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 Fausto D. Fulmine [Finito]

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Fausto D. Fulmine
Agent du CP9
Agent du CP9
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Messages : 15
Date d'inscription : 29/10/2012

Caractéristiques
Riyals:
10/10  (10/10)
Prime: Aucune
Fruit du Démon: Aucun

MessageSujet: Fausto D. Fulmine [Finito]   Mar 30 Oct - 1:24






Fausto D. Fulmine





Information Général :
Surnom : The Ripper, Tempest Slayer, Thunder Kid
Date de Naissance : ///
Âge : 25 ans
Fonction : Marine
Rang : Membre CP9
Arme(s) : Deux griffes d'acier
Fruit du démon : Goru Goru no mi : Logia de la foudre
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Une beauté fatale ou une monstruosité ?
Fausto ? Ce n’est pas le genre de question que l’on entend souvent…Qui pourrait bien vouloir se renseigner sur quelqu’un du CP9, si ce n’est un suicidaire à bout de solutions ? Très bien, ça ne pose pas de problème, après tout…
La nuit était tombée depuis un moment maintenant, laissant planer son charme sur le monde. A cette heure, pas un mouvement n’était visible, tous avaient sombré dans le drap de Morphée et les animaux nocturnes mais aucun n’osait rompre le silence sacré apporté par les ténèbres. Tout était d’un calme Olympien, lorsqu’un éclair déforma le ciel dans un grondement assourdissant, embrasant le monde le temps d’un flash lumineux. Assis au bord d’une colline, ce début d’Orage en fit sourire quelqu’un. La lumière s’était évanouie, ne permettant que d’apercevoir la silhouette de l’intéressé, dont les pieds battaient joyeusement le rebord de la montagne. Appuyé sur ses mains, l’individu semblait être assez grand, et fin. Un nouveau coup de tonnerre retentit, dévoilant le jeune homme. Assez fin, il était doté d’une musculature travaillée et son torse était nu. A côté de lui était posé un manteau rouge avec une capuche, soigneusement plié à côté de lui. Son pantalon et ses chaussures étaient d’un noir sombre, et la lumière disparut de nouveau. Se mettant à siffloter, il se mit à siffloter, son sourire s’élargissant comme une balafre dans la toile nocturne. Il claqua des doigts et l’orage reprit, frappant à deux reprises la surface de la mer qu’il observait avec fascination. Le flash avait pu révéler que son torse était couvert de nombreuses éclaboussures de sang. Accrochés à ses mains, ses lames étaient détrempées d’un liquide de la même teinte. Les gouttes tombaient irrégulièrement pour aller s’évanouir dans l’eau, plus bas, avec un bruit dérangeant et macabre. Il faisait de temps en temps s’entrechoquer le métal de ses armes, juste pour entendre le doux son qu’elles faisaient à ses oreilles quand elles se rencontraient.

Puis, son étrange tatouage attira l’attention. Commençant sur son torse et remontant jusque sur ses épaules, le dessin noir et rouge trônait, sombre. Au niveau de ses poignets également, et le tatouage qu’il avait sur le torse se poursuivait le noircissant totalement. Il semblait rallonger son cou, au-dessus duquel se trouvait son visage. Ses traits étaient plutôt fins, et son sourire allait d’un côté à l’autre de son visage. Sa langue passa sur ses lèvres pour enlever quelques tâche sang, lui rendant visiblement encore plus joyeux. Son nez fin remontait jusqu’à ses yeux, camouflés par une chevelure blonde désordonnée qui lui arrivait plus bas que les épaules et voilait la partie haute de son visage. Délicatement, il vint se mettre une barrette pour libérer le champ de vision d’un de ses yeux, brillant comme une pierre précieuse dont la teinte semblait osciller entre le bleu et le vert. Son œil était fin, empli de malice et de mauvais tours. Il cligna une fois, puis deux, réitérant son tic de se passer la langue sur les lèvres, sans réelle raison cette fois. Se relevant en attrapant son pull dans un mouvement très fluide, sa main s’éclaira en grésillant, de petits éclairs courant à la surface de sa peau, allant électrifier ses griffes métalliques. Il semblait être un homme agile, rapide, qui disparut en un clin d’œil, sans faire le moindre bruit, laissant le décor comme il l’avait laissé.

Et bien voilà, vous pourrez le reconnaitre, si jamais vous le voyez. Et maintenant, une rapide explication sur le fait qu’il est quelqu’un à éviter tant que possible.





Un psychopathe ou un pacifique ?

Vous voilà arrivé par-delà la surface. A l’intérieur même de ce qui caractérise un homme…Vous ne serez pas déçu, ça promet d’être marrant.

Encore tout jeune, Fausto a été entrainé dans la violence et les excès. Son mental est tout ce qui a de plus déviant, il ne comprend tout simplement pas comment réfléchit un autre être humain. De son point de vue, ils sont justes des paquets de viandes inutiles et paresseux. Avec son éducation, il s’est toujours cru meilleur dans tout, et la puissance de son fruit n’a pas arrangé cet état d’esprit. Les humains sont de la viande potentielle pour laquelle il n’éprouve pas de respect particulier, travailler au CP9 est juste un moyen de se défouler en toute légalité. Il peut lui arriver de trouver quelqu’un qui sort du lot, un combattant hors-pair. Ce genre de personne devient un rival potentiel et une cible à abattre, même si il s’arrange toujours pour le faire dès le premier affrontement. A partir du moment où il a décidé d’une rivalité, sa cible devient la sienne unique, il ferait n’importe quoi pour l’achever de ses propres mains, peu importe les conséquences. La vie des gens ne l’intéresse pas vraiment, il n’a jamais vraiment essayé de connaitre qui que ce soit. Fausto a été habitué à la solitude et il se complait en elle. Avide de sang, avide de frissons et d’épreuves, il est constamment en quête d’amélioration et de nouveaux meurtres, défaire un adversaire avant de lui porter le coup fatal…Le fait de retirer la vie a toujours été comme une nourriture à ses yeux, une drogue qui lui permettait de garder un contrôle sur lui-même. Il avait besoin de ses meurtres comme on peut l’être d’une violente drogue, qui aurait totalement retourné sa vie et son être. S’ajoute à cet état d’esprit une témérité inébranlable, quasiment certain d’être impossible à défier, il fait face à chaque épreuve peu importe à quel point elle peut sembler désespéré. Malgré tout, s’il lui est souvent arrivé d’infliger la mort, il ne s’en est jamais retrouvé proche lui-même. Malgré des défaites existantes, elles se sont toutes produites dans un milieu où il ne risquait rien, peu importe combien il était blessé. Malgré tout, ces défaites le hantent et les fois où une nouvelle s’ajoute, une dépression lui revient immédiatement.

Fausto n’a pas énormément d’estime pour le CP9 et il a tendance à ne pas suivre ce qu’on lui commande de faire. Ce n’est pas si souvent que ça un problème dans le CP9, quand des ordres arrivent à être donné, cela signifie généralement l’arrivée d’une équipe de combattants hors pairs, le but étant simplement de tous les mettre HS, comme toujours ! Le tatouage qu’arbore le ce faucheur ne tient place normalement que sur le torse. Le rajout sur les épaules et les poignets est normalement un signe de honte pour son village natale, mais de son point de vue, étant donné qu’il se sent supérieur, c’est davantage un honneur qu’il porte fièrement. Très sensible à ce sujet, il ne supporte pas de voir quelqu’un venant du même endroit que lui et se réserve le droit de les éliminer dès que l’occasion lui en est donnée. Immature et impulsif, Fausto a vécu sa vie à laisser exploser sa rage sur tout ce qui lui tombait sous la main. L’humanité l’a toujours déçu, il n’a jamais rien reçu de bon et juge donc que tous ses congénères ne méritent rien d’autre qu’un passage de vie à trépas. Entêté comme personne, il est impossible de lui faire changer d’avis après une décision. En combat, il peut lui arriver de perdre le contrôle et de se laisser aller au massacre le plus sanglant possible, les orages accentuent énormément cet état d’esprit.

Malgré tout, Fausto a un compagnon. Un petit chat qu’il a adopté et qui ne le quitte jamais en dehors des combats. Fervent admirateurs des animaux, il ne supporte pas qu’on les maltraite et adore son animal. Le seul soutient qu’il a pu avoir venait d’un chat de son lieu de naissance, qui était toujours là quand il perdait contrôle. Son chat agit comme un calmant pour lui, l’avoir à ses côtés lui donne la possibilité de se recentrer sur lui-même et de raisonner. Son chaton, Snow, est une petite créature et pleine de vie, l’innocence de son animal ravit le membre de la marine, il s’y rattache comme un repère, un lieu sûr auquel se fier. Il n’a aucune rancune particulière envers les marines, les pirates, les chasseurs de primes ou quoi que ce soit. Tout le monde, dès qu’il sait se battre est une cible potentielle. Il touche rarement aux innocents, sauf à quelques occasions, les jugeant inutiles puisque n’ayant pas la force de répliquer.

Ravis de ce que vous avez découvert ? Vous n’avez peut-être pas tout compris, mais j’espère que l’histoire va pouvoir vous éclairer dans tout ça. N’avais-je pas dis que ce serait hilarant ?



Un passé douloureux ou joyeux ?



Chapitre 0 – Prophecy
Spoiler:
 

Quelque part sur Grand Line, une île mouvante parcourt les mers, hors de toute carte maritime et tout dispositif de traçage. Cette île a pour nom Prophecy, et se situe dans la Calm Belt. Le fait qu’elle soit toujours en mouvement réside dans le fait qu’elle et le dos d’un ancien monstre marin, une tortue donnant toute les ressources à ceux qui vivent sur elle pour qu’ils s’occupent des menaces qui pourraient être un danger pour l’île. Les habitants protègent l’île, et l’île leur assure des provisions (en plus de celles qui sont en profusions sur son dos) en les emmenant sur des endroits intéressants, par ci un monstre marin affaibli, par là un bateau de pirates, de temps en temps un navire pas trop détruit par les monstres marins. Bien sûr, dans un monde où la mer est un danger constant, en plus des divers corsaires et chasseurs, les habitants de l’île sont entrainés à l’art du combat dès leur plus jeune âge. Il faut qu’ils puissent être efficace lors d’attaque ou pour se procurer de quoi vivre.

Leur civilisation est basée sur une ancienne prophétie qui annonce que Bluheim, une puissante divinité marine avait un animal, Prophecy, la tortue marine. Il y aurait mis ses enfants, pour qu’ils puissent y vivre et défendre leur patrie. Il est dit que l’ombre pourfendra le ciel pour mener les habitants de Prophecy à la tête du monde. C’était une île de guerriers et guerrières, rêvant de mettre la main sur le pouvoir, les fruits du démon y étaient très prisés, et ils tentaient tout pour s’en procurer. Un rite voulait que pour devenir un des « élus », il fallait abattre son frère pour qu’un fruit au hasard soit donné au vainqueur. Cela n’était pourtant pas fréquent, car les habitants de Prophecy respectaient la vie et éprouvaient un grand respect les uns envers les autres. Composées principalement de deux grands villages, de chaque côté de l’île, ils ont chacun leur propre tatouage d’appartenance, qui se compose sur le corps, retouché à chaque âge de la vie pour le faire grandir convenablement selon une ancienne méthode. L’un des villages, Linares, est représenté par un tatouage sur le torse tandis que l’autre, Desa, a ses couleurs sur les épaules de ses habitants. La cohabitation entre les deux est tout à fait respectable, si ce n’était pour un groupe très particulier : Les parias. Eux étaient marqués du tatouage des deux villages, en plus d’un signe distinctif sur les poignets. L’apposition des deux tatouages sur une seule personne montrait que chaque communauté avait accepté pour exiler un individu. C’est une situation de déshonneur extrême, ceux qui la vivent sont à l’écart, dans une petite caverne et n’ont aucune part sur le butin que collectent les villages. Ils sont laissés dans l’ombre, sans aucun contact, à vivre entre eux, en parias.

Yakumo fut banni dès la naissance. Sa mère avait été engrossée par un homme qui venait des blues. Sa mère et lui furent exclus tandis que le frère ainé du garçon, d’un père autochtone, demeurait au village. La mère de Fausto se donna la mort quelques jours après, le bébé fut recueilli par Raphaël Fenice. Un homme blond et masqué, qui arborait un tatouage d’une origine inconnue et ancienne : La désertion.





Chapitre 1 – La vie de banni
. Raphaël était un homme qui s’était éloigné de son plein gré de la population de la ville pour lire dans les ténèbres. Il croyait en la prophétie. Avec les autres bannis, il était la population de la nuit : Buio. Raphaël était un instructeur, il formait les autres parias, et parfois, il arrivait que pour un assaut particulier, on les envoie, contre quoi il recevait de quoi vivre. Il pouvait aussi s’approvisionner avec ce qu’il y avait sur le dos de l’île, mais cela leur permettait de gagner des armes, des ressources pour faire leur travail secret. Autour de Raphaël, Fausto, Eva et Yakumo formaient une famille. Leurs tatouages respectifs furent considérés comme ce qui les rendait unique, ce qui les écartait du lot. Auprès de leur père symbolique, ils apprenaient le combat, travaillant leur vitesse, leur coordination, leurs réflexes, leur force et leur souplesse. Ils se battaient constamment entre eux, pour pouvoir se faire entièrement confiance et se développer au fur et à mesure. L’instructeur n’avait jamais affronté aucun de ses élèves en dehors de quelques petites démonstrations. La différence de niveau n’avait jamais été démontrée clairement. Ils ne connaissaient absolument rien du village, juste leurs liens de parenté, rapporté par celui qui les avait recueillis. Ils étaient parfaitement au courant de comment ils étaient considérés par les villageois, mais peu leur importait. Ils n’étaient tout simplement pas du même monde. A chaque fois qu’ils croisaient des villageois, les insultes fusaient, les signes d’irrespect étaient constants, et ils devaient baisser la tête, ne pas lever le petit doigt. Leur maitre n’avait cependant jamais subi la moindre brimade. Parti de lui-même, on n’osait s’en prendre à lui. Il était le seul à s’opposer aux injustices quand les choses allaient trop loin. Fausto n’éprouvait rien à l’égard des deux autres reclus, mais il ressentait un respect énorme pour son maitre. C’était à ses yeux l’exemple à suivre, une figure intouchable.

Une fois, Fausto s’était perdu pendant un entrainement et ses pas l’avaient mené vers le village de sa naissance. L’histoire de sa mère était totalement étrangère à ses yeux, ses 16 ans venaient d’être fêtés. Rentrant sans le comprendre dans un village qu’il n’avait jamais vu, son pull rouge ouvert et dont la capuche était relevée. A mesure qu’il progressait, il pouvait reconnaitre les yeux qui se tournaient vers lui, alors qu’il jetait un regard à ses tatouages visibles à qui voulait bien les voir. L’hostilité allait grandissante, mais il tentait de ne rien remarquer. Alors qu’il allait vers une maison pour se renseigner, il s’approcha de la poignée et quand il avança la main, la porte s’ouvrit devant lui. Là se tenait un homme brun, avec des tatouages sur les bras. Les sourcils froncé, tout son corps était tendu. Hébété, l’exilé regardait ces traits qui lui semblaient si familiers.

-Tu n’es pas le bienvenu ici, bâtard.

La voix sèche lui fit l’effet d’une claque alors que la porte se refermait en claquant, quand Fausto se retourna, il vit trois étudiants qui devaient avoir la majorité, en tenue d’exercices, l’air de vouloir en découdre déformant leur visage. Fausto, qui aux côtés de son maitre n’avait jamais reçu ce genre de regard, s’étant habitué à quelques remarques en passant, mais rien de plus, déglutit en remarquant les jeunes qui l’encerclaient maintenant.

-Ooooh, regardez qui voilà ! Un petit esclave !

Leurs sourires semblaient se déformer devant son regard, il se prit un coup de poing en pleine mâchoire, ce qui lui fit perdre l’équilibre. Quand il retomba, un coup de pied tapa juste dans son bassin, le faisant rouler au sol un peu plus loin. Il s’était toujours battu avec ses camarades, mais jamais en condition réelle. Raphaël voulait attendre qu’ils soient prêts pour les affronter lui-même, en situation de vie ou de mort. Ses agresseurs dégageaient quelque chose qu’il ignorait, même sans les coups, il pouvait sentir leur envie de tuer. Ayant à peine le temps de se relever, il fit un pas de côté sur la droite pour éviter un nouveau coup qui venait, agrippa le point d’appui d’un autre avant de tirer dessus pour le renverser au sol, il tourna sur place pour donner un violent coup de coude dans la tempe de celui qui avait tenté le premier assaut.

Le troisième resta là un moment, et Fausto reporta son regard sur lui. Encore étourdi du punch qu’il avait encaissé, il sentait la rage de s’être fait attaquer monter en lui. Son sang avait coulé, il pouvait le sentir. Il sentait cette odeur métallique et froide du sang. Il fit un pas, puis un deuxième, alors que deux coups de pieds visant la gorge de ceux qui avaient tenté de se relever, il se dirigeait vers celui qui n’avait pas encore payé pour ce qu’il avait fait. Fausto mit un genou à terre après un bruit sourd, il s’était violemment fait rabattre contre le sol. Il leva les mains à hauteur d’œil pour les observer, et ne discernait que très vaguement leurs formes. Du sang coula de son front jusqu’à ses yeux, il ne comprenait rien à ce qu’il se passait lorsque un nouveau coup lui fit perdre conscience. Sombrant par terre, il n’avait pu voir son frère arriver par derrière, avec son bâton de combat. Sans comprendre pourquoi, Adonis avait été plongé dans le noir, une nouvelle fois. Il eut la sensation de tomber, jusqu’à ce qu’il arrive dans un espace vide, totalement noir où il se sentait flotter, incapable d’ouvrir les yeux. D’étranges bruits résonnaient tout autour de lui, des bruits inquiétants, des rires monstrueux, des murmures maléfiques. Tout était sombre. Pendant un laps de temps qu’il n’aurait pu être capable de deviner, il se contenta de flotter là, dans la peur et la pénombre. Puis, la lumière perça. Il ouvrit les paupières. En face de lui, ils apercevaient des barres de métal et un sol en pierre crasseux. La tête dans un lourd nuage, il tentait de se rappeler ce qu’il s’était passé. Il se redressa pour se mettre en position assise et sentit une violente migraine l’assaillir. S’étirer aurait été agréable, mais il découvrit rapidement que ses mains étaient liées dans son dos. Son corps était visiblement bien amoché, au vu de toutes les sensations qu’il expérimentait, mais malgré tout, il tenta de se remettre sur pieds. Ses jambes tremblaient de fatigue et un rapide regard autour de lui lui fit comprendre qu’il était dans un genre de cellule…Les évènements lui revenaient en mémoire peu à peu, lui faisant comprendre qu’il était dans une situation grave. Mais comment ? Son pull n’était plus qu’un tas de loques déchirées et son corps était recouvert de blessures de toute sorte. Ses dents se resserrèrent alors qu’il avançait vers les barreaux de la grille, chancelant, les yeux grands ouverts et injectés de sang.

-Je peux démonter le moindre d’entre vous, petits cons ! Venez-y loyalement, vous m’entendez ?!

Il avait hurlé de toutes ses forces, jusqu’à se démettre la voix. Après cela, il était retombé à genoux, affaibli, et était parti s’adosser à un mur. Son cri de désespoir s’était juste répercuté comme un fantôme dans le couloir vide avant de disparaitre progressivement, n’ayant qu’un silence comme réponse. Alors que l’espoir se faisait remplacer par la panique, il entendit un bruit étrange, comme un petit moteur ou quelque chose d’apparent. Il pensa à un mécanisme le prenant pour cible, mais il n’avait pas la force de bouger. Autant se faire emporter tout de suite, à quoi bon lutter dans ce genre de situation pathétique ? Ses yeux se fermèrent, autant à cause de l’épuisement extrême dans lequel il se trouvait qu’en signe d’abandon total d’affrontement. Juste se laisser aller, et disparaitre, dans les ombres. Il sentit un drôle de passage au niveau de ses jambes, étalés par terre, suivi d’un miaulement. En ouvrant les yeux, il put voir devant lui un chat assez vieux, mais en bonne forme, il était rayé comme un vieux tigre. Il vint se poser sur les cuisses du blessé, alors qu’il tentait encore de comprendre ce qu’il venait de se passer. A la minute où cet animal s’était posé sur lui…Non, bien avant, dès qu’il l’avait entendu miauler, il s’était senti totalement soulagé. Le mal de tête était parti. Maintenant, tout ce dont il avait besoin, c’était de sommeil.





Chapitre II – La prise des armes
Cela faisait maintenant un an qu’il était prisonnier ici. Ces entraves lui avaient été retirées, et il avait repris ses exercices pour rester en forme et ne pas se ramollir malgré les conditions. Plus que tout, c’était un moyen de se concentrer sur quelque chose de répétitif, de s’échapper dans un exercice physique. C’était en partie ce qui lui avait permis de tenir. Son chat était mort quelques jours auparavant, et depuis, il se sentait plus épuisé que jamais par la longueur de ses journées. Il n’avait jamais eu le moindre contact avec son frère, ou avec n’importe qui si ce n’était ce type voilé qui apportait sa nourriture. On ne pouvait pas réellement parler de « repas ». A ce qu’il avait cru comprendre en rassemblant ses souvenirs et ce qu’il avait pu soutirer au peu de monde qu’il voyait, il était accusé d’avoir outrepassé sans autorisation les limites de la ville et d’avoir agressé des villageois. Tout ça l’avait retourné au début, mais maintenant, une seule chose se remuait dans sa tête. Que faisaient Raphaël et les autres ? Avec tout ce temps, il était impossible qu’ils n’aient pas trouvé. Ils étaient tous très bons quant à la recherche d’information et avec le tapage réalisé, il était impossible que personne n’ait été amené à parler. Ils avaient tout simplement décidé de ne rien faire…Tandis qu’il faisait les cents pas dans la petite pièce, il entendit les verrous s’enclencher. Il fit volte-face pour voir la porte et y trouver Giovanni, dans une tenue cérémonielle de combat traditionnel. Fausto ne savait pas trop comment réagir, quand un type beaucoup moins taillé vint se poster devant lui pour lui présenter une paire de griffes de métal. Il les reconnaissait, les armes emblématiques de Raphaël.

-Ton maitre a bien négocié, une situation qui arrange tout le monde.

Ce commencement fit briller les yeux du détenu, il serrait les armes dans ses mains, les lèvres sèches, incapable de prononcer le moindre mot. Etait-il enfin libéré de cette horreur ? Le souvenir de ses nuits enchainées planait toujours dans son esprit, il s’était imaginé s’échapper milles fois, mais jamais d’occasion ne s’était présentée.

-Un nouveau fruit est arrivé, le premier depuis longtemps. Entraine-toi pendant un misérable mois, et revient pour me montrer ton inutilité. Comment un banni pourrait gagner un rituel sacré ?

Après avoir dit ça, il repartit, laissant un frère incrédule. Il y avait un fruit à la clef…L’entrainement ne suffirait jamais à le vaincre, le combat au corps à corps était très différent du maniement des armes et chaque habitant était un expert. Quant à lui, il ne pouvait se présenter à mains nues pour la cérémonie. Dans le maniement et les finalités, cela changeaient également les perspectives. Jamais Fausto n’avait été du genre tendre, mais jamais il n’avait pris la vie.
Un gardien l’escorta à l’extérieur de la ville, puis il trouva le chemin tout seul vers sa vieille caverne. C’était comme si le chemin qu’il avait perdu à l’époque le rappelait à lui après sa longue absence. Quand il arriva à la grotte, un petit feu brulait dans l’âtre, en face duquel Raphaël se tenait, l’attache de son masque cachée sous ses cheveux. Sa voix résonna dans la grotte, comme un avertissement d’outre-tombe.

-Tu es enfin revenu, Fausto. Ca a pris beaucoup de temps…

Sans le laisser finir, il lui jeta les frusques qu’étaient son pull favori, qu’il avait depuis la naissance (il lui avait semblé bien plus grand, à l’époque où il lui servait de couverture). Il lui dit qu’il ne comprenait pas ce qu’il s’était passé, lui demanda pourquoi ils n’étaient pas juste venus le récupérer en corrigeant ceux qui s’interposeraient. Il n’arrivait tout simplement pas à observer le tout objectivement. Il avait pourri un an dans une cellule, pour absolument rien ! Fusillant Raphaël du regard, il se vit se jeter sur lui et le frapper jusqu’à ce que ses poings ne se transforment en une masse sanguinolente et informe…Mais il ne pouvait pas vraiment faire ça, le senseï était sacré, pas vrai ? Pendant un moment, il se contenta de rester là, serrant les poings comme un étudiant frustré. Il leva le bras, comme pour frapper, et Kanon regarda par-dessus son épaule, faisant briller la teinte émeraude de son œil par l’interstice de son masque. Pas un mot ne fut prononcé, pris sur le fait, Fausto avait le regard pris dans celui de son maitre, et il se sentit comme happé par un sentiment d’inconfort immédiat. Figé, il observa la clarté de la pupille baisser alors que la tension se dissipait. Le jeune homme se rendit compte à cet instant que sa peau était trempée de sueur et son bras meurtrier tremblait le long de son corps. Vega se mit sur ses pieds pour faire face à son enfant, qui semblait minuscule en comparaison. A la main droite, l’ainé portait le gant qui portait ses griffes d’aciers. De nouveau, son champ de vision se réduisit au regard de son professeur, tandis que sa voix s’élevait.

-Dans un mois, tu jouiras des pouvoirs du fruit ! Un paria s’élevant parmi les élus, mon fils, tu as toujours été prometteur. Cet affrontement sera ton baptême.

Sur un ton moins rassurant, il rajouta également que l’entrainement allait s’intensifier pour lui dès le lendemain. Effectivement, le jour suivant, levés aux aurores, Fausto se tenait face à Eva et Yakumo.

La première était une voleuse avec une agilité féline, portant un manteau à capuche lui couvrant le corps de la tête aux cuisses et de ses manches bombées, qui allaient bien plus loin que la main de la guerrière, sortaient trois griffes meurtrières. Elle avait de grandes nattes blondes et son bonnet était surmonté d’une paire d’oreilles de chat. On ne voyait sous sa capuche que ses yeux et son sourire hilare surgissant des ténèbres qui camouflaient ses traits. Ayant mangé un zoan félin, elle usait très bien de cette habileté en combat. Yakumo, lui était muet et très calme, en total opposition avec sa partenaire. Ses cheveux ébouriffés blancs comme neige tombaient jusqu’au bas de sa nuque et il ne portait que du noir et blanc. Ses armes étaient des lames qui prolongeaient quatre doigts de sa main. Yakumo, The Wolf, n’avait aucun pouvoir mystique, cependant, il était redoutable au corps à corps et c’était un assassin confirmé. Pour le combat, les lames étaient émoussées, mais cela restait tout de même bien différent aux yeux de Fausto des entrainements dont il pouvait se souvenir. Comment ne pas les blesser.. ? Comment éviter une blessure qui pourrait s’avérer fatale ?

-Pendant que tu étais enfermé, ils ont eu leur baptême et un entrainement n’ayant rien à voir avec ce que tu as connu.

Il s’était maintenu en forme, en prison, mais il n’était même plus habitué à faire face à un opposant. Le maitre sonna le début du combat et immédiatement, Eva et Yakumo se jetèrent en avant, toutes griffes dehors. Ramenant son bras devant lui pour parer avec la griffe, il repoussa l’albinos d’un violent coup de coude et chercha à ramener son bras pour faucher la petite qui bondit immédiatement pour esquiver. Elle passa derrière lui et lui envoya deux coups dans les genoux, le faisant les mettre à terre et à cette seconde précise, le tibia de Yakumo s’encastra dans sa joue, l’envoyant plus loin. Le jeune combattant se releva péniblement, remettant sa capuche en place. Durant trois mois, le choc des lames résonna dans le village des reclus. Commençant avant l’aube, il se terminait au crépuscule pour laisser place à d’autres exercices. Le combat avait été retardé suite à une maladie qui s’était répandue dans le village et rendu incapable les combattants, Giovanni y comprit.

Le jour de la rencontre approchait et après un rude entrainement, Fausto vint s’assoir aux côtés de Vega, posé dans l’ombre. Tous deux cachés de la lumière, ils restèrent silencieux un bon moment avant que le jeune homme ne prenne la parole.

-Je suis bien plus fort qu’eux maintenant…J’aurais espéré que tu m’entraines spécialement…

Le maitre resta de marbre, sans un bruit, pour Fausto, vu ce qu’il voyait, son interlocuteur aurait tout aussi bien pu dormir paisiblement. Puis, la voix qui s’était tue pendant si longtemps résonna entre les voutes de leur cachette.

-Je ne peux pas me battre contre toi Fausto, un jour, mais tu n’es pas prêt.

Il ne dit rien de plus. Aucun d’eux, d’ailleurs. Après cela, ils partirent s’occuper d’un contrat, sans un mot. Quelque part dans la nuit, un sourire trépignant d’impatience se camouflait sous une capuche rouge.





Chapitre III – Baptême
La foule qui était rassemblée autour de l’arène était assourdissante. Criant et encourageant Giovanni lors de son entrée sur le lieu sacré, dans son habit de cérémonie. Fausto lui, n’eut droit qu’aux huées des spectateurs, vêtu de l’habituel pantalon noir et veste en cuir. Puis, un silence de tombe s’abattit lors de l’entrée de Vega et du tuteur de l’autre combattant qui allèrent s’assoir face à face sur des trônes sculptés en dehors de chaque côté du terrain. C’était un sol plat en marbre sculpté de 30 mètres carrés sur lequel était retranscrite la vie de ce peuple. Les deux s’armèrent, Fausto de ses griffes, son frère d’un bâton fait d’or. Il lui fit faire un tour sur lui-même, le bâton se rétrécissant à la longueur d’un bras alors que deux lames courbes sortaient d’un bout et de l’autre de l’arme.

-Tu es un assassin doublé d’un bâtard, tu n’imagines pas l’honneur que cela représente de mettre fin à ta vie misérable.

Fausto avait envie de bondir partout. L’excitation du combat semblait l’entourer complètement, il avait l’impression de baigner dans un liquide familier et synonyme de liberté. Le dos courbé, il ouvrit les mains en ouvrant les bras, pliant les genoux, son sourire montant du haut d’une joue à l’autre. Ses yeux brillaient sous sa capuche. Chaque muscle de son corps était contracté, prêt à bondir, il n’avait rien à dire, il était là pour tuer. Déchirer. Incapable d’attendre plus longtemps, il bondit comme une flèche, toutes griffes dehors. S’abattant avec violence sur son frère, pris de cours, il lui asséna de nombreux coups, le réduisant à parer et reculer. Il plaça son tibia dans les côtes alors que celui qui partageait son sang le crachait par terre, puis, il rabaissa son bras droit, faisant plonger les lames vers le visage de la cible. Giovanni parvint à bondir en arrière, ne subissant qu’une entaille à la joue, mais son rythme avait été suivi par l’opposant. Le banni l’attrapa par le bras pour le ramener vers lui, son coude venant s’abattre sur sa tempe, le faisant par terre. Les griffes s’abattirent sans attendre mais s’enfoncèrent dans le marbre, la cible ayant roulé sur le côté, se relevant dans le même mouvement pour faire de nouveau face à son frère.

-C’est tout ? Tu ne mérites même pas que je t’abatte, bâtard !

Fausto retira ses lames du sol. C’était la seule chance qu’il avait prévu de laisser au cours de ce combat pour permettre une victoire à son frère. Il venait de tester son niveau, et ce n’était rien de bien fameux, son petit bluff ne marchait pas sur lui, la différence était écrasante. Soudain, Giovanni jeta son arme dans les airs, lui faisant reprendre l’apparence du bâton simple et lisse qu’il était à l’origine. Il alla se planter au milieu du terrain, droit comme un i.

-Bienvenue dans ma « Prophecy ».

Giovanni disparut sans que Fausto ne puisse comprendre. Il le chercha des yeux, avant de se retourner, pour le voir juché en haut de son bâton, les bras courbés et ouverts vers l’avant, les paumes vers le ciel. Il s’éleva dans les ciels et le reclus prit son pied en plein torse, le faisant reculer vers l’arrière, les pieds profondément appuyés sur le sol qui se creusa sous le mouvement. Le souffle totalement coupé, il tentait de comprendre ce qu’il se venait de se passer. Giovanni bougea le bras et le bâton se mit à tournoyer, tapant exactement au même endroit que son utilisateur plus tôt. Après que le coup fut porté, le choc propulsa l’arme entre les mains de son manieur alors que Fausto tentait de reprendre sa respiration. Sans attendre, son adversaire fondit sur lui, changeant à nouveau la forme de son arme. La lame se planta dans l’épaule du garçon, le renversant en arrière, emportant l’attaquant avec lui dans sa chute. Il en profita pour lui planter ses lames dans les côtes avant de le repousser violemment du pied. Se redressant avant de se lever, chacun d’eux tentait de faire abstraction de la douleur. Ce serait stupide qu’un combat se résume à ça, non ? Il y avait une chose que Fausto voulait réellement à ce moment-là, en voyant son sang rougir ce sol saint, c’était planter ses lames dans le poitrail du type en face de lui. Le sentiment avait l’air d’être partagé puisqu’ils se jetèrent l’un sur l’autre au même instant. Les armes se barraient systématiquement le chemin, chaque coup trouvant contre et esquive. Lors d’une attaque par le haut, Giovanni planta de nouveau son bâton avant de le saisir à deux mains pour s’en servir de pivot, tapant dans les côtes à pieds joints.

-Tu es bien trop lent, paria !

Il lâcha prise pour poursuivre sa course, se saisissant du corps en propulsion, lui agrippant la tête pour la projeter contre le sol. Alors qu’il rebondissait légèrement, le bâton revint en tournant, heurtant l’arrière du crâne. Le nez de Fausto se brisa au second impact et resta immobile. Au-dessus de lui, la lune se reflétait sur le tranchant éclatant d’une lame dorée. Quand elle plongea, Fausto glissa comme un serpent, allant verrouiller ses jambes autour du torse et du bras armé de son frère tout en se tournant vers lui, il se releva avec cette prise, allant bloquer son dernier bras dans une nouvelle prise. Le blond avait toujours un bras libre et son visage était à quelques centimètres de son ainé. Son souffle glacial se glissa tout autour de lui, rampant sur sa peau alors qu’il était capté par le regard de sa proie. Ses yeux s’exorbitèrent lorsqu’il y vit la fin.

Incapable de se défaire de l’emprise, il restait là, pétrifié. Son corps tout entier tremblait alors que le cadet était tout sourire, sa langue passant sur ses canines.

-Ton problème, Giovanni…

Ses griffes vinrent se poser sur son menton pour le remonter, y laissant trois belles entailles avant de se lever, prête à abattre leur sentence. Quelqu’un se leva dans le public, paniqué.

-Arrêtez-là, il a perdu ! Ce renégat ne peut pas…

Les deux tuteurs, juges de l’affrontement, levèrent la main d’un seul mouvement. Ce n’est pas Vega qui prit la parole, mais l’autre, en face.

-Le rituel implique un combat à mort.

Fausto en sourit de plus belle en voyant le villageois se remettre sur son siège, alors qu’il reprenait où il s’était arrêté.

-…tu parles trop !

Transperçant le torse de Giovanni, qui eut un léger sursaut. Il baissa les yeux pour voir les lames à un endroit d’où il ne sentait plus les battements. Pendant le coup final, le contact visuel avait été prolongé et l’assassin tremblait, retenant un trop plein d’émotion. Alors qu’il voyait la vie s’éteindre peu à peu dans l’orbite de sa victime, il se délectait de la frayeur qu’il y trouvait. Il admirait la finesse de la peur, la douceur des regrets. Il sentait le cœur ralentir, ne résonnant que par à-coup. La lame s’enfonça davantage, tournant légèrement, faisant cracher du sang à l’homme en train de suffoquer. Le bourreau s’en retrouva éclaboussé, ne pouvant se retenir d’en gouter un peu. Il sentait la vie s’achever, le poids de toutes actions réduit à néant, une existence balayée. Les jambes du macchabée flageolèrent avant de céder, les faisant tomber contre le terrain, une mare de sang ne tardant pas à se former sous le corps.
Le tueur retira son arme et lécha le sang qui ruisselait, son visage camouflé par sa capuche, il observait les paupières de son frère qui se fermaient petit à petit, le contact n’ayant pas été interrompu une seconde. Lorsqu’il redressa la tête, sa capuche recula un peu, dévoilant davantage sa chevelure qui reprit le rôle pour camoufler le visage. Il regarda devant lui, se tenant droit, pour voir si Vega était impressionné. Celui-ci ne fit pas le moindre mouvement, n’eut pas le moindre tressaillement, mais sous son masque, Fausto pouvait sentir son sourire. Il était silencieux, au milieu du terrain, près du corps saignant et il régnait un silence de mort. Le fruit fut apporté sur un coussin rouge et doré, brodé d’insignes tribaux. Le porteur était un homme en blanc, totalement masqué par les grandes brandes qui dépassaient de son chapeau, gravées d’étranges runes. Pas un murmure dans l’assemblée, mais chacun pensait la même chose : « Un paria mangeant un fruit… ».
Arborant une expression totalement neutre, Fausto était comme ivre. Il se sentait une légèreté nouvelle, le goût métallique dans sa bouche empli de tant de saveurs et d’amertume. Le vainqueur tendit les mains pour se saisir du fruit, une grosse pomme en quartiers de couleur bleuâtre. La portant à sa bouche, il accorda un dernier regard au perdant, alors qu’il prenait une bouchée, encore transi de sa découverte, le monde autour de lui semblait bouger au ralenti, Les ombres s’exagéraient et tout le monde prenaient l’apparence de poupées sombres et sans visage. A l’exception de Vega…Lui restait là, sans rien y changer. Son regard pesait sur Fausto, alors que celui-ci se sentait soudain déborder d’une puissance abondante, explosive. Le bruit de la foudre résonna dans son cerveau, son regard porté droit devant lui, dans le vide. Des éclairs remontèrent depuis ses pieds jusqu’au dernier épi, transformant le corps durant leur ascension. Une fois totalement transformé, il ouvrit les bras, dissipant la foudre qui crépitait autour de lui, reprenant une forme tangible. Sa blessure était cicatrisée, comme si il ne s’était rien passé. Les membres du nouveau fruité étaient traversés de frissons terribles, alors que le pouvoir continuait d’affluer. Puis, la tête du porteur de fruit s’envola pour tomber dans le public, le corps s’effondrant sur son plateau. Tout le monde se recula dans son siège lorsque la langue de Fausto passait sur ses lames. Son regard semblait totalement vide.

-A…Abattez-le !

L’homme qui avait dit ça dans le public fut vite rejoint par le garçon, en trois bonds électrifiés, il lui attrapa les poignets, le regardant avec la curiosité d’un enfant qui regarde une nouvelle forme. D’un coup, il l’électrifia tout entier, le rôtissant à point sous sa décharge. La dépouille tomba misérablement en arrière alors que la lame faisait s’envoler de nouveaux faciès.
Eva et Yakumo, camouflés dans le public, se dévoilèrent, sortant leurs armes, ils déferlèrent dans les rangs. Le deuxième instructeur voulut se lever, mais quand il regarda Vega, il vit que celui-ci était juste en face lorsque sa griffe lui perfora les yeux et traversa son cerveau. Tous ceux voulant s’échapper étaient abattus par Vega, ce fut un massacre éclair, auquel personne ne s’était attendu. Seuls trois survivants furent rassemblés au milieu du terrain, près du cadavre de Giovanni, ils étaient encerclés par les quatre bannis. Fausto trancha la gorge de deux d’entre eux, alors que sa famille l’observait, les bras croisés. Le survivant se releva, rassemblant sa fierté de combattant et son instinct de survie, dégainant un sabre, il trancha le blond électrique en deux. Se voyant se faire traverser, il se mit à rire, doucement.

-Chi, chi, chi.

Il leva ses deux mains vers le ciel, rassemblant ses forces dans ses mains, le ciel nocturne était tapissé de nuages bordés d’orage. Abattant les bras, il fit tomber la foudre, qui exécuta le dernier des spectateurs. Un hurlement de souffrance terrible fit trembler la terre, alors que du sang sortait du terrain, l’éclair y ayant percé un large trou. L’île remua encore plus violemment, alors que le rire de Fausto allait en s’intensifiant. Le terrain était posé à même le dos de la créature marine, et la foudre l’avait blessé comme un poignard. La famille de la nuit afficha un sourire général, alors que l’orage grondait en haut de leurs têtes, tout le monde n’avait pas été là pour le rituel…Il était temps d’aller les soulager du fardeau de la vie ! Le rêve de toute une vie pour ces reclus : Détruire cette terre maudite et ceux qui la peuplent. Vega, Eva et Yakumo s’approchèrent du dompteur électrique, rayonnants.

Le baptême avait été une réussite.





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MessageSujet: Re: Fausto D. Fulmine [Finito]   Lun 12 Nov - 11:06

Bouh ! Faudrait penser à faire l'histoire Smile

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MessageSujet: Re: Fausto D. Fulmine [Finito]   Mar 13 Nov - 22:52

J'ai presque fini l'histoire, le truc c'est que je poste pas chapitre par chapitre mais tout d'un coup, pour ça que ça parait de prendre longtemps sans update x)
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MessageSujet: Re: Fausto D. Fulmine [Finito]   Mer 14 Nov - 3:05

Okay ^^
.

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MessageSujet: Re: Fausto D. Fulmine [Finito]   Mer 28 Nov - 4:14


Chapitre IV – Le monde extérieur
Dans le dédale que formaient les rues de la ville, une bête effrayée courait en tous sens. Au-dessus d’elle planait une créature étrange dont les rires résonnaient au clair de lune. Le ciel était lourd, prêt à exploser. La proie continuait à fuir lorsque bruit étouffé de viande empalée se fit entendre, suivie des gargouillis pitoyable de l’homme qui sombra contre le sol. Cessant de rire, Eva leva la tête hors de l’ombre. Elle était nichée dans l’un des coins de la pièce, l’air étonné. Le rouge lui monta à joue, alors qu’elle bondissait au sol.

-Fausto ! C’est le quatrième de suite ! Qu’est-ce que tu fous ?!

Relevant la tête, l’intéressé dégagea son arme, en secouant le sang après l’avoir gouté. Il observa sa sœur en se passant la main dans les cheveux, visiblement ravi d’être victorieux.

-C’est toi qui fait l’appel à la chasse pour chaque contrat que tu as, je ne vais pas juste te laisser gagner.

Elle montra les crocs, battant des bras pour montrer son mécontentement, sentant sa queue se hérisser.

-Espèce d’idiot ! Tu ne comprends rien au comportement d’une lady !

Fulminant, elle fit volte-face pour disparaitre d’un saut dans les ténèbres. Fausto baissa les yeux, regardant le visage de sa victime à la gorge tranchée. Ses yeux étaient encore grands ouverts, et en se plongeant dedans, le tueur se rappela la nuit de leur départ, il y a deux ans de ça. Les éclairs avaient dévasté l’île et les habitants, les lames hottèrent la vie de tout le peuple de Prophecy. Puis, ils s’attaquèrent à elle, déjà affaiblie par les attaques du jeune fruité. Ils l’avaient mise à mort, avant de s’enfuir. Puis, ils s’étaient installés dans un vieux rade, Vega était parti faire un tour, et deux jours plus tard, leur bar était devenu un lieu prisé des connaisseurs voulant se débarrasser de quelqu’un d’un peu gênant. Fausto regarda celui qu’il avait tué, ils apprenaient toujours à connaitre leurs victimes par cœur. Ian Putlowa. Chasseur de primes, bretteur brun, yeux bruns, un mètre quatre-vingt, surnommé Ian l’ « Ecarlate ». Il avait en tête des cibles un peu trop puissantes pour lui, et la famille Fulmine avait hérité d’un contrat pour s’en débarrasser. Le jeu de la chasse était une tradition qu’ils avaient établie. Les contrats étaient attribués par Vega à ses élèves ou lui-même en fonction de leur dangerosité. Celui qui héritait de la mission pouvait déclarer un « jeu de la chasse », offrant ainsi de partager sa prime avec celui qui abattra le premier la cible. Généralement, quand Fausto était de la partie, Eva et Yakumo préféraient se retirer. Malgré tout, le chat de famille continuait de faire l’appel, au moins un contrat sur deux pour tenter de dépasser son frère. De nombreuses tentatives, aucune réussite. Il sortit une planche de la taille de son torse, en métal, et posa les pieds dessus, la faisant glisser au sol avec le pouvoir de son fruit.

Une fois de retour chez lui, il poussa la porte et alla directement à la cave sans parler à qui que ce soit. Ici se trouvait son lieu de travail. Quelques mois auparavant, il avait été mis en relation avec un client régulier de la famille : Jebediah B. Freeman. Vega s’était toujours gardé ses contrats, jusqu’à celui-ci, sans explication. Jebediah était un ancien membre de la marine à la retraite. C’était un ingénieur qui avait roulé sa bosse sur tout Grand Line. Ses inventions avaient permis à de nombreux bateaux du gouvernement des exploits fantastiques comme aller dans le ciel ou dans les bas-fonds de l’océan. Il n’en croyait rien, mais comme on lui avait appris à le faire, il fit immédiatement la relation avec son propre travail. S’il pouvait trouver un moyen de s’approprier cette technologie…En échange d’un bon paquet de contrats offerts par la maison, Fausto avait été instruit par ce vieil homme, avait profité de ses connaissances. Depuis peu, les contrats de Jebediah se faisaient rares, mais le renégat continuait de mettre en pratique son enseignement. Pour commencer, il avait installé ce système rétractable pour ses lames ainsi que cette planche pour son fruit, des explosifs qu’il déclenchait avec son pouvoir, mais la plupart de ses gadgets n’étaient que des prototypes pour des choses bien plus importantes, quand il parviendrait à rassembler la technologie nécessaire. Ce nouvel angle de vue sur le combat était plaisant, en plus de perfectionner son corps et son art, il pouvait devenir encore plus redoutable en inventant, et croyez-le ou non, il était plutôt bon pour ça. Au-dessus de lui tonnaient des voix qui n’avaient rien de rassurantes et il remonta immédiatement pour voir. Observant par l’interstice de la trappe légèrement soulevée, il aperçut des gens qu’il présumait être des villageois faire de grands signes de mains, visiblement effrayés. Dehors résonnaient des coups de canons assourdissants. Se précipitant à l’extérieur pour voir ce qu’il s’y passait, Fausto vit le pavillon noir se rire de lui tandis que les canons tonnaient. Un boulet l’atteignit en plein ventre, causant une déflagration qui démolit la façade du bar et explosa totalement le jeune homme.

L’électricité se rassembla, reformant son corps petit à petit. Ses yeux s’injectèrent de sang alors qu’il montrait les crocs, son visage se déformant sous la colère. C’est le genre de sentiment que l’on est en droit d’éprouver quand quelqu’un vous explose, vous et votre bar avec un explosif. Il sortit les griffes, s’apprêtant à aller leur régler leur compte lorsque quelque chose tomba du ciel et au moment où il atterrit sur le vaisseau, en plein milieu, celui-ci éclata en deux parties distinctes. L’assassin n’avait pas pu comprendre ce qu’il s’était passé, et les corsaires n’avaient pas l’air d’être bien au courant. Allant chercher des jumelles, il put voir le pont et ce qui l’avait détruit. Un homme d’assez haute stature, armé d’une épée, qui alla sans se presser vers la figure de proue tandis que l’esquif commençait à se faire engloutir par les eaux. Chaque pirate qui s’opposait à lui trouvait la mort. Il l’observa un long moment, sans dire quoi que ce soit, sans faire attention à ce qui pouvait se passer alentours. D’où pouvait bien venir ce type ?! Habillé tout de noir, avec un manteau qui dansait contre le vent, il avançait comme si de rien n’était, sans se soucier du bateau qui coulait ou des marins qui l’assaillaient. Une explosion retentit, réduisant en cendres la partie du bateau où n’était pas le sabreur, détruisant par là-même la majorité des pirates qui s’y trouvaient. En regardant d’où venait l’attaque, Fausto aperçut un bateau d’où il reconnut immédiatement l’insigne. La Marine. Le type en noir ne pouvait en être, il n’avait ni l’uniforme, ni quoi que ce soit…Contre toute-attente, une fois le dernier renégat abattu, il s’éleva de nouveau dans les airs pour retomber sur le bateau du gouvernement. Et puis…Voilà. Le bateau et son équipage disparut à l’horizon, comme ils étaient venus tandis que l’épave qu’ils avaient laissée coulait misérablement. C’était tout ce qui s’était passé ?! Ce gars était arrivé, avait dézingué selon son envie et s’était simplement cassé comme ça ?!

-Le Cipher Pol 9. Une branche de la marine spécialisée dans l’assassinat.

Derrière lui se tenait Vega, rembruni, les bras croisés, hochant doucement la tête.

-Ils devaient suivre ces pirates, c’est un groupe de l’ombre, comme nous.

La rage se sentait dans son ton. Son élève en ignorait la raison, mais il ne préférait pas s’engager sur un tel terrain avec son maitre. Il le regarda rentrer, déplorant les dégâts faits sur la façade. Fausto regardait l’épave couler en repensant à celui qui en était la cause et dans sa tête se répétait les mêmes mots : Cipher Pol.


Chapitre V – Trahison, disgrâce

Les bruits des canons retentissaient dans toute l’île. Les habitants couraient en tous sens sans comprendre la raison du déluge qui s’abattait sur eux, voyant leurs camarades tomber à chaque nouvelle détonation. Dans le bar, la famille de tueurs s’étaient réunis autour d’une boisson de leur choix, chacun ayant pris sa favorite. Ils semblaient parfaitement calmes et de l’intérieur de leur bâtiment remis à neuf, on n’entendait presque aucun son provenant de l’extérieur. Vega était le seul qui n’avait rien devant lui, comme d’habitude. Yakumo prit la parole après avoir pris une gorgée de thé vert, regardant les flammes et les explosions au dehors.

-On ne va pas pouvoir rester là bien longtemps. Ils ont beau ne pas être très malin, ils finiront bien par trouver où nous sommes, une fois le village rasé.

Fausto et Eva poussèrent un soupir de concert, finissant respectivement leurs verres de grenadine et de lait. Rabattant violemment ses mains sur la table, le blond se leva en faisant tomber sa chaise dans le mouvement.

-Tu nous en apprends des masses, bravo ! Ce qu’on doit faire, c’est aller là-bas et leur faire la peau. Je comprends même pas qu’on en discute, perso !

Un petit rire féminin se fit entendre, tandis que celle qui l’émettait battait joyeusement des pieds, sa queue virevoltant un peu dans les airs. Yakumo sirota sa tasse, le visage aussi calme que la surface d’un étang. Hochant doucement la tête, il prit son menton entre son pouce et son index, semblant réfléchir à ce qui venait d’être dit.

-Hum…Oui, oui, je comprends ton point de vue. Mais ils sont nombreux, là-dehors. Nous sommes quatre, Faust.

Alors que celui-ci s’apprêtait à gueuler plus fort pour déboucher les oreilles de son frère, visiblement contre le nettoyage de son canal auditif et pour les conneries qui n’avancent à rien, il se fit interrompre par Vega. La tête posée sur son poing fermé, il n’avait rien dit depuis un moment, muré dans son silence, les ayant laissé débattre.

-Fausto a raison. Ça n’a que trop duré. J’irais avec lui jusqu’au centre de la ville, pendant ce temps-là, Eva, tu trouveras une embarcation pour qu’on mette les voiles. Yakumo, tu détruis leurs bateaux. Ils ont ramené trop de forces pour qu’on puisse penser tous les éliminer. Ils ne savent pas à quoi on ressemble, autant disparaitre au plus vite.

Sans discuter, comme toujours, ils acquiescèrent avant de se diriger vers leurs postes respectifs. Le maitre donna à Fausto un masque qu’il mit après avoir relevé sa capuche, camouflant ainsi tout son visage. Il ferma son pull pour éviter que l’on puisse voir ses tatouages et tous deux sortirent pour s’enfoncer entre les habitations, se rapprochant du foyer du conflit. Le CP9 accompagné de marines passaient dans chaque maison et y tuaient tous les résidents avant de faire bruler la baraque et d’en exploser les ruines, pour être sûr qu’il n’y ait pas le moindre survivant. La ville était à feu et à sang, recouverte d’un nuage de fumée noire et dense qui s’élevait vers le ciel. Masqués et vêtus d’amples vêtements qui les recouvraient entièrement, Fausto et Vega avançaient entre les ruines et les cadavres calcinés, leurs armes sorties, prêtes à rendre leur justice. Ils n’étaient pas là en tant qu’assassins, qui allaient attaquer avec fourberie, ils étaient deux guerriers qui allaient affronter leurs adversaires la tête haute.

Leurs silhouettes se détachèrent du voile opaque que dégageait le feu et ils se retrouvèrent nez à nez avec pas moins de quatre membres du Cipher. L’un d’eux sembla tiquer, penchant la tête sur le côté en voyant les deux nouveaux arrivants qu’il pointa du doigt, interpellant ses camarades occupés à détruire une petite maison.

-Hey, les deux gars avec des griffes aux mains…On est tous d’accord que c’est pas une coïncidence, hein ? On peut y aller ?

Dès qu’il eut finit sa phrase, il fut projeté en exécutant une pirouette magistrale qui finit dans des décombres après que Fausto se soit servi de sa vitesse éclair pour lui donner un puissant kick du droit. Les trois autres relevèrent le regard, visiblement intéressés par la démonstration.

-Ah ouais, je pense que c’est eux. Remarqua un des membres du gouvernement armé de deux tonfas.

Vega lui aurait ruiné les côtes si son collègue ne s’était pas interposé, contrant avec son sabre. Tous les deux attaquèrent l’homme masqué qui contrait leurs coups sans mal, jaugeant ses adversaires le temps de quelques assauts. Il guetta le moment propice, à l’esquive un coup d’estoc du bretteur, pour planter ses griffes dans le crâne et l’œil droit de son attaquant. Retirant vivement son arme, il fit un bond en arrière pour éviter l’un des membres qui sortit de terre sous ses pieds. C’était celui que son fils avait envoyé dans le décor. Sur quatre agents du CP9, il en affrontait encore deux, où était Fausto ? Il savait pourtant bien qu’il devait s’occuper d’une moitié des opposants quand ils attaquaient ensembles ! En retombant au sol, il se saisit d’un poing qui visait son visage. Les trois ennemis étaient de la partie. Il s’inquiéta pour son fils, pensant qu’il avait dû se faire avoir d’une manière ou d’une autre quand un crépitement dans son dos le rassura. Vega esquiva l’attaque, ayant senti la pulsion meurtrière qui brulait dans son dos. La lame lui lacéra le flanc, venu de nulle part. Fausto tenta de placer un middle mais il ne rencontra que le vide. Il suivit son adversaire sur la droite, tandis que le CP9 restait parfaitement immobile. Une décharge électrique se déclencha, faisant tomber son maitre à genoux. Se déplaçant en un éclair, il lui attrapa le visage à pleine main, profitant de son immobilité pour rassembler ses forces pour un final.

-Persephone kiss.

Le masque se fissura sous le choc et son propriétaire tomba au sol. Le jeune homme l’attrapa par les cheveux pour le ramener devant son visage. Seul le bas de celui de son maitre était révélé. La partie haute était ébréchée, mais tenaient toujours grâce à un fil. L’élève regarda le maitre, les griffes prêtent à s’abattre. Ce n’était pas la peine de lui faire cet affront…La lame se planta en plein cœur de l’ainé, mettant fin à ses souffrances ne lui laissant que le gout le sang qui baignait dans sa bouche et coulant le long de son menton. Son regard se baissa pour voir les lames enfoncées dans son buste. Incapable de bouger, déglutissant en faisant face à la réalité des évènements. La main se rapprocha de l’assassin, laissant une marque sur son visage. Le sourire dévoilé sur le visage qui perdait petit à petit de sa chaleur était déroutant, tout comme la lumière vive qui s’éteignait dans ses yeux. Les membres du gouvernement applaudir, tout comme le chef qui venait d’arriver sur place. Le bruit des mains battantes n’arrangeaient pas les choses. Ce n’était pas vraiment une victoire honnête. Et était-ce un si bon plan après tout ? Ses griffes étaient toujours plantées, et il releva un visage qui se décomposa en apercevant Eva, elle-même paralysé par l’effroi. Il retira ses lames alors que deux hommes tapis dans l’ombre se saisissaient de la petite Zoan, la menottant de granite. Le corps tomba au sol, libéré de l’arme du meurtre dans un son mât et lourd. Les applaudissements se poursuivaient, accompagnés de rire. Les deux adoptés restaient silencieux, tandis que le meurtrier baissait les yeux, resserrant ses poings. Il sentit un tremblement lui prendre le bras, la sueur qui perlait sur sa peau, son cœur qui battait à une vitesse folle. Son capuche dissimulait son visage décomposé.

-Et bien et bien, c’est qui encore celle-là ?

Le chef s’approcha d’elle pour chercher à relever sa capuche. Elle se dégagea de l’emprise de ses assaillants, lui collant un coup de tête qui le mit au sol. Réagissant dans l’instant, Fausto fit frapper la foudre, séparant les deux hommes proches d’Eva d’elle-même. Une seconde plus tard, elle avait disparu, tout comme le logia. Juste avant qu’elle ne parte…il avait vu le visage de sa sœur et les larmes qui y perlaient. Tout s’emballait, bien trop vite. Il la rattrapa sautant sur les toits sous forme de chat, la saisissant par le cou avant de disparaitre dans une ruelle tranquille. Une fois qu’elle se retransforma, tous demeurèrent parfaitement immobiles et silencieux. Il avait raison pour les larmes…

-Comment.. ? Fausto, tu ne...tu…ce n’est pas toi…

Sans faire un bruit, il se rapprocha pour la prendre dans ses bras, la serrant avec affection. Il resta comme ça quelques secondes, puis lui caressa la joue avec le pouce, se plongeant dans ses yeux troublés.

-Désolé, tu ne comprends pas…

Il déposa le bout de ses doigts sur sa nuque, posant son front contre le sien, alors que lui aussi se mettait à pleurer. Une décharge la mit à terre, inconsciente. Son frère la dissimula dans des buissons, et revint sur les lieux du crime précédent. Une fois sur place, il vit le corps et le CP9. Se concentrer sur eux était bien plus sage…Le chef qui s’approchait le rendait perplexe. A la moindre entourloupe, il était prêt à faire couler le sang une nouvelle fois. Au lieu de ça, il lui tapa gentiment sur l’épaule. Ne pas regarder le cadavre. Ne pas regarder le cadavre.

-Avons-nous un problème, Faucheur ?

Il secoua la tête, les bras croisés. Son œil se perdit à déambuler sur le dos de son père. L’absence de mouvement était perturbante. A chaque instant, il s’attendait à le revoir surgir. Peut-être si il attendait un peu plus…Non, rien. Un tremblement lui parcourut l’échine, et un sourire se forgea un chemin sur ses lèvres.

-Absolument aucun, la cible est une petite du coin qui a mangé un fruit de Zoan. C’est juste un chat de plus qui meurt sans raison, hein ?

Sa voix n’avait pas tremblée, elle était affirmée, forte. Après tout, pourquoi ne serait-il pas convaincant ? Il venait bien de tuer son père et maitre, non ? Le rire qu’il entendit lui fit bouillir les sangs. Ses dents se plantèrent dans sa langue, alors qu’il se murait de nouveau dans le silence à la seconde où le boss faisait volte-face. Pendant quelques secondes, il resta là, tardant à les suivre sur leur départ. Puis, il leur emboita le pas, jetant un dernier regard sur le masque craquelé avant de disparaitre dans le dédale de la ville.


Chapitre VI – Rise and shine

Un souffle se déplace dans la pièce, tel un fantôme avant de choir sur le fauteuil. Un bâton braisé au coin des lèvres, il le retire avant de recracher un panache de fumée opaque devant lui. Aucune arme à ses poings, le regard vitreux, il regardait quelque part, par terre, sans y prêter attention. Perdu dans ses pensées, il repensait à ce qu’il avait fait. Ça lui faisait…22 ans désormais. Eva et Yakumo n’étaient jamais apparus sur les radars. Le CP9 a accueilli un nouveau membre dans ses rangs, après avoir éliminé un assassin dangereux. Logia de l’électricité. Que demander de plus ? Un gamin éduqué pour tuer depuis tout petit, ça ne pouvait être qu’un plus à une branche de ce style. Depuis la mort de Vega, il avait tué. Il avait tué comme un robot, réagissant par pur instinct, mais sans en retirer aucun plaisir. A chaque fois que ses lames s’abattaient, ils revoyaient les yeux de son maitre, ce n’était pas un combat équitable. En face à face, le résultat aurait sans doute était bien différent…hein ? Il l’avait pris par surprise, l’avait électrocuté en profitant de l’opportunité. C’était un assassinat, pas une mort de combattant. Mais quelque part, c’était ce qui les caractérisait, pas vrai ?
Nouvelle bouffée de fumée, pour arrêter de penser. Il avait des meurtres à son actif qui sortaient de la « liste », mais tout ça était tellement bien couvert qu’il n’avait pas à s’en faire. L’immunité. Et puis, il y avait tellement de travail que ce n’était pas le souci. Parfois, ils rencontraient des gens vraiment intéressant.
Ses poumons se vidèrent à nouveau. Comment pourrait-il un jour savoir qu’il le dépasse ? Sa mort dressait un mur infranchissable qui ne semblait jamais se rapprocher. Aucun modèle auquel se fier et les souvenirs lui rappelaient un Vega invincible. Dressé pour tuer, ça ne devrait pas être un problème. Pourtant, le challenge, la grandeur…Tentant en vain de ne pas y penser, comme tous les jours depuis deux ans. Quelqu’un toqua à la porte, mais peu importait. Ce quelqu’un allait entrer, de toute façon, ça voulait dire contrat, et donc sang. Un de ses collègues dont le nom lui était totalement étranger apparut, pointant vers l’extérieur.

-Allez, c’est l’heure d’appliquer la justice !

L’heure de tuer. Il se releva et se saisit de ses griffes, relevant sa capuche. Le contrat était un pirate qui venait du ciel. Rien que ça. Ça serait rapidement chose faite, que pouvaient bien faire des mecs qui vivent dans les nuages ? Il avait tout un équipage, mais ça, ce n’était pas son travail. Lui, il se concentrait sur le capitaine. Rien de bien dangereux, surtout pour un logia, c’était un contrat qui serait vite réglé. Comme cette nuit-là, sans son fruit, à armes égales…Il cligna des yeux avant de partir activant ses Redemption pour rouler vers le bateau. Là, il découvrit deux navires, le premier avec du personnel pour la navigation, l’autre plus petit abritait les membres du CP9.

-Nous on retient l’équipage, toi tu attrapes la cible à l’endroit marqué sur cette carte.

Il hocha la tête et monta dans le vaisseau sans se faire prier, allant directement dans une cabine au hasard, se dépêchant de s’endormir pour que le voyage paraisse le plus court possible. Il n’avait pas pris la pile de renseignements sur celui qu’il avait à tuer, ça n’avait plus la moindre importance maintenant. Depuis combien de temps vérifier s’était retrouvé systématiquement décevant ? Tout ce qu’il restait à espérer était une surprise sur la proie. Le voyage en bateau avait duré quelques jours qui ressemblaient à des années. Quand finalement ils arrivèrent, la lune brillait dans le ciel, entouré de ses millions d’étoiles rayonnantes. Le bateau s’arrêta au large et avec ses rollers électrifiés, Fausto surfa sur la mer plate et calme comme sur un sol on ne peut plus normal. Il se glissa dans les bois de la côte d’où il pouvait facilement voir le lieu indiqué sur la carte. Il y avait là une petite pente de sable qui donnait directement sur la mer, une barque était attachée à un petit pont, et après la plage, il y avait une forêt dense qui continuait jusqu’à une petite ville, non loin. Le coin était calme, à l’abri du vent et du bruit, peu visité. Il dut attendre deux heures avant que quelqu’un ne se montre. Cheveux rouges, kimono et un grand sabre. C’était assez dur à confondre. Juste se rapprocher un peu et…Fausto bondit hors des arbres pour éviter l’épée qui se plantait dans un arbre, après avoir transpercé l’endroit-même où il se trouvait tranquillement un moment auparavant. Le roux-rouge tendait son arme qui s’était allongé inexplicablement. C’était la première fois que quelqu’un le débusquait depuis un trèèèèèès long moment. Il se redressa et passa son pouce sur son nez, faisant craquer ses doigts, les roues de ses rollers commençant à patiner sur le sol.

-Tu as raté ta seule chance de m’avoir, l’ancêtre !

Il ne savait pas vraiment d’où il l’appelait comme ça. Cet homme n’avait rien d’un vieux…pourtant il avait vu quelque chose de lourd dans ses yeux, dans sa posture, quelque chose ne tenait pas la route quelque part. Se penchant près du sol, il bondit en commençant sa course, libérant les roues électrifiées. La lame tenta de se ramener vers lui pour le trancher mais d’un bond il esquiva ce danger, slidant sur l’arme en se rapprochant à toute vitesse. Une fois à la hauteur de son ennemi, il lui décocha un violent coup de pied au visage qu’il parvint à éviter. La lame était redevenue normale. Ses griffes se mirent à crépiter et plongèrent, prêtes à tuer. Elles ne frappèrent sur rien. A la place, un pied rentrait dans son ventre, le laissant perplexe.

-Ça ne marche pas, ça.

Avant qu’il n’ait le temps d’électrifier l’homme qu’il croyait condamné, il le vit s’éloigner, propulsé au niveau du pied. En une pirouette, il se remit droit. L’épée avait fendu le nez de Fausto, le traversant dans un mouvement d’éclairs. Il haussa un sourcil, regardant cet homme qui avait eu l’occasion de faire deux bonnes actions. Aucun mouvement inutile, rapide, efficace. Les éclairs qui entouraient les blessures disparurent quand elles furent refermées, tout comme ceux qui dansaient aux côtés de leur maitre. C’était intéressant.

-Tu es fort. Je n’aurais pas pensé. On va peut-être s’amuser, après tout.

C’était comme avec Vega. Son fruit allait lui procurer un affrontement qu’il aurait pu perdre si l’adversaire pouvait seulement le toucher. Comme avec Vega, il pourrait regretter une telle mise à mort. Utilisant une variante du Tekkai, il empêcha son corps de redevenir élémentaire. Comme ça, il serait juste, il serait équitable. Les roulettes rentrèrent dans ses bottes alors qu’il se mettait en garde. Il s’approcha avant de donner un coup de pied sauté, se déplaçant sur le côté, la cible lui donna un coup de paume qui le prit en plein ventre, puis, un genre de déclic le propulsa plus loin. C’était violent…Se rattrapant sur les mains, il fit une roulade pour se remettre sur pieds, repartant immédiatement à l’assaut. Chaque attaque était évitée, souvent remise par le Shandia, chacun avait un tour d’attaque qui commençait à la moindre ouverture. D’un direct du droit, les lames fondirent vers le visage du rouquin, bloquées à mi-chemin par son arme à lui. Les lames de gauche partirent vers les côtés mais la proximité fut rompue par un coup de pied retourné qui tapa en pleine mâchoire, déséquilibrant l’homme foudre. Une série de coups de coudes et de poings s’abattirent ensuite sur lui, ne lui laissant pas l’occasion de contre attaquer. Il sauta dans les airs, tournant sur lui-même le pied tendu, frappant deux fois au visage pour mettre l’adversaire au sol. Une fois retombé au sol, ses griffes fendirent l’air, laissant une marque sur la joue de la cible. L’index de sa main se déplia quand il utilisa le Rokushiki.

-Tobu Shigan.

Le rouquin se décala sur la droite pour éviter alors que qu’il bondissait de nouveau en l’air, tournant sur lui-même en donnant deux coups de pieds dans le vide pour lancer deux lames d’air tranchantes. En retombant, il courut immédiatement en avant, frappant en « X » avec ses griffes, dans la direction empruntée par le Shandia, il fut bloqué, attrapé par un poignet, la lame retenant les siennes. Profitant de se faire retenir avec tant de force, il frappa à pieds joints dans la poitrine du sabreur, le faisant reculer de quelques pas. S’appuyant sur son dos, il se servit du sol pour se redresser vivement.

-Le CP9, hein ? Tu sais au moins qui je suis, gamin ?

Ses lames s’entrecroisèrent et son corps se détendit. Sous sa capuche et ses cheveux ses yeux brillaient de nouveau comme des émeraudes. Il lui était arrivé de recourir à ce moyen pour avoir des contrats plus intéressants. C’était la première fois que ça durait aussi longtemps. La première fois qu’il se faisait toucher plus d’une fois. Il n’était pas non plus courant que l’on soit au courant de son affiliation.

-Je sais juste que tu es un poseur de plus qui va mourir, rien de plus.

Se mettant de biais, un bras tendus l’autre proche de son torse, ses pieds étaient parallèles à son adversaire et il ferma les yeux, préparant visiblement quelque chose. Peut-être qu’après tout, cet ennemi pouvait encaisser le pouvoir offensif du fruit. Tout comme Vega, en combat loyal.

-Power point.

Utilisant le Kami-e sur son corps électrique, il s’approcha en tournant en cercle sous sa forme élémentaire à toute vitesse. Une fois à portée, il reprit forme humaine, attrapant le visage de l’ange à pleine main.

-Thunder boom !

Une explosion électrique implosa dans la main de l’assassin au moment où il se prit un bloc de pierre en pleines côtes, soulevée par le sabre de l’ennemi. Il se retrouva dans le décor alors que Fausto chutait au sol, incapable de penser qu’il venait de voir une riposte. Mais comment l’avait-il touché avec la roche ? A ce moment-là, il était sûr de ne pas faire en sorte de laisser passer les coups. Son visage se releva en même temps que le Shandia, dont le bandeau s’était déchiré et tombé de chaque côté sur ses épaules. Comment avait-il fait pour minimiser à ce point les dégâts ? C’était à peine croyable, mais c’était intéressant.

-Tu attaques sans même savoir pourquoi…Tu n’as aucun style, tu ne te bases que sur ton instinct. Si tu ne prévois rien, tu te fais juste du tort à bouger pour attaquer.

Les griffes se croisèrent en X et le logia se mit à tourner sur lui-même en lançant des Rankyaku à la forme de ses lames en suivant où se déplaçait le type ailé. Après avoir lancé trois vagues cinglantes il s’inclina en avant, se propulsant à nouveau en tournant comme une toupie.

-Electric canon !

Transformant tout son corps en électricité, il le projeta avec un soru rotatif. Plusieurs arbres sombrèrent à terre avant que Fausto ne ressorte de derrière l’un d’entre eux, observant les sillons formés par ses griffes sur le sable. Le sang par terre était plutôt agréable à regarder aussi. Mais l’absence de corps était dérangeante…un rocher approcha du côté droit et il se contenta d’en faire des tranches. Pensant à rétablir l’intégrité de son corps. Il ne fallait pas penser à laisser les coups traverser, esquiver, contrer, il pouvait s’en sortir comme ça. Un coup de genou lui fit siffler les côtes alors qu’il ajustait son coude dans une mâchoire trop proche. Sa main se posa sur le plexus du combattant, mais avant qu’il ne puisse réaliser sa technique, trois coups de pieds presque instantanés le firent tomber par terre, touché en pleine gorge. Une fois par terre, il s’accrocha à la jambe de celui qui semblait de plus en plus intéressant, s’appuyant dessus pour rouler, ses pieds allant cueillir le visage de sa proie. Rien de plus qu’une proie. L’assaut venu du sol avait était bloqué sans trop de mal et sa tentative de fauchage de cheville de même. Un poing dur comme le roc le cloua net dans la terre, suivi par d’autres coups sauvages. Puis, à l’aide de dials aux pieds, il s’éleva dans les airs, avant de descendre en piquée pour frapper de son reject dial à l’endroit déjà frappé à de nombreuses reprises avec hargne. Le sol sous Fausto se fissura, son sang baignant dans le fond de sa bouche, ses yeux devenus blancs.
Quand il revint à lui, il était seul. A côté de son oreille, un message était écrit tracé dans la terre : « Esclave ». Se frottant le visage, il cligna des yeux et effaça les lettres inscrites, un sourire se dessinant sur son visage au clair de lune. Des bruits de pas pressés se rapprochaient dans sa direction, et quand il tourna la tête, ses collègues du CP9 étaient là, l’observant avec des yeux impressionnés par le spectacle. L’homme électrique était sacrément amoché. Il prit un instant pour se relever, s’assurant de pouvoir le faire de façon assurée. Un éclair lui fit frémir la poitrine, lui ayant permis de se réveiller. Ce style…était tellement similaire à celui de son père. Et il s’était fait démolir.

-La cible…s’est échappée.

Le regard sérieux de ses camarades ne prêtait pas à la rigolade. L’échec de Fausto n’avait d’égal que la force dont s’entourait le vainqueur de l’entrevue. Il voyait bien la surprise et l’inquiétude des autres face à son sourire, mais il s’en fichait. Ses yeux observèrent ses lames avec envie. Le retrouver…Et le finir une bonne fois pour toute.

-Je l’aurais très vite, cela dit.

Leur air était grave, la soirée n’était pas glorieuse pour le CP9.

-Ed est mort, mec. Il s’est avéré que ce n’était pas son équipage, mais des mercenaires préparés à nous accueillir. Quelle valeur aura leur monnaie, maintenant, hein ?

Fausto hocha la tête, se foutant complètement de comment avait pu se passer leur soirée. La sienne ne pouvait être décrite autrement que « sublime ». C’était comme se réveiller d’un coma…Il sentait son corps, les signaux de douleur qu’il envoyait, oh il allait le retrouver et faire braiser ses yeux comme des marshmallows. Leur faisant un signe de main, il rentra au bateau. Une fois dans sa cabine, prêt à sombrer dans un sommeil aussi lourd que possible, il repensa à ce qu’il avait vu dans la poussière.

Esclave.


Chapitre VII – After-party

Sur le rebord de sa falaise, il battait des pieds, ses rollers résonnant sur la mer. Depuis près de trois ans maintenant il s’est servi de ses contrats pour retrouver la trace de ce Shandia. Ses recherches avaient menées à d’étranges découvertes. Le style de combat qu’il avait affronté était un style shandia redoutable, et après s’être plongé plus profondément le sujet, il retrouva de nombreuses traces dans l’une des branches de ce style dans la maitrise de Vega. Fait plus étonnant, il correspondait à la description d’un des adversaires les plus mémorables de son maitre. Il n’avait tout d’abord pas fait le rapprochement car la lame, le kimono et plusieurs signes distinctifs n’apparaissaient pas dans la description qu’il avait eue. Ce qui lui avait fait comprendre c’était le style de combat. C’était l’adresse martiale et le tempérament qu’il saluait et qui servait de rappel dans ses souvenirs. Quelques informations complémentaires et inutiles, il s’était renseigné sur lui du mieux possible. Comme ses anciennes proies, pour être sûr de réussir à l’avoir. Visionner ses combats dans la mesure du possible, étudier sa technique, ses origines. Ses dials.

Sorti de ses tourments, Fausto baignait de nouveau dans le sang. Une nouvelle page se tournait. Celle du Dieu du Tonnerre.
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Fausto D. Fulmine
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MessageSujet: Re: Fausto D. Fulmine [Finito]   Mer 28 Nov - 4:52

C'est fini après de multiples problèmes pour l'écriture, la mise en page et le postage...Mais c'est fini Very Happy
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Erza Scarlet
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MessageSujet: Re: Fausto D. Fulmine [Finito]   Jeu 29 Nov - 10:23

Je vois pas comment..je pourrais pas valider ça '_'
J'ai rien à redire dessus , ça me parait nikel , je valide Smile

_________________~

Le pouvoir dont j'ai besoin est le pouvoir de protéger mes amis...
...Tant que j'ai ce pouvoir alors c'est tout ce dont j'ai besoin.

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MessageSujet: Re: Fausto D. Fulmine [Finito]   

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Fausto D. Fulmine [Finito]

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