. C’est vrai qu’elle avait réussi l’épreuve des cartes, c’était génial ! Elle reprit alors en main ses revolvers, et les mit dans les lanières de cuir à ses cuisses, ses vêtements étant fait pour ça. Elle récupéra également sa sacoche, toute heureuse de constater que son chocolat était toujours là. Elle la remit également, et alla dans l’entrée. Elle mit des bottes fourrées, puis prit un manteau épais. Ensuite, elle se fit de couettes basses, pour protéger ses oreilles et en même temps discipliner ses cheveux, et mis un bonnet tout noir.

Leïla arriva à son tour, toute propre. Elle se couvrit à son tour, et ils sortirent tout trois. C’est là que Syu comprit que le moyen de transport allait vraiment être génial… Effectivement, trois loups géants les attendaient. Respectivement roux, noir et blanc, ils étaient tous magnifiques. L’attention de Syu fut tout de suite prise par le loup noir, c’était sûrement un mâle, il avait un air digne, et devait sûrement être le chef. Hauru monta sur le roux, et Leïla dit de même avec le blanc. Chaque paire allait parfaitement ensemble, les premiers pour la couleur de cheveux et de poils, les seconds pour leur grâce, et certainement aussi pour leur trop plein d’énergie. La blanche était une femelle, c’était sûr, et le roux un autre mâle. Syu s’approcha de son loup, et après un face à face, où elle se sentit analysée par l’animal, il baissa la tête, lui donnant en quelques sortes son accord pour qu’elle lui monte dessus. Elle sourit et l’enfourcha.

Il était tout doux ! C’était tellement agréable, Syu l’aurait bien utilisé comme lit douillet. Quelques secondes après que la pirate soit montée, Hauru partit en leur disant de ne pas se séparer… Sauf qu’il ne leur avait rien dit sur leur destination, ni comment elles pouvaient diriger les loups. La pirate n’eut pas à faire grand-chose, le loup devait sentir qu’elles ne savaient pas comment faire. Alors Syu se contenta d’observer Leïla qui avait l’air de tenter plusieurs choses, sauf que ça n’avait aucun résultat, ce qui avait l’air de l’énerver, mais d’au contraire amusée la louve qui finit par bouger aux pressions de la jeune fille. Alors la navigatrice essaya d’imiter son amie, ce qui fut très concluant, car immédiatement, le loup bougea, avec toute l’élégance d’un chef. Toute souriante d’avoir réussi, Syu ferma les yeux quelques instants, elle avait un don inné pour la navigation, donc elle n’avait besoin que de suivre son instinct pour trouver le Nord, parce que depuis le début, elle allait toujours vers le Nord. Voyant que Leïla allait vers le Sud-Ouest, elle l’appela en criant, et montra du doigt où elles devaient aller.


« C’est par là ! »

Elle rigola légèrement en voyant la mine déterminée qu’arborait son amie, c’était dommage qu’elle se soit trompée, ça aurait eu un effet très théâtrale de partir comme ça sur un loup, avec la détermination dans les yeux. Elle n’attendit pas Leïla, et donna déjà une direction à son loup, qui avança sans bruit sur la neige, s’enfonçant doucement, la forêt était calme, c’était agréable d’y cheminer.

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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Sam 13 Oct - 10:28



Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence....

«  C'est par là !  »

Leïla tourna la tête pour voir que Syu, qui avait l'air en pleine harmonie avec son loup - ce qui la mit fortement en colère – et qui gloussait, partait dans la direction presque opposée à la sienne. Leïla se figea et le loup par la même occasion, elle se demandait ce qu'il se passait. Puis elle pressa les jambes de façon à faire faire demi-tour à la bête. Elle avait bien comprit, la louve, alors elle fit demi-tour en sautant sur place puis elle rejoint Syu et le loup noir en galopant. La marine s'accrocha tant bien que mal et réussit à rester sur sa monture. C'était une grande victoire pour elle, et elle était très fière.

La marine avait rejoint son amie mais sans se demander si elle savait le chemin. Elle se demandait comment est-ce qu'elle savait que c'était par là ? Et puis aussi, que fait-elle dans la vie, Syu ? Cette pensée lui échappa quand elle repensa à Pepito. Elle l'avait complètement négligé ! Où était-il !? Il devait en vouloir à Leïla...

Une fois, passe encore, mais deux... Elle m'a encore oublié ! Heureusement que je me suis glissé dans le manteau d'Hauru. Faudrait peut-être que je sorte pour qu'il sache que je suis là...

«  Miaouuuw  »

«  Ah ! Je me disais bien que je sentais quelque chose bouger. C'était donc toi ? Elle t'oublie souvent il me semble... il me caressa gentiment la tête avec un regard bienveillant. C'est homme, c'est le top du top hein ! Bon et bien tu es destiné à resté avec moi jusqu'à ce qu'on se retrouver, elle et moi. Ca devrait être demain ou ce soir, en fonction de leur avancée. En attendant cache toi bien, de sorte à ce que personne ne puisse te voir, d'accord ?  »

Il avait terminé sa phrase avec un grand sourire, je crois que je suis tombé amoureux de lui. Bien que je sois un chat.


«  Dis, Syu... Comment ça se fait que tu savais que c'était par là ? [...] Et aussi, qu'est-ce que tu faisais avant d'être embarquée dans ce jeu ? Je sais que ça fait quand même longtemps qu'on marche, je voulais te le demander plus tôt mais je me suis perdue dans mes pensées. Et puis ces loups alors, ils sont beaux, hein ? »

Y'a pas à dire, elle s'éparpille vachement quand elle parle celle-là ! 'fin bon, au moins ça passait le temps, quoiqu'elle dise. Mais juste quand elle eut fini de poser ses questions, deux bonhommes bizarres apparurent de nulle part, en selle sur des sangliers géants. C'était des clowns, sur des sangliers... C'était un peu folklorique. Ils portaient des chemises bouffantes. Pour l'un elle était blanche à pois rouges et pour l'autre elle était à carreaux, jaunes et bleus. Tous les deux maquillés, le teint blanc et le contour de la bouche et la bouche rouge, avec un nez en plastique rouge. Ils avaient l'air ridicule. Pour culotte ils avaient un 3/4 bouffant attaché aux genoux par un élastique repartant ensuite en petit froufrou de quelques centimètre. Collants blancs, chaussures noires.

Le tout posé sur un gros sangliers scellé pas beau. Mais eux deux au moins, avait une selle. Quoique, un loup, c'est super confortable ( du moins pour Leïla, oui ) comparé à un gros sanglier ayant le dos concave et raide. Bref, ils avaient de la chance d'avoir cette selle.

Ils arboraient tous les deux un sourire autant sadique qu'excité. Ils rigolaient comme des hyènes, se moquant des deux jeunes femmes en face d'eux. Leïla aurait pu les remballer comme il faut et bien se moquer d'eux, elle aussi. Mais elle préféra se taire et les regarder, attendant ce qu'ils avaient à dire. Ils parlèrent simultanément.

«  Hyèhèhèhèhèhèhè. Bien le bonjour / mes demoiselles. Il fait froid / n'est-ce pas ? Vous êtes bien habillée / vous. Nous, nous n'avons pas de veste / et avons bien froid. Mais vous savez, / nous ne sommes pas là pour rigoler ! / Vous allez faire ce qu'on vous dis / d'accord ? C'est à dire, faire tout ce qu'on fait sur nos sangliers, sur vos loups. / La première qui faillera devra se battre avec l'un d'entre nous, au choix. / Mais au contraire celle qui n'aura pas fait d'erreur aura droit à un repas et à boire.  »

Leïla riait en son fort intérieur. Ce que leur proposaient ces clowns était totalement stupide. Leïla était plus qu'habile grâce à son fruit du démon. Mais elle ne voulait pas faire ce 'jeu' contre Syu, ça, hors de question.

«  Alors là vous pouvez toujours...  »

Quand elle était en train de parler, la louve en dessous d'elle aboya. C'était plus qu'étonnant ça. Mais Leïla en resta tellement perplexe qu'elle se tu et laissa continuer les deux hurluberlus.

«  Hein ? / Qu'est-ce que tu allais dire, petite ? / Ignorons-là ! / Okidoki ! / Donc ! Commençons, pouvez-vous réaliser cette figure ? On va commencer par facile...  »

Après leur phrase, les deux acolytes posèrent leurs mains sur l'encolure de leurs montures et partirent en poirier à partir de là. Ca n'avait rien de très dur, à première vue. Mais eux avaient des montures de confiances qu'ils connaissaient depuis plus longtemps que Leïla ne connaissait la sienne.

Elle murmura à la louve de ne pas bouger, s'il lui plaisait. Leïla imita alors vivement les clowns. Une fois la blonde à la verticale, ils commencèrent à compter jusque trois et applaudirent. Elle avait alors réussit la première figure. C'en était de même pour Syu, cela soulageait la marine. Ensuite la deuxième, réussie par les deux. La troisième idem. La quatrième, pareille. La cinquième, encore réussie... Et ce fut le cas jusqu'à la dix-huitième. Cette dernière consistait à passer en-dessous de sa monture pendant qu'elle était en train de galoper. Si elle avait été la première figure, Leïla l'aurait d'office ratée. Mais là, grâce aux épreuves elle s'est familiarisé avec la louve et comprend comment elle fonctionne, comment elle bouge. Elles sont maintenant en parfaite harmonies. Ils ont été stupides de faire ce jeu, ça n'a fait que renforcer les deux candidates.

Mmmh, c'était tout doux dans la veste du jeune homme. Il sentait vraiment bon, je suis vraiment amoureux de lui je crois, je suis bizarre ? J'espère que non ! Mais pendant que j'étais perdu dans mes pensées, Hauru s'arrêta d'un coup et je m'écrasa le truffe contre lui. Alors, je sortis ma tête de sa veste pour voir ce qu'il se passait et j'ai vu une chose que je n'aurai jamais voulu voir. Il y avait un homme, il lui manquait un bras. Jusque là, je n'étais pas trop effrayé. C'est lorsque j'ai vu un énorme homme aux yeux noirs avancer vers lui, avec ce même bras en mains que j'ai commencé à flipper.

Il devait avoir des parents géant, ce mec. Il mesurait bien 2mètres, si pas plus ! Il avait une silhouette assez élancée, une carrure retombante avec des bras et des jambes long(ue)s et musclé(e)s. Le pire, c'était ses yeux noirs, terrifiants. Ils n'auguraient rien de bon. Je leva les yeux tant bien que mal vers Hauru, mais j'avais l'impression que si je le quittais du regard, cet homme allait apparaître juste devant nous et nous tuer tous les deux. Enfin, je regarda quand même Hauru qui avait l'air encore plus terrifié que moi. Et ça, c'était pire que tout, si même lui avait peur... Qu'allait-il arriver, hein ? Le loup sur lequel on voyait lui aussi avait peur, moi aussi ! Je ressentais les tremblements de tout se petit monde et c'était insupportable. Je ne pouvais ni bouger ni faire de bruit. Du moins, c'est l'impression que j'avais.

L'homme avec le bras avait, lui, un air blasé. Son bras pissait le sang, mais il avait l'air blasé. Normal. Le grand noir jeta le bras à terre puis tira en pleine dans la tête de l'autre. Oui, parce qu'en plus il avait un flingue.


Leïla réussit la figure dix-huit avec brio. Le dix-neuvième aussi, la vingtième aussi... Les clowns étaient énervés. Leïla était en train de rigoler avec Syu, tellement elles étaient fortes. Ils ne devaient pas s'attendre à ça en les abordant. Les pauvres, ils viennent de se faire humiliés, souillés,...

Mais, les deux amies n'étaient pas attentives. Ils en ont profiter pour les attaquer par surprise. Ils foncèrent avec leurs deux sangliers sur les loups en chargeant. Heureusement que ces loups avaient une conscience et commencèrent à décamper dans la direction opposée aux clowns. Cela fit reprendre ses esprits à Leïla qui examina la situation et, en voyant les deux fous leurs courir après, elle comprit qu'il faudrait les semer.

Elle se mit en mode jockey sur la louve et la pressait pour qu'elle accélère. Elle la dirigeait de sorte à éviter les arbres mais de toutes façons, je pense qu'elle les aurait éviter instinctivement. Mais bien sûr, c'est plus facile de bouger avec quelqu'un sur son dos qui suit nos mouvements. Donc en somme, Leïla était tout sauf inutile. Les loups étaient bien plus rapides que les sangliers alors elles ne mirent pas longtemps à semer leur poursuivants.

Mais par prudence, Leïla préférait continuer à galoper au max. Si vite qu'elle fonça sur une tache orange qu'elle n'eût le temps que d'apercevoir parce qu'elle était en train de regarder derrière elle. Elle ferma les yeux au moment de l'impact et quand elle les rouvrit, elle se trouvait au-dessus d'un jeune homme blond habillé chaudement. Ce n'était autre qu'Hauru ! Elle se dégagea vite d'haut dessus de lui pour le laisser se redresser. Il avait l'air assez surpris et stressé. Lui était-il arrivé quelque chose pendant qu'ils étaient séparés ?

Du coup, ils étaient tous les deux tombés des loups. La neige, elle ne la sentait pas sur sa peau parce qu'elle avait un pantalon épais mais elle sentait tout de même sa froideur et se dépêcha de remonter sur la louve.

«  Qu'est-ce que tu fais ici ?  »

«  C'est plutôt à moi de vous demander ça ! On doit partir d'ici, et vite !  »

Hauru partit au galop dans une direction, Leïla et Syu le suivirent naturellement. Leïla aperçut à une centaine de mètre d'eux un homme, très grand. Était-ce lui qu'Hauru fuyait ? Elle tâchera de lui demander, plus tard. Ils galopaient, tous les sept vers heu... L'inconnu ?

Il devait être midi passé, et Leïla commençait à avoir faim. Ils s'étaient arrêté de galoper depuis une bonne dizaine de minutes déjà, il fallait qu'elle fasse quelque chose pour cette faim impromptue !

«  Heu... Désolée, mais j'ai super faim ! On pourrait pas s'arrêter pour manger quelque chose ? Un lapin ou... Un truc !  »



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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Ven 9 Nov - 8:18

Syu eut la simple impression que sans elle, Leïla aurait directement perdu son chemin, et aurait erré dans la forêt en rouspétant. Ce qui la fit sourire intérieurement, tant elle imaginait bien la scène. Enfin, ce ne fut pas le cas, et c’était tant mieux. Parce qu’après tout, le temps était important. Et justement, les loups leur en faisaient gagner sacrément. C’était un plaisir de déambuler entre les arbres, au chaud dans un gros manteau, les mains réchauffées par le corps bouillant de l’animal. La pirate profitait pleinement du paysage qui était vraiment magnifique. Vu le froid qui lui gelait le bout du nez, elle était bien heureuse d’avoir trouvé de quoi s’habiller plus chaudement, avec sa tenue habituelle, elle n’aurait pas tenu vingt minutes avant de tomber au sol, frigorifiée. Elle frissonna rien qu’à cette perspective.

Ainsi passèrent les minutes, certainement quelques heures, où elles avancèrent sur leurs loups, dans un silence total. En temps normal, Syu aurait certainement questionnée Leïla pendant des heures et des heures, mais ce n’était pas son humeur du moment, le cadre la voulait plus pensive, plus discrète, presque philosophe. Un papier et du crayon, et elle se mettrait à écrire des pages et des pages sur le simple thème de la neige. Non vraiment, elle n’était pas d’humeur à parler. Ou du moins, à entamer la conversation. Heureusement pour cette fois-là, le silence fut brisé par Leïla, alors que Syu était plongée dans ses pensées.


« Dis, Syu... Comment ça se fait que tu savais que c'était par-là ? [...] Et aussi, qu'est-ce que tu faisais avant d'être embarquée dans ce jeu ? Je sais que ça fait quand même longtemps qu'on marche, je voulais te le demander plus tôt mais je me suis perdue dans mes pensées. Et puis ces loups alors, ils sont beaux, hein ? »

La jeune fille rit doucement, quel changement de conversation étrange. Ça lui donnait presque envie de ne répondre qu’à la dernière question, puisque de toute façon il y aurait plus à parler sur ce sujet-là. D’ailleurs c’est ce qu’elle s’apprêtait à faire tout bêtement, avec tout l’enthousiasme qu’elle avait, c’est vrai que ces loups étaient fichtrement beaux. Et qu’elle appréciait sacrément le sien. Tout noir, comme ça… Elle s’apprêtait donc à lui répondre, quand deux formes à quelques mètres d’elles lui intima de se taire et d’essayer de passer inaperçu. Bien sûr, sans succès.

C’était deux espèces de clowns perchés sur des sangliers, aussi gros que leurs loups. Ils avaient l’air ridicule, haut perchés sur leurs animaux baveux, habillés comme tout clown qui se respecte, ils devaient avoir bien froid. En tout cas, leur maquillage extravagant faisait plus peur qu’autre chose dans cette situation. Un léger frisson passa dans le dos de Syu. Elle attendait qu’ils réagissent, la main prête à dégainer son revolver si l’épreuve qu’ils leur donnaient était trop dure. La pirate jeta un rapide coup d’œil à son amie, qui n’avait pas l’air plus perturbée que ça. Tant mieux, peut-être que ce serait facile.


« Hyèhèhèhèhèhèhè. Bien le bonjour / mes demoiselles. Il fait froid / n'est-ce pas ? Vous êtes bien habillée / vous. Nous, nous n'avons pas de veste / et avons bien froid. Mais vous savez, / nous ne sommes pas là pour rigoler ! / Vous allez faire ce qu'on vous dit / d'accord ? C'est à dire, faire tout ce qu'on fait sur nos sangliers, sur vos loups. / La première qui faillera devra se battre avec l'un d'entre nous, au choix. / Mais au contraire celle qui n'aura pas fait d'erreur aura droit à un repas et à boire. »

Syu leva un sourcil, ils n’avaient pas l’air très malins. Légèrement absurde comme situation, quand même. Et puis quel jeu absurde. Avec son fruit du démon, la pirate n’avait aucun problème. Un coup d’œil du côté de Leïla et Syu était totalement rassurée. Ça ne devrait pas poser le moindre problème de toute façon. Alors autant en profiter pour faire un peu de sport, histoire de ne pas perdre la forme !

« Alors là vous pouvez toujours... »

Ah, apparemment Leïla n’était pas du même avis qu’elle. Mais elle n’eut pas le temps de finir que déjà les clowns reprenaient la parole.

« Hein ? / Qu'est-ce que tu allais dire, petite ? / Ignorons-là ! / Okidoki ! / Donc ! Commençons, pouvez-vous réaliser cette figure ? On va commencer par facile... »

Ils commencèrent alors à exécuter un magnifique poirier, les deux mains sur l’encolure de leurs montures. Rien de bien compliqué quand on avait un minimum de pratique. Syu les regarda faire, d’un œil curieux. Elle avait l’habitude de le faire dans ses exercices du matin pour tester son équilibre, mais sur un loup, c’était légèrement plus délicat. Surtout quand on commençait à la monter depuis à peine quelques heures. Mais bon, quand on n’a pas le choix, on n’a pas le choix. Elle espérait simplement que son loup avait compris qu’il ne fallait pas qu’il bouge trop ou alors ce serait la fin des cacahuètes. En confiance, elle prit doucement appui sur ses mains, histoire qu’il n’ait pas tout le poids subitement au même endroit, et, prenant de l’élan avec ses jambes, se retrouva la tête tout à fait à l’envers. Leïla fit de même, les clowns comptèrent jusque trois, puis elles purent se remettre à l’endroit.

Les figures suivantes ne posèrent aucun problème aux deux jeunes filles qui s’en tirèrent avec brio. Au final, elles s’amusaient plus qu’autre chose. Elles enchainaient les prouesses sans trop de difficulté, ce qui eut pour résultat d’énerver fortement les deux clowns qui auraient préféré que ça se finisse vite. Au bout de la vingtième figure, ils décidèrent de changer les règles, et foncèrent tout simplement sur les loups et leurs cavalières. Au contraire des deux filles, les loups suivaient bien la situation et ils eurent donc la bonne idée de partir en courant. Syu qui n’avait pas fait attention compris la gravité de la situation lorsqu’elle se sentit partir dans une direction tout à fait opposé. En fait, elle se retrouva coucher sur le dos de son loup avant de comprendre quoi que ce soit. Sa tête se relevant, elle aperçut derrière les loups les deux clowns qui les poursuivaient sur leurs sangliers.

La pirate comprit instantanément la situation, et, se remettant droite, reprit une posture décente sur son loup. Avant d’imiter Leïla qui s’était allongée sur le ventre. Alors, comprenant toute la chose, Syu essaya de se faire le plus petit possible, et du moins possible gêner les mouvements de sa monture. Les semer ne fut pas bien compliqué. Des gros sangliers limités dans leurs mouvements, pas souples du tout et qui court comme des bourriques, c’est bien moins rapide qu’un loup qui se mut parfaitement à travers les arbres, avec autant de grâce que s’il lui poussait des ailes. Ainsi, Syu se retrouva de nouveau seule avec Leïla, mais il valait mieux être prudent, donc les loups continuèrent de courir. Admirant de plus en plus cet animal d’ailleurs, la jeune fille plongea sa tête dans les poils de la bête, sans trop faire attention à ce qui se passait devant. Après tout, son loup voyait très bien, sûrement mieux qu’elle d’ailleurs, donc elle lui faisait confiance pour ne pas foncer bêtement dans un arbre.

Leïla devait penser pareil d’ailleurs, parce qu’elle gardait le regard fixé en arrière. Sauf qu’elle n’aurait pas dû, elle. Syu eut à peine le temps de voir l’impact, que dans un gros ‘pouf’, la louve et sa cavalière finirent par terre, avec un autre loup et un autre homme, soulevant des gros plans de neige au passage. Surprise, la pirate arrêta son loup, et vit que l’homme et sa monture rousse lui était plutôt familier. Que fichait donc Hauru par ici ? C’est ce que demanda Leïla, sauf que la réponse ne rassura absolument pas Syu. Le ton pressant de l’homme ne signifiait rien de bon. Les deux jeunes gens tombés par terre eurent vite fait de remonter sur leurs loups que la pirate avait déjà repérer le pourquoi il était si pressé. Effectivement, un homme plutôt grand était non loin d’eux. Après quelques secondes à l’observer, la pirate partit en voyant que les deux autres n’étaient plus là. Cette situation était… Légèrement inquiétante.

Ils s’arrêtèrent au bout d’une bonne vingtaine de minutes, dans une clairière. Les loups avaient bien besoin d’une halte, et Syu commençait à avoir de méchantes crampes aux jambes à force de se tenir sur le dos du sien. Mais ne voulant pas descendre tout de suite, elle se mit en position d’amazone pour s’étirer un peu les jambes. Indifférent à ses actions, son loup se coucha élégamment dans la neige. Ce qui failli la faire tomber, amusant l’animal plus qu’autre chose. Pour répondre à son apparemment manque d’intérêt envers elle, la pirate lui tira la langue. Bon, elle tirait la langue à un animal… Certes… Elle rigola quelques instants face au regard amusé du mâle, mais fut rapidement interrompu par Leïla qui… Avait faim.


« Heu... Désolée, mais j'ai super faim ! On pourrait pas s'arrêter pour manger quelque chose ? Un lapin ou... Un truc ! »

Ne sachant pas vraiment chasser le lapin comme le disait si bien sa camarade, Syu se contenta de fouiller dans son sac pour trouver un de ses tablettes de chocolat. Au hasard, elle trouva celle à la noisette et praliné. Elle l’ouvrit et en prit un morceau, avant de descendre de son loup dans un petit saut maitrisé et d’aller en proposer à Leïla. Hauru les regarda faire, amusé. Ce que remarqua très vite la pirate… Qui se dit immédiatement qu’il avait forcément prévu un truc à manger, il avait l’air d’être prévoyant, comme garçon…

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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Dim 11 Nov - 3:11



Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence....


Alors qu'elle se plaignait de se faim, Syu descendit de son loup, une tablette de chocolat en moins et alla en proposer à Leïla. Des étoiles dans les yeux, la marine craqua un bout de la tablette et commença à la regarder. Se demandant si elle devait tout manger d'un coup ou bien économiser. Elle jeta un coup d'oeil vers le beau Hauru qui avait l'air assez amusé, se moquait-il d'elles ? Ou bien peut-être avait-il prévu quelque chose à manger, il est tellement prévoyant. La blonde croqua un bout de la tablette et le savoura, puis elle fourra le reste dans une poche de sa veste, avec ce temps glacial, elle ne risquait pas de fondre. Ensuite elle regarda Hauru d'un air grave, même s'il avait l'air amusé, ça se voyait sur son visage qu'il était pressé et inquiet.

«  Dis Hauru, que s'est-il passé ? Tu n'as pas l'air bien...  »

«  Je ne pouvais pas vous le cacher hein ? Eh bien, il y avait cet homme du cirque. C'est en quelque sorte le bourreau du directeur. Il tue les gens lui barrant la route afin de ne pas se faire découvrir quant au contexte de ce 'jeu' auquel vous participez. Autrement dit, c'est cet homme qui vous tuera lorsqu'il lui sera ordonné. Mais ça n'arrivera pas cette fois, vous ne mourrez pas. Hauru prit un air grave, comme s'il allait pleurer. On voyait bien que ça lui tenait à coeur. Il continua avec un visage crispé par la colère. Alors... S'il vous plaît ne mourrez pas, restez avec moi et aidez moi, je vous en prie.  »

Leïla, pleine de compassion approcha Hauru et le prit dans ses bras.

«  Ne t'inquiète pas, je ne compte pas mourir aussi facilement, et je pense que c'est pareil pour Syu. Alors tu n'as pas besoin de prendre cet air aussi grave, on va les arrêter, d'accord ?  »

Leïla se détacha d'Hauru et lui souriait chaleureusement. Elle avait elle aussi envie d'arrêter ces massacres, parce que de un ça ferait joli sur son rapport et de deux, toutes les personnes qui se font tuer ici ont une famille, des amis, des gens qui tiennent à eux. Et elle ne pouvait pardonner une personne orchestrant tout cela.

Donc il fallait qu'ils avancent, tous les trois ah et... Pepito ! Elle avait encore oublié Pepito ! Discrètement, elle regardait dans les alentours pour voir s'il était là. Mais elle ne le voyait nulle part alors elle commença à stresser. Mais quand elle le vit sortir du manteau d'Hauru, elle lui sauta littéralement dessus et commença à le câliner, ça avait aussi bousculer Hauru dans la neige et il ne semblait pas avoir très chaud. Rigolant, elle se releva avec le chat dans les bras et aida Hauru à se relever. Puis elle reprit sur un ton on ne peut plus sérieux.

«  Et alors, t'as prévu à manger ?  »

L'homme sourit, s'en alla derrière un gros arbre en faisant signe de le suivre. Il sortit d'un trou dans l'arbre un panier remplit de sandwich en tout genre. Comment avait-il fait ? Il était trop fort ce Hauru ! Pleine d'entrain, Leïla lui sauta au coup avec un grand sourire puis s'empara d'un sandwich, grimpa dans l'arbre pour ne plus être dans la neige et commença à manger son sandwich. Elle balançait ses deux jambes dans le vide en regardant devant elle. Elle était monté le plus haut qu'elle pouvait, sur une branche plus ou moins solide et commença à inspecter le paysage. Il y avait des arbres enneigés partout, une clairière spacieuse elle aussi recouverte de neige et une sorte de barrière derrière laquelle il n'y avait pas de neige. Elle plissa les yeux pour mieux voir, doutant de sa vision, mais il n'y avait vraiment pas de neige là-bas derrière.

Elle s'empressa de terminer son sandwich, sauta de branche en branche pour descendre de l'arbre et une fois au sol, elle enfourna un nouveau sandwich dans sa bouche puis fit un grand bon en se transformant en panthère. Elle commença à galoper jusqu'à la clairière pour atteindre la barrière. Elle entendit vaguement Hauru lui crier de revenir mais elle voulait vraiment voir comment ça se faisait qu'il n'y avait plus de neige derrière la barrière.

Pour courir dans la neige, c'était pas évident, elle devant faire de grand et haut bon pour pouvoir avancer, la couche devait atteindre les 40cm. Elle entama sa course dans la clairière pour enfin arriver à la barrière. Là, elle observa bien tout en vit que juste de l'autre côté, il n'y avait aucune trace de neige. Elle sauta par dessus pour voir, rien, niet, nada. Interrogée, elle hurla à Hauru et Syu de venir voir et ils l'entendirent pour rappliquer illico. Hauru semblait en savoir plus qu'elles et s'exprima.

«  Oui, vous devez vous poser des questions mais c'est normal. Ce terrain fait 20km de long pour 10 de large. Nous devons nous trouver ici à une des extrémités de la largeur, donc le terrain de jeu ne va pas plus loin et la neige s'arrête. Vous ne croyiez tout de même pas qu'il était en train de neiger sur toute l'île, si ? C'est un système que l'un des scientifiques à élaborer, c'est une sorte de bombe qu'on envoie dans le ciel qui créer des nuages neigeux. Selon la taille de la 'bombe', les nuages sont plus ou moins gros et on peut délimiter exactement leur tailler en jaugeant correctement les dosages. Il inspecta la limite en passant plusieurs fois par-dessus la barrière puis il continua On peut sortir du terrain de jeu par ici, ce sera plus facile vu qu'on ne risquera pas de tomber sur des adversaires. Personne ne saura que nous sommes sortis alors il faudra être discrets et longer le terrain sur les loups, ce sera plus rapide. Le boss et toutes l'organisation se trouvent au bout du terrain, on pourra y faire le ménage une fois là-bas, si nous sommes assez forts bien entendu. Et je crois que c'est tout.  »

Leïla, qui s'était entre-temps re-transformée en humaine, n'avait pas tout retenu. Juste qu'il fallait aller au bout du terrain en le longeant de l'extérieur sur les loups. D'ailleurs, les trois loups les avaient suivis et étaient juste à côté d'eux. Leïla ne savait pas trop si ça les dérangeait de devoir les suivre comme ça partout, ça devait pas être chouette. Puis elle repensa qu'ils avaient peut-être été battu et son coeur se pinça. Son regard s'affirma et elle sauta d'un bond sur la louve blanche, sauta au-dessus de la clôture puis commença à avancer en lingeant donc le terrain vers l'autre bout.

Ah ! Enfin elle me remarque, c'est tellement gentil de sa part. Mmmmh j'aime son gros câlin, j'aimerais qu'elle ne me lâche jamais. Oui, j'étais bien dans ses bras, très bien même. Mais elle m'avait relâché pour prendre à manger, je la comprends, moi aussi j'avais faim et je me saisis d'un sandwich que je mangeai lentement. Elle était grimpé dans un arbre et juste quand j'allais sauter pour la rejoindre, elle sauta et en quelques bonds elle fut par terre pour commencer à courir vers je n'sais où. Éprit de cette femme, je commençai à la suivre mais dans la neige... C'était pas évident je voyais à peine au-dessus de la couche de neige.

Quand elle fut arrivée à sa destination, une barrière, elle cria les noms d'Hauru et de Syu. Ils arrivèrent en courant et en passant, Hauru me prit par le ventre et m'emmena avec eux, je l'aime encore plus. J'avais les larmes aux yeux tellement j'étais heureux mais je les essuya avec mes petites pattes pleines de neige se qui m'en mis pleins sur le visage. Hauru me déposa et je me secoua la tête pour enlever la neige, ça la fit tomber sur mon nez et j'éternuai.

Ensuite je n'écouta pas tout se qui se disait, j'étais bien plus concentré sur le gros loup noir juste devant moi. J'avais l'impression qu'il allait me manger. Je hérissai mes poils en grognant et griffa la truffe du loup qui poussa un petit couinement. Je lu dans ses yeux qu'il voulait me sauter dessus mais il ne fit rien et se coucha au lieu de bondir.

J'étais mal pour lui maintenant, même si c'est un canidé et qu'on devrait se haïr, ce grand chien me faisait pitié. Il avait un regard sans aucune lueur dedans, terrifié de la vie. Dans un miaulement je montai sur sa tête puis me mit en boule en faisant aller ma queue dans tous les sens. Je ronronnait sur sa tête en essayant de lui faire comprendre que je ne lui voulais pas de mal. Il avait l'air d'avoir compris que j'étais désolé et il s'apaisa à son tour.

Oui, c'est moi, le grand Neko-man qui domptait des loups. En chair et en os devant vos yeux ébahis ! J'étais bien moi sur cette tête mais le loup commença à se lever et je tomba. Puis je vis que les trois humains montaient sur leur loup respectif et je galopa vite derrière Leïla pour la rattraper. Dans un bond j'atterris sur la groupe de sa louve blanche qui semblait ne pas m'avoir senti. Je marchai lentement sur son dos pour aller me frotter à Leïla qui me repoussa gentiment, elle n'était pas d'humeur et elle avait l'air fâchée. J'espère que c'était pas sur moi hein ! Bon, je ne sais pas où on va mais il me semble que le trajet va être long alors je vais m'assoupir un peu sur ses genoux, doucement, je sombre dans le sommeil.





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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Sam 19 Jan - 9:23

Leïla ne se gêna pas pour prendre la tablette entière au grand dam de Syu qui voulait en garder pour elle quand même. Mais bon… Elle avait trois ou quatre autres tablettes entières dans son sac donc elle n’avait pas trop à s’en faire pour son stock. Elle s’apprêtait d’ailleurs à en prendre une autre lorsque Leïla s’adressa à Hauru après avoir englouti quelques morceaux de la tablette et l’avoir fourrée dans sa poche.

« Dis Hauru, que s'est-il passé ? Tu n'as pas l'air bien... »

C’est vrai que Syu n’avait pas tout bien compris sur le gars qu’elle avait vu un peu plus tôt, avant qu’ils ne partent tous les trois sur leurs loups. Surtout qu’Hauru avait eu l’air d’avoir bien peur… Ou pas peur, mais en tout cas, il n’était pas heureux de l’avoir vu.

« Je ne pouvais pas vous le cacher hein ? Eh bien, il y avait cet homme du cirque. C'est en quelque sorte le bourreau du directeur. Il tue les gens lui barrant la route afin de ne pas se faire découvrir quant au contexte de ce 'jeu' auquel vous participez. Autrement dit, c'est cet homme qui vous tuera lorsqu'il lui sera ordonné. Mais ça n'arrivera pas cette fois, vous ne mourrez pas. Alors... S'il vous plaît ne mourrez pas, restez avec moi et aidez-moi, je vous en prie. »

On voyait bien à travers ses yeux que ça lui tenait à cœur, on aurait presque dit qu’il allait pleurer. Mais ce n’est pas ce qui préoccupait le plus Syu. Ce qui l’embêtait le plus était surtout l’homme dont il parlait… En l’apercevant de loin seulement, elle avait pu sentir qu’il n’inspirait rien de bon, mais savoir qu’il était une sorte de bourreau, ça donner tout son sens à la force de ce gars mystérieux… Si Hauru voulait le battre, ce serait certainement bien plus compliqué qu’il ne pouvait l’imaginer. Et puis surtout elle était déjà dans un sale état après cette journée, alors elle ne pourrait certainement pas se battre au maximum de ses capacités… Leïla n’avait pas l’air d’avoir les mêmes préoccupations que Syu, car elle se contenta de s’avancer vers Hauru et le prendre dans ses bras avant de lui dire, la voix toute pleine de compassion.

« Ne t'inquiète pas, je ne compte pas mourir aussi facilement, et je pense que c'est pareil pour Syu. Alors tu n'as pas besoin de prendre cet air aussi grave, on va les arrêter, d'accord ? »

Elle se recula alors et lui fit un grand sourire, qui eut l’air de faire plaisir au garçon. Alala, quelle tombeuse cette Leïla… La pirate sourit quelques instants face à cette image. Puis elle repensa à son problème et se dit que, finalement… Elle se contentera de se défendre si on l’attaquait, et dans la mesure du possible économiserait ses forces pour les gars plus forts. Après, de toute façon, elle se devait de compter sur Leïla et Hauru pour les combats, parce que sa force seule ne suffirait pas cette fois-là. Ce serait presque une première pour elle de ne pas dépendre uniquement de son fruit du démon, mais bon… Il faut bien une première fois à tout. Elle gardait son regard fixé sur Leïla, essayant de juger ses capacités… Elle ne savait quasiment rien sur elle, en fait… D’un côté ça paraissait normal, elle ne la connaissait pas depuis très longtemps, mais elle ne l’avait jamais vu combattre, et pourtant, Syu avait bien besoin de ça pour mieux cerner sa force. Comme pour celle d’Hauru d’ailleurs, elle n’en avait aucune idée…

Ce dernier d’ailleurs s’était retrouvé sur le dos, dans la neige, avec Leïla sur lui, un chat dans les bras. Syu reconnut là le chat qui suivait son amie comme une ombre, et à qui elle avait fait quelques caresses tout en se faisant soigner. Ça faisait un moment qu’elle ne l’avait pas vu d’ailleurs, mais tous les deux avaient l’air de bien se plaire l’un dans les bras de l’autre. Hauru par contre, sa position ne devait pas être des plus agréables, et il devait avoir légèrement froid aussi, parce que son corps entier était presque sous la neige. Leïla le remarqua au bout de quelques secondes, mais elle se contenta de rigoler tout en se relevant. Elle tendit ensuite une main à Hauru pour l’aider à en faire de même, son autre bras étant occupé par le petit chat qui avait l’air de se plaire dans les bras de son amie.

Syu se contentait de regarder la scène avec un petit sourire en coin, avec ces deux-là, c’était toujours animé. Au moins, elle ne risquait pas de s’ennuyer. Finissant son carré de chocolat d’un air distrait, elle entendit vaguement Leïla dire quelque chose, mais elle n’y fit pas attention. Ce qu’elle vit par contre, c’est Hauru ressortir de derrière un arbre avec un panier rempli de sandwich. Ah, tout de suite, ça devenait intéressant ! Elle sauta de son loup et s’avança calmement pour en prendre un. Leïla, elle, avait sauté dessus, et une fois la baguette en main, était montée dans un arbre. Elle avait ensuite escaladé et était à présent sur la branche la plus haute et la plus stable. Syu la regarda quelques instants, puis s’empara à son tour d’un sandwich et retourna sur son loup. Ce dernier se reposait, les yeux fermés. Elle espérait ne pas trop le déranger, mais elle ne voulait surtout pas s’asseoir dans la neige, elle avait eu assez froid comme ça.

Entamant avec plaisir son encas, elle savoura longuement ce repas bien mérité. Elle préférait quand même son chocolat, mais elle savait très bien qu’elle avait besoin de plus pour survivre, surtout dans son état. Elle continua de manger en silence, regardant de-ci de-là, observant le paysage. Elle fut même tenter de s’allonger et de regarder le ciel, mais elle se dit que ce n’était pas la peine. C’est à ce moment de donc qu’elle vit Leila redescendre de son perchoir à toute vitesse. Elle partit en direction du panier, goba un sandwich, puis elle se transforma en panthère et partit à toute allure dans la forêt. Syu leva un sourcil interrogateur, et laissa échapper un ‘Nyeuh ?’ d’étonnement. Elle avait l’air pressée. Hauru tenta par un cri de la retenir, mais ça n’eut absolument aucun effet. La pirate continua de mâcher calmement. Peu importe ce qui était arrivée à son amie, elle devrait certainement revenir bientôt. Sentant le regard interrogateur d’Hauru, elle se tourna vers lui et haussa les épaules pour signifier son ignorance.

Heureusement pour les deux, ils entendirent bientôt au loin un cri de leur connaissance commune leur demandant de venir. Sans attendre plus longtemps, Syu toujours sur son loup, elle demanda à ce dernier de suivre les traces de la panthère. La rejoindre fut ainsi plutôt rapide. En quelques secondes, elle avait rejoint Leïla, Hauru la précédant. La pirate resta un moment surprise avant de froncer les sourcils. C’était quoi encore que cette histoire ? Pourquoi la neige s’arrêtait-elle en une ligne droite parfaite ? Leïla semblait aussi surprise que la pirate, mais Hauru par contre, lui, avait l’air d’en savoir beaucoup, alors sans attendre il prit la parole.


« Oui, vous devez vous poser des questions mais c'est normal. Ce terrain fait 20km de long pour 10 de large. Nous devons nous trouver ici à une des extrémités de la largeur, donc le terrain de jeu ne va pas plus loin et la neige s'arrête. Vous ne croyiez tout de même pas qu'il était en train de neiger sur toute l'île, si ? C'est un système que l'un des scientifiques à élaborer, c'est une sorte de bombe qu'on envoie dans le ciel qui créer des nuages neigeux. Selon la taille de la 'bombe', les nuages sont plus ou moins gros et on peut délimiter exactement leur tailler en jaugeant correctement les dosages. On peut sortir du terrain de jeu par ici, ce sera plus facile vu qu'on ne risquera pas de tomber sur des adversaires. Personne ne saura que nous sommes sortis alors il faudra être discrets et longer le terrain sur les loups, ce sera plus rapide. Le boss et toutes l'organisation se trouvent au bout du terrain, on pourra y faire le ménage une fois là-bas, si nous sommes assez forts bien entendu. Et je crois que c'est tout. »

Un système pour faire de la neige dans un terrain délimité ? Tout cela intéressant grandement notre navigatrice. Enfin, surtout ce qui permettait de créer le nuage de neige, si elle le savait, elle pourrait faire des choses tout à fait intéressantes dans ses périples sur les mers agitées. Tout à coup, elle avait terriblement envie d’aller là-bas, voir ce chef, et tout le beau monde l’accompagnant. Au pire, elle pourrait s’éclipser discrètement et aller voir ce fameux dispositif, mais seulement si le combat tournait à leur avantage. S’ils avaient des difficultés, elle resterait avec eux, maintenant qu’ils avaient passé tout ce temps ensemble, surtout avec Leïla, elle ne pourrait pas partir comme ça. Elle se prépara quelques secondes psychologiquement à souffrir de ses multiples blessures. Elle qui d’habitude ne se mettait jamais en danger, cette fois c’était loupé. Se rasseyant confortablement sur son loup, ils commencèrent tout trois à courir vers leur destination.

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MessageSujet: Re: Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]    Mer 13 Fév - 7:50



Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence....


« Aaaaaah.... C'est chiant !! C'est encore long ? »

Alors qu'elle semblait assez déterminée, son impatiente reprit le dessus. Ils avaient parcourut à tout casser, 1 kilomètre même pas. Hauru la regarda irrité mais souriant :

« On vient à peine de partir alors prends patience s'il te plaît. »

Leïla fit la moue et se tut. Elle regardait le paysage, d'une part enneigé et d'autre part... Normal. Soudain, elle pensa à une chose et demande à Hauru :

« Dis Hauru, ces loups là, d'où viennent-ils ? C'est un peu bizarre quand même. Qu'ils essayent pas de nous manger, je veux dire. »

« Ce... Je croyais que tu avais déjà compris et que je n'aurais pas à l'expliquer mais ces loups ont été élevé à la dure, si tu vois ce que je veux dire... »

Elle avait donc visé juste, c'est triste quand même. Enfin de toutes façons elle va aller là-bas et essayer de leur botter les fesses. 'Essayer' parce qu'elle n'est pas super forte, d'ailleurs elle se demandait comment elle allait bien pouvoir faire. Si ces types sont pas trop fort ça va mais qu'en sera-t-il des chefs du corps ou que sais-je du boss ? Plus qu'à prier pour que Hauru soit un super ninja de la mort qui tue tout le monde en un coup. Et Syu, savait-elle se battre ? L'espérance faisait avancer. Faire demi-tour maintenant aurait fait mauvais genre non ?

Ou alors Leïla pouvait appeler du renfort du côté de la Marine, en masse ils sont impressionnant quand même, au moins un peu. Mais elle ne voyait pas comment les contacter, là, au milieu de la pampa. Donc, solution à éliminer. Donc, juste eux trois contre... Beaucoup ? Sans doute impossible, mais au moins ils vont essayer. Pendant 20minutes Leïla se tut laissant place au vent dans les cheveux des trois personnes, chevauchant vers l'inconnue et blablabla. Elle en avait marre, encore. Ca devrait prendre un heure, mais elle ne savait pas exactement où ils étaient. Peut-être qu'avant de se lancer ils étaient déjà à la moitié du terrain ? Ill y étaient en effet. Donc ils n'allaient pas tarder à apercevoir l'autre bout, ensuit il faudra chercher un peu plus loin pour apercevoir le 'repaire'.

« C'est un chapiteau que nous cherchons alors ouvrez l'oeil. »

« Okay, compris... »

Ca facilitait la tâche, un chapiteau ça devrait être facile à localiser. Une haute tente en couleur avec à la pointe un drapeau voletant. Ne dizaine de minute passèrent avant que Leïla n'aperçoive le drapeau.

« Ne devrions-nous pas continuer à pieds ? C'est plus prudent, je pense. »

Enfin une bonne idée, pour une fois. Les trois s'arrêtèrent et Hauru dit qu'il allait justement le dire. Elle était assez fière d'elle, malgré sa tignasse blonde, elle pouvait faire preuve de bon sens, pensait-elle. C'était une sorte de réconfort pour se convaincre qu'elle n'était pas totalement stupide. Bref, elle sauta à terre, en prenant Pepito avec elle. Il s'était endormi, alors maintenant il s'étirait comme tout chat normal. Trop mignon, Leïla en sourit. Puis elle regarda la louve dans les yeux puis lui fit des signes pour qu'elle s'en aille mais elle n'avait pas l'air fort décidée. La marine haussa les épaules, puis ignora la louve et commença à marcher vers le chapiteau. À un moment elle se retourna et l'animal avait disparu. Elle sourit.

« Bon et maintenant qu'est-ce qu'on fait ? On va pas rentrer là-dedans comme des gros bourrins et foutre le bordel, si ? »

« Non, attendons ici encore quelques minutes, ils ne devraient pas tarder à arriver. »

« Qui ça ? »

« Les renforts. »




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Dans la pénombre de la nuit, la chasse commence.... [ Pv : Syu Anri ]

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