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 [Entrainement au Haki] Retour au départ pour retrouver son chemin

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Yumiya Taka

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MessageSujet: [Entrainement au Haki] Retour au départ pour retrouver son chemin    Lun 27 Aoû - 3:12




    Retour au départ pour retrouver son chemin


    Jour 1 : Retour sur huit années d'une vie.

    Cela faisait bien des années que Yumiya n'avait pas vu la silhouette de cette île se dessiner à l'horizon. En réalité, cela faisait bien huit ans qu'elle n'avait plus posé le pied dans ce lieu qui était certainement à présent complètement différent par rapport à ses souvenirs. Ceux-ci étaient tout de même encore complètement intacts, toutes ces années qu'elle avait passé sur cette île, à la visiter, à en découvrir tous les recoins, n'avait pas été inutiles.

    À l'époque, cet endroit était totalement inaccessible, en plein milieu d'une mer où aucun souffle d'air ne passe et dans laquelle aucun bateau n'aurait pu espérer naviguer, pourtant, les technologies avaient fait qu'à présent ce miracle était possible. Ce fut donc en "empruntant" une de ces technologies que la jeune femme avait prit la direction de son île natal, elle qui s'était promis de ne jamais y retourner avait finalement faiblit, même si elle n'y retournait pas pour des raisons personnelles...

    Lorsqu'elle atteint enfin l'arrivée, la jeune femme eut à peine le temps de poser un pied sur la terre ferme, qu'elle avait déjà plusieurs arcs qui pointaient vers elle, l'air menaçant et qui n'était rien de plus qu'un comité de bienvenue, pas très accueillant, mais auquel il fallait bien s'attendre. La borgne ne put retenir un petit sourire en voyant toutes ces armes pointées sur elle, ce qui ne semblait plaire à personnes. Une des femmes -qui semblaient être le leader du groupe- demanda à l'encontre de l'inconnue ce qu'elle faisait ici, à quoi, la concernée répondit en gardant son sourire :

    - Je n'ai pas le droit de retourner sur mon île natal sans me faire agresser ?

    Des murmures se propagèrent dans l'assemblé. Évidemment, personne ne pouvait se souvenir d'une petite fille de dix ans qui disparaissait toute la journée pour se promener seule en forêt et revenir le soir alors que la plupart des personnes étaient enfermés chez eux pour prendre le diner. Peu de personnes devaient la connaitre et ceux qui l'avait déjà vu ne s'en souvenait certainement plus. Passer inaperçue avait été plutôt facile pour la fillette durant son enfance.

    Les femmes semblaient plutôt dubitative et ne croyaient pas vraiment la borgne. Elle leur donna alors le nom de sa grand-mère, Kuroba Taka. En leur révélant ce prénom, elle ajouta également que cette personne serait capable de confirmer son identité et que si ce n'était pas le cas, le groupe pourrait la tuer si elles en voyaient l'utilité.

    Néanmoins sceptique, les femmes acceptèrent de mener la Marine vers sa grand-mère. Deux d’entre elles, dépouillèrent Yumiya de toutes ses armes. La jeune femme se sentit comme nue sans ses couteaux près d'elle, mais elle ne pouvait refuser qu'on les lui retire. C'était normal après tout.

    Le groupe de femmes la fit alors marcher dans l'île, certains endroits revenaient en mémoire à la jeune femme, même si ceux-ci avait été modifié par le temps, d'autres, étaient méconnaissables. A force de regarder autour d'elle, à la recherche de lieu connu, Yumiya en avait oublié la notion du temps, et lorsqu'elle arriva enfin au village, elle eut l'impression que seulement quelques secondes s'étaient écoulées.

    Lorsqu'elle marcha au milieu des maisons et des habitantes de l'île, elle remarqua bien leurs airs étonnés, mais se contenta de continuer à marcher sans plus s'en préoccuper, suivant ses guides qui se postèrent enfin devant une maison et frappèrent à la porte. Silence. Elles retentèrent leur chance. Aucun bruit. Au final, elles entrèrent sans plus de manière dans la petite maison et trouvèrent une vieille dame assise sur une table en train d'éplucher des pommes de terre.

    En voyant le groupe entrer, elle posa la patate qu'elle avait en main et cria :

    - Vous pourriez toquer avant d'entrer ! Petites pestes !

    Les pestes en question poussèrent des soupirs, visiblement habituées à ces réactions de la part de la vieille dame. Avant que celle-ci ne puisse ajouter d'autres remarques désagréables à sa liste, la chef du petit groupe dit :

    - Nous t’amenons quelqu'un. C'est une inconnue, mais elle prétend que tu sera capable de la reconnaitre.

    La vieille dame semblait plutôt agacée par cette nouvelle arrivante et elle se leva de sa chaise pour s'approcher de celle-ci. La fixa l'espace d'une seconde avant de faire un geste de la main qui voulait en dire long. Puis, elle dit :

    - Connait pas.

    Elle se retourna ensuite, abandonnant sa petite fille à son sort. Elle n'avait certainement pas envie de se soucier de cette inconnue qui l'embêtait durant son épluchage de pomme de terre. Les amazones, quant à elles, jetèrent un regard suspicieux vers Yumiya, certainement bien décidé à l'abattre sur le champs. Une d'entre elles saisit donc l'épaule de la Marine pour la guider vers la sortie.

    Néanmoins, un évènement inattendue se produisit et Kuroba stoppa sa marche en ordonnant aux femmes d'attendre, ce qu'elles firent sans broncher. Elle s'approcha à nouveau de la borgne, mais cette fois-ci, poussa son inspection un peu plus longuement. Elle prit une mèche de cheveux de sa petite fille, puis, sans prévenir, elle lui retira son cache-œil d'un geste brusque, laissant apparaitre une vieille cicatrice. Après cela, elle révéla enfin la vérité :

    - Si, je la reconnais.

    Puis s'adressant à la femme aux cheveux argentés :

    - Mais je te croyais morte depuis longtemps. Je pensais que tu t'étais faite manger par un animal sauvage ou quelque chose dans ce genre. Tout ce temps, tu m'as fait croire ça, sombre imbécile !

    Sa voix était désormais emplie de colère. La grand-mère fit partir sa main en direction de sa petite fille et lui donna une gifle dont la trace resterait ancré dans la peau de la Marine durant plusieurs heures. L'air devenait progressivement de plus en plus lourd et Yumiya commençait à se sentir mal. La vieille dame saisit alors la jeune femme par les cheveux d'une main, et de l'autre, lui assénait des coups dans le visage et dans le ventre. Malgré son âge, Kuroba était de loin une faible personne et la sous-lieutenante ne se sentait pas le cœur à se défendre.

    Après une ou deux minutes, la dame cessa de frapper sa petite fille. Elle lui lâcha les cheveux et lui fit un croche-patte pour qu'elle s'écroule par terre. Une fois ceci fait, elle écrasa son pied sur le dos de la Marine. Puis, s'énervant un bon coup, elle s'accroupit devant sa victime, souleva son visage à l'aide de cheveux, puis écrasa celui-ci contre le sol avec rage tout en criant :

    - Comment pourrais-tu être Yumi ?! Tu n'es même plus capable de te défendre, tu n'es devenue qu'une pauvre petite fille se faisant battre par une vieille femme. Tu m'avais promis qu'un jour, tu serais capable de me mettre à terre, mais tu es toujours aussi faible. En huit ans, tu n'as fait aucun progrès.


    Puis, s'adressant aux autres amazones :

    - Allez-vous en !

    Et c'est ce que s'empressèrent de faire les femmes. La vieille dame se releva ensuite et retourna à ses pommes de terre, sans plus se préoccuper de la jeune Marine, qui se releva doucement, le visage en sang, et saisit une chaise pour s'installer en face de sa grand-mère pour lui dire :

    - Kuroba-chan, j'ai...

    Elle fut stoppé par un geste de sa grand-mère qui lui tendait un couteau et qui lui disait :

    - Rends-toi plutôt utile.

    Yumiya saisit l'ustensile sans rechigner, elle ne souhaitait pas vraiment se faire frapper à nouveau. Elle commença alors à retirer la peau de ses pommes de terre. Elle n'était plus habitué à faire ce genre de choses depuis longtemps.

    Lorsque enfin il n'y eut plus aucune patate, ce fut la vieille dame qui parla la première :

    - Tu ne sais même plus éplucher une pomme de terre correctement, tu ne sais plus te défendre, tu ne cherches même plus à résister... Tu n'est vraiment plus la même.

    Kuroba planta le couteau qu'elle avait dans la main dans la table avec violence. Elle cria ensuite en pointant son doigt sur la table :

    - Pose ta main !

    Yumiya secoua la tête et garda sa main bien en dessous de la table, sachant bien que sa grand-mère serait capable de la lui arracher sur le champs. L'air redevint à nouveau lourd et la grand-mère cria à nouveau :

    - Pose ta main ici et tout de suite !

    La Marine refusa à nouveau et la vieille dame retira le couteau de la table, se leva et se dirigea vers sa petite fille qui s'était mise à trembler, la pression était tellement forte. La femme âgé se posta à quelques centimètres de la victime puis, recommença :

    - Pose ta main ou je t'épluche comme une patate !

    La borgne ferma les yeux et posa finalement sa main sur la table, arrachant un sourire de satisfaction à sa grand-mère. Celle-ci glissa alors son couteau dans la main de sa petite fille, celle qui n'était pas encore sur la table, la pression baissa et la vieille dame dit alors :

    - Bien. À présent, retiens une chose. Tu ne pourras plus jamais t'enfuir d'ici, à moins que je t'en donne l'autorisation. À chaque fois que tu me désobéiras, que tu rateras quelque chose, tu finiras comme aujourd'hui ou même pire. Alors, tâche d'être bien sage. Si je te dis de faire, tu fais. Maintenant, raconte-moi tout. Et quand je dis tout, c'est tout, n'oublie aucuns détails, même les plus intimes.

    Après avoir repris ses esprits, la Marine raconta enfin tout ce qui s'était passé durant les huit dernières années, n'oubliant aucuns détails. Il lui fallut plusieurs heures pour tout expliquer et tout raconter, son visage n'exprimait rien, aucune émotion. Et celui de sa grand-mère était identique. Lorsqu'elle acheva enfin son histoire, un silence pesant tomba. Personne ne savait quoi rajouter, que dire. Et à nouveau, ce fut la grand-mère qui eut le premier mot :

    - Tu me déçois vraiment... Tu as gâché ta jeunesse et tu es devenue une petite faible. Tu n'es qu'une idiote, tu as perdu ton cerveau en cours de route. Tâche d'en retrouver un, car, moi vivante, tu ne repartiras pas d'ici aussi bête que ça. En plus de cela, tu es devenue une chienne du Gouvernement. Tu dis venir ici pour apprendre à maitriser le Haki, mais il n'y a pas que ça que tu vas devoir apprendre. Nous commencerons tout de suite.

    Yumiya ouvrit de grands yeux. Il faisait presque nuit et ce n'était plus l'heure de s'entrainer, mais plus celle de diner. La vieille dame reprit alors la parole :

    - Tu vas commencer par me ramasser ce cache-œil. Ensuite, tu vas prendre une douche et enfiler d'autres habits. Tu vas m'aider à préparer le diner et nous entamerons les choses sérieuses...

    La sous-lieutenante s'empressa d'obéir. Malheureusement, une fois sa douche prise, elle constata qu'elle avait laissé ses affaires dans le bateau et qu'elle était condamné à prendre des habits à sa grand-mère... habits qui correspondaient à la mode d'Amazon Lily.

    Elle aida donc ensuite la vieille dame à faire le repas, grand-mère qui ne pouvait s'empêcher de faire des remarques sur sa façon de cuisiner, bien décidé à faire d'elle une cuisinière hors norme. Une fois que les deux femmes eurent finis leur repas, la vieille dame demanda à sa petit fille de se lever et la mena vers une pièce vide. C'est en ces lieux que Kuroba commença à entrainer Yumiya en lui faisant travailler toutes les parties de son corps, si bien que la jeune femme termina sa journée pleine de courbatures et morte de fatigue.

    Elle dut encore préparer son lit, car bien sûr, la vieille dame n'avait pas prévu son arrivé et qu'elle dormait tranquillement tandis que la Marine n'avait que du bois pour se reposer. Une fois le lit installé, la borgne se glissa à l'intérieur avec délice et ferma l’œil en s'endormant la seconde d'après.




    Jour 2 : Des débuts pas très concluants.

    Le lendemain matin, Yumiya se réveilla avec la lumière du soleil. Elle qui était habituée à se réveiller avant le lever du soleil avait dormis bien plus longtemps que prévu. Elle tenta de se rappeler les évènements de le veille, et lorsqu'ils lui revinrent en mémoire, elle sursauta et descendit de son lit à toute vitesse. Elle se rappelait de sa grand-mère qui n'avait pas l'intention de lui faire de cadeau. Elle serait certainement de mauvaise humeur et en colère car la jeune femme avait dormis trop longtemps.

    La borgne prit alors la direction de la pièce centrale de la maison, à savoir la cuisine. C'était là où se passait généralement toutes les choses importantes. La Marine entra dans la pièce et remarqua qu'il n'y avait personne, pour le moment. Peut-être que Kuroba était encore endormie. Si tel était le cas, la sous-lieutenante avait beaucoup de chance, car elle aurait le droit à un peu de tranquillité.

    Mais ce n'était pas le cas, car la grand-mère, qui en réalité était allée faire quelques courses à l'extérieur, venait d'entrer à l'intérieur. Cette dernière jeta un coup d’œil à sa petite fille, coup d’œil qui ne présageait vraiment rien de bon. Elle posa ses sacs de course sur la table puis dit avec un ton colérique :

    - Aide-moi donc à ranger tout ça, flemmarde sans cervelle !

    La borgne ne put retenir un petit soupir, mais fut immédiatement stoppé par un couteau pointé sous sa gorge. Elle jeta un coup d’œil sur le couteau en question et le reconnut rapidement. Ce n'était autre que celui qu'elle gardait toujours sur elle, son fétiche. Néanmoins, elle n'eut pas le temps de placer un mot, que la vieille dame qui tenait le couteau recommença à parler :

    - Encore un soupir et je détruis ta minable petite arme, je te chasse de cet endroit et je te laisse te débrouiller pour ce pourquoi tu es venu ici.


    Yumiya ne soupira pas. Elle ne dit rien et se dirigea plutôt vers la table pour ranger le contenu des sacs dans les endroits prévus, dont elle ne se souvenait que vaguement. Elle entendait sa grand-mère rouspéter sans cesse, lui ordonnant d'aller plus vite, de sourire et de se taire.

    Lorsque, enfin, le travail fut terminé, la Marine avait très faim, n'ayant pas pris de petit-déjeuner. Mais ces peines ne s'arrêtèrent pas là car la grand-mère lui dit alors qu'elle était privée de petit-déjeuner, s'étant levée beaucoup trop tard pour pouvoir manger. Elle continua sur sa lancée en lui disant qu'elle était également privée de déjeuner à cause du temps qu'elle avait pris pour ranger les courses. La Marine commençait à regretter sa décision de retrouver la vieille dame, à l'avenir, elle ferait plus attention.

    La vieille dame la mena alors vers l'extérieur, plus précisément, vers la forêt où Yumiya avait passé son enfance. Elle la fit s'asseoir en plein milieu de celle-ci, dans un endroit grouillant d'animaux, dangereux pour certains et inoffensifs pour d'autres. Kuroba expliqua alors à sa petite fille ce qu'elle devait faire ici :

    - Pour commencer, il va falloir que tu apprennes à sentir la vie autour de toi et à entendre leur sentiment. Tu vas devoir trouver la clé toi-même et ne compte pas sur moi pour te donner des indices. La seule chose que tu dois faire c'est rester ici toute la journée, te concentrer et attendre. Je resterais près de toi pour te protéger contre les animaux sauvages... On ne sait jamais ce qu'il peut arriver. Maintenant, fait !


    La borgne était un peu dubitative quant à cette méthode d'entrainement, néanmoins, sa grand-mère s'y connaissait certainement mieux qu'elle. Elle ferma les yeux, et commença à tenter de sentir les présences. Elle se concentra tout au long de la journée, mais les seuls choses qu'elle ressentit fut le vent et les diverses animaux qui s'approchait parfois assez près d'elle pour qu'elle les entende.

    Alors qu'elle était encore assise, concentré sur son but, Yumiya fut frappé par un coup de pied dans le dos qui la sommait de se lever ce qu'elle s'empressa de faire. Le soleil était sur le point de se coucher et sa grand-mère la fixait. La Marine baissa les yeux en pensant que Kuroba serait certainement déçu de ses résultats nuls, pourtant ce ne fut pas le cas, et ce que dit l'Amazone surprit un peu la borgne :

    - Ne t'en fais, le premier jour, on arrive jamais à rien. Il te faudra au moins une semaine pour réussir.


    Elle releva la tête et eut un petit sourire puis suivit la vieille dame qui retournait vers sa maison. Une fois là-bas, les mêmes opérations que la veille se répétèrent. Yumiya aida Kuroba à fait la cuisine, tout en supportant tant bien que mal les critiques de celle-ci. Ensuite, elle fut emmené vers cette pièce vide et subit le même traitement que la veille. Elle ne comprenait pas vraiment à quoi servait tous ces étirements et la musculation qu'elle devait faire. D'autant plus que sa grand-mère se contentait simplement de regarder.

    A la fin de tout ceci, cette dernière abandonna sa petit fille pour aller se doucher et dormir, ce que fit la Marine à son tour. Elle se demanda bien à quoi tout ceci pouvait bien mener...




    Jour 3 : Et rebelote !

    Ce jour-là, Yumiya se leva à l'heure et eut le droit à son petit-déjeuner, pour le déjeuner, elle n'en savait trop rien pour le moment. Tout recommença. Après le petit-déjeuner, la grand-mère la mena à la forêt et la fit s'asseoir. Puis, toute la journée, elles patientèrent. La borgne en oublia même le déjeuner et elle ne se rendit pas compte que la journée avait défilé à une vitesse étonnante. Pourtant, elle n'avait toujours pas réussis à obtenir des résultats concluants et sa grand-mère lui dit qu'elle tenterait quelque chose de nouveau pour le lendemain.

    La soirée se déroula à l'identique de la veille. Yumiya avait de moins de difficulté pour réaliser les entrainements de la vieille dame, même si ceux-ci restait dur pour elle et Kuroba n'avait pas l'intention de les réduire...




    Jour 4 : Une nouvelle méthode.

    La vieille dame expliqua à sa petite fille sa nouvelle méthode durant le petit-déjeuner. Celle-ci était en réalité assez simple, peu de choses étaient modifiées. En réalité, seule une seule était changée et celle-ci était sa grand-mère, qui était venue l'accompagner pour la protéger en qu'à d'attaque d'animaux sauvage,s qui désormais ne viendrait plus. Yumiya allait donc devoir rester sur ses gardes et ainsi augmenter sa concentration sur le monde qui l'entourait.

    La borgne se rendit donc vers le lieu d'entrainement sans Kuroba et s'installa comme les autres jours en fermant les yeux pour se concentrer. Elle était très attentive et attendait. Elle savait que ce n'était pas les êtres vivants qui manquaient dans ces lieux, mais elle n'arrivait pas à sentir leur présence.

    Soudainement, vers la fin de la journée, elle sentit quelque chose derrière elle, comme une sorte d'intuition qui lui disait que derrière elle, se trouvait le danger. Elle sursauta donc subitement et se retourna, prête à courir. Mais ce qu'elle trouva derrière elle n'avait rien de dangereux et se trouvait être un simple écureuil.

    La Marine poussa un soupir de soulagement et se rendit compte qu'elle avait finalement réussit à sentir une présence près d'elle, mais seulement une. En voyant que le soleil était presque couché, Yumiya retourna à la maison de sa grand-mère qui s'empressa de lui demander si elle avait réussit à quelque chose.

    La sous-lieutenante lui expliqua donc la mésaventure qui lui était arrivée avec l'écureuil et la vieille dame fit un sourire. Le premier que la borgne voyait sur son visage depuis qu'elle était arrivée.

    Et la soirée se termina comme à l'accoutumé, rien de nouveau, mis à part peut-être les recettes de cuisine qui changeaient.




    Jour 5 : Des progrès.

    Le lendemain matin, Yumiya se leva de bonne heure étant d'une humeur assez joyeuse pour la première fois depuis bien des années. Elle sortit de son lit, et prit la direction de la cuisine, dans laquelle elle concocta, pour elle et sa grand-mère, un petit-déjeuner. Ce n'était pas encore de la cuisine de grand chef, mais elle savait encore griller des toast, faire cuire des œufs et faire des crêpes, rien de bien compliqué en faite.

    Lorsque Kuroba arriva, elle n'esquissa pas le moindre sourire et inspecta plutôt le travail de sa petite fille en lui crachant une bonne dizaines de critique et lui ordonnant de se dépêcher de faire la vaisselle. La jeune femme obéit sans rechigner puis s'installa pour goûter son petit-déjeuner qui n'était pas si horrible que le prétendait la vieille dame qui n'arrêtait pas de pester en mangeant la nourriture.

    Au final, la Marine en avait tellement marre de ses critiques, qu'elle se leva de table et partit de la maison pour faire son entrainement quotidien, ce ne serait pas ce qui allait plaire à Kuroba, mais elle s'en fichait un peu. En réalité, elle en avait assez de toutes ces critiques à longueur de journée.

    Elle s'assit dans sa forêt, et se concentra à nouveau sur les choses qui l'entourait. Elle commençait à ressentir par moment des présences un peu vague, mais rien de jamais concret. À la fin de la journée, elle avait réussis à ressentir une bonne dizaine de présences. Elle était tout de même assez contente de ses résultats et elle s'en retourna vers la maison de sa grand-mère en oubliant presque les évènements du matin.

    Kuroba l'attendait de pied ferme. Elle était debout, devant la maison. Elle ne laissa pas Yumiya entrer dans la maison et la stoppa en l'attrapant par les cheveux. Elle la frappa alors au ventre puis parla :

    - Tu es un peu trop susceptible ma petite. Je t'offre un logis, je t'offre à manger. Les critiques devraient t'aider à grandir, mais toi, tu les refuses. Pour cette nuit, tu n'auras qu'à dormir dehors, je ne veux pas de toi dans ma maison. Mais avant ça, je vais t'infliger ta punition.

    Sur ces mots, elle plaqua la borgne contre le mur et la frappa au visage. Puis, elle l'abandonna là, dehors, rentra dans sa maison, et ferma à clé. La Marine tomba par terre en pestant contre la vieille dame qui l'avait une fois de plus frappé. Elle ne pouvait nier que cette vieille dame avait une sacrée force. En plus de cela, la sous-lieutenante n'osait pas la frapper, par peur de lui faire mal, mais au vu de tout cela, la prochaine fois, elle se défendrait.

    Pour le moment, elle n'avait pas le choix, elle devait se reposer ici, dans la poussière. Elle s'allongea en silence et ferma les yeux malgré la faim qui grognait. Elle n'avait plus l'envie de chercher de la nourriture. Elle ne prit pas beaucoup de temps à s'endormir malgré le lieu où elle se trouvait.




    Jour 6 : La colère n'est jamais la solution.

    Yumiya se réveilla dans la cuisine de la maison, avec les relents de la nourriture et sa grand-mère juste à côté d'elle, elle lui demanda de s'asseoir sur une chaise près de la table, ce que fit la jeune femme, néanmoins dubitative. Kuroba fixa quelques secondes sa petite fille, puis finit par parler, comme à son habitude :

    - Tu n'es qu'une petite idiote. Pourquoi tu ne te défends pas ? Est-ce comme ça que tu comptes te défendre contre tes ennemis ?!

    La borgne coupa alors sa grand-mère en prenant la parole à son tour :

    - Tu n'es pas mon ennemi !

    La vieille dame poussa alors un soupir d'exaspération, puis, reprit la parole, prenant un ton calme, mais néanmoins, autoritaire :

    - Sache, ma petite, que tout ceux qui oseront s'en prendre à toi sont tes ennemis. Dis-toi que celui qui t'attaque mérite la même chose et défend-toi ! Tu n'es plus une enfant à ce que je sache, tu dois apprendre à te protéger toute seule à présent et...

    Kuroba fut stoppé par le poing de sa petite fille contre la table et celle-ci qui venait de se lever, prenant un ton coléreux mais néanmoins retenu, Yumiya répondit :

    - C'est ce que je fais depuis huit ans, je n'ai jamais pu compter que sur moi-même pour rester en vie. Je n'ai pas de leçons à recevoir d'une vieille bique !

    La sous-lieutenante se tut subitement en sentant à nouveau l'air s'alourdir, comme au premier jour. L'origine de cette pression n'était autre que la grand-mère qui, à nouveau, n'avait pas l'air très contente, bien au contraire. Elle commença à cracher des paroles de haine, injuriant la jeune femme, la traitant de tous les noms. Yumiya, quant à elle, resta planté debout devant la table, écoutant tout ce que disait la vieille dame, supportant toutes ses injures, qui pour certaines étaient bien vrai.

    Elle chassa ensuite la jeune femme de chez elle en lui demandant de ne revenir que lorsqu'elle aurait réussit à maitriser l'exercice qu'elle lui avait donné.

    La borgne s'en alla sans broncher, bien contente de quitter sa grand-mère. Elle s'installa dans la forêt et patienta. Elle ressentait de plus en plus de présences, même si il lui fallait un certain temps pour cela, mais n'arrivait jamais à entendre les sentiments. Ces animaux, en avaient-ils seulement ? Tout ce qu'elle sentait était comme des petites lumières autour d'elle. Elle aurait pu dire où chacun de ses animaux se trouvaient sans mal, mais tout ceci provoquait en elle une sorte de mal-être, celui de se sentir entouré d'ennemis.

    À la fin de la journée, elle parvint à sentir la présence de tous les animaux autour d'elle dans un rayon de dix mètres, ce qui était, à ses yeux, un grand progrès, mais certainement pas suffisant.

    La nuit était presque tombée et la jeune femme n'avait rien à se mettre sous la dent et aucun abris, néanmoins, elle pourrait certainement se trouver quelque chose à se mettre sous la dent dans ces lieux grâce à ces souvenirs, mais pour l'abri, rien n'était garanti.

    Elle se promena donc, à la recherche d'un endroit dans cette forêt qui recelait de fruit en tout genre. Elle avait découvert cet endroit lors de ses escapades. Elle n'eut pas de mal à le retrouver en quelques minutes, néanmoins, il n'était plus aussi fructueux que les années précédentes, mais, tout ceci était largement suffisant.

    Elle cueillis quelques fruits et les dégusta tout en cherchant un endroit où dormir, elle n'avait pas l'intention de revenir vers sa grand-mère pour la supplier de lui offrir un abri. Ne se trouvant rien, elle retourna sur ses pas et décida de dormir à la belle étoile, ce ne serait pas la première fois. Elle se coucha donc à l'endroit où elle faisait son entrainement et regarda les étoiles durant quelques minutes, avant de dormir.




    Jour 7 : La patience est toujours récompensée.

    Yumiya se réveilla en douceur, grâce à la lumière du soleil qui baigna tout doucement son visage de sa chaleur. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle fut un instant éblouis par la lumière, mais, retrouvant bien vite ses esprits, elle se mit debout et alla se chercher à nouveau quelques fruits.

    Une fois son "petit-déjeuner" prit, la Marine n'attendit pas pour commencer son entrainement. Elle s'assit au milieu de la forêt et étira son esprit autour d'elle, écoutant ses petites lumières qu'elle sentaient derrière, à côté, sous, au dessus d'elle. Plus cette lumière était grande et plus les animaux qu'elle ressentait était grand.

    La journée passa à une rapidité étonnante, si bien qu'elle ne se rendit pas compte que le soleil avait disparut et que les animaux de la journée avait été remplacé par ceux de la nuit. Pourtant, elle, elle resta assise à les ressentir tout autour d'elle sans vraiment savoir comment. Elle les ressentait bouger, mais, elle ne faisait que les ressentir, leurs sentiments, quant à eux, n'existaient pas pour elle...

    Néanmoins, au bout d'un moment, un évènement inattendu vint perturber la tranquillité de la jeune borgne, toujours les yeux clos...




    Jour 8 : Un évènement en déclenche toujours un autre.

    Une ombre apparut sur le tableau. Toutes cette terre grouillant d'animaux commença soudainement à s'agiter et la sentant ainsi, Yumiya commença à avoir peur, sans vraiment savoir pourquoi. Une plus grosse lumière fit alors son apparition, elle était énorme et n'était qu'à quelques mètres de la jeune femme. Cette lumière avait un air menaçant.

    La borgne ouvrit alors les yeux en tentant de rester concentré sur les animaux autour d'elle. Elle était paniquée par cette soudaine angoisse qu'avait eu les animaux, étrangement, cette angoisse était venue en elle et ne la quittait plus, comme si les sentiments de ces animaux l'avaient enfin atteinte.

    La Marine se leva, se retourna et tenta de voir l'animal menaçant dans les buissons, mais, tout ce qu'elle sentait, était cette petite lumière menaçante. Soudainement, un félin surgit des fourrées et s'approcha avec un air menaçant de la borgne qui avait comme une impression de déjà vu, sauf que cette fois-ci, elle ne voyait presque pas cette animal, elle n'arrivait qu'à sentir vaguement sa présence devant elle.

    Soudainement, elle commença à sentir autre chose que la présence de cet animal, comme de la colère mêlé à quelque chose ressemblant à de la souffrance, mais tout ceci, semblait dominé par quelque chose de plus fort... L'instinct de survie peut-être ? Quoi qu'il en soit, Yumiya resta planté sur place, elle n'avait aucune arme pour se défendre et courir ne servirait à rien.

    Ce qui arriva ensuite surprit un peu la jeune femme, sans vraiment comprendre pourquoi, elle sentit que ses jambes se mirent à trembler et soudainement, s'écroula par terre et perdit totalement conscience. Elle ne savait pas ce qui s'était passé, elle ne comprenait pas, mais elle savait que ce n'était pas la peur. Ça ne pouvait être cela car cet animal ne lui faisait pas du tout peur. Elle s'était évanouie, sans raison, elle était tombée une fois de plus, sans se défendre.

    Lorsque la borgne reprit enfin ses esprits, elle avait été changé de place. Elle se trouvait à présent dans un lit moelleux et confortable qu'elle n'avait franchement pas envie de quitter, néanmoins, elle se redressa tout de même en regardant autour d'elle, l’œil perdu dans le vide. Elle quitta le lit, le pas encore chancelant, se dirigea vers la sortie de la petite pièce.

    Une fois la porte franchit, elle parvint enfin à reconnaitre les lieux, de toute façon, elle ne pouvait se trouver nulle part ailleurs que chez sa grand-mère ou éventuellement au Paradis, ce qui n'était évidemment pas le cas. Yumiya réussit tant bien que mal à atteindre la cuisine et prit place sur une chaise en se demandant où se trouvait Kuroba et si elle était restée longtemps allongé.

    Elle patienta quelques minutes dans la pièce avant que la vieille dame fasse enfin son apparition. Elle fixa la jeune femme un instant avec ces yeux que la borgne ne supportait pas. Elle ne put se retenir et lui rendit son regard, ce qui semblait faire sourire la vieille dame qui prit place près de sa petite-fille et commença à parler :

    - Eh bien, on peut dire que tu l'as échappé belle cette nuit. Tu devrais me remercier car, si je n'étais pas intervenu, cet animal t'aurais certainement mangé toute crue.

    La grand-mère était visiblement assez fière d'elle et la jeune femme n'hésita pas à lui répondre :

    - Qui te dis qu'il m'aurait mangé ? Je ne vois aucune de te remercier.

    Kuroba commença à rire. De quoi pouvait-elle bien rire dans un moment pareil ? Yumiya eut bien vite une réponse, quoi que, assez étonnante :

    - J'ai beau te menacé de tout ce que je veux, te frapper et t'engueuler, tu restes toujours effronté. Après tout, peut-être que la méthode forte ne fonctionne pas sur toi, j'ai l'impression de n'avoir gagné que ta haine en huit jours, et j'ai certainement raison. N'est-ce pas ?

    La borgne hocha la tête affirmativement et sa grand-mère continua :

    - Je vais tenter quelque chose d'un peu plus doux à présent, peut-être que ça fonctionnera mieux.

    La vieille dame quitta sa chaise et montra la porte à la Marine pour lui faire signifier qu'elle devait retourner s'entrainer. Yumiya jeta un regard suspicieux à sa grand-mère et finit par lui dire :

    - J'ai réussis cette nuit.

    Kuroba regarda la jeune femme avec un regard amusé et d'un ton narquois, elle dit :

    - Ah ? Tu as réussis une fois, mais ce n'est pas suffisant, recommence pour aujourd'hui, et demain, nous ferons quelque chose de différent.

    La Marine lâcha un soupir et se dirigea vers la forêt pour s'y asseoir. Elle garda les yeux ouvert et capta à nouveau les petites lumières avec la concentration nécessaire dans un rayon d'une centaine de mètres. Mais ce n'est qu'après plusieurs minutes, qu'elle parvint enfin à sentir des sentiments. C'était quelque chose de vraiment étrange et d'assez étonnant. Elle ressentait ce besoin qu'avait les fourmis de travailler toute la journée, la peur de ces animaux qui restaient cachés, la plaisir qu'avait les oiseaux à chanter et un tas d'autres choses.

    La journée passa à une grand rapidité, et Yumiya s'en alla un peu après que le soleil fut couché, plutôt contente d'elle-même. Elle rentra chez sa grand-mère, la redoutant tout de même un peu. Une fois qu'elle poussa la porte, elle trouva la vieille dame derrière les fourneau. Celle-ci se retourna et adressa un sourire à la jeune femme qui fut un peu étonné de cette soudaine gentillesse.

    Elle se rapprocha de la table et demanda à sa grand-mère si elle pouvait être utile, celle-ci lui demanda simplement de s'asseoir et d'attendre. Étrange... La borgne s'installa donc et attendit d'être servit, ce qui ne tarda à être fait. Kuroba lui expliqua alors ce qu'allait, à partir du lendemain, apprendre la Marine. Il s'agissait de parviendra à entourer un objet de Haki pour que, lorsqu'on l'envoie, il est plus de rapidité et plus de force, un exercice qui plaisait à Yumiya, étant une lanceuse de couteaux.

    Une fois le dîner terminé, Kuroba demanda à la jeune femme de prendre du repos car demain serait une dure journée, du moins, c'était ce qu'elle disait, et c'était certainement la vérité. La borgne prit donc une douche avant d'aller se coucher, pas de séance de punch in ball ou d'étirements aujourd'hui, et c'était tant mieux. Il fallait désormais se préparer psychologiquement au lendemain tout en savourant une réussite bien méritée...




    Jour 9 : Lancer jusqu'à l'épuisement.

    Yumiya se leva de bonne heure et savoura son petit-déjeuner avec joie, la vieille dame semblait beaucoup plus conciliante ces dernières heures, étrangement. Néanmoins, la pause ne dura que quelques minutes, car après cela, venait un entrainement bien plus intensif que celui qu'avait eut Yumiya jusqu'à présent.

    La vieille dame la mena au même endroit qu'à l'accoutumée et posa à côté d'elle un sac plein de couteaux. Il devait y en avoir une bonne centaine, voir même plus. Elle expliqua alors à sa petite fille ce qu'elle devait faire :

    - Lance ces couteaux devant toi, lorsque tu n'auras plus la force d'en envoyer un de plus, fais-moi signe.

    La borgne ne comprenait pas vraiment le but de cette exercice, mais l'exécuta néanmoins. Il fallut plusieurs heures avant qu'elle ne sente plus son bras et qu'elle n'ait plus du tout la force de saisir simplement un couteau dans ses doigts. C'est à cet instant que sa grand-mère, qui avait regardé l'entrainement depuis le début, s'approcha de sa petite fille et expliqua ensuite la suite des évènements :

    - À présent, imagine que ton couteau est entouré de Haki, crois-y dure comme fer envoie moi ce couteau dans l'arbre en face de toi.

    La Marine ouvrit de grands yeux étonnés, elle n'avait vraiment plus la force d'envoyer ce couteau ne serait-ce que devant elle, néanmoins, elle écouta la vieille dame et regarda l'un des couteaux posé à côté d'elle. Elle l'imagina entouré de cette force naturelle, elle tenta tant bien que mal d'y croire autant qu'elle le pouvait et prit le couteau dans sa main, néanmoins, elle ne parvint même pas à fermer ses doigts dessus qu'il glissait déjà de sa main et tombait par terre.

    Kuroba poussa un soupir puis demanda à sa petite fille de faire une pause pour le moment pour manger le déjeuner. Chose que Yumiya n'avait pas fait depuis bien longtemps, elle savoura donc ce repos bien mérité, mais avec peine car son bras était encore fatigué.

    Une fois qu'elle eut fini de manger, elle recommença l'exercice une nouvelle fois jusqu'à épuisement, mais à nouveau, le couteau lui glissa entre les doigts et s'écroula par terre, laissant une expression déçue sur le visage de la jeune femme et de sa grand-mère qui n'était pas aussi compatissante que pour le premier entrainement et qui ne lui dit pas que tout ceci était normal, qu'il lui faudrait un peu de temps, ce qui était certainement le cas.

    La Marine ne se découragea pas pour autant et retenta sa chance la dernière fois de la journée. Cette fois-ci, elle parvint presque à refermer ses doigts sur l'objet avant qu'il ne se plante dans le sol. Il était désormais trop tard pour continuer l'entrainement et les deux femmes retournèrent vers la maison de Kuroba pour y prendre le dîner et du repos.

    Comme à son habitude, Yumiya donna un coup de main à sa grand-mère pour le dîner avant de déguster celui-ci avec celle-ci. Elle commençait à s'améliorer dans la cuisine, même si elle n'était pas sûre que ce genre de chose lui serait utile plus tard.

    Après ceci, le repos dût tout de même attendre car la vieille dame redonna à sa petite fille sa série d'exercice qui furent dur à exercer pour la borgne qui n'avait plus beaucoup de force dans son pauvre bras engourdis. Néanmoins, elle exécuta le tout sans rechigner et savoura bien mieux son repos et sa douche après tout cela.




    Jour 10 : Les lames pointues ne sont pas les seules armes.

    Yumiya était impatiente de commencer l'entrainement de ce jour, elle voulait absolument progresser et se leva tôt pour prendre son petit déjeuner à une vitesse impressionnante puis s'en alla en direction de la forêt avec sa grand-mère, qui portait tous les couteaux dont avait besoin la jeune femme.

    L'exercice ne fut pas différent de la veille. Elle fit plusieurs tentatives, mais aucune ne fut très concluante. Néanmoins, la dernière qu'elle tenta le fut un peu plus car elle parvint à serrer fort dans sa main le couteau, mais le lâcha la seconde d'après. Elle avait beau se concentrer et voir cette lame imprégné de Haki, elle n'y parvenait pas et se demandait si sa grand-mère ne se moquait pas d'elle.

    Ce soir-là, tout se passa normalement, néanmoins, aux étirements et à la musculation que devait faire la borgne s'ajouta une nouvelle chose. À présent, la vieille dame allait apprendre à sa petite fille à se battre sans armes mis à part son propre corps, ce que n'avait jamais vraiment fait la jeune femme. Elle savait vaguement faire des croches pattes et frapper les gens, mais elle n'en avait jamais fait une grande spécialité. Mais, tout ceci pouvait être vraiment utile. Elle écouta donc attentivement sa grand-mère qui lui offrit pour ce jour un simple entrainement théorique en lui expliquant les rudiments de ce genre de combat. Yumiya commençait à comprendre un peu mieux à quoi avait servit tous ces exercices du soir. Ils n'avaient eu qu'un but : préparer la jeune femme à se battre comme Kuroba : avec la seule force de son corps et sans aide d'armes.

    Après ces explications, le repos vint enfin.




    Jour 11 : Progresser mais ne pas réussir.

    Le lendemain fut encore une nouvelle routine. Yumiya envoya toutes ces lames devant elle avant d'en imaginer une pleine de Haki, d'y croire autant qu'elle le pouvait. Elle parvenait à présent à fermer ses doigts autour et à prendre la bonne position avec son bras pour envoyer l'arme qui ne partait jamais et qui tombait juste devant la jeune femme qui commençait à avoir sérieusement mal à ce bras qui n'arrêtait pas de se muscler depuis plusieurs jours. Elle pensa alors que la prochaine fois, elle changerait de bras pour laisser l'autre se reposer un peu.

    Le soir, après avoir fait et prit le dîner, Yumiya fit ses exercices avant d'attendre sa grand-mère pour passer enfin à la pratique de ce qu'elle avait appris hier. Elle savait très bien que la pratique était toujours plus difficile que la théorie, car elle nécessitait un esprit vif et rapide, de la force physique et de la souplesse.

    Kuroba lui expliqua qu'elle devait d'abord apprendre à réussir à éviter certains coups, ou du moins, à les arrêter. C'était sur ces mots qu'elle envoya son poing en direction du ventre de la borgne qui tenta de faire un pas de côté, mais qui sentit néanmoins le poing se poser contre ses côtes. La grand-mère lui cria qu'il fallait être bien plus rapide et envoya son autre poing en direction de la figure de la jeune femme qui tenta d'arrêter celui-ci avec sa main, mais il était déjà trop tard.

    La grand-mère répéta ses mouvements plusieurs fois jusqu'à ce que la jeune femme soit assez réactive pour éviter les deux coups automatiquement. Après cela, Kuroba attaqua la jeune femme en alternant les endroits où elle visait, en accélérant progressivement les mouvements. La borgne n'arrivait à stopper que peu de ces coups. La vieille dame félicita tout de même sa jeune fille en lui disant qu'à la base, elle n'arrivait à rien éviter et qu'elle avait donc réussis à progresser, même si ce n'était pas encore ça.




    Jour 12 : Une petite avancée pour un couteau, une grande victoire pour son lanceur.

    Comme prévu la veille, Yumiya changea de bras ce jour pour lancer les armes, laissant l'autre se reposer un peu après les évènements des autres journées qui l'avait vraiment fatigué. La jeune femme sentait bien qu'elle faisait des progrès, elle arrivait presque à lancer le couteau un peu plus loin que devant elle à présent, il ne manquait qu'un tout petit effort et il parcourrait quelques centimètres.

    Le soir, avant de partir pour le dîner, la borgne fit un dernier essai. Elle fixa ce couteau en se répétant dans sa tête que le Haki était tout autour du petit objet. Elle le prit dans sa main en le serrant avec force, prit la position pour envoyer la lame. Son bras fit un léger mouvement assez lent et la lame s'envola quelques centimètres plus loin. Ce n'était qu'une petite distance, et pourtant, c'était une grande victoire pour la jeune femme qui eut un sourire satisfait.

    Ce soir-là, lors du dîner, Kuroba posa une question à Yumiya à laquelle celle-ci ne s'attendait pas :

    - Je me demandais... Est-ce que tu veux repartir ?

    La borgne cessa alors de manger pour réfléchir à la question. Bien sûr elle voulait s'en aller, mais pas tout de suite, elle voulait d'abord terminer ce qu'elle était en train de faire. Elle prit une inspiration, et finit par dire :

    - J'aimerais bien repartir... Mais pas avant d'avoir réussis à envoyer ce couteau dans l'arbre !

    La vieille dame eut un petit sourire et acquiesça, comme pour donner son accord. Au premier jour, la borgne avait cru qu'elle ne repartirait plus jamais, et il semblait qu'à présent, sa grand-mère était tout à fait prête alors que la jeune femme n'avait rien fait de spécial pour cela.

    Après le dîner, la fin de la soirée se passa plus ou moins comme la veille avec de légers progrès de la part de Yumiya, mais néanmoins pas encore suffisant, elle était tout de même couverte de bleus après tout ceci.




    Jour 13 : Rien de nouveau à l'horizon.

    Ce jour-là, Yumiya ne nota rien de spécial. Elle faisait un peu de progrès dans tous les entrainements que lui imposaient sa grand-mère.

    Elle parvenait à lancer le couteau à plus d'un mètre à présent et elle sentait bien qu'elle parviendrait bientôt à le faire toucher ce satané arbre.

    Les coups que tentaient de lui porter sa grand-mère atteignait de moins en moins souvent la jeune femme et la vieille dame lui annonça alors qu'elle lui apprendrait quelques mouvements d'attaque le lendemain en lui expliquant qu'elle devait bien en connaitre quelques uns avant de s'en aller. Cela voulait donc signifier que la borgne n'était pas loin de parvenir à maitriser l'exercice avec le Haki.

    Elle n'était pas sûr que tout cela plaise à la vieille dame, néanmoins, elle, elle était contente de pouvoir bientôt retourner dans sa vie d’antan pour pouvoir enfin mettre à profit ce qu'elle avait appris durant son séjour à Amazon Lily. Elle ne connaissait que peu de personnes capable de maitriser le Haki, elle pensait même n'en avoir jamais croisé aucune, ce qui était bien possible.




    Jour 14 : Deux semaines de passées.

    Alors que Yumiya s'entrainait avec ses lames, Kuroba partit faire des courses pour remettre à jour les provisions de nourriture qu'elle avait. Elle ne doutait pas que sa fille puisse se débrouiller seule avec son entrainement, après tout, c'était désormais une assez grande fille.

    Celle-ci parvint à envoyer le couteau toujours plus loin malgré le fait fait qu'elle n'ait plus de force dans les bras et dans les doigts, c'était une sensations assez étrange, mais lorsqu'elle empoignait l'arme qu'elle imaginait imprégné de Haki, elle sentit comme un second souffle traverser son bras, le truc était de ne pas laisser se second souffle s'épuiser ou disparaitre trop vite.

    Le soir, lors du dîner, une question vint à l'esprit de la jeune femme qui la posa à la dame, avec un peu d'hésitation néanmoins :

    - Kuroba-chan... Je me demandais... Pourquoi es-tu devenu subitement si gentille avec moi ? Avant tu me frappais et tu m'engueulais à la moindre erreur...

    La vieille dame eut un grand sourire et finit par éclater de rire avant d'expliquer ce qui l'avait causé :

    - Moi qui pensais que tu étais assez intelligente pour le comprendre. J'avais dit que j'utiliserais une méthode un peu plus douce avec toi, la voilà. Il semble que pour t'apprendre, il ne faut pas y aller trop radicalement avec toi car tu résistes. La douceur te convient mieux même si celle-ci prend toujours un peu de temps, elle est tout aussi efficace.

    Après cette étrange explication, la grand-mère débarrassera les assiettes sans attendre que la jeune femme ait terminé son repas tout en disant que si celle-ci le souhaitait, elle pouvait très bien revenir à l'ancienne méthode. La borgne refusa immédiatement et la grand-mère fut à nouveau prise d'un rire.

    Finalement, ce jour-là, Yumiya n'eut pas le droit ni de terminer son assiette ni d'avoir un dessert car elle fut tout de suite envoyé dans la salle vide pour y faire ces exercices qu'elle exécuta avec application. Sa grand-mère arriva ensuite et lui montra plusieurs mouvements d'attaque que la jeune borgne réalisa avec difficulté, pour certains, elle n'avait pas un assez bonne équilibre et tombait par terre plutôt minablement, pour d'autres, elle n'était pas assez rapide ou encore pas assez souple. Il lui faudrait encore un certain temps pour réellement maitriser ces techniques.




    Jour 15 : Comme son bras.

    Une nouvelle journée comme les autres. Mais, les progrès furent un peu plus flagrant que les autres jours où elle arrivait simplement à les envoyer de plus en plus loin, ce jour-là, Yumiya parvint à ressentir quelque chose d'un peu plus différent.

    Elle s'était habitué au fait que lorsqu'elle posait sa main sur cette lame qu'elle imaginait imprégné de Haki, une sensation de nouvelle force parcourt son bras. Cette fois-ci fut exactement identique, mais lorsqu'elle dût lancer le couteau et que le moment où toute cette force se perdait approcha, elle sentit une nouvelle sensation. Celle que le couteau qu'elle était en train de lancer était comme son bras, qu'il était soudainement prit d'une seconde force et qu'il prenait vie, qu'il s'animait entre les doigts de la Marine et qu'il ne faisait plus qu'un avec ce bras.

    Cette sensation était tellement forte, que la sous-lieutenante ne parvint pas à lâcher l'arme qui était désormais comme accrochait entre ses doigts. Elle avait beau essayer d'ouvrir les doigts, elle était comme hypnotisée. Elle demanda à sa grand-mère de lui donner un coup de main, mais celle-ci se contenta de regarder la scène avec un grand sourire.

    Lorsque la jeune femme parvint enfin à décrocher ses doigts de son arme celle-ci se planta avec une rapidité étonnant dans le sol, si rapidement qu'elle s'enfonça à plus d'une cinquantaine de centimètres dans le sol. Yumiya regarda dans le trou avec de grands yeux et chercha la lame au fond de celui-ci. Lorsqu'elle le ressortit enfin, elle le jeta sur le tas de lames près d'elle en poussant un soupir d'exaspération.

    Après cette expérience étrange, les deux femmes retournèrent vers la maison et la vieille dame n'expliqua pas à la borgne ce qui lui était arrivée.

    La soirée se passa comme une autre et Yumiya fit de son mieux pour cuisiner et faire les mouvements que lui apprenait sa grand-mère, améliorant sa souplesse, sa force et son équilibre. Tout ceci l'exténuait assez rapidement, tellement, que le soir, en fermant les yeux, elle ne pensait à rien et dormait comme un loir.




    Jour 16 : De nouvelles armes.

    Lors de son entrainement pour le Haki, Yumiya saisit avec méfiance le couteau qu'elle imaginait imprégné de cette force naturelle, ayant peur qu'il ne veuille plus quitter sa main comme la veille. Mais, elle ne ressentit plus la même sensation que la veille. Tout se passait comme d'habitude, cette force étrange qui la quittait lorsqu'elle envoyait le couteau en direction de cette arbre. Aucunes des lames n'avait atteint le tronc, mais cela ne saurait tarder, le lendemain s'annonçait pleins de promesses.

    À la fin des exercices, la grand-mère ne mena pas immédiatement sa petite fille vers sa maison mais vers un endroit où n'était jamais allé la jeune femme. Elle lui révéla alors des réserves de petits couteaux comme en utilisait la Marine qui ouvrit de grands yeux émerveillés en voyant cela. La vieille dame dit alors à sa petite fille :

    - Tu peux en prendre autant que tu le souhaites. Les tiens étaient un peu abimés.

    La sous-lieutenante remercia Kuroba et prit une petite centaine de ces lames pour faire des réserves. Mais, la grand-mère n'avait pas que ça comme surprise. Elle lui rendit ensuite son couteau fétiche et sa veste dans laquelle était rangé les anciennes lames de Yumiya.

    Après ceci, la soirée fut achevée comme à l'accoutumée.




    Jour 17 : L'écorce enfin touchée.

    Yumiya recommença son entrainement, encore plus motivé que la veille et bien décidé à réussir à accomplir l'exploit qu'elle attendait depuis plusieurs jours maintenant. Elle en était certainement, elle y croyait plus que tout, et elle le souhaitait plus que tout. Elle était impatiente de pouvoir enfin repartir d'Amazon Lily, elle n'avait pas prévu d'y rester aussi longtemps et il était enfin temps qu'elle s'en aille.

    Très motivé, elle envoyait les lames qu'elle prenait avec force devant elle jusqu'à ce qu'elle soit épuisé. À ce moment, elle y croyait plus que tout et un couteau se planta juste devant l'arbre. Il ne lui restait plus qu'une seule tentative avant d'avoir à repartir.

    Elle inspira un grand coup en fixant la lame. Elle la saisit dans ses doigts avec toute la volonté qu'elle avait et sentit une nouvelle force traverser son bras. Ce qui s'était passé quelques jours plus tôt, se reproduisit alors. Elle sentit une force traverser le couteau qu'elle tenait dans sa main et il semblait prendre vie dans sa main et ne plus vouloir s'en décoller.

    Yumiya pesta contre cette arme qui résistait et, ne voulant pas abandonner à cause de si peu, elle tenta tout de même d'envoyer ce couteau dans l'arbre. Elle fit balancer son bras tout en forçant ses doigts à laisser s'échapper le couteau. Celui-ci partit à grande vitesse vers l'arbre et s'y enfonça profondément.

    Un grand sourire s'afficha sur les lèvres de la jeune femme qui se retourna vers sa grand-mère en sautillant comme un enfant. Elle avait réussis et ce n'était pas trop tôt. Elle avait cru un instant que cette lame resterait dans sa main, mais ce n'était pas le cas et elle était plutôt fière de ce qu'elle avait fait. La vieille dame félicita à son tour la jeune femme avant de lui dire qu'elle pourrait partir l'après-lendemain.

    Elles retournèrent vers la maison, Yumiya heureuse et Kuroba fière de sa petite fille, mais un peu triste que celle-ci s'en aille, néanmoins, elle ne pouvait pas la retenir, elle devait la laisser s'en aller.

    Malgré la réussite de la borgne, la soirée se passa normalement, personne ne parlait de cette lame qui s'était enfin planté au bon endroit. Comme tous les soirs, la jeune femme s'endormait, très fatiguée.




    Jour 18 : Un départ imminent.

    Après sa réussite de la veille, Yumiya ne savait pas trop ce qu'elle avait à faire à présent. La vieille dame l'accompagna comme les autres jours sur le lieu de l'entrainement. Elle lui expliqua alors que pour aujourd'hui, la borgne n'aurait pas à se fatiguer le bras pour réussir à imprégner la lame de Haki, elle n'avait qu'à faire comme les autres fois, sauf que cette fois-ci, elle ne serait pas fatigué.

    Tout au long de la journée, la jeune femme prenait les couteaux, les imaginait entouré de Haki et les envoyait vers des arbres devant elle. Au début, elle avait un peu de mal à imprégner les armes de Haki, mais au final, elle y parvint à chaque coups. L'inconvénient de cette technique était la fatigue qui venait plus rapidement que si on lançait le couteau normalement. La vieille dame précisa néanmoins à la jeune femme que la fatigue se ferait moins ressentir avec l'entrainement, mais resterait toujours présente.

    Il faudrait donc encore un peu d'entrainement pour la borgne avant de réussir à maitriser cette technique parfaitement. En plus de cela, l'arme ne partait pas à une rapidité folle. En voyant la façon dont partait celle de la vieille dame, Yumiya pensa qu'elle avait encore beaucoup de progrès à faire avant d'être aussi forte qu'elle. Cela ne la décourageait pas, le contraire était même plus vrai. Cela lui donnait encore plus envie de continuer et de faire beaucoup de progrès.

    Lorsque l'exercice fut terminé, la borgne était encore plus fatigué que les autres jours et avait l'impression qu'elle allait s'écrouler aux moindres gestes supplémentaire. C'est donc avec peine qu'elle atteint tant bien que mal la maison et qu'elle se laissa tomber sur une chaise. La vieille dame ne demande pas à sa petite fille de l'aider pour le dîner en voyant à quel point elle était fatiguée, celle-ci lui en fut reconnaissante.

    Après avoir mangé, la grand-mère dispensa aussi la borgne de l'entrainement du soir et lui demanda plutôt de se préparer à partir pour le lendemain matin. Yumiya chercha donc les habits qu'elle portait le jour de son arrivée, qui était désormais propres et lavés en pensant qu'elle porterait ça le lendemain pour son voyage. Elle prépara ensuite un sac dans lequel elle mit diverses choses tel que ces nouvelles lames et son manteau.

    Au final, lorsque tout lui sembla près, elle s'écroula lourdement sur son lit, heureuse d'avoir enfin terminé. Cette nuit-là, elle ne s'endormit pas immédiatement, mais fit plutôt un point sur tout ce qui s'était passé durant son séjour sur son île natal. Beaucoup de choses étaient arrivés, et elle savait qu'elle avait fait d'énorme progrès dans beaucoup de matière. Elle était plutôt contente de son séjour ici. C'est sur cette pensée qu'elle s'endormit.




    Jour 19 : Ce n'est qu'un au revoir.

    Yumiya ouvrit les yeux assez tard dans la matinée, elle avait profité du fait qu'elle n'ait rien à faire en ce jour pour prendre un peu de repos avant son voyage.

    Lorsqu'elle se leva, elle enfila les habits qu'elle avait préparé la veille et se retrouva enfin avec quelque chose d'un peu plus habillé. Elle prit la direction de la cuisine où l'attendait sa grand-mère, prête à accompagner sa petite fille pour lui faire ses au revoir. La jeune femme prit un peu de nourriture qu'elle mangea en vitesse, puis, chercha son sac et fut fin prête à partir.

    Les deux femmes sortirent de la maison et prirent la direction de la mer. La borgne se demanda alors quel moyen de transport elle allait utiliser pour faire le voyage du retour. Elle ne tarda pas à le découvrir.

    Lorsqu'elles arrivèrent sur la plage, Yumiya reconnut le transport qu'elle avait utilisé à l'aller, la vieille dame l'avait donc conservait, sachant bien que sa petite fille allait devoir tôt ou tard, retourner d'où elle venait.

    Avant que la jeune femme ne prenne la route, Kuroba lui fit quelques recommandations. Elle lui expliqua comment trouver une terre au plus vite puis finit tout ceci en disant :

    - N'oublie pas de revenir, tu es loin d'avoir terminé ton entrainement pour le Haki. Oh et ! N'oublie pas de continuer ces exercices que tu faisais tous les soirs, il faut garder les bonnes habitudes. Je pourrais vérifier tes progrès lorsque tu reviendras de toute façon. Ne fais pas trop de bêtises, d'accord ?

    La Marine acquiesça et dit au revoir à sa grand-mère en lui promettant de revenir au plus vite. Elle lui fit un signe d'adieu avant de sauter sur le bateau où elle retrouva son sac qu'elle avait laissé sur celui-ci à son arrivée sur l'île. Elle fit démarrer l'engin et partit enfin de son île natal après ces dix-neuf jours passés...
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