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 Une lumière dans la nuit [pv : Erza]

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Riku Kaisuki
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MessageSujet: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Lun 5 Aoû - 23:02

[bande son : Alma Kaminiito - Amatsubu Pearl ]


Deux ans. Deux ans déjà s'étaient écoulés depuis que Riku avait quitté les rangs de la marine, déserté en grandes pompes son ancienne armée pour fonder la sienne et défendre ses idéaux, qui étaient remis en doute par le nouvel amiral en chef, cruel, impitoyable, un jouet de plus du gouvernement mondial qui en avait fait l'arme de sa dictature sur le monde. Oui, en deux ans, le monde était devenu sombre, bien plus sombre qu'il ne l'avait jamais été. L'équilibre était rompu, toutes les forces vives qui allaient à l'encontre des règles du gouvernement avaient été peu à peu étouffées dans l'oeuf quand elles n'étaient pas exterminées. La rébellion, les pirates, Justice Heart, tous ces groupes avaient été contraints à un exil non désiré là où la marine n'avaient pas de prise sur eux. Et ces lieux se faisaient de plus en plus rare, chaque île se retrouvant progressivement sous le contrôle du gouvernement, fouillée scrupuleusement jusqu'au dernier caillou pour retrouver la trace de ceux que l'on appelait désormais en politique et dans les journaux les rebuts, les déchu. Des êtres sans attaches, destinés à mourir pour le bien être d'une communauté qui s'en serait bien passé au vu de ce qu'elle avait à subir pour l'obtenir. Le monde allait de plus en plus mal, et le peuple gardait tue au fond de lui sa fureur montante. Ce sont des sentiments de ce genre qui avaient amené de nombreux marines à se joindre au projet fou de l'ex amiral Kaisuki, qui s'empara d'un navire et d'approvisionnement à Marine Ford avant de quitter Grandline, finissant partrouver refuge sur une île de north blue, la mer qui l'avait vu naître et grandir avant qu'il ne devienne à on tour un jouet entre les mains d'un gouvernement aux objectifs obscurs, tantôt d'apparence sage, tantôt criminel, menteur, voleur. Et c'était cette facette que le jeune homme dénonçait au monde entier, exposait sur la sène publique. Voilà son crime. Voilà pourquoi il était poursuivi aujourd'hui.

Il avait été difficile d'accomplir quoi que ce soit dans un premier temps; les mouvements de Riku, tout comme ceux de chacun de ses hommes étaient particulièrement suivis, et lors d'une première opération pour libérer une ville proche, la moitié des troupes de la petite organisation fut décimée. Anéanti par cette honteuse victoire, le commandant suprême était resté prostré dans son bureau deux jours entiers, ruminant ses fautes, lui qui avait laissé mourrir ainsi des gens qui lui avaient accordé une totale confiance. Il avait été rapidement remis à l'ordre par Rika, son éternelle amie à qui il avait accordé le poste de premier général à la fondation de leur arlée, et en qui il avait une grande foi, tant dans les capacités que dans le discernement dont elle faisait preuve dans des situations qui échappaient complètement au jeune homme, parfois perdu dans d'obscures pensées, qui le conduisaient à déprimer bien plus encore que s'il s'était contenté de dire "bon bah voilà tant pis". L'ex amiral, tout autant charismatique, fort, stratège qu'il était, il avait avant tout ses démons, et il était quelqu'un de particulièrement sensible, qui se laissait assez facilement guider par ses émotions, alternant la rage guerrière, presque viscérale, et la morosité totale, à tendance paranoïaque. Oui, dans les coulisses de son organisation, tout autant sûr de lui qu'il le montrait lors de ses discours et de ses missions, le leader n'en était pas moins un être souffrant. Il avait tant perdu dans sa quête effrénée de justice, à commencer par la femme qu'il aimait. Disparue, sacrifiée pour les idéaux d'un gouvernement traître, l'avenir détruit, l'enfant inexistant. Il se sentait vide aujourd'hui, et tout le réconfort de sa subordonnée ne pouvait le guérir. Malgré tout, avec l'aide de son alter ego Cael, il tenait bon pour ses hommes, qui se faisaient de plus en plus nombreux, informés par le marché noir et les rumeurs, peu à peu le petit groupe devenait une véritable armée d'élite, arborant fièrement son uniforme noir et l'idéogramme signifiant "liberté" dans le dos. Il avait progressé au cours de ces deux années, il était devenu plus fort encore. Il maîtrisait parfaitement sa seconde personnalité, pouvant alterner avec le tueur à volonté. Deux âmes pour un même corps, il en étaient surtout complémentaires : Riku était le protecteur, il usait de ses pouvoirs pour protéger à la fois ses hommes et les civils, constituant un rempart à la volonté inébranlable, tandis que Cael était le tueur sans pitié pour ses ennemis, maîtrisant au maximum leur pouvoir pour assassiner sans répit marines et membres du gouvernement, tout cela pour servir l'objectif commun qu'ils avaient tous deux, devenir dignes de la justice dont leur parlait leur père dans leur enfance. La représenter dans le monde, sans chercher à prendre le pouvoir, simplement rétablir l'ordre et y veiller sans distinction, juger tout le monde avec la même équité. Aujourd'hui, dans ce monde où l'on tuait froidement le premier venu accusé par la rumeur d'un crime, où l'on arrêtait à tout va, où l'on accusait, craignait tout le monde, où l'on ne pouvait faire confiance à personne... Le monde était ténèbres, nuit noire, tout comme cette île où l'ex amiral s'était installé avec son groupe.

Derrière lui, alors qu'il marchait à pas lents dans cette nuit éternelle, on pouvait entendre les clameurs de la fêt à laquelle se livraient les camarades de Justice Heart après la réussite de leur dernière grosse opération, qui avait permis de mettre fin aux agissements d'une milice locale qui s'était "chargée de remplir le rôle de la marine" et en avait profité pour commettre de nombreuses exactions. Nombre d'entre eux avaient fini au fil d'une épée, les autres en cellule, pleurant toutes les larmes de leur corps. Car Riku était tout autant considéré comme un héros par ceux qu'il aidait que comme un démon par ceux qui étaient ses ennemis, un être fait d'obscurité et de lumière en même temps, la pure neutralité. Mais ce soir, le commandant n'avait pas le coeur à la fête. Ce soir, cela faisait exactement deux ans que sa vie avait été bouleversée, et il avait besoin de faire le point, de s'isoler un peu pour réfléchir, se faire volontairement du mal pour mieux repartir. Pour bien des gens, ce mode de pensée n'était pas envisageable, mais en réalité, il avait toujours fonctionné comme cela, à se déprimer pour mieux se motiver derrière. Pas à pas, il effaçait de sa mémoire ces pans de son histoire pour ne plus avoir que le chemin devant lui, et ne plus avoir à se retourner sur des souvenirs douloureux. Torche à la main, portant le long manteau de commandant suprême qui descendait jusqu'à ses genoux et lui donnait l'air d'un fantôme dans l'obscurité, il avançait, machinalement, sans rechercher de destination particulière, laissant son esprit vagabonder dans la brume sombre qu'il l'entourait. La flamme vacillante nétait pas grand chose devant la profonde obscurité de la jungle de l'île, mais cela ne dérangeait pas Riku. Il appréciait cette vision, cette sensation de devoir chercher ses repères, de les imaginer, de visualiser soi même le chemin qu'il fallait emprunter. Une sorte de défi qu'il se lançait à lui-même quand il n'avait rien d'autre à faire, de ne pas se tromper, de ne pas se prendre un arbre, et d'avancer sans regarder ses pieds, déterminé. Et son esprit se posait mille questions qui défilaient les unes après les autres sans jamais vraiment recevoir d'autre réponse qu'une indécision répétitive.

Finalement, ses pas le conduisirent au village proche, une petite bourgade côtière d'une centaine d'habitants assez sympathique dont la plupart des habitants connaissaient bien le jeune homme qu'ils avaient eu l'occasion de côtoyer pendant ces deux années. Il y avait tout ce qu'il fallait ici; un accueil chaleureux, une solidarité touchante entre les habitants, et des petits commerces aux produits frais et raffinés. Il salua rapidement quelques habitants qui le reconnurent et lui indiquèrent de prendre garde car quelques patrouilles étaient passées récemment dans le village, puis il prit congé d'eux en les remerciant, portant son choix sur la taverne près du port, construite en pagode, qui comportait donc une terrasse au bord de l'eau, et un comptoir en bois laqué très beau. Les clients y étaient réguliers, les conversations allaient bon train, et le patron accueillait toujours avec plaisir les membres de Justice Heart qui avaient sauvé sa fille capturée par des marines l'année précédente, et qui n'avaient jamais causé de problèmes en ville. De cela aussi le jeune homme était fier, de la discipline qui régnait dans ses rangs. Car malgré une apparente frivolité, les membres de l'organisation étaient tous liés par un serment solennel qui les contraignait au respect d'une discipline de fer, et à une certaine retenue lors des sorties en ville, d'abord dans un objectif de discrétion, mais également pour s'attirer le respect et la sympathie des populations. Et l'avis de ce barman venait confirmer le bon fonctionnement de cela, ce qui fit sourire le commandant, qui prit une première gorgée de son verre, avant de tourner la tête, remarquant alors une tête inconnue, du moins qu'il n'avait jamais apperçu ici; une jeune femme de ce qu'il pouvait en voir, dont les cheveux d'un rouge éclatant luisaient à le lueur des torches comme le spectacle d'un soleil levant. Curieux, il ne put s'empêcher de s'en approcher, gardant néanmoins une distance convenable pour ne pas la gêner et s'adressa à elle d'une voix douce :

" Bonjour mademoiselle, ou peut-être bonsoir, c'est difficile de le savoir vraiment ici haha... Je ne vous ai jamais vu par ici, vous êtes une voyageuse ?"


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Erza Scarlet
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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Sam 14 Sep - 11:48


Une Lumière dans l'obscurité.

     




     

    Une cape recouvrant mon visage, je m’avançais dans ce sombre pays appelé Phyrisa. Nuit…il faisait nuit depuis combien de temps ? D’après mes souvenirs, j’étais censée accoster vers midi près du village où je me dirigeais à présent.
    Un pays où la nuit règne, une opportunité intéressante pour qui chercherait à se cacher. Ce n’était qu’en partie mon objectif. Mon réel objectif auquel je pensais depuis trois mois était de retrouver mes compagnons de voyages. J’avais parcourue des villes et des villages en les recherchant, me déplaçant toujours discrètement. Le gouvernement avait été informée que l’on m’avait vu et arrêté à Loguetown. Malheureusement, avant que celui-ci puisse intervenir, je m’étais éclipsée par un moyen subtile et avait quittée dans la fuite mon premier point de rattachement. Depuis cette information , les marines me recherchaient plus activement. Ils profitaient que je sois sur les Blues pour sillonner les mers. Etais-je la seule primée à me balader ainsi dans d’autres mers que Grandline ? Peut être y’en avait-il d’autres. C’était fort possible. Quoi que les têtes mises à prix, reflètent plutôt une grande envie de conquête et de la détermination.
    Il y avait tout de même un élément qui me perturbait depuis quelques temps : Justice Heart. Ce groupe s’est-il réellement formé ? Si oui, où étaient-ils regroupés ? Sur une île perdue, dans Grandline ?
    Le gouvernement devait se mettre en quatre pour tenter de les repérer car ils étaient très discrets, et d’après l’analyse du journal concernant leurs dernières actions réalisées, très méthodiques. Avec un tel chef à leur tête, cela était plutôt prévisible.
    Je me demandais bien quelle personne était ce Riku Kaisuki qui avait fait tant parler de lui ses dernières années… et qui était sa subordonnée également.

    J’avançai d’un pas tranquille , passant par la verdure de ce pays semblant campagnard en voulant trouver un endroit où me rationner avant de repartir après une bonne nuit de sommeil. Avec toutes ces questions, j’en avais presque oublié la deuxième partie de mon entraînement au Haki. J’avais choisis la voie du Protecteur, celle qui m’était probablement destinée en tant que capitaine, et celle qui me caractérisait le plus. Je n’avais fait qu’étudier les différents paliers de cette voie jusqu’à présent, il était peut être temps de passer à l’étape supérieure.
    Perdue dans mes pensées, je faillis trébucher contre une pierre et tomber dans une sorte de fossé. Intriguée, j’approchai la lumière qui me guidait et découvris des blocks de pierres en contre bas, camouflées par de la mousse et un petit ruisseau.
    Cet endroit ferait un coin idéal pour mon premier niveau.Mon séjour allait probablement se rallonger ici.
    Pourquoi m’entraîner à protéger les autres si je suis seule à présent ? Ne devrais-je pas plutôt courir aux quatre coins du globe pour rechercher ceux qui me sont chers ?
    M’entraîner était la seule façon de me rendre utile pour le moment et j’avais confiance en mon équipage, je savais que Rio veillerait sur chacun des membres et même si leur absence était insoutenable,  je ne pouvais que tenter d’avancer à l’aveugle dans les directions proposées.
    Je ne pus m’empêcher de descendre dans le ravin pour explorer les environs. Quelques minutes plus tard, je remontai en escaladant les rochers recouvert de mousse, souriant en étant satisfaite des lieux. Le but de mon entraînement serait d’entourer mon corps de haki. Et pour cela, il faudra d’abord réduire mon corps en lambeaux avec rien qu’une conviction que cette plaque protectrice apparaîtra. J’en avais mal rien que d’y penser, mais il fallait bien passer par là.
    En remontant j’entendis comme de l’animation dans le village que je pointais du regard depuis une petite heure. Je repris ma route et finis par arriver trente minutes plus tard près d’une taverne au bord de la côte qui avait l’air ma foi très attirante et d’humeur joviale.  
    Un sourire apparut alors lorsque je remarquai qu’il y avait une terrasse au bord de l’eau. Moi qui adorais voir la mer depuis un endroit tranquille, j’allais pouvoir enfin me détendre dans un lieu sympathique d’où je ne ressentais aucun danger.
    J’entrai alors à l’intérieur, me faisant tout de même discrète et invisible aux yeux des autres. Je me dirigeai vers la plate-forme lorsque je me fis arrêter par les paroles d’un homme. Je tournai la tête d’un air plutôt innocent et interrogateur , souriant légèrement en restant cachée par mon capuchon , ne réalisant pas tout de suite qui était en train m’adresser la parole :

    "Bonjour mademoiselle, ou peut-être bonsoir, c'est difficile de le savoir vraiment ici haha... Je ne vous ai jamais vu par ici, vous êtes une voyageuse ?"

    Mon regard noisette s’éleva alors vers l’homme et je reconnus alors facilement l’ex amiral qui se tenait devant moi. Je me demandais alors si c’était bien lui et ne dis rien pour le moment, réfléchissant quelques instants à mes mots avant de répondre dans un sourire :


    " Oui en effet…et il me semble que c’est l’heure du repas pour moi…donc bonjour. Vous avez l’air de bien connaître les lieux, vous venez de ce pays ? "

    J’aurais pu demander immédiatement qui il était, mais il m’aurait probablement donner un faux nom, ou bien il m’aurait retourner la question et je voulais éviter d’y répondre, quitte à mentir pour me faire bien voir ici. Je camouflai mes katanas à l’intérieur de ma cape noir et demandai à l’homme s’il voulait bien s’asseoir un peu plus loin avec moi pour pouvoir discuter plus tranquillement. Après que celui-ci ait accepté ma proposition ,  je m’installai à une table de la terrasse, la plus éloignée de toute, attendant que quelqu’un vienne prendre de commande en continuant de me poser des questions sur cet homme. Si il était vraiment, et cela paraissait évident, l’homme le plus recherché des mers, que faisait-il dans un endroit comme celui-ci ? Et, pourquoi m’avait-il adressé la parole ? Simple envie peut être, mais cette rencontre me paraissait étrange, comme si elle se déroulait dans un semi-rêve. Me retrouver ainsi dans un pays où le soleil n’apparaissait jamais, me frustrait un peu et je ne me sentais pas tout à fait à mon aise dans un endroit aussi fréquenté que celui-ci.
    Mon corps se détendait tout de même petit à petit en voyant que personne ne nous prêtait attention pour le moment.






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Dernière édition par Erza Scarlet le Mar 15 Oct - 9:27, édité 2 fois
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Riku Kaisuki
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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Lun 16 Sep - 3:13

La jeune femme hésita plusieurs minutes avant de répondre à l'ex-amiral ; elle avait l'air troublée. Riku ne pouvait distinguer son visage, dissimulé sous une capuche, mais il voyait bien que le sourire de cette dernière cachait de nombreuses interrogations. Et lorsqu'elle releva le visage dans sa direction pour prendre la parole, il put voir un instant ses yeux, qu'il observa avec un sourire qui se voulait bienveillant, ne cherchant nullement à embarrasser la pauvre jeune femme. Il avait toujours été ainsi, se gavant de convenances et autres atours de choix dans son discours, entretenant par là une image d'homme à la fois fidèle car il ne séduisait pas d'autre femme que celle à qui il avait juré fidélité, et en même temps de confident rassurant. Il savait écouter, boire la moindre parole de ses interlocutrices, trouver les mots qui les rassuraient. Il était curieux de savoir quel était le trouble qui pouvait bien attrister à ce point une jeune femme à l'allure si charmante, mais il se retint de lui poser la moindre question, cherchant avant tout à établir un simple contact, peut être par la suite entretenir une conversation en de bons termes. Il ne voulait pas que l'image des membres de son organisation soit ternie par de simples désirs matériels ou la simple envie de se pavaner pour séduire, et en tant que chef, il se devait de donner l'exemple, encore plus sur l'île qu'il avait choisie comme lieu de vie de son groupe. Finalement, elle lui répondit, et ses mots firent sourire le jeune homme qui sentit en effet son estomac gargouiller, oubliant la raison première pour laquelle il était venu dans ce bar, à savoir pour combler sa faim. Et alors qu'elle semblait dissimuler quelque chose sous sa cape et lui demanda s'il était possible pour eux de s'asseoir à une table un peu éloignée, il hocha la tête et la suivit jusqu'à une petite terrasse un peu à l'écart, qui reposait sur de petits pilotis en bambou, entourés de torches qui éclairait d'une agréable lueur la petite table en son centre. D'ordinaire réservée au couple, l'ex-amiral obtint néanmoins de son ami le tenancier le droit de s'y installer en sa « charmante compagnie ». Il lui tira la chaise sans l'obliger à se découvrir, ne voulant pas la brusquer ou s'attirer ses foudres, et s'assit à son tour avec un doux sourire, relevant les yeux sur elle en répondant à sa question :

« Et bien... Oui et non. Je suis originaire de North Blue en effet, mais je ne m'étais jamais rendu sur cette île jusqu'à il y a deux ans... Quand moi et quelques amis avons décidé de nous installer ici. Cette obscurité devient rassurante dans un monde où quand on est recherchés, on est perpétuellement en danger au grand jour. Non, votre imagination ne me trompe pas si vous m'avez reconnu, mon nom est bien Riku Kaisuki. Je ne vous obligerai pas à révéler le vôtre, mais je serai très honoré si vous acceptiez de me le dire. »

Et tandis que les torches éclairaient toujours faiblement le petit village tranquille et que plusieurs bateaux de pêcheurs partaient remplir leur cales pour approvisionner l'endroit, dans l'esprit du jeune homme, une voix s'élevait contre cette entrevue, une voix que le commandant n'aurait jamais souhaité entendre en de pareilles circonstances :

« - Je la sens pas cette fille Riku.

- Ca fait presque deux ans que tu ne sens personne Cael. Suis-je mort ?

- C'est pas passé loin l'année dernière ! Et puis tu ne serais pas allé aussi loin dans ta vie sans ma paranoïa. Alors vas-y papote, bois un coup, mais reste vigilant. N'oublie pas que cette île est surveillée.

- Je suis parfaitement au courant. Ne t'en fais pas, mes yeux sont grand ouverts.

- Sur son décolleté ça j'en doute pas.  »

Il cessa aussitôt d'écouter les paroles aussi inutiles que pessimistes de son alter ego et reporta son attention sur la jeune femme qui semblait plus à l'aise en constatant qu'ils étaient bel et bien isolés sur cette terrasse. Riku afficha un sourire satisfait. Il ne voulait pas non plus que cette petite conversation parte ainsi en rendez-vous galant – bien que cela ne l'aurait pas vraiment dérangé – et préférait surtout s'enquérir de l'identité de cette jeune femme et surtout de la raison de sa venue sur l'île. Il restait malgré tout méfiant car dans le monde où ils vivaient, se méfier pour survivre était devenu la devise de tout le monde. On ne pouvait que difficilement accorder sa confiance à quelqu'un, et malgré toute la sympathie dont il pouvait faire preuve, il doutait que son interlocutrice ne lui accorde ce soir-là. Malgré tout résolu à passer un bon moment en sa compagnie, il lui offrit un verre et lui demanda ensuite, ne voulant pas la déranger avec la question à propos de son nom :

« et... Quelle est la raison de votre venue ici ? Vous voyagez souvent ? Si vous êtes venue chercher quelque chose, je peux peut être vous aider. Enfin, si cela ne vous dérange pas. »

Il devait y aller doucement, préparer prudemment ses questions, avancer à tâtons dans la conversation jusqu'à trouver un mot, un point d'ancrage auquel il pourrait s'accrocher pour peut être obtenir la confiance de la jeune femme et en savoir plus à son sujet... Car sans qu'il ne puisse réellement se l'expliquer, et il ne s'en rendait pas encore compte, il y avait quelque chose d'étrange, qui l'attirait invariablement vers cette jeune femme mystérieuse... Il devait en savoir plus.


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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Jeu 31 Oct - 2:15


Une Lumière dans l'obscurité.

     




     


    J’écoutai attentivement l’amiral qui raconta sa courte histoire et se présenta, même s’il savait bien que la jeune femme l’avait reconnue depuis le premier regard. Mais avoir la confirmation qu’un ex amiral de la Marine se trouve devant moi est un évènement plutôt rare et inespérée dans mon cas. Peut être cet homme était-il plus informée que moi  dans les mouvements de son équipage grâce à son organisation, j’espérai lui poser cette question à un moment ou un autre de notre conversation. Celui-ci me demanda alors mon prénom sans me forcer. Étrangement, je ne me sentais pas en danger en présence de cet homme et je m’apprêtai alors à lui révéler mon identité, me préparant à retirer mon capuchon pour avoir une conversation dans de meilleures conditions, une atmosphère de confiance et simplement d’échange avant de se ravitailler et continuer ma route.

    Ma bouche s’entrouvrit, j’inspirai brièvement pour prendre la parole mais je remarquai alors qu'il semblait perturbé par quelque chose , je me résignai et souris simplement , attendant qu'il se concentre à nouveau sur notre conversation , ne faisant pas attention en voyant son regard furtif dirigé vers sa poitrine.Pour moi il m'avait pas vraiment le profil ni du violeur ni de l' harceleur , et puis vu ma tenue , je lui pardonnais cela.

    Je vis alors que cet homme  voulait lui aussi une simple conversation sans problèmes et était revenu à son état d'origine , sortant de ses pensées . J’acceptai avec plaisir le verre qu’il m’offrait, buvant une gorgée en restant quelque peu silencieuse. Celui-ci finit par continuer en me demandant la raison de mon voyage sans chercher à me brusquer, proposant son aide de manière très polie.
    Mes joues ne purent s’empêcher de rosirent. Rarement j’avais croisé des marines sympathiques et polis, mais jamais je n’aurai deviné que leur ancien chef était si doux et dégageait une telle sensation de sécurité. Il devait faire tomber la plupart des femmes sur son passage, surtout qu’il n’était vraiment pas désagréable à regarder.

    Je ne pus alors m’empêcher de revoir le visage de Rio se superposer sur le sien. Je secouai doucement la tête pour me le sortir de l’esprit. Je ne devais pas penser à lui, je n’avais pas envie de repenser au but de mon voyage ici, à  la souffrance et le manque que j’éprouvais depuis plus de deux ans et encore plus aujourd’hui en voyant que je vivais simplement d’espoir à présent. Mon cœur se resserra, les souvenirs défilèrent, Little Garden...Le baiser que je lui avait volé…Mon interlocuteur devait bien voir que j’avais l’esprit ailleurs et les yeux embrumés par la douleur de cette perte. Au fond de moi je savais que j’allais les revoir, il le fallait. Mais après combien de mois de recherches ? D’années ? Pourquoi ne pourrais-je pas les retrouver par le fruit du hasard ? Le destin était plutôt dur avec moi ces trois derniers mois.
    Je finis néanmoins par répondre, un léger sourire  triste apparaissant sur mon visage :
     
    -          C’est vraiment très aimable de votre part…Mais je doute que vous puissiez faire quelque chose pour moi ex amiral.Je suis venue ici pour rechercher...ma seconde famille…

    J’attendis alors sans rien dire que le regard de l’homme qui nous avait coupé s’éloigne de notre table. Nous étions alors isolés, il n’y avait aucun risque. Je portai mes mains à mon capuchon, m’apprêtant à le retirer en tentant d’annoncer ma véritable identité. Mais au dernier moment je renonçai. Il ne pouvait rien faire pour moi, et cachée j’étais plus en sécurité, même dans un endroit sympathique comme celui-ci. Je m’excusai alors et reprit une attitude normale, finissant le verre avant de le poser à côté de moi.

    Je ne trouvais rien à dire à cet homme, remarquant simplement qu’il portait une bague à l’annulaire. Je souris alors une nouvelle fois et murmurai plus doucement :

    -          Oh, je ne savais pas que vous étiez marié…Vous êtes sur que c’est prudent de la laisser hors de votre portée ?  Certaines personnes mal avisées pourraient bien utiliser cette jeune femme pour vous faire chanter.

    Je ne sus pas exactement moi-même pourquoi tout à coup je m’intéressais à sa situation amoureuse qui ne me concernait en rien. Peut être parce que je repensais constamment à l’homme avec qui j’aimerais être en ce moment. Je baissais le regard et rajoutai en étant légèrement mal à l’aise :

    - Pardonnez moi…cela ne me concerne en rien. Ce n’est pas dans mes habitudes de m’immiscer dans la vie privée des personnes que je rencontre.






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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Jeu 7 Nov - 5:20


Il fallut quelques instants à la jeune femme avant de pouvoir répondre à Riku ; ce dernier ne chercha pas à la presser dans sa réflexion. Quelque chose la troublait, c’était évident. On pouvait sentir à la fois la tension et l’inquiétude qui se dégageait des expressions fermées de l’interlocutrice de l’ex-amiral parlaient pour elle. En silence, il observait la jeune femme, qui en geste symbolique de l’extrême prudence dont elle faisait preuve avait conservé la capuche qui dissimulait son visage, et se demandait bien comme une personne aussi jeune avait pu traverser tant d’épreuves pour afficher tant de troubles. Non pas qu’il la voyait comme une gamine, loin de là, mais elle paraissait plus jeune que lui et bien plus perturbée… Riku était tout autant curieux que compatissant au sujet de ce qu’avait pu traverser la jeune femme. La voix de Cael ne l’atteignait même plus tant son esprit était focalisé sur cette mystérieuse personne. L’autre se contentait de faire des remarques salaces au sujet des « expériences » qu’aurait pu vivre la jeune femme pour finir ainsi tout en tentant d’inciter le jeune homme à dévier totalement son discours de trajectoire, et pestait en se rendant compte que son hôte ne l’écoutait pas du tout. Il n’y avait plus qu’un grand vide dans les pensées de l’ex-amiral qui regardait sans ciller son interlocutrice alors qu’elle relevait les yeux vers lui en lui adressant un sourire des plus tristes, avant de répondre à sa question :

« C’est vraiment très aimable de votre part…Mais je doute que vous puissiez faire quelque chose pour moi ex amiral.Je suis venue ici pour rechercher...ma seconde famille… »

Sa seconde famille ? De qui pouvait-elle bien parler ? L’esprit du jeune homme se relança sur une suite de questions silencieuses qu’il n’osa pas poser par peur de froisser la jeune femme, préférant garder sa curiosité pour lui-même. Mais la principale hypothèse qui lui vint en tête était qu’elle désignait ainsi les membres de son ancien équipage, les starry breeze… Un équipage qui avait commis de nombreux ravages et pour lequel le gouvernement aurait tout sacrifié afin de les exécuter. Oui… Riku avait vu bon nombre de fois leurs exploits dans la presse, avait reçu de nombreux rapport sur leurs actes, avait été sommé encore et encore de se lancer à la poursuite de ces pirates par ses supérieurs. Il ne les avait jamais rencontrés auparavant, et la dernière fois qu’il avait lu leur dossier, il n’avait pas été fait mention de leur séparation… Mais c’était bien avant la période des troubles au cours de laquelle Justice était née et où la marine avait lancé la grande purge du monde. Ainsi, ils avaient été séparés… Probablement au cours de leur fuite désespérée comme de nombreux équipages au même moment ; le jeune homme poussa un long soupir en se remémorant l’innombrable population qui avait dû fuir pour échapper à la guerre ou aux « suspicions » du gouvernement… Déjà que l’ex-amiral avait protesté contre la traque des archéologues, cette fois-ci le monde entier devenait potentiel suspect aux yeux des cinq étoiles, de plus en plus paranoïaques avec les années. Il finit alors par répondre, conservant son sourire malgré les doutes qui traversaient son esprit :

« Je sais ce que c’est de perdre des proches qui comptent pour nous… Moi aussi il y a quelqu’un de précieux pour moi que je n’ai pas vu depuis bien trop longtemps… »

Tout en disant cela, il s’était laissé allé à observer la bague qui ornait son annulaire gauche, et qui symbolisait son mariage avec Boa ; il y avait si longtemps qu’il ne l’avait pas vu… Alors qu’il lui avait promis de fonder une famille avec elle, tout avait été chamboulé en quelques jours, il avait été obligé de fuir, et cela sans en informer la jeune femme pour ne pas qu’elle soit mêlée à sa rébellion. Il avait voulu ainsi lui éviter une vie de fugitive. Mais il regrettait ce choix à présent, il regrettait chaque jour qu’il passait sans elle et avait compris que sa femme l’aurait suivi sans hésiter même si cela impliquait de devoir tout quitter pour l’homme qu’elle aimait. Il laissa traîner un long silence alors que son interlocutrice lui faisait une remarque au sujet de son alliance et de la jeune femme qui lui était liée ainsi. Ses mots firent sourire l’ex-amiral qui prit une grande gorgée de son verre avant de répondre :

« Oh ne vous en faites pas… Je ne suis pas du genre à vous en vouloir pour ce genre de remarques… Quant à la personne à qui je suis lié, je ne m’inquiète pas pour elle… Un bataillon entier de la marine ne saurait lui tenir tête. Elle est forte… Mais elle me manque tellement… Parfois je regrette d’avoir choisi la vie que je mène actuellement. »

Il se rendit compte qu’il en avait un peu trop dit. Il s’était laissé aller à dévoiler ses doutes à une parfaite inconnue, une pirate qui plus est… Il avait réellement sombré. Délestant son verre du fond d’alcool qui y subsistait, il prit une grande inspiration, se frotta les yeux et reprit contenance malgré son cœur qui se serrait, reprenant alors :

« Je m’excuse, je vous raconte un peu ma vie… Je dois avouer que j’ignore où se trouvent vos camarades, mais peut être que certains de mes hommes ont entendu des rumeurs ? Accepteriez-vous de me suivre à mon quartier général ? Ne vous en faites pas, vous serez en sécurité là-bas… »

Il ne mentait pas. Justice n’arrêtait que ceux qui était foncièrement cruels, les personnes qui avaient commis des actes criminels en parfaite connaissance de cause et le tout sans le moindre regret, sans le moindre justificatif… Erza était différente de ceux-là. C’était du moins ce que pensait le jeune commandant. Il enfila sa veste, paya les verres, et descendit de sa chaise en tendant la main à son interlocutrice pour l’aider à descendre en douceur.

« Si cette idée vous déplaît, n’hésitez pas à me le dire… Je vous raccompagnerai à votre navire une fois que vous aurez fini vos recherches ici. »

Et il se dirigea lentement vers la sortie, attendant de voir quelle serait la réaction de la jeune femme. Allait-elle le suivre ? Il était prêt à lui venir en aide, mais il ne voulait pas la brusquer…


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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Mar 14 Jan - 12:24


Une Lumière dans l'obscurité.




    Je sentis alors qu’aborder le sujet de son amante n’avait pas été la meilleure des solutions. Le regard de mon interlocuteur s’était attristé. Lui aussi devait comprendre ce sentiment, celui de ne pas pouvoir rester auprès de ceux qu’on aime. Le choix devait être douloureux de son côté également, choisir la voie de la révolte en laissant sa femme pour pouvoir la protéger.
    Un choix que je n’aurai peut n’être pas pu assumer. Sans mon équipage, j’avais l’impression d’être vide de vie, sans aucun but, ne cherchant même pas à me sociabiliser pour tenter de combler ce manque atroce.
    Alors que le commandant avait commencé à laisser son cœur prendre le dessus, il parvint à se reprendre, se rappelant probablement qu’il était face à une personne dont il ne connaissait pas même l’identité. Je souris alors plus doucement, secouant légèrement le visage en répondant d’un air plus serein :

    « Ce n’est rien, je comprends parfaitement ce que vous pouvez ressentir.. »

    Mais celui-ci poursuivi en me proposant de me mener au quartier général. N’était t-il pas méfiant ? Il aurait pu avoir des soupçons vis-à-vis de moi, j’aurais très bien pu appartenir à la marine et empiler les mensonges, jouant sur ses sentiments pour le rendre plus vulnérable et l’attaquer ainsi plus facilement et efficacement. La manipulation n’était pas un domaine à négliger, surtout pour lui. C’est pour cela que j’hésitai légèrement à lui répondre immédiatement. Peut être qu’en réalité c’était moi qui devait me méfier...Non je n’en avais pas le sentiment. Je voyais tout simplement un homme sincère et honnête en face de moi, du moins c’est ce que mon cœur me disait.
    Alors que je réfléchissais, celui-ci c’était relevé et enfilait déjà sa veste, payant nos boissons alors que je restai immobile. Il descendit de sa chaise, me tendant sa main pour m’aider à descendre avec une douceur qui fit rosir mes joues malgré moi. Je parus alors légèrement embarrassée, l’entendant continuer :

    « Si cette idée vous déplaît, n’hésitez pas à me le dire… Je vous raccompagnerai à votre navire une fois que vous aurez fini vos recherches ici. »


    Je me ressaisie alors et hochai la tête lentement, répondant finalement en souriant à cet homme qui semblait bien plus mystérieux que je l’aurais imaginé :

    « Non…ça ira, je me remets à vous. Et puis se serait embarrassant pour moi de me faire raccompagner jusqu’à une simple barque. Qui sait où se trouve mon navire en ce moment... »

    Puis je le suivis alors en restant discrète, voyant qu’il m’attendait près de la sortie. Je le remerciai et me rendis alors en sa compagnie dans son propre quartier général. Je me laissai guider à travers les rues, ne comprenant pas trop ce qui se passait autour de moi. Au fond de moi, je n’aurais même pas su dire si je le suivais parce qu’il pouvait peut être m’aider, ou parce que je voulais en connaître plus sur lui et son groupe de justiciers.
    Je ne fis pas plus attention que cela au chemin que nous empruntâmes, mes pensées rivées sur mon équipage, cherchant des indices que j’aurais oubliés quelque part sur Grandline.
    Je reposai mon regard sur l’ex amiral qui marchait devant moi, me demandant pourquoi il ne cherchait pas plus que cela à se cacher de la population. Peut être qu’ici ils avaient confiance en lui pour une raison ou une autre...Ma curiosité me démangeait mais je me retenais, évitant de poser des questions inutiles.
    En y repensant, je m’étais aperçue également que finalement je ne lui avais pas révélé mon nom. Après tout...peut être l’avait-il déjà deviné. Il aurait suffit qu’une mèche écarlate sorte de mon capuchon, et le choix était nettement réduit.
    Je sortis alors finalement de mes pensées, voyant que mon guide s’était stoppé.
    Je relevais mon regard, regardant autour de moi, remarquant que je me trouvais totalement perdue, et la nuit n’arrangeait en rien. Je fixai simplement le réverbère près de nous, regardant sa lumière dorée d’un air envieux et attristé. Cela me manquait…cette douce sensation de chaleur que me procurait mon fruit, cette lumière accueillante qui enveloppait mon corps.
    La perte de mes pouvoirs m’aura beaucoup affaiblie, mais peut être qu’après tout il en était mieux ainsi. Je ressassais alors rapidement tout ce qui s’était produit depuis que je vivais sans cet appui considérable :
    Senoph le royaume de la pluie, ma courte amnésie à Las Camps, l’entrée sur Grandline, l’île tropicale où j’avais passé les deux dernières années à m’entrainer, Drum...où j’avais perdu toute trace de mon équipage, mon retour sur les mers bleues, Loguetown, et finalement je me retrouvais ici…Peut être que c’était ce que certaines personnes appellent le "Destin".Tout cela avait peut être un sens, retourner sur mes pas était peut être la chose à faire.

    Au fond de moi, j’étais persuadée que j’allais tous les revoir, il le fallait. Je tournais la paume de ma main vers ces doux rayons de lumière, sentant une sorte de barrière entre eux et moi, réfléchissant à tout cela en perdant presque de vue tout ce qu’il se passait autour. Je finis par me reprendre, voyant que le commandant m’observait en train de jouer avec les rayons de lumières, tentant de les emprisonner au creux de ma main. Je le regardai brusquement alors et m’excusai dans un bredouillement :

    « Pardonnez moi...je suis souvent perdue dans mes pensées, ne faites pas attention...Nous y sommes déjà ? »




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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Lun 27 Jan - 13:32



Comme on pouvait s’y attendre à une personne accoutumée à la vie de fugitif, L’interlocutrice de Riku parut méfiante au premier abord quant à la proposition qu’il lui faisait. Il était vrai qu’emmener ainsi sans protection une inconnue qui aurait pu être une espionne de leurs ennemis en plein dans leur territoire dissimulé avec les troupes pas loin qui rôdaient dans l’espoir de trouver le moindre petit indice possible sur la présence de leurs désormais ennemis jurés. La révolution s’était beaucoup moins fait entendre ces derniers temps, ses membres se faisaient tout aussi discrets que ceux de Justice, à la différence que toute l’attention du gouvernement était à présent portée sur la petite troupe qui tentait de détruire leur ordre tyrannique dirigé par un traître. Oui, elle pouvait très bien parfaitement cacher son jeu et attendre le bon moment pour révéler son identité, condamnant tous les membres de la petite organisation à une mort certaine. Et pourtant, quand il aperçut le teint rosi de la jeune femme alors qu’il lui tendait sa main pour l’aider à se redresser, il sut qu’elle n’était pas venue ici avec des intentions hostiles. Et puis sa voix, son aura… Tout laissait dénoter une certaine pureté chez cette demoiselle. Il avait reconnu Erza Scarlett bien sûr  car elle était la seule capitaine à être connue pour sa chevelure de feu, mais il ne voulait pas évoquer son nom, lui laissant le temps de décider elle-même du moment où elle s’annoncerait à lui. Il n’avait pas l’intention de la capturer après tout, il tenait à lui venir en aide. Au fond de lui, les mots de la jeune femme l’avaient ramené à la réalité ; sa femme lui manquait, il devait la retrouver. Mais avant cela, il devait accomplir son devoir, ce devoir qu’il s’était fixé en trahissant la marine et en devenant le commandant suprême de Justice. Il s’était juré de protéger les faibles et les innocents, de les aider par tous les moyens possibles, le tout pour établir un vrai équilibre dans le monde et mettre fin au crime et à la corruption qui régnaient en maître dans cette époque sombre, tout autant que l’était cette île. Elle finit cependant par accepter, laissant un instant ses doutes de côté, répondant qu’il serait bien embarassant pour elle qu’on l’accompagne à une simple barque… Ce qui fit bien rire le jeune homme, qui salua le tenancier et les habitants de la ville avant de quitter la ville illuminée pour rejoindre le quartier général.

Evidemment, dans l’obscurité de la jungle, seuls les habitués et les membres de Justice pouvaient trouver leur chemin. Et il n’était pas rare de croiser un fou qui avait voulu essayer de mettre la main sur les traîtres pour toucher une récompense et que l’on retrouvait perdu et complètement desséché depuis des jours. Il fallait suivre une route très précise, passer entre certains arbres particuliers dont ne pouvait distinguer que partiellement la forme… Les yeux du commandant s’étaient habitués à l’endroit, mais par mesure de sécurité, il resta près de la jeune femme pour ne pas la perdre de vue, la laissant s’agripper à lui pour ne pas qu’elle se perde. La marche n’était pas bien longue, mais elle paraissait une éternité dans cette jungle ténébreuse ; pourtant, il y avait une certaine poésie dans ce paysage dissimulé aux yeux des mortels. La lueur de la lune éternelle filtrait parfois entre les branches épaisses, laissant entrevoir des clairières où les plantes nocturnes s’entremêlaient dans une danse de couleurs que l’on ne pouvait pas apercevoir à l’œil nu. Les animaux locaux piaillaient, caquetaient, hurlaient, se déplaçant seuls, en groupe, en nuée entre les fourrés. Une cacophonie pour des gens extérieurs qui avait pourtant le don de détendre le commandant comme rien d’autre si ce n’est les massages de sa femme. Finalement, les torches au centre de l’île apparurent au loin, balisant les derniers mètres à parcourir pour entrer dans le QG. Le bâtiment tout entier avait été construit sur pilotis, au milieu d’un marécage spécial dont les racines étaient suffisamment puissantes pour supporter les fondations de bon nombre de bâtiments. Il était constitué de trois tours énormes dont le sommet fusionnait avec la cime des arbres géants entourant cette clairière, et de grandes murailles construites avec le bois des arbres alentour, particulièrement solide. Il n’y avait pas de détails particuliers dans la décoration, le tout étant relativement sommaire, mais tous adoraient vivre dans cet endroit qui était devenu leur nouveau chez eux.  La jeune femme s’arrêta un instant, l’air perdue dans ses pensées ; elle tentait d’enfermer la lueur devant elle entre ses doigts, ce qui fit sourire Riku, qui secoua négativement la tête lorsqu’elle s’excusa pour lui signifier que ce n’était pas grave, et qui lui aussi était souvent perdu dans ses pensées lui aussi. Il tendit la main vers le bâtiment devant eux et poursuivit sa réponse :

« Oui, nous y sommes, bienvenue au quartier général de Justice mademoiselle. Vous ne désirez toujours pas partager votre identité avec moi ? Soyez sans crainte, ici, personne ne vous attaquera. J’en prends l’entière responsabilité. »

Il espérait que ces mots suffiraient à la convaincre et à la rassurer, puis poussa les deux battants devant lui pour ouvrir le portail et entrer dans la forteresse, sous la surveillance des équipes de vigie. Ils avaient bien entendu reconnu leur chef à son long manteau noir – il était l’un des seuls à avoir adopté le manteau plutôt qu’un t-shirt à la manière des marines. – mais celle qui l’accompagnait avait l’air suspecte. Riku les rassura d’un geste, leur indiquant qu’il n’y avait rien à craindre, et ils rengainèrent leurs arcs, rassurés de savoir que tout allait bien. Le jeune homme sourit, et incita sa nouvelle amie à entrer à sa suite. A l’intérieur, la décoration était inexistante. Seuls des drapeaux portant l’emblème du groupe ornaient l’ensemble des murs. Il y avait quelques meubles, l’éclairage. Rien de bien notable. Et pourtant, à peine eurent-ils franchi la porte qu’une dizaine de personnes apparut devant eux, demandant des nouvelles au commandant à propos de celle qui l’accompagnait. Il leur expliqua rapidement que c’était une amie à laquelle il allait venir en aide, sans préciser qui elle était pour éviter les ennuis, et fit signe à la jeune femme de le suivre. Il prit la direction de son bureau, indiquant à ses hommes qu’il désirait être seul, et referma la porte derrière eux. Il indiqua le fauteuil face à son bureau à celle qui paraissait être Erza, et prit place dans son propre fauteuil, posant ses mains sur le bureau avant de lui demander avec son habituel sourire :

« Bien. Que savez-vous déjà ? Avez-vous entendu des rumeurs, des rapports sur leur présence ? Vous avez forcément un indice ou deux non ? Autrement, nous fouillerons les archives. Je suis certain de connaître ce dossier. Nous retrouverons vos amis en un rien de temps ! »


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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Jeu 17 Avr - 11:20


Une Lumière dans l'obscurité.

     



     

    Notre excursion jusqu’au quartier général me parut une éternité. Je ne voyais pratiquement rien dans une obscurité pareille, ce qui devait avantager les membres de cette organisation cachée face à leurs adversaires. Après une telle trahison de la part de l’amiral Kaisuki, la Marine devait rechercher plus qu’activement ce dernier. Au fur et à mesure des mois, la presse semblait oublier tout à fait l’existence de mon équipage mais laissait néanmoins nos avis de recherches placardés sur les portes.
    Nous entrâmes alors dans une sorte de marécage. Je ne me sentais pas tout à fait à l’aise et me demandait simplement si nous étions en excursion dans la jungle ou si tout cela c’était que le fruit de mon imagination. Je suivais néanmoins la lumière qui me guidait à travers les gigantesques arbres. Ayant pourtant l’ouïe fine, je ne parvenais pas à entendre un son qui pourrait provenir d’une voix humaine, simplement des cris d’animaux plus ou moins étouffés. Il était sûr qu’un tel emplacement pour Justice Heart formait une perle au milieu de la mer.
    Nous parvînmes jusqu’à des barrières de bois qui se dressaient devant nous. Nous entrâmes sans difficultés, jusqu’à nous trouver face à trois énormes tours. Je ne pus m’empêcher d’entrouvrir la bouche avec étonnement, ne pensant pas que leur base était si impressionnante que cela. Je souriais légèrement, adorant le design qui se dégageait de cet endroit pourtant sombre et humide qui ferait fuir de courageux pirates ou marines.
    Je regardais les lumières, les bougies qui entouraient les arbres, ne sachant plus quoi dire ou faire. Je restai immobile jusqu’à ce que le commandant me tende sa main, me disant que je ne risquai aucun danger en sa présence. Quand celui-ci me demanda une nouvelle fois mon identité, je répondis machinalement d’une petite voix douce et pensive :

    - Erza..Erza Scarlet..

    Cela était étrange, mais je lui faisais confiance et j’avais peine à croire qu’il s’agissait d’un ancien membre de la marine. Le fait de lui révéler mon identité ne m’avait fait douter en rien, il me mettait tout à fait en confiance. Si plus jeune je l’avais rencontrée, il y aurait eu de fortes chances que je lui fasse la demande de me prendre sous son aile qui semblait si protectrice.
    Celui-ci expliqua alors rapidement ma présence à une dizaine de ses subordonnés qui s’interrogeaient naturellement.
    Je finis par me retrouver dans son bureau. Etrangement cela m’oppressait légèrement. Le bruit de la porte qui se refermait ainsi sur moi m’effrayait, j’en frissonnais légèrement.
    Je me contentais de regarder le commandant en retirant mon capuchon. Plus la peine de me cacher à présent qu’il connaissait mon nom. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas présentée sans cette cape qui recouvrait mon visage. Je me rendis alors compte que me cacher ainsi me donnait peur d’affirmer qui j’étais, que depuis que j’étais seule, j’étais devenue lus faible malgré tous mes efforts.
    Je m’assis timidement sur le fauteuil en face de son bureau, ayant l’impression de me retrouver face à un interrogatoire. Je ne me sentais pas tout à fait à l’aise. L’atmosphère de ce bureau était la même que celui des marines, ce qui semblait logique.
    Il commença alors à me poser des questions par rapport à mon équipage. Je frottais mes mains l’une contre l’autre, ayant légèrement froid d’un coup, répondant d’une petite voix hésitante :

    -J’ai entendu très peu de rumeurs...simplement celle qui me disait qu’ils étaient revenus de Grandline vers les mers bleues, et ils semblaient précipités d’après le vieil homme qui garde le Cap des Jumeaux...J’ai fouillé East Blue et North Blue de fond en comble sans succès. Depuis deux ans je n’ai recueilli ni indices, ni faits les concernant, comme s’ils s’étaient évanouis dans la nature...

    Je tremblais légèrement, détournant le regard en ne voulant plus regarder l’ex amiral dans les yeux. Je savais que même s’il voulait m’aider et faire tout ce qu’il pouvait pour m’aider dans mes recherches, il y avait très peu de chances pour qu’il en sache plus que moi, d’autant plus qu’il devait être occupé avec la gérance de son groupe de justiciers.
    Je rajoutai alors d’une faible voix en finissant par le fixer doucement de mes yeux noisette :

    - Vous n’êtes pas obligé de faire tout cela pour une jeune pirate désespérée comme moi vous savez...vous devez être très occupé, si vous me permettez simplement de passer une nuit ici en toute sécurité je vous en serais très reconnaissante...




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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Lun 12 Mai - 2:37

Elle lui avait révélé son identité : c’était déjà une première marque de la confiance qu’elle arrivait à lui porter. Un bon signe. Même si elle n’avait pas l’air complètement rassurée, ce qui pouvait se comprendre par le fait d’être constamment traquée et que dans le fond, il était un ancien marine comme ses camarades. Aussi il ne cherchait pas à la mettre mal à l’aise et voulait qu’elle agisse naturellement sans que l’idée qu’elle soit en danger dans le QG ne lui vienne à l’esprit. Elle prit place dans le fauteuil que lui avait attribué le commandant, et retira le capuchon qui dissimulait son visage aux yeux du monde ; ses longs cheveux rouges tombèrent le long de son visage, reflétant la lueur des torches en prenant une teinte embrasée. On aurait dit le crépuscule au cœur des mèches qui flottaient doucement. Ses yeux noisette ajoutaient à cette vision qu’avait le soldat de la jeune femme qui, elle, peinait à rester calme. Il était évident que l’ambiance du bureau du commandant ne la mettait pas dans les meilleures conditions pour répondre aux questions de son hôte. Ce dernier se leva de son fauteuil pour ranger quelques dossiers, et en sortit un autre, qui portait la mention « starry breeze », qui comportait l’essentiel des informations que ses éclaireurs avaient glané à travers les rumeurs et autres témoignages sur l’équipage le plus recherché des Blues. Il commença à en parcourir silencieusement le contenu, le temps qu’elle parvienne à répondre, et se rassit lorsqu’elle commença à se frotter nerveusement ses mains l’une contre l’autre en répondant d’une voix timide :

« J’ai entendu très peu de rumeurs...simplement celle qui me disait qu’ils étaient revenus de Grandline vers les mers bleues, et ils semblaient précipités d’après le vieil homme qui garde le Cap des Jumeaux...J’ai fouillé East Blue et North Blue de fond en comble sans succès. Depuis deux ans je n’ai recueilli ni indices, ni faits les concernant, comme s’ils s’étaient évanouis dans la nature... »

Elle laissa un instant de flottement silencieux avant de reprendre :

« Vous n’êtes pas obligé de faire tout cela pour une jeune pirate désespérée comme moi vous savez...vous devez être très occupé, si vous me permettez simplement de passer une nuit ici en toute sécurité je vous en serais très reconnaissante... »

Son discours montrait clairement les doutes qui traversaient l’esprit de la jeune femme. Elle était effrayée par ce qu’elle pouvait découvrir sur le sort de ses camarades, elle se sentait faible et inutile. Le cœur serré par cette vision, le commandant, qui avait la générosité facile l’observa un moment, essayant de bien peser ses mots pour lui répondre :

« Je comprends vos doutes Erza… J’ignore quelles épreuves vous ont amenée à vous retrouver loin de vos camarades , mais vous paraissez si « faible », comme un solitaire sans but à suivre… Mais soyez en sûre, vos camarades sont toujours là. Même si je ne saurais dire où, vous pouvez être certaine que les starry breeze continuent de voyager. Vous savez… Nous sommes des fugitifs nous aussi. Je ne peux m’informer sur le sort du monde qu’à travers les rapports de mes éclaireurs disséminés sur les mers et infiltrés dans plusieurs équipages. Aussi il arrive que tout arrive en retard de plusieurs mois… Mais j’ai eu il n’y pas si longtemps un rapport qui m’indiquait la présence de deux membres de votre équipage quelque part dans East Blue. Mais j’ignore quel niveau de confiance prêter à ces informations. Pour tout vous dire, vous devriez être du côté de West Blue à ce jour, haha… »

Il avait pouffé de rire à cette remarque. Il était évident que ses éclaireurs étaient loin d’être toujours précis. Mais dans un sens, il était content d’avoir pu la rencontrer. Elle allait pouvoir reprendre des forces, peut être un peu de confiance en elle ici. Il ferait ce qu’il pouvait pour l’aider et la motiver de nouveau dans sa quête. Il le sentait bien, malgré sa nature de pirate, elle était quelqu’un de bien, pas le genre de personne qu’irait pourchasser son organisation. Plutôt le genre d’équipage que l’on apprécierait d’aider pour qu’ils puissent vivre libres comme de vrais pirates. Riku voyait la différence entre les tueurs sanguinaires qu’il fallait absolument arrêter et les simples gens avides de libertés qui commettaient parfois quelques incivilités mais rien de perturbant pour la justice et l’équilibre du monde. Le commandant continua de feuilleter les pages de son rapport et reprit :

« Quant à l’aide que je vous apporte, acceptez-la. Je n’agis pas par pitié, sachez-le. J’ai à cœur d’aider ceux qui sont dans le besoin quelles que soient leurs origines. Ce n’est pas votre équipage que je compte mettre sous les verrous, bien au contraire… D’ailleurs n’hésitez pas si jamais vous vous sentez un peu à l’étroit, nous pouvons ressortir… J’aimerais que vous puissiez repartir d’ici confiante et avec une destination, un objectif. »

Un soldat entra à ce moment là, alors qu’il la regardait dans les yeux avec un sourire déterminé pour appuyer ses propos. La recrue salua les deux personnes dans la pièce et entama sans attendre son rapport :

« Aucun mouvement de troupes aux alentours de l’île commandant ! On vient aussi de m’apporter un paquet conformément à votre demande. »

Le soldat tendit à son supérieur un grande enveloppe. Il l’ouvrit aussitôt, en sortant plusieurs photos. Elle représentaient plusieurs membres des starry breeze, notamment le vice-capitaine Rio, même s’il était impossible d’établir quand la photo avait été prise ni où. Deux autres photos montraient Happy et Estelle, qui avaient disparu peu après d’après le rapport. Le commandant les tendit à Erza pour qu’elle puisse les voir :

« Gardez les. Je sais qu’elles sont importantes pour vous. On ignore où a été prise la photo de Rio, mais les deux autres ont été vus au village de Kokoyashi avant de disparaître. L’éclaireur n’a pas pu les retrouver. Cela vous fait une destination… Mais restez donc ici pour le reste de la journée, cela vous permettra de vous reposer un peu. Il est agréable de ne pas avoir à fuir de temps en temps… Autrement, j’ai une proposition à vous faire. Que diriez-vous de croiser le fer ? J’aimerais échanger avec vous encore un peu, vous aider à retrouver au moins partiellement cette combativité qui faisait votre réputation. »



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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Mar 13 Mai - 11:22


Une Lumière dans l'obscurité.




    Le commandant devait probablement avoir remarqué que je n’étais pas tout à fait à mon aise dans un endroit comme celui-ci et me répondit avec le plus de gentillesse que l’on aurait pu espérer. Sa voix elle aussi possédait quelque chose de rassurant mais je pouvais également ressentir la bonté et l’aura de protection qui émanait de celle-ci.
    Je ne pus alors m’empêcher d’utiliser un peu de mon haki du guetteur pour tenter de ressentir ses réels sentiments.
    Le premier palier, celui que Stein m’avait enseigné près de Drum m’avait déjà été d’une grande aide jusqu’à présent, mais j’avais également découvert que cette capacité pouvait m’être nuisible, étant moi-même trop sensible face aux sentiments des autres.
    Cette capacité devait être utilisée uniquement en cas de doute, où face à un adversaire fermé qui ne laisse rien paraître. Peut être était-ce du à mon stress que j’avais spontanément enclenché un mode de combat pour pouvoir me calmer.
    Il tentait effectivement de me rassurer, de me mettre à l’aise. L’écho qui se dégageait de lui résonnait doucement jusqu’à moi. Je découvris alors à ce moment là que je pouvais utiliser les sentiments des autres pour pouvoir créer toutes sortes d’émotions, mais plus tard cela pourrait m’aider devenir plus forte. Quelle faible je devais faire face à cet ex-amiral peu avant cet instant... Et celui-ci finit par le dire de sa propre voix, de façon à ce que je ne le prenne pas mal évidemment. Un sourire triste s’afficha sur mon visage, mon regard se baissant alors.
    J’écoutais à peine ce qui suivit suite à ces mots. J’entendis un rire semblant lointain, ne comprenant pas le sens des phrases du commandant en essayant de raccrocher la conversation comme je le pouvais.

    "D’ailleurs n’hésitez pas si jamais vous vous sentez un peu à l’étroit, nous pouvons ressortir… J’aimerais que vous puissiez repartir d’ici confiante et avec une destination, un objectif."

    Je repris alors peu à peu le sourire en entendant cela. Je secouai légèrement la tête pour signaler que ce n’était pas nécessaire. Un autre soldat fit alors irruption dans la pièce. Je rendis naturellement son sourire sans pour autant me sentir tout à fait en sécurité. Simplement je me sentais plus sereine. Il échangea quelques paroles avec son supérieur. J’écoutais d’une oreille distraite, ne sachant plus trop où donner de la tête.
    Mon regard se posa alors sur l’enveloppe d’un air examinateur. Le commandant en sortit des photos. Je ne réalisai pas immédiatement de quoi il s’agissait puis ouvrit de larges yeux, tentant de me retenir pour ne pas me jeter sur les photos qui étaient en réalité celles de mon équipage. Je regardais celles d’Estelle et Happy qui étaient séparées de celle de Rio.
    Alors ils étaient séparés ? Pourquoi ? Rio ne semblait pas du tout se trouver dans le même contexte. Les images ne montraient pas de signe particulier mais je ne pus m’empêcher de m’attarder sur celle de Rio. Son regard pourpre semblait perdu dans ses pensées ou au milieu du néant. Son visage semblait plus fermé, plus froid. Physiquement, sur les trois images mes membres avaient changés certes, mais pas au point de les confondre avec d’autres individus. Estelle était devenue une réelle femme aux courbes très sensuelles à vrai dire. Happy quant à lui semblait avoir pris en maturité tout comme Rio.
    Je tentai de contenir ma joie mêlée d’inquiétude, tremblotant légèrement en mettant précieusement les images dans mon sac, soufflant d’une petite voix :

    "Merci infiniment...elles sont réellement importantes pour moi, vous n’imaginez pas à quel point..."

    Estelle et Happy avaient été aperçus à Kokoyashi... ? Cela était un bon début. J’avais finalement un véritable indice. J’aurais des heures de voyage devant moi pour examiner les photos ou déterminer leur prochaine destination pour tenter de les rattraper. Une lueur d’espoir se ranima en moi. Mais je savais pourtant que les chances de réunir mon équipage étaient extrêmement minces et avec le temps, même un indice comme celui-ci ne me remettait pas d’extrême bonne humeur. Cela devait faire des semaines que je n’avais plus senti la sensation d’être heureuse. Je ne l’étais pas...plus depuis que j’avais appris leur départ.
    Je m’en voulais tellement de m’être entraînée durant les deux dernières années pour pouvoir être plus forte. J’entendis alors à ce moment là le commandant Kaisuki me proposer aimablement :

    "Mais restez donc ici pour le reste de la journée, cela vous permettra de vous reposer un peu. Il est agréable de ne pas avoir à fuir de temps en temps… Autrement, j’ai une proposition à vous faire. Que diriez-vous de croiser le fer ? J’aimerais échanger avec vous encore un peu, vous aider à retrouver au moins partiellement cette combativité qui faisait votre réputation."

    "A quoi bon être forte...si vous n’avez plus personne à protéger... ?"

    Répondis-je d’une voix maussade et pratiquement inaudible. Son discours avait beau pu me redonner espoir, je savais bien que rien ne me prouvait que tout se passait pour le mieux pour ma seconde famille. Mais le fait qu’il me propose de me reposer ici me fit plaisir. Si cela ne dérangeait pas, je comptais passer une ou deux nuits sur place. Cela faisait des mois que je n’avais pas réellement fermé l’œil de la nuit et quand cela arrivait par miracle, je faisais toutes sortes de cauchemars, étant poursuivit par la peur de me faire poignarder en plein sommeil ou de voir les corps inertes des membres de mon équipage face à moi.
    Je parvins néanmoins à sortir de mes pensées et le regarda finalement en souriant :

    "Ce serait avec plaisir...peut être que cela me changera les idées...vous avez un endroit à me proposer pour cela ?"

    Puis je rajoutai ensuite d’une voix plus timide, n’osant pas réellement fixer le commandant par une timidité soudaine :

    "Est-ce que...cela vous dérangerait que je passe une ou deux nuits ici... ? C’est que...je n’ai pas trouvé de sommeil paisible depuis des mois...et je me disais que peut être ici...enfin...que...vous pourriez veiller près de moi...Cela paraît stupide j’en ai conscience, je viens de vous rencontrer, pourtant vous dégager quelque chose d’apaisant et de protecteur. Vous ne me ferez pas de mal , je le sais."




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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Mer 14 Mai - 22:05

La jeune femme ne semblait pas particulièrement enchantée par le discours du commandant ; elle laissa échapper une phrase inaudible d’une petite voix faible et triste qui laissait dénoter la profonde détresse dans laquelle elle se trouvait vis-à-vis de sa situation. Riku ne pouvait que trop bien la comprendre ; bien qu’il ignorait les circonstances exactes qui l’avaient éloignée de son équipage, le sentiment d’être séparé de ceux que l’on aime et d’avoir l’impression qu’on ne les reverra jamais, la peur qu’il leur arrive quelque chose… Quand on est éloigné ainsi des personnes auxquelles on tient, surtout dans ce genre de contexte où les « criminels » sont traqués et exécutés sans le moindre procès par un gouvernement devenu complètement fou, comment ne pas avoir peur pour eux ? Comment garder confiance en soi et continuer à lutter quand on est perpétuellement obligé de ne faire confiance à personne et de se cacher pour sa propre survie ? Il n’y avait rien à blâmer dans sa réaction, bien au contraire, cette dernière était plutôt louable, elle était la preuve que malgré tous ces crimes qu’on leur attribuait, certains pirates étaient humains avant tout, avec des sentiments, un certain respect des autres… Oui, certains équipages étaient à stopper, il ne le niait pas, et vouait sa vie à les arrêter les uns après les autres pour les empêcher de commettre des massacres, mais d’autres étaient capables de sauver des vies parfois, simplement en échange de quelques tonneaux d’alcool volés par ci par là, d’un repas impayé dans une taverne, de quelques bâtiments détruits… Combien de fois avait-il entendu la population clamer que les pirates leur étaient venus en aide et qu’ils ne méritaient pas leur prime ? Chaque fois on avait fait en sorte que cette information ne circule pas. Jamais le gouvernement ne devait se montrer reconnaissant envers ses mortels ennemis. Il soupira… Cette propagande, ce mode de pensée généralisé, ces clichés que l’on vendait au peuple pour le manipuler… Cela le dégoûtait au plus haut point. Et quoi qu’en penseraient les marines, lui viendrait en aide aux starry breeze autant qu’il le pourrait. Mais il reporta son attention sur la jeune femme alors qu’elle relevait les yeux sur lui avec un sourire, ce qui le surprit sur le coup après qu’elle ait affiché une telle tristesse. Finalement, elle trouvait que la proposition du commandant était une bonne idée pour l’aider à sortir de ses pensées. Elle baissa aussitôt les yeux après avoir dit cela, un peu gênée à l’idée d’avoir croisé son regard semble-t-il. Riku ne put s’empêcher de rire doucement en la voyant réagir ainsi, et écouta sa demande en hochant la tête avec un sourire. Il se leva pour ranger un dossier, et se tourna pour lui répondre avec un sourire :

« Bien entendu Erza, vous êtes la bienvenue ici. Nous manquons un peu de place, mais vous pourrez occuper ma chambre. Avec tout le travail que j’ai en ce moment, j’y suis rarement, je dors plutôt sur mon bureau haha… La porte d’entrée donne sur mon bureau donc je pourrai veilleur sur votre sommeil si vous le souhaitez. »

Il avait dit cela sut un ton bienveillant plein de douceur. Souvent considéré comme un père par ses subordonnés, le commandant avait toujours eu cette attitude, à la fois ferme et sévère dans les moments critiques, stratège implacable, et en même temps un conseiller généreux, à l’écoute, toujours disponible pour ses hommes, ouvert et souriant. Le genre de supérieur pour lequel tous les soldats étaient prêts à mourir une dizaine de fois. Et même pour Rika qui était toujours prête à lui jouer un mauvais tour, Riku représentait beaucoup. Il avait toujours eu à cœur de construire une relation solide avec ses hommes, et son organisation véhiculait les valeurs qu’il défendait pour une armée qui cherchait à défendre la justice. Egalité, écoute, fraternité. Nul n’était ignoré, chacun avait son mot à dire, l’ordre parfait. Mais il reprit , répondant ainsi à l’autre question d’Erza :

« Pour le lieu, vous n’avez qu’à me suivre, nous disposons d’une sorte de clairière juste au-dessus de la base qui est le seul endroit éclairé de la forêt. Je vais souvent là bas pour méditer, il y a suffisamment d’espace pour se battre en toute tranquillité. »

Jusqu’ici, il n’avait laissé que Rika se rendre dans son petit jardin privé. Riku avait eu le temps d’explorer toute la forêt de l’île, d’en décrypter le moindre sentier, et depuis qu’il était tombé sur cette petite clairière, la seule à ne pas être surplombée par les épais branchages des arbres spécifiques à Phyrisia, où la lumière lunaire se frayait timidement un passage. Il s’y rendait sou vent seul pour être au calme, loin de ses occupations ordinaires pour se détendre et ne plus se concentrer que sur sa propre force. Un être comme lui cherchait chaque jour à être plus performant encore que la veille ; une perpétuelle quête de pouvoir pour assurer que personne ne puisse l’empêcher de protéger ses hommes et tous ceux à qui il tenait. Machinalement, il prit la main de la jeune femme pour l’aider à se relever, la relâchant aussitôt pour ne pas l’embarrasser – et surtout parce qu’il ne voulait pas se montrer trop affectueux pour ne pas donner de fausses idées quant à la nature de ses intentions, il n’avait pas oublié et ne comptait pas oublier ses sentiments pour Boa – il ouvrit la porte pour elle, informa les gardes de leur escapade, puis prit une torche pour les guider à travers les sentiers obscurs de la forêt. La clairière n’était pas très éloignée du quartier général, aussi ils ne mirent pas longtemps à l’atteindre. Simple carré d’herbe au milieu d’immenses arbres ancestraux, l’endroit n’offrait pas de réel confort si l’on appréciait pas de s’allonger à même le sol. Il y régnait un silence presque oppressant tandis que les rayons lunaires venaient frapper les deux partenaires d’entraînement. Si lui trouvait cette ambiance particulièrement propice à l’entraînement, il ignorait la perception qu’en avait la jeune femme. Mais elle allait devoir s’y faire d’une manière ou d’une autre…. Finalement, le commandant posa sa main sur le pommeau de son sabre, et se tourna vers la jeune femme avec un large sourire :

« Si vous le permettez… Et loin de moi l’idée de faire passer cela pour un quelconque élan de galanterie, accepteriez-vous de porter le premier coup ? J’aimerais voir ce qu’il en est de vos capacités de moi-même. Cela me permettra de juger de la suite à donner à notre échange. »

Il s’inclina, et se tint prêt à parer le premier assaut. Allez Erza, montres moi où tu en es…


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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Sam 17 Mai - 12:41


Une Lumière dans l'obscurité.




    J’étais embarrassée de demander chambre pour dormir ici, mais je ne savais pas comment réagir face à la réaction du commandant. Je souris légèrement, me sentant heureuse qu’il accepte mais ne m’imaginant pas passer une nuit dans son propre lit. J’hésitai un brève instant à refuser puis ne rajoutai finalement rien, hochant simplement la tête d’un mouvement léger en le remerciant. En réalité j’appréhendais plus le fait de dormir sur des draps qui ne m’appartenaient pas que de combattre cette grande figure qui se trouvait face à moi.
    Je comprenais de plus en plus pourquoi ses subordonnés lui étaient si dévoués. Il incarnait parfaitement le père protecteur qui guidait ses "enfants" avec un œil bienveillant. Peut être était-ce cette douceur qui me perturbait au moins de me méfier de cet homme d’autant plus qu’un assassin ? J’avais peur de découvrir un tout autre visage que celui-ci, un sourire carnassier qui se refermerait d’un coup sur moi.

    Je tentai de m’apaiser, essayant de ne pas chercher trop compliqué et de me contenter d’apprécier cette gentillesse. Depuis quand étais-je aussi méfiante ? J’avais peur de tout ce qui m’entourait. La solitude ne me réussissait décidément pas. Les seuls moments où je me sentais en paix étaient les nuits où je rêvais de mon équipage, ou les jours où je me remémorer les moments passés ensemble, les batailles, les dialogues, les repas, les fêtes.
    Tout cela se finissait par une nostalgie des plus maussades. Je devais être légèrement masochiste pour perpétuer ainsi des souvenirs heureux pour tenter de l’être. Cela me rendait malheureuse et je le savais, pourtant c’était plus fort que moi.

    Je ne repris mes esprits que lorsque l’ex-amiral m’indiqua l’endroit où nous pouvions combattre. Une clairière éclairée au dessus de la base ? L’idée me plaisait. Là bas devait régner un calme plat.

    Je le regardais prendre ma main pour me relever, un léger malaise s’installant en moi.
    Je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais pas lui faire confiance, je n’y parvenais tout simplement pas. Mais mes joues ne purent s’empêcher de rosir néanmoins à l’aide qu’il m’apportait pour me relever.
    C’est ainsi que je le suivis jusqu’à la fameuse clairière, restant absorbée par la torche qui pour moi était une source d’admiration. Nous finîmes par arriver sur ces quelques mètres carrés d’espaces libres. La nuit noire rendait les alentours particulièrement ténébreux mais les rayons lunaires qui se posaient contre ce terrain d’entrainement me donnaient l’impression que le soleil était apparu sur ce pays. En y repensant, rester ici tout au long de l’année devait être difficile à supporter. Imaginez-vous rien qu’une semaine sans un rayon de soleil, sans aucune couleur vive à l’horizon, sans ciel, simplement une nuit étoilée perpétuelle.
    Oui, il fallait posséder un profil psychologique assez fort pour pouvoir supporter cela.
    Néanmoins, cette place me fascinait autant qu’elle m’apeurait. Effectivement l’endroit devait être idéal pour méditer. Je souris doucement en sentant un doux vent tiédi s’engouffrer dans ma cape noire et regarda mon nouveau partenaire se mettre en position, sa main poser sur son pommeau. La position de son corps était optimale. Avec une dégaine rapide et une distance de moins d’un mètre, il pourrait égorger facilement son adversaire.
    Je m’éloignai jusqu’à l’autre bout de la clairière , me mettant face à lui pour me préparer mentalement à ce combat "amical".
    Je savais dès le départ que cet homme devait être deux fois plus fort que moi. Mais un réel combat me manquait. J’avais au fond de moi l’étrange sentiment de vouloir me blesser, celui-ci paraissant presque inconscient.
    Je souris et bouffai légèrement alors qu’il me demanda de commencer. Je n’aimais pas débuter un combat ou un duel. Le premier coup signifiait beaucoup. Stein m’avait d’ailleurs conseillé de ne jamais commencer. Mon adversaire pourrait trop facilement enregistrer des données sur mon style de combat et mes capacités : Force, rapidité, intelligence, agilité, tout se mesurait lors d’une première attaque.Je soupirai alors légèrement et murmurai en la direction du commandant, le regard déjà plus déterminé :

    -Très bien...je ferai selon votre désir...et n’ayez pitié de moi à aucun moment. Je déteste les hommes qui ne se donnent qu’à moitié sous prétexte que je suis une femme, que je parais faible ou pour ne pas abîmer mon corps, vous comprendrez...


    Je tirai sur la ficelle de ma cape pour en défaire le noeud, la laissant retomber au sol. Je pris alors un élastique et le mis entre mes dents en coiffant mes cheveux adroitement, reprenant celui-ci pour les attacher fermement. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été en condition de combat. Je dégainai lentement mes deux katanas en murmurant avec un léger sourire envieux en coin :

    -Cela fait longtemps...

    C’était à peine si je me souvenais leur couleur noire et écarlate pourtant unique et leurs lames inversées. Cursed Blades. Je ne pouvais tuer quelqu’un avec des épées comme celles-ci, mais mes katanas principaux étaient toujours sur mon bateau, rangés dans leurs étuis sur mon bureau. Je devais faire avec.
    J’aurais bien voulu connaître leur passé, leur histoire pour pouvoir mieux comprendre ces lames, malheureusement je n’avais pas encore eu l’entrainement nécessaire au haki pour y parvenir. Je me mis alors en position, les rabattant toutes deux sur chaque côté de mon corps. Je regardais l’ex amiral avec une lueur d’excitation qui se mit à naître peu à peu en moi, impatiente de pouvoir se réveiller. La voix de Stein résonnait à travers moi et me murmurait sévèrement :

    Reste observatrice Erza ! Pas de coups inutiles, tu es ici pour gagner et non pour impressionner. Soit efficace, utilise le moins d’énergie possible. Tu as le haki maintenant, il serait temps de t’en servir intelligemment...

    Oui oui oui. Il me l’avait répéter des centaines de fois. Mais le fait est qu’il n’était plus là aujourd’hui et que j’étais face à un adversaire de taille, seule et affaiblie.
    Je tentais de me concentrer, avançant mon pied droit en avant pour accumuler de la force sous celui-ci. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire mais parfois il fallait suivre son instinct pour attaquer intelligemment sa cible.
    Je finis par repousser mon pied, me mettant à courir en direction du commandant qui semblait s’impatienter. Mes lames maintenues à l’arrière ne bloquaient pas les mouvements du vent, mais suivant ces derniers , me permettant de courir à pleine puissance. Je restais attentive. Il ne faisait qu’attendre. Mon premier coup devait le surprendre pour qu’il dégaine son sabre.
    Je jetai instinctivement un de mes sabres en direction du corps de l’amiral , l’abandonnant ainsi de mon contrôle. Celui-ci me servirait de moyen de diversion. Je continuais mon chemin en regardant la lame qui me devançait. Au moment de l’impact de la première lame, je me glissai derrière mon partenaire, utilisant une impulsion nécessaire pour sauter à sa hauteur, les jambes se rapprochant de mon corps pour pouvoir utilise plus efficacement mon attaque. Je plaçai alors mon katana restant en diagonale, le maintenant de mes deux mains en visant la nuque du commandant. Il ne se passa qu’une seconde entre l’impact et mon second coup.
    J’avais utilisé la force nécessaire pour simplement laisser ma lame s’enfoncer d’un maximum de cinq millimètre dans le cou de l’ex-amiral, ne me focalisant pas sur sa réaction en me retirant immédiatement pour être hors d’atteinte, reculant en un bond en récupérant par la même occasion ma seconde arme pour éviter d’être désavantagée par une erreur. Je repris doucement mon souffle en restant à moins de dix mètres du commandant, le regardant d’un air déterminé en souriant. Alors, était-il un logia ou un homme vulnérable ?
    Le seul but de mon attaque était de savoir cela. J’observais la nuque que je devais avoir heurtée pour pouvoir enfin en juger.
    Je ne voulais pas me trouver épuisée dès le commencement, ainsi il s’agissait plus d’un échauffement qu’autre chose. Néanmoins j’étais impatiente de voir le pouvoir et la force de mon partenaire. J’avais lancé le coup d’envoi comme il me l’avait demandé, à lui de me montrer ce qu’était la puissance d’un ancien haut gradé de la marine.




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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Lun 19 Mai - 4:49

L’idée de donner le premier coup ne parut pas enchanter la demoiselle sur le coup. Evidemment, être celui qui engageait le combat signifiait se donner à l’autre, lui montrer l’instant d’un assaut ce dont on était capable. Bien entendu, le premier assaut ne permettait pas de juger entièrement de la capacité de combat d’un adversaire, mais il en donnait déjà une bonne base. On pouvait déterminer la vitesse de déplacement, le genre d’attaque utilisée, les armes, les pouvoirs, la force de frappe, la protection que l’attaquant s’offrait en portant son coup…  Un véritable recueil de données que s’apprêtait à utiliser le commandant pour mener le combat comme il l’entendait ; en réalité, malgré la demande de la jeune femme d’y aller à fond – et honnêtement il aurait aimé pouvoir se donner à fond contre elle – il souhaitait avant tout donner une dimension pédagogique à cet affrontement, l’orienter sur ce qui n’allait pas dans ses mouvements, ses assauts, tout cela afin de corriger sa manière de combattre et de l’aider à parachever son entraînement, faire d’elle une adversaire que tous ces chasseurs de prime et pseudos soldats de la marine craindraient et auraient bien du mal à retrouver ou à atteindre. Il fallait pour cela la pousser à user de ruses diverses pour le prendre par surprise – il ne craignait heureusement pas grand-chose du fait de sa condition spéciale – l’amener à réfléchir au mieux comment utiliser ses capacités actuelles et les optimiser en combat pour pouvoir progresser plus vite encore. Car la meilleure des options lorsqu’on souhaite atteindre rapidement le palier supérieur est déjà dans un premier temps de reconnaître les limites de notre niveau actuel. Riku avait appris à définir les siennes avec le temps, et il savait parfaitement doser son énergie physique et mentale pour se préserver en combat et n’utiliser que le nécessaire lors d’UNE attaque qu’il aurait déterminé. Cela impliquait une grande maîtrise de soi et un besoin constant de réfléchir à sa tactique de combat, mais en soi, il adorait se battre ainsi, de manière stratégique avec les outils à sa disposition y compris le terrain pour mettre à mal même les adversaires annoncés plus forts que lui. Erza, semblait un peu tendue. Elle observa longuement le commandant, reculant en voyant la  main du commandant se poser sur la poignée de son arme, comprenant tout de suite qu’il prenait sa posture de combat, et retira la cape qui couvrait son corps, dévoilant ainsi entièrement son visage, sa peau blanche qui n’avait probablement pas vu le soleil depuis longtemps luisant sous les rayons lunaires. Son regard était déterminé ; à la fois anxieux et plein d’excitation à l’approche du combat. C’était exactement l’expression qu’il voulait la voir afficher. Elle attacha ses cheveux de feu à l’aide d’un élastique, et dégaina alors ses deux katanas, à la magnifique lame noire qui reflétaient l’astre de la nuit. Un détail n’échappa au regard avisé du jeune homme connaisseur en épées ; la lame des deusx sabres était inversée. Intéressant.. Des armes de combat destinées à ne pas tuer ? Il lui en demanderait plus quant à leur origine quand ils en auraient fini. Elle sembla accorder un instant de nostalgie à la vue de ses armes qu’elle n’avait apparemment pas sorties de leur fourreau depuis un bon moment. Tristesse. Les belles armes sont nées pour être utilisées. Et il le sentait d’ici, ces deux sabres rugissaient d’impatience à l’idée de s’entrechoquer contre le katana du commandant. Un sourire plus large encore se dessina sur ses lèvres à cette pensée : Il fallait qu’elle passe à l’assaut au plus vite ! Il avait tant envie de lui apprendre à se battre et de lui faire tester ses lames ! Cael voulait lui aussi faire partie du duel, mais Riku se refusait à faire appel à sa personnalité sombre contre quelqu’un qu’il ne désirait pas  tuer. Il serait le seul adversaire de la jeune femme ce soir.

Enfin elle passa à l’action. Après une attente interminable, le sourire du commandant se fit plus large avant qu’il prenne position, se penchant légèrement pour pouvoir dégainer son sabre rapidement. Et alors que son adversaire prenait appui sur son pied pour donner plus de puissance à son impulsion de départ et aller plus vite vers lui, il détacha le cordon qui retenait son sabre à sa ceinture pour le tenir directement. En main. Il se tint prêt à dégainer, mais la jeune femme décida de lancer l’un de ses katanas droit sur le commandant qui poussa sur son pied droit pour l’éviter en passant sur le côté ; cela laissa un instant de à son adversaire pour se faufiler derrière lui et pousser son sabre dans sa gorge. Intéressant, très intéressant. Elle s’éloigna aussitôt en ramassant sa deuxième arme pour ne pas se retrouver sans défense, probablement au courant du pouvoir de son opposant, et celui-ci ramena son sabre dans le bon sens avant de prendre une expression sérieuse qu’il n’avait pas encore affichée jusqu’ici. Ses yeux se plissèrent, concentrés sur leur unique cible. Son ouïe, son odorat, ses réflexes.. Tout était orienté vers sa cible. Cible qui ne s’était d’ailleurs pas rendu compte encore qu’au moment où elle était venue le frapper par derrière, le commandant avait poussé un grand  coup sur le fourreau de son épée pour frapper de plein fouet la jeune femme d’un coup de garde dans les côtes. Le choc n’avait pas été violent, mais elle ne tarderait pas à avoir légèrement mal.

« C’est risqué de se séparer de l’une de vos armes ainsi… En revanche, bien que vous m’ayez demandé de me battre sérieusement, je suis forcé d’user du dos de ma lame contre vous  pour être à égalité avec vos sabres à lame inversée. Bien, préparez-vous ! »

Et il ne se fit pas prier. Aussitôt ces mots dits, il plongea vers l’avant, dégainant son épée, tenant le fourreau dans l’autre main. Il attendit d’être à son niveau, à environ trois mètres, et poussa sur son pied gauche pour repartir dans l’autre sens, juste sur son flanc. Si elle tentait de l’attaquer alors qu’il se déplaçait ainsi, elle serait aussitôt accueillie par un coup vertical qui atteindrait son bras au niveau du coude et risquerait de le rendre inutilisable. En revanche, si elle attendait patiemment, elle aurait peut être une ouverture sur l’attaque à venir du commandant. Il fit plusieurs bonds ainsi autour de son adversaire en allant de plus en plus vite – seul un œil entraîné pouvait distinguer ses déplacements à ce stade – et attendit que son regard se concentre sur ses jambes pour se redresser et sauter au-dessus d’elle en tournoyant à toute vitesse, prêt à frapper en même temps avec le fourreau et le sabre. Elle avait le temps de l’esquiver, cet assaut était un test pour voir sa tactique de combat et ses réflexes. Lui savait déjà comment riposter selon la réaction de sa partenaire. Cet entraînement allait être très divertissant…


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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Mar 20 Mai - 12:05


Une Lumière dans l'obscurité.




    J’étais séparée de l’ex-amiral de quelques mètres, restant attentive à la plaie qui devait apparaître. Je plissai les yeux, observant son cou qui demeurait intact.
    Si mes yeux ne se trompaient pas, une sorte de liquide avait apparu au moment du choc. Quelques images me parvinrent à l’esprit. Un fluide clair, incolore et indolore.
    Cela pouvait être n’importe quel liquide mais l’eau semblait être celui qui correspondait le plus.

    Alors tu es un Logia...ça ne facilite pas beaucoup la tâche pour moi..


    Je n’ai pas encore le niveau pour être capable de lui causer de réels dommage...Il fallait s’y attendre de la part d’un homme si haut classé. Son fruit le protégeait ainsi de beaucoup d’ennemis. L’eau, si son fruit était réellement celui-ci, cet homme devait être quasiment invisible. Si son niveau était relativement élevé, ce qui devait être le cas, il devait être capable de maîtriser l’eau sous toutes ses formes, utilisant y compris la composition de celle-ci pour vaincre ses adversaires, enfin si cela était réellement possible. Aucun homme à ma connaissance ne peut manipuler un fruit comme cela, il faudrait être plus qu’un homme pour être capable d’une telle chose. Un fruit si puissant...heureusement pour l’Humanité, il se trouvait entre de bonnes mains. Du moins...je l’espérai.
    Je n’étais pas sûre de ce que j’avais vu à travers son regard lorsque j’avais débuté le combat.
    Une lueur inconnue semblait s’être animée alors que son sourire s’était élargi.
    Qu’elle est la chose que cet homme cache derrière ce visage rassurant ? Il me semblait qu’un démon sommeillait en lui, un démon assoiffé de sang, se nourrissant de haine et de puissance.
    Était-ce simplement mon imagination..?
    Malheureusement, mon instinct me trompait de plus en plus rarement ces temps-ci. J’espérais pour lui que cette bête reste sagement en place et ne se réveille jamais. A moins qu’il l’est dors et déjà accepté et qu’il "cohabite" avec lui ? Une maitrise d’une telle personnalité me surprendrait vraiment. Mais cet homme devait être relativement surprenant et j’allais le vérifier très rapidement.
    Je sentis alors comme une douleur apparaître au niveau de mes côtes droites. J’eus un léger mouvement de recul sous l’effet de la douleur. Je regardais celle-ci. Un bel hématome n’allait pas tarder à apparaître. Mes yeux s’entrouvrirent plus largement, je murmurai alors en regardant la nature du coup :

    -Quand a-t-il... ?

    Je n’eus pas le temps de réfléchir à cela que le commandant me répondit qu’il allait se battre au même niveau que moi, sa lame donc inversée. Je pestai intérieurement, lâchant un léger regard colérique à celui-ci. Il est vrai que j’avais choisi ses lames inversées il y a cela quatre ans, mais mes armes actuelles de combat étaient bien loin sur les mers, et leurs lames étaient bien dans le sens ordinaire. J’en oubliais totalement ma légère blessure et n’eus pas le temps de savoir d’où celle-ci provenait, mon partenaire s’élançant finalement vers moi.
    Ses yeux semblaient bien plus déterminés et excités à l’idée de pouvoir s’amuser au combat et tester la puissance d’un pirate d’ancienne renommée. Il sera probablement déçu, mais nous verrons bien à quoi cela aboutira.
    Je me concentrai à nouveau sur mon ennemi, restant observatrice au possible. J’écoutai mon corps, remarquant que mon rythme cardiaque avait soudainement augmenté. Je ralentissais mon cœur, me focalisant sur mon souffle, les sons qui me parvenaient et les moindres mouvements de l’amiral. J’entendais la voix de Stein qui me criait lors de ses multiples :

    Ne fais pas mouvements incontrôlés Erza ! Calme-toi, analyse, apprends à écouter.

    Je n’aimais pas entendre constamment sa voix dans ma tête lorsque je combattais mais il faut avouer qu’il m’avait beaucoup appris en deux ans et que je lui devais beaucoup.
    Jamais je n’aurai pensé qu’un combat était aussi intellect et aussi peu mouvementé si je ne m’étais pas entrainé avec celui-ci. Le contrôle était la base de celui-ci.
    L’ex-amiral changea subitement de direction, prenant appui sur son pied gauche. Que cherchait-il à faire ? Si celui-ci se glissait dans mon dos, je serais rapidement sans défense. Cherche t-il simplement à me déstabiliser ?

    Concentre toi...attends encore...ressens ses mouvements.

    Je fermai alors les yeux un instant, restant maître de moi-même. Je le sentais tourner ainsi rapidement autour de moi. Cela allait trop rapidement pour mes yeux qui n’étaient plus habitués à une telle vitesse. Je plaçai mon index et mon majeur face à mon nez, respirant tranquillement. Il devait me rester pas plus de cinq secondes avant une frappe possible.
    Je murmurai doucement en ouvrant mes yeux :

    -Voie du Guetteur...troisième palier

    Une légère aura transparente se fixa uniquement sur mes yeux grands ouverts qui prirent aussitôt une teinte légèrement différente ,virant au rouge.
    Tout m’apparut alors plus clairement. Je pouvais sentir l’énergie colossal qui coulait à travers le corps de mon adversaire, ses moindres mouvements, voir distinctement son corps se déplacer.C’est ainsi que j’avais appris à traquer une proie. Mes yeux étaient devenus ceux d’un chasseur. J’observai le moindre de ses gestes, restant parfaitement immobile en position de défense. Une attaque ici aurait été la dernière des solutions.
    Le mouvement régulier du corps se mit à changer brutalement. Je ne l’apercevais plus sur le sol, son énergie s’étant déplacée en hauteur. Mon regard se rehaussa et j’eus le temps d’entrevoir son katana qui se dirigeait dans ma direction en même temps qu’une seconde arme qui semblait être plus probablement un objet quelconque...son fourreau ?
    Il me restait un instant pour esquiver son attaque mais mon corps ne bougeait pas. Une flamme d’excitation s’était animée en moi, j’avais envie de gouter à sa force de frappe.
    Celle-ci devait néanmoins être légèrement inférieure à la puissance de frappe qu’il utiliserait contre un réel adversaire. Je serrai mes lames au creux de mes mains, les rassemblant parallèlement au dessus de moi, légèrement en diagonale vers la droite, prenant dans un même temps un fort appui sur le sol, écartant alors mes jambes pour trouver une position optimale.
    Il fallait que je répartisse équitablement ma force entre celles-ci et mes bras pour être capable de repousser cette attaque. Mon regard semblait d’autant plus déterminé, un sourire envieux s’affichant sur mon visage. La cohésion se fit alors finalement. Je ressentais la puissance du commandant me traverser brutalement jusqu’au plus profond de mon être. Je me mis alors à rire légèrement d’un rire nerveux, mes lames tremblant sous sa force qui était déjà légèrement supérieure à la mienne.
    Sentir cette adrénaline s’emparer de mon corps semblait me faire revivre durant cet instant. Je sentais mes jambes résister tant bien que mal au coup, s’enfonçant dans le sol alors que mes bras se mettaient à souffrir. Je m’affaissais de plus en plus, ne réagissant pas plus que cela pour riposter. Je profitai un dernier moment de cette énergie combattive avant d’utiliser la moitié de mes forces pour rassembler celle-ci dans mes bras, repoussant brutalement l’épée et le fourreau qui me barraient le passage.
    J’eus le temps de me faufiler de quelques centimètres sur le côté, reprenant mon souffle qui se faisait plus difficile en souriant. Cela faisait longtemps que je n’avais pas souris ainsi.
    Il était maintenant évident que les combats m’avaient terriblement manqués au point de me rendre légèrement masochiste et suicidaire.
    Je me tournai alors vers l’amiral, me mettant toujours sur la défensive au cas où cela serait nécessaire, souriant alors en prenant la parole :

    -Impressionnante vitesse et force de frappe...Même pour quelqu’un qui a été habituée à la plus grande des vitesses pendant plusieurs années , je dois dire que je n’ai croisé pas plus de deux hommes sur les mers capables d’aller si rapidement ; j’ai eu peine à vous suivre durant les premiers instants je dois l’avouer.




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Riku Kaisuki
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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Dim 25 Mai - 10:19



Pour le moment, les assauts du commandant étaient principalement destinés à étudier en profondeur le potentiel de la jeune femme ainsi que de déterminer ses limites actuelles dans toutes les facultés destinées au combat quelles qu’elles étaient ; vivacité des membres, acuité visuelle,  réflexes, stratégie, résistance… Il devait tout éprouver, jusqu’à pousser sa partenaire d’entraînement à bout pour la forcer à dépasser ses limites. Il le savait déjà, cela lui prendrait un peu plus que la soirée pour lui apprendre les bases de l’art de tuer. Mais pour y parvenir, il devrait faire intervenir Cael, et ça dans un premier temps, c’était impossible à envisager. Cael était certes le plus fort des deux – enfin en tout cas celui qui exploitait au mieux la combinaison de leur pouvoir avec leur art du sabre. Mais il avait la fâcheuse tendance à y aller un peu trop fort, même avec un disciple, et cela avait souvent pour conséquence que la pauvre victime du jour s’enfuyait en appelant sa maman parce que la personnalité sombre de Riku avait décidé de mettre sa touche personnelle aux assauts, mettant souvent la vie du pauvre apprenti en jeu alors que celui-ci parvenait à peine à bloquer des assauts loin d’être à pleine vitesse. C’était principalement pour cette raison que pour le moment, il resterait lui-même et ne ferait pas appel à l’autre lui, qui observait avec tout autant d’intérêt d’ailleurs les mouvements de la pirate, qui semblait particulièrement concentrée, calme, cherchant à identifier les déplacement de son adversaire qui sautait un peu partout autour d’elle en tentant de trouver le bon point d’assaut pour l’amener à se défendre. Le commandant ne savait pas comment utiliser le haki, aussi il ne put l’identifier alors qu’Erza faisait appel,  il poursuivit donc son attaque  en espérant qu’elle ait suffisamment de capacités pour ne pas se la prendre et riposter.

Elle rouvrit alors soudainement les yeux, dévoilant une teinte cramoisie qu’ils n’avaient pas auparavant, et alors qu’il sautait en l’air pour son attaque tournante, elle resta immobile , lui faisant face, désirant apparemment tester la force de frappe de son opposant. Très bien… Elle aurait du mal à rester debout. Elle croisa ses lames devant elle et se mit en position pour encaisser le choc de manière optimale, et se prit alors de plein fouet le sabre, puis le fourreau, s’affaissant légèrement alors que ses pieds s’enfonçaient dans la boue humide, puis le rebelle poussa sur son pied pour repartir en arrière, en garde et prêt à contre attaquer en cas de surprise. Elle fit de même et reprit place en se faufilant sur le côté. Elle semblait apprécier ce choc qu’elle venait d’encaisser, un peu comme si de parvenir à une telle chose la stimulait ; intéressant, elle était du genre à aimer accomplir des petits exploits pour se convaincre de sa force. Riku  ne put s’empêcher de rire à ce qu’elle lui dit alors qu’elle  s’était remise debout, puis répondit finalement :
 
«  Vous pensez sincèrement qu’il s’agit là de ma vitesse maximale et que je suis incapable de vous surprendre ?  »
 
Aussitôt dit, aussitôt fait. Le commandant utilisa sa technique de déplacement spéciale : rain walk. En utilisant l’humidité ambiante, il était capable en un instant de se déplacer d’un point à l’autre en se transformant en gouttelettes fines d’eau, puis de se reformer à l’endroit désiré. Il fit exprès de se déplacer ainsi plusieurs fois, passant parfois juste devant le visage de la jeune femme pour lui prouver qu’il avait largement de quoi la piéger. Pour la force de frappe, il en avait en stock si c’était ce qu’elle voulait… Il utilisa de nouveau un déplacement aquatique, mais cette fois-ci, il s’élança dans le dos de son adversaire, et attendit qu’il réagisse à sa présence. Il fallait qu’elle tente de le parer, et elle ne se laisserait pas frapper ainsi. Il concentra de l’eau juste sur son coude en formant une bulle de plus en plus compacte, augmentant le flux et le reflux de l’eau jusqu’à atteindre la vitesse d’un maelström de petite taille, puis une fois à son niveau, il fit exploser la bulle d’eau pour propulser son bras à toute vitesse sur son adversaire. Le choc produisit une colonne de fumée sans qu’il puisse savoir s’il l’avait eu ou  pas, il ne chercha alors pas à tenter de les retrouver, repartant en arrière.

Maintenant, c’’était le moment pour elle de passer à l’attaque. Il fallait qu’elle trouve quelque chose d’autre qu’une simple glissade pour s’en tirer cette fois. Riku pouvait utiliser son pouvoir, mais il l’avait déjà utilisé à deux reprises, et vu que son adversaire avait apparemment décidé de ne pas user du leur, il préférait donc combattre dans les mêmes conditions.  La démonstration c’était bien, mais un entraînement se devait d’être égalitaire. On traite toujours ses disciples avec respect, on les encourage, on les pousse vers le haut. On ne cherche pas à les annihiler juste pour montrer qu’on est le meilleur. Tels étaient les principes qui régissaient Justice, et il ne comptait pas en démordre, peu importe ce qu’en pensait le commun des mortels. L’ensemble des règles de l’organisation rebelle avait permis de sauver ses membres bon nombre de fois. Mais revenons au combat. Après avoir utilisé son river punch, le commandant posa sa main sur la garde de son épée, et fit alors une roulade vers l’avant pour lui placer un bon coup d’estoc en direction de sa gorge pour la déstabiliser. Une seconde sans pouvoir réagir, et l’autre était fini. Elle avait plutôt intérêt à être réactive la demoiselle….
 
 

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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Mar 27 Mai - 10:47


Une Lumière dans l'obscurité.

     



     

    « Vous pensez sincèrement qu’il s’agit là de ma vitesse maximale et que je suis incapable de vous surprendre ? »

    Alors il ne s’agissait pas de sa vitesse maximale ? Intéressant...Voyons de quoi peut être capable un détenteur du fruit de l’eau face à la vitesse de la lumière.
    Je gardais mon haki maintenu à faible taux sur la surface de ma pupille rougeâtre. Le commandant disparut alors soudainement. J’écarquillais les yeux en essayant de comprendre la tactique que celui-ci avait employée. Je le vis alors quelques instants plus tard, face à moi en train de se reformer à partir d’eau et s’évaporer directement.
    Je concentrai au maximum le haki que j’étais capable de maitriser, tentant de le suivre du regard en sentant son énergie découler. A peine avais-je repéré un signe de présence que celui-ci c’était directement effacé.Je commençais alors à perdre patiente, n’arrivant pas tout à fait à garder le contrôle.Je serrai les dents, observant simplement en position de défense sans pouvoir réagir. Il me narguait clairement, me montrant en se reformant si près de moi qu’il pouvait m’attaquer à tout moment.

    Comment fait-il... ?! Il ne possède pas un fruit de rapidité alors comment peut il... ? Non attends...L’eau ? Est-ce qu’il utiliserait la fine quantité d’eau présente comme portail ? Ou bien il serait capable de réduire son corps à la taille d’une gouttelette ? Tout cela semble absurde !

    Pourtant je ne voyais pas d’autres possibilités. Cet ex-amiral doit avoir une maitrise quasi-parfaite de son fruit. Il fallait que je reprenne le dessus pour ne pas me laisser dépasser par les évènements. Je me rendis alors compte que je ne détectais plus aucun mouvement depuis plus de cinq secondes. J’observai rapidement autour de moi et me retournai brutalement en sentant une forte pression se créant dans mon dos. Que préparait-il ?
    Je vis alors le commandant s’élancer vers moi avec une détermination des plus fortes. Je sentais qu’il me faudrait plus qu’un coup de katana pour me sortir de la situation qui arrivait.
    Il propulsa alors son attaque en ma direction. Je sentais comme l’effet d’un typhon qui m’arrivait de face. Compacte mais puissant, cette chose pourrait me déchiqueter très facilement. Je respirais plus difficilement, je n’avais pas beaucoup de temps, il fallait réagir immédiatement. Parer ? Contre-attaquer ? Éviter ? Que devais-je faire dans ce genre de situations ? La lucidité n’était pas toujours à mon meilleur niveau et je restai immobile face à cette masse qui se dirigeait à toute vitesse vers moi.

    Je n’y arrive pas...mon corps ne veut pas bouger...

    C’est alors qu’au dernier moment je décidai enfin à dresser mes lames, prenant un fort appui contre le sol avant de les croiser rapidement avec force en l’air comme pour découper un corps humain, créant ainsi une onde de choc croisée qui vint percuter l’attaque aqueuse, tentant de rivaliser sa force contre la vitesse et la puissance de l’eau.
    Cette seconde de résistance permis de faire tourner à plusieurs reprises mes lames dans l’air , créant ainsi de nombreuses petites ondes de chocs qui venaient s’accumuler pour créer une sorte de bouclier. Cela me laisserait une seconde pour affaiblir l’attaque et tenter de la détruire.

    Je tins alors mes lames tournées vers le bas , les retournant du côté tranchant en sentant alors le reste de l’attaque percuter en plein fouet mes lames , me faisant reculer sur quelques mètres avant de disparaître , découpée par mes katanas.
    Je repris mon souffle, mes bras tremblotant par l’effort qu’avaient fournis mes muscles.
    Cela faisait effectivement longtemps que je n’avais pas combattu. Heureusement pour moi mon adversaire avait fait de ce combat quelque chose d’amical, sinon il aurait été fort probable que je sois déjà dans un état pitoyable.
    J’avais du mal à rester tout à fait réactive, sortant à peine du nuage de fumée qui s’était dégagé de l’attaque de l’ex-amiral. Je remarquai alors celui-ci qui se tenait dangereusement près de moi et en instant sa lame fila alors en direction de ma gorge

    Il n’a pas quand même pas l’intention de me tuer ?

    Un regard d’effroi traversa mon visage. Le temps que je pare son attaque avec l’un de mes katana avec le plus de réflexe possible, il était possible que je n’arrive pas à temps à éviter son coup. Je repoussai de toutes mes forces son katana hors de ma gorge, sentant celui-ci m’effleurer néanmoins la peau. Je reculai immédiatement, faisant deux bonds en arrière en sentant un léger filet de sang couler le long de mon cou et descendre sur ma poitrine.
    Je soupirai alors et regarda le commandant, un léger sourire défaitiste en coin :


    -Je suis encore plus faible que je l’imaginais...finalement mes deux années d’entrainement laissent encore une année lumière entre votre habilité au combat, votre maitrise et la mienne.
    Je suis restée sans rien faire face à votre attaque, comme s’il s’agissait de la première fois qu’une balle se dirigeait face à moi, c’est vraiment pitoyable.


    Puis je restai silencieuse, relâchant mes muscles un à un en reprenant mes esprits.
    Je ne sentais même plus mon sang s’écouler goutte à goutte de la légère plaie de ma gorge.
    Je décidai alors de ne pas abandonner, reprenant mes katanas en les tenants fermement au creux de ma main. Je murmurai :

    -Laissez vous juste faire...Ce serait gentil de ne pas me transpercer.

    Je m’élançai alors rapidement, une lueur de colère s’animant dans mes yeux. Une fois à la hauteur de l’ex-amiral, je rassemblai mes lames pour n’en former qu’une, me concentrant sur le cœur de mon opposant en sachant pertinemment ce qui allait se passer.
    Je tentai alors de transpercer celui-ci à l’aide de mes katanas, regardant alors ensuite simplement son corps se reformer de l’eau dont il était constitué. Je souris alors, me tenant à moins de dix centimètres de son visage, lâchant mes deux katanas au sol avant de murmurer:

    -C’est si simple...une erreur et votre pouvoir vous protégera de lui-même. Et encore mieux...à cette portée, il vous suffirait de remonter votre sabre et de le planter dans ma poitrine et la partie sera terminée pour moi.

    Je ne savais pas d’où se sentiment d’injustice provenait mais une vive colère s’empara de moi, montant au plus profond de moi comme un cri. Mon regard colérique se posa alors sur celui du commandant et je finis par crier d’une voix reflétant une certaine rage, ma main agrippant violemment le col du commandant :

    -Comment est-ce que je suis censée me défendre et protéger ceux que j’aime avec un corps aussi faible ?! Vous ne connaissez rien en la peur de mourir !! Moins de dix personnes sur les mers seraient capables de toucher un logia ! Qu’est ce que je suis censée faire !? Il suffit d’une balle perdue pour faire basculer le cours de ma vie !
    Peu importe le nombre de personnes qui essayeront de m’enseigner comment me comporter en combat, si vous êtes tous intouchables, comment pouvez vous me comprendre ? COMMENT ?!!

    Le dernier mot que je prononçai résonna encore quelques instants dans ma gorge et je me repris alors petit à petit en étant tout à coup silencieuse, le souffle court et désordonné. Ma main se mit à trembler, lâchant alors l’habit du commandant pour retomber près de mon corps. Je ne savais pas réellement pourquoi j’avais haussé la voix ainsi contre cet homme qui n’avait fait que m’aider depuis mon arrivée dans ce pays nocturne.
    J’avalai ma salive, baissant le regard en ne sachant plus quoi faire après avoir parlé de la sorte. Toutes sortes d’idées et de pensées confuses venaient m’envahir l’esprit , je n’arrivai à discerner aucun raisonnement logique de tout cela , aucune parole qui pourrait me rassurer devant cette nouvelle peur de combattre.




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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Mer 4 Juin - 10:49

La jeune femme semblait totalement perdue face à l’attaque de son adversaire. Elle cherchait probablement intérieurement comment réagir face à cet assaut surpuissant ; elle resta de longues secondes immobile, prête à recevoir le coup de poing de plein fouet alors qu’il se rapprochait dangereusement d’elle. Intérieurement, Cael Jubilait, il se disait qu’il allait assister à un magnifique spectacle ensanglanté, mais finalement, Erza finit par réagir au grand soulagement du jeune commandant, plaçant comme elle put ses deux lames devant elle pour parer l’attaque de son opposant. Le choc fut terrible, et Riku sentit tous les efforts que la jeune femme avait déployé pour résister au mieux au choc. Au final, il y eut un grand nuage de fumée, et elle avait reculé de plusieurs mètres. La suite fut cet estoc que tenta de lui placer le justicier en visant clairement la gorge, testant sa réaction face à une envie de tuer. Un regard d’effroi se dessina sur le visage de la visée qui repoussa le sabre comme elle put, parvenant à éviter d’être tranchée au prix d’une légère entaille saignant à peine. Plutôt pas mal ! Il reprit sa position un peu plus loin prêt à parer un assaut éventuel de son adversaire de la nuit, mais celle-ci affichait un air totalement dépité, apparemment particulièrement atteinte dans son moral par cette blessure qu’elle avait subi. Elle prit la parole un instant, la voix tremblante, se dévaluant à nouveau en constatant la différence de force qu’il y avait entre elle et lui malgré son entraînement, qu’il voulait bien croire acharné, de ces deux dernières années. Elle resta ensuite immobile et silencieuse un long moment, se relâchant complètement avant de reprendre la parole. Elle voulait qu’il se laisse faire ? Soit. Il devait écouter tout ce qu’elle avait à dire pour mieux la cerner et gérer au mieux son entraînement. Son regard afficha alors une toute autre expression, pleine de colère. Elle se jeta sur lui, et planta ses deux lames là où aurait dû se trouver le cœur du commandant. Evidemment protégé par son pouvoir, il ne subit aucun dégât, et finalement elle put retirer ses lames, dévoilant un trou d’eau qui se referma pour permettre au corps de Riku de retrouver son intégrité. Mais elle n’en avait pas fini… Elle saisit le jeune homme par le col de sa veste et se mit à hurler tout ce qu’elle avait sur le cœur, sur l’injustice de son pouvoir qui lui permettait de ne pas avoir la pression quant à sa propre vie, qu’il pouvait sauver bien plus facilement ces alliés, qu’il ne pouvait alors pas la comprendre à cause de cela. Lui resta silencieux, l’écoutant jusqu’au bout, avant qu’elle le relâche et baisse le regard en se reculant légèrement.


Le cœur serré, il comprenait en fait parfaitement ce qu’elle pouvait ressentir. Il s’agenouilla devant elle pour qu’elle puisse voir son visage, et retira alors le bandeau qui dissimulait l’œil qu’il avait perdu, dévoilant un orbite vide. Il soupira un moment avant de prendre la parole :

« Au contraire Erza… Le fait d’être « intouchable » comme vous le dites m’amène à prendre plus de risques que vous ne pouvez l’imaginer. Parce que j’ai ce pouvoir, mes responsabilités sont plus grandes encore. Je suis un bouclier pour chacun de mes hommes, je suis toujours à l’avant dans les batailles, j’encaisse pour eux, pour ne pas qu’ils meurent. Parce que rien ne compte plus pour moi que la vie de mes proches et de mes hommes. Et cette blessure… Je l’ai reçue en remplissant ce devoir, en sauvant ma subordonnée et meilleure amie. Oui, des personnes capables de me toucher au corps à corps ne sont pas bien nombreuses sur les mers, mais les armes en granit marin sont nombreuses, et de plus en plus répandues avec la nomination du nouvel amiral en chef. Il me hait, il me poursuit de toutes ses forces. Et toutes ses unités d’élite portent des armes en granit marin qui n’ont qu’une seule fonction : tuer les êtres comme moi. Dans ces conditions, avec toute cette pression qui pèse sur moi qui ne suis qu’un seul homme, croyez-vous réellement que je ne peux pas comprendre votre souffrance ? Ce n’est pas pour rien que je cherche à vous aider. Je veux vous éviter d’avoir à subir ce que j’ai subi pour les gens que j’aime. Je ne vous oblige à rien mais… Sachez que je vous comprends réellement. »

Finalement, il rengaina son sabre, et l’aida à se relever en l’invitant à ranger ses armes elle aussi. Elle n’était plus en état mentalement de combattre. Elle aurait besoin d’une nuit de sommeil pour se détendre, se reposer pleinement, et prendre le temps de réfléchir aux mots du commandant en chef. Il rajusta sa veste, tendit sa cape à Erza, et reprit la parole :

« Je suggère que nous en restions là pour le combat ce soir. Je vais vous montrer votre chambre.. Vous pourrez y passer une nuit tranquille. »

Il avait dit cela avec son sourire habituel, abandonnant l’expression triste qu’il avait affiché en lui racontant l’épisode de sa blessure. A dire vrai, cela lui était arrivé parce qu’il avait été stupide, qu’il s’était jeté sans réfléchir devant Rika pour ne pas qu’elle soit blessée par cette hache en granit marin. C’était triste à dire, mais il avait honte de ce souvenir, même si l’idée que grâce à son sacrifice sa subordonnée était toujours vivante lui permettait de se rassurer. Mais pour l’aider à se détendre, il se devait de reprendre son calme et sa douceur habituelle. Il la guida donc dans le chemin à travers la forêt sombre, revenant ainsi au quartier général. Il ne s’était pas rendu compte, mais deux heures s’étaient écoulées depuis qu’ils étaient partis dans la clairière où le commandant aimait méditer. Les rumeurs qu’on pouvait entendre un peu plus tôt s’étaient tues avec le couvre-feu, la plupart des soldats étant partis se reposer. Seuls quelques gardes étaient en poste, et ouvrirent la porte sans dire un mot alors que leur supérieur rentrait à des heures pas possibles comme d’habitude. Ils retournèrent dans le bureau du commandant, qui referma la porte derrière lui, et l’invita à le suivre dans la pièce attenante. Il poussa la porte en chêne, dévoilant une chambre spacieuse, légèrement bordélique – il y dormait assez peu à cause de ses obligations – au centre de laquelle un grand lit dont les draps couleur cuivre étaient particulièrement soyeux, le tout posé avec d’énormes coussins et un matelas bien moelleux. Tout pour garantir une bonne nuit. De l’autre côté de la pièce, on pouvait apercevoir une autre porte.

« Voilà, le grand lit est à votre disposition. De l’autre côté-là-bas derrière la porte, vous avez ma salle de bains privative. Vous pouvez l’utiliser si vous le souhaitez. Reposez-vous bien Erza. Oubliez cette nuit toute cette pression, essayez de ne penser qu’à vous et à votre repos pendant votre sommeil. Si vous avez besoin de quelque chose, je suis à côté. »

Il lui sourit une dernière fois, puis retourna dans son bureau, pour remplir les paperasses qu’on lui avait déposées entre temps et lire les derniers rapports. Il espéra qu’elle arriverait à se reposer ainsi….



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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Dim 15 Juin - 11:18


Une Lumière dans l'obscurité.




    Mon regard restait fixé sur le sol, je ne disais plus un mot, sentant ce déversement de tristesse à l’intérieur de mon corps. Le commandant s’agenouilla alors , mon regard se posa naturellement sur le sien. Je n’avais pas réalisée jusque là qu’il portait un bandeau sur un de ses yeux. Cela signifiait...qu’il avait déjà subit des dommages ?
    Il retira le bandeau, laissant entrevoir l’espace vide où devait se situer son œil. Je me retins pour ne pas afficher une expression particulière, restant neutre. Je créai instantanément une barrière pour stopper mes sentiments. Une partie de moi pouvait être totalement abattue par ce spectacle. J’avais appris à me fermer ainsi et c’est cela qui me ramena à la raison.
    C’est vrai, chacun risque sa vie dans un combat. Si quelqu’un est blessé durant un affrontement, il fallait vivre avec son handicap et continuer malgré la douleur pour conserver nos ambitions et nos rêves. S’il fallait mourir au combat pour atteindre ses objectifs, moi et cet homme serions prêts à le faire sans hésitation.
    Alors, tout en écoutant ce discours qu’il me faisait, je me réfractais de plus en plus, regrettant de m’être ainsi acharnée sur lui. Lui aussi courrait énormément de risque. C’était égoïste de penser que j’étais la seule dans cette situation. Simplement...simplement je ne m’étais jamais souciée du granit marin lorsque je vivais en tant que Logia. En ce début de Grandline où j’avais mis le pied il y a trois ans, je savais qu’il serait fort probable qu’une de ses balles ou un de ses sabres particulier se tourne vers moi. Mais il était évident qu’avec la Purge des pirates et cet homme...les logias sont devenus une réelle tache pour la Marine. Leur extermination devait être par conséquent un choix stratégique et urgent.

    Je me rendis alors compte que durant tout ce temps je n’avais pas ouvert la bouche, voyant l’ex amiral se déplacer sans tout à fait le regarder. Il rangeait son arme, faisant de même avec les miennes tombées au sol. Je repris alors conscience lorsqu’il me tendit la cape et qu’il se remit à parler :

    Je suggère que nous en restions là pour le combat ce soir. Je vais vous montrer votre chambre.. Vous pourrez y passer une nuit tranquille.


    Je bégayai d’une voix presque inaudible en me recouvrant, les yeux perdus dans mes pensées

    - O...Oui..Merci


    Je suivis ensuite celui-ci à travers la clairière que nous quittâmes rapidement, rejoignant alors la base des justiciers. Tout était devenu plus calme, presque endormi. Mes yeux commençaient à se relâcher doucement, la pression des dernières heures et des derniers jours retombant subitement. J’observais alors la chambre du commandant, souriant légèrement en la trouvant tout à fait accueillante. Je ressentais toujours une part de gène à l’idée de dormir dans son lit et utiliser ce qui fait parti de son quotidien ainsi.
    Je répondis ensuite à son dernier sourire en me forçant légèrement avant de regarder celui-ci refermer la porte qui donnait sur sa chambre. J’attendis quelques instants et me dirigeais avec curiosité vers la deuxième porte qui menait à la salle de bain.

    J’entrouvris celle-ci, la bouche légèrement entrouverte face à une salle de bain si spacieuse et impeccable au niveau de l’hygiène. Elle était réellement...très attirante, d’autant plus qu’une large baignoire faisait partie de celle-ci.
    Je ne pus résister à l’envie de me relaxer un peu et mis de côté le côté intrusif de ma présence, entrant à l’intérieure en retirant mes vêtements un à un, les laissant retomber silencieusement contre le carrelage doré. Un grand miroir se situait face à moi, au dessus d’un lavabo simple
    Je regardais mon corps alors pour la première fois depuis longtemps. Je voyais tout d’abord mes cotes se dessiner très légèrement.

    J’ai encore maigrie..

    Mon corps paraissait plus frêle qu’autrefois. Mes muscles fins se dessinaient maintenant parfaitement. Mon regard s’attarda alors sur la blessure superficielle infligée par la lame de l’ex-amiral. Je la désinfectai alors rapidement en me mordillant légèrement la lèvre inférieure, ne gémissant pas sous la brulure.
    Je fis alors couler de l’eau chaude dans le bain, ajoutant un produit moussant en préparant une serviette blanche à côté de celui-ci. Je profitai du temps de remplissage pour passer mes doigts lentement contre mes cicatrices. Celle sur la clavicule, puis près de l’estomac et enfin contre mon épaule. Les dents du dinosaure m’avaient laissé un petit souvenir lors de notre passage à Little Garden. Je pensais qu’elles disparaitraient, mais celles-ci semblaient tenaces.
    Je soupirais en souriant tristement face à cette vue :

    Et bien, quel corps féminin...enfin, il est encore tout à fait convenable pour la gente masculine mais je ne peux m’empêcher de trouver toutes ces cicatrices...immondes.

    Je sortis alors de cette observation sur mon corps et me glissai doucement dans l’eau chaude et douce du bain. Je souris alors largement, poussant un long soupir de soulagement. Cette sensation de bien être se faisait de plus en plus rare. Mon corps nu disparut rapidement sous les bulles de mousses. Je laissai mon corps se décontracter, fermant doucement les yeux en m’appuyant sur les rebords de la baignoire.
    Toutes les pensées qui m’envahissaient s’évanouissaient et petit à petit, tout semblait avoir disparut. Pour une fois je sentais une forme de sécurité s’installer en moi. Je me sentais en confiance ici, je savais que je ne risquais absolument rien dans cette pièce. Dans quelques minutes j’aurais également le privilège unique de pouvoir dormir sur mes deux oreilles sans être réveillée par un coup de feu ou un cauchemar.
    Je profitai d’avoir ce temps de repos pour prendre soin de mon corps, nettoyant celui-ci avec attention et retirant toutes les impuretés apparentes qui me gênaient la vue.
    Mes mains remontèrent ensuite vers mes cheveux, appliquant les produits nécessaires pour leur rendre leur aspect brillant naturel qui reflétait la rare couleur de ma chevelure. Je passais un peigne entre mes mèches fines, soulagée de me sentir ainsi mieux et bien plus propre que les derniers jours.

    Je profitai encore de longues minutes de cette eau apaisante qui réchauffait mon corps glacé par la faiblesse et la fatigue. Mes muscles se détendaient eux aussi, la douleur s’atténuait elle aussi au fur et à mesure. Je finis par me relever doucement et sorti petit à petit de la baignoire, m’entourant d’une serviette avant de me sécher avec douceur. J’enfilai ensuite une nuisette et de nouveaux sous vêtements avant de me glisser dans les draps tiédis avec un sourire. Alors que je m’apprêtai à dormir, je me levai en sursaut et me dirigeai vers l’autre porte, l’entrouvrant en apercevant l’ex-amiral. J’entrai dans la salle où il travaillait sans me préoccuper de ma tenue légère. Je souris naturellement alors et dis alors :

    - Je voulais juste vous souhaiter une bonne nuit...et heum...si vous voulez vous reposer vous n’aurez qu’à me réveiller pour que je vous cède la place, je n’y verrais aucun inconvénient. Ou bien vous me poussez légèrement pour dormir à mes côtés mais je n’aimerais pas vous mettre mal à l’aise ainsi et que vous pensiez que j’ai de mauvaises intentions...Donc...Enfin ! Passez une bonne nuit...

    Et je refermai ensuite la porte derrière moi en retournant me faufiler sous les draps de ce lit. Il était si confortable qu’il était hors de question que je me lève à nouveau durant la prochaine heure, quitte à me faire tuer pendant mon sommeil.
    Je fermai doucement les yeux, sentant la fatigue me gagner rapidement. Je ne m’étais jamais endormie si rapidement. Mon souffle s’était fait régulier et mon rythme cardiaque également.
    Un sourire aux lèvres je m’emmitouflais dans ces draps en appréciant cette sérénité tant désirée.

    ...


    " ne t'inquiète pas ... La mort, ce n'est pas trop mon truc."


    Je sentis Rio me prendre tout contre lui, ses bras passant autour de ma taille alors qu’il me chuchotait ces mots à l’oreille. Je me revoyais encore tremblotante, faible et submergée par la peur que je puisse perdre la personne que j’aimais plus que tout au monde devant mes yeux. Je souris et remuai doucement dans les draps blancs, ouvrant les yeux avec douceur en chuchotant :

    - Rio... ?


    Je semblais l’apercevoir à mes côtés comme à mon réveil à l’hôpital lors de notre première rencontre à Las Camps. Il veillait sur moi avec son regard violacé et son sourire doux aux coins des lèvres. Son image flotta quelques instants et devint pareil à la brume, se dissipant à la manière d’une illusion. Je tendais la main vers celui-ci en tentant de l’agripper, prononçant d’une voix précipitée :

    -Ne pars pas !


    Puis je me réveillai tout à fait, me redressant dans le lit, me rendant compte que je divaguais à moitié. Mes genoux se resserrèrent contre ma poitrine et mes bras vinrent les entourer. Je basculais doucement comme pour me bercer, me demandant alors où était le commandant en restant sagement ainsi entre les draps, le regard pensif

    Je deviens peu à peu obsédée à l’idée de revoir Rio...Je pourrai sombrer dans la folie ainsi, ou pire..M’enfermer dans un monde de rêve où il serait toujours à mes côtés.



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Riku Kaisuki
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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Mer 18 Juin - 11:53

Le discours du jeune homme semblait avoir fait son effet puisque la jeune femme s’était calmée depuis qu’ils avaient quitté la clairière. Un calme presque inquiétant, puisque sa colère avait laissé place à une neutralité parfaite, ce genre de masque qu’une personne affiche pour donner le change à l’autre alors que tout va mal au fond d’elle-même. Oui la vision de l’orbite vide du commandant avait du la troubler, mais elle le cachait très bien. Elle avait très certainement appris à fermer son cœur pour ne pas avoir à subir les conséquences que pourraient avoir sur son jugement des sentiments un peu trop présents, ce genre de sentiments qui peuvent vous faire commettre les pires bêtises au monde, la première étant de mettre constamment vôtre vie en danger. Ce genre de sentiments qui vous font perdre toute réflexion et peuvent vous faire vous soumettre aux pires chantages par pure envie de les voit satisfaits ou protégés tout simplement. Mais pour arriver à afficher ce masque de manière aussi parfaite, aussi calculée, sans afficher la moindre once de sentiment, ça c’était la preuve que la jeune pirate avait traversé des épreuves que n’osait imaginer le commandant. En arriver à un tel état d’enferment de son cœur était la preuve que ce dernier avait subi bien trop de problèmes, bien trop de trahisons, de douleur pour en être encore souillé. Dans un sens, pouvoir se fermer ainsi était libératoire, dans un autre, se fermer complètement à ce que dit son cœur pouvait être une idée terrible, puisque l’on n’était dès lors plus qu’un cadavre errant sur Terre misérablement, un fantôme sans autre but dans la vie que de pouvoir continuer à marcher et se morfondre. Sauf que Riku le sentait, il y avait toujours une flamme pleine de détermination qui brûlait dans un recoin de l’âme d’Erza, et il apprendrait à le réveiller, à rappeler à sa disciple improviser qu’elle était une combattante talentueuse, et lui redonner l’envie de parcourir les mers pour retrouver ses camarades et vivre avec eux de nouveau.

Bien évidemment, sa réponse quand le jeune homme lui proposa de la suivre fut prononcée timidement, d’une voix presque inaudible, et le commandant soupira en signe de reddition devant le caractère de la jeune femme avant de la guider à travers la jungle. IL n’était pas complètement à l’aise de la laisser dormir dans ses propres quartiers, il avait tout de même honte du désordre qui y régnait, mais la pirate ne semblait pas gênée outre mesure vis-à-vis de ce capharnaüm, apparemment plus embêtée par le fait qu’on lui accorde le droit de dormir dans la chambre du jeune homme, qui lui se contentait de sourire largement chaque fois qu’elle affichait son expression embarrassée. Finalement, il prit congé d’elle et s’installa à son bureau, s’emparant d’un grand tampon pour accomplir ses tâches administratives comme tous les soirs. Il y avait là tout une pile de documents en tous genres : rapports de mission, rapports des espions, journaux, photographies… Il était le seul à avoir accès à la bibliothèque contenant chaque dossier qu’ils avaient traité, aussi il devait les approuver et les valider lui-même une par une. Un travail long et fastidieux, mais qui avait le mérite de l’occuper les soirs où il n’avait rien à faire.  Même si le fait de travailler à proximité d’une jeune femme – qu’il avait entendu se diriger vers la salle de bains – perturbait quelque peu sa concentration, des images peu avouables traversant son esprit, qu’il essaya d’effacer bien vite en tamponnant maladroitement plusieurs dossiers qu’il envoyait dans des cartons sans regarder. Il le savait au fond de lui, son cœur appartenait toujours à Boa, mais le fait d’être privé de la femme qu’il aimait si longtemps, de se retrouver si soudainement en compagnie d’une jolie femme le rendait nerveux. Pas qu’il pensait faire quoi que ce soit avec elle, mais simplement qu’il ne pouvait s’empêcher d’être troublé. Il y avait bien longtemps qu’en dehors de Rika, une femme ne s’était pas aventurée dans le bureau du commandant à part pour délivrer un message. Là, elle était à côté, nue, tandis que lui tentait péniblement de maintenir sa cadence de travail. Bordel, il n’était pas du genre à tromper sa femme, il l’aimait, il voulait la retrouver, alors pourquoi était-il perturbé ainsi ? C’était un homme après tout, le fait qu’une femme nue ne soit pas loin de lui provoque des pensées peu avouables devait-il être honteux ? Dans son cas, il le pensait sincèrement et faisait ce qu’il pouvait pour se débarasser de ces pensées.

Sauf que bien évidemment, il y allait avoir quelque chose pour tuer ses efforts. Erza entra soudainement dans le  bureau, voulant souhaiter une bonne nuit à Riku, qui lui était restée bouche bée malgré lui. Elle avait profité du bain pour nettoyer complètement sa chevelure dont les teintes écarlates n’étaient pas sans rappeler celles  du soleil couchant. Vêtue d’une nuisette légère qui laissait apercevoir à travers les sous vêtements de la jeune femme, cette dernière ne semblait pas gênée outre mesure et afficha un grand sourire en lui indiquant que s’il souhait dormir il pourrait la pousser un peu pour s’installer dans le lit. Bon sang, il avait tout donné mentalement pour ne pas avoir de pensées malsaines et elle débarquait en tenue légère pour lui dire qu’il pouvait la rejoindre dans le lit ? Des invitations comme ça, beaucoup de ses hommes ne les auraient pas refusées s’ils avaient pu avoir. Mais Riku ne pouvait décemment accepter de dormir dans le même lit qu’une femme que la sienne. S’il devait dormir, il prendrait un sac de couchage et dormirait par terre, à côté du lit, tourné de l’autre côté pour être certain de ne pas s’accrocher à elle.  Ou de ne rien tenter de malheureux.  Soudain, une petite voix retentit, provenant de la chambre. Erza, elle parlait à quelqu’un ? Riku s’approcha discrètement, poussant très lentement la porte pour ne pas réveiller son hôte, et vit alors qu’elle sursauta, tendit le bras en hurlant à « Rio » de ne pas partir, se réveillant soudainement. Lui sa cacha derrière la porte pour pas donner l’impression qu’il avait de mauvaises intentions et attendit qu’elle reprenne sa respiration normale avant d’entrer dans la chambre. La jeune femme s’était repliée sur elle, les genoux contre sa poitrine, basculant d’un côté puis d’un autre, comme pour essayer de se bercer. Inquiet, plein de compassion, le commandant vint s’asseoir au bord du lit, et posa doucement sa main sur l’épaule accessible de la jeune femme pour qu’elle remarque sa présence, attendant qu’elle se tourne vers lui avec son sourire habituel qui se voulait réconfortant.

« Je vous ai entendu parler dans votre sommeil… Rio, il vous manque donc tant ? Il est probablement le membre de votre équipage le plus insaisissable… Nous avons eu énormément de mal à récupérer des informations à son sujet, et encore, pour la plupart des rumeurs. Je doute que la marine soit plus avancée que nous. Gardez foi Erza. Quelque part dans ce vaste monde, je suis certain que votre vice-capitaine est à  vôtre recherche, qu’il est obsédé par l’idée de vous retrouver. Peut-être même vous trouvera-t-il avant que vous ne le retrouviez ? Ayez confiance en vos partenaires, vous en connaissez la force et la volonté. Ce sont des durs à cuire, ils ne mourront pas. »

Il déposa alors avec toute la douceur possible un baiser furtif sur son front avant de se reculer avec son sourire, s’emparant de son sac de couchage avant de l’installer à terre aux côtés du lit.

« Vous avez tout mon soutien Erza… Je suis là pour vos protéger. Dormez bien, demain  nous reprenons l’entraînement. Vous voulez devenir plus forte n’est-ce pas ? Cela se lit dans votre regad. N’hésitez pas à me réveiller, j’ai le sommeil assez lourd. Bonne nuit ! »

Et sans plus attendre, il ferma les yeux, sombrant dans les bras de Morphée.


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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Dim 22 Juin - 12:18


Une Lumière dans l'obscurité.




    Mes yeux à nouveaux clos, je laissais basculer mon corps doucement en m’apaisant peu à peu, tentant d’effacer le visage de mon vice capitaine de ma mémoire. Je restais néanmoins crispée, enfermée dans ma bulle durant quelques instants qui me semblaient des minutes.
    Je sentis tout à coup une main se poser contre mon épaule. J’ouvris brutalement mes yeux avec un léger sursaut de stupeur, ma respiration et mon cœur battant la chamade tout à coup.

    Je repris mon calme en apercevant le commandant, me souriant doucement pour me mettre à l’aise, comme à son habitude. J’affichai un léger sourire pour lui signifier que tout allait bien.
    Je ne m’attendais pas à ce qu’il se mette alors à me parler de Rio et mon sourire s’effaça pour laisser place à ma souffrance qui prenait le dessus subitement, mon cœur percutant alors que l’ex amiral prononçait :

    ...Rio, il vous manque donc tant ?...


    J’avais une soudaine envie d’éclater en sanglots et de me réfugier contre lui mais je me contenais au maximum, ne laissant qu’apparaître des yeux embrumés face à cet homme.
    Cela devait paraître étrange, une capitaine brulant d’amour pour son second...Oui j’avais confiance en lui...bien sur...mais je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter pour lui.
    Peut être n’avait-il pas autant progressé que je l’imagine à présent mais au contraire, il se pourrait qu’il possède une force phénoménale bien loin de tout ce que je pouvais envisager.
    Il fallait lui faire confiance...juste lui faire confiance...éloigner le doute et les peurs. Rio était en vie, oui, c’était ce que je devais me répéter. Tout ira bien pour lui, tout ira bien...
    Mon regard abaissé contre les draps, je sentis une douceur infinie qui se matérialisait sur mon front et fut prise d’un rougissement incontrôlé en remarquant les lèvres de cet homme posées contre mon front. Cela ne dura qu’un instant mais mes yeux et mon expression bouche bée restaient figés. Je pouvais sentir toute la compassion et la protection que ce baiser apporter. Il ne s’agissait pas d’un sentiment amoureux, mais d’un sentiment d’apaisement qui se déversait en moi rapidement.

    J’écoutais ensuite Riku sans rien dire, décidant de l’appeler alors pas son prénom au lieu de l’identifier à son grade, restant immobile et silencieuse.
    Alors que je l’entendais me dire qu’il était là pour me protéger, les larmes ne purent s’empêcher de revenir se loger dans mes yeux petit à petit malgré toute ma contenance pour retenir celles-ci. Elles s’écoulèrent lentement le long de mes joues alors que ma bouche restait mi-ouverte, je tremblais doucement en me murmurant à moi-même :

    « Oui...je dois les protéger moi aussi... »


    J’attendis qu’il s’endorme à côté de son propre lit dans ce simple sac de couchage, profitant qu’il m’annonce qu’il avait le sommeil lourd pour fondre en sanglots, rapprochant d’autant plus mes genoux près de ma poitrine, laissant mes émotions se dégager enfin après m’être retenue si longtemps. Je pleurais sans cesse, ne cherchant pas de réconfort mais une libération à travers ces perles d’eau que je sentais si rarement s’écouler ainsi sur mon visage.
    Je me sentais si seule ici, nue et sans émotions depuis si longtemps. Jamais personne n’avait été là pour moi pendant ces trois dernières années et voilà que cet homme m’annonce qu’il était là pour me protéger alors que nous étions autrefois dans des camps opposés.
    Je ne pensais pas rencontrer quelqu’un comme lui sur les mers bleues au cours de ma recherche. Je me sentais confiante et je savais que je pourrais maintenant dormir sans me soucier de ce qu’il y avait autour de nous et sans me soucier de mes sombres pensées.
    Je sentais un vide dans mon esprit, un laisser aller agréable qui laissait place à mon inconscient. Mon regard fatigué par les larmes se posa ensuite sur Riku qui dormait profondément. Malgré tout je ne pouvais pas le laisser dormir ainsi au sol alors qu’il s’agissait de sa chambre. J’espérais tout de même que personne n’avait été alerté par mes sanglots et viendrait ici dans un mouvement d’urgence précipité. Je me sentais calme et épuisée, résistant tant bien que mal à l’appel de ce lit.Je ne pouvais le laisser là...je me le répéter incessamment.

    Je me levai alors doucement et malgré l’image étrange que cela pourrait donner, je le sortis du sac de couchage pour rassembler mes forces dans le bus de le mettre dans son lit. J’y parvins même si je ne pus le déposer avec autant de discrétion et de douceur que je l’aurais souhaité. Soulever un homme n’était pas une tache facile je dois dire, même si m’entrainer au combat me facilitait la tâche. Je réussis enfin à le glisser sous les draps et le faire allonger convenablement dans son lit, sa tête maintenant posée sur un des oreillers. Je pris un second oreiller à côté de lui et inversa ainsi nos places, éteignant les lumières qui nous entouraient avant de m’introduire dans le sac de couchage en laissant ma tête reposer contre l’oreiller moelleux du lit.Je souris, satisfaite et m’endormis ainsi avec rapidité, sur le ventre, ma tête logée entre mes bras croisés sur l’oreiller. Je ne fis ni rêve ni cauchemar cette nuit là, dormant simplement paisiblement sans me soucier de rien d’autre.

    Les heures défilèrent alors plus rapidement que je le pensai et je finis par ouvrir les yeux, me retrouvant face à cette atmosphère ténébreuse et réconfortante à la fois, une douce chaleur flottant dans la pièce qui dégageait un parfum matinale agréable. Je souris et restai immobile quelques instants avant de me relever, mes yeux s’habituant finalement au noir.
    J’aperçu alors le commandant sur le lit, son visage tourné sur le côté ainsi que l’ensemble de son corps. Il affichait un visage de petit enfant endormi mas tranquille. Je ne pus m’empêcher de sourire légèrement et de m’approcher curieusement. Je dégageai alors les mèches de cheveux qui tombaient doucement sur ses yeux et regardais son visage endormi en restant silencieuse, souriant d’autant plus avant d’ouvrir doucement la porte de la salle de bain , profitant qu’il soit encore endormi pour retirer ce qui constituait mon pyjama et me rhabiller convenablement , enfilant une robe de Yuen pour laisser mes vêtements de la veille sécher encore , les ayant nettoyés rapidement la veille.

    Je passai alors rapidement un coup de peigne dans mes cheveux écarlates, me regardant dans le miroir en effaçant toute trace apparente de larme qui aurait pu rester sur mon visage, passant de l’eau contre celui-ci avant de le sécher avec une petite serviette à côté du robinet, fermant les yeux en me sentant étrangement bien pour un matin.
    Je mis ensuite un peu d’ordre dans la salle de bain si Riku comptait l’utiliser et ouvris à nouveau la porte, ne m’attendant pas à assister au réveil de celui-ci qui se lever petit à petit du lit .Je ne savais pas s’il avait réalisé qu’il avait dormi dans celui-ci et dit d’une voix douce en chuchotant pour ne pas le brusquer :

    « Bonjour...J’espère que vous avez passé une bonne nuit. La salle de bain est à disposition si cela vous intéresse..Est-ce qu’il y aurait un endroit où je pourrais prendre un petit déjeuner ? Parce que j’aurais du mal à débuter un entrainement si je n’ai rien dans le ventre malheureusement.. »




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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Lun 23 Juin - 11:23

D’ordinaire, Riku n’avait pas le sommeil très lourd ; pour ainsi dire, il n’avait pas du tout de sommeil. Adepte du travail supplémentaire, il abattait des quantités titanesques de dossiers, de rapports, de transmissions secrètes avec des royaumes alliés… Il organisait et gérait l’expansion du message de son armée à travers le monde dans l’ombre de ses soldats qui se reposaient sans hésiter quand lui rechignait à perdre du temps à dormir. Il ne finissait par se reposer que quelques heures amplement suffisantes, la tête affalée au milieu de ses piles de dossiers immenses, rêvant de ses prochains travaux. Il avait encore de la marge… Il était difficile d’obtenir ne serait-ce qu’une aide financière ou l’asile pour ses hommes d’un royaume à l’heure actuelle. Peu de souverains étaient prêts à se mouiller pour soutenir une cause juste, préférant assurer leur propre sécurité et celle de leur pays avant de se rebeller contre le gouvernement. Bref, des lâches. Mais le commandant ne pouvait pas leur en vouloir dans le fond. Protéger son royaume était le devoir d’un roi. En aidant les membres de Justice, ils risquaient leur peau et celles d’innocents qui n’auraient rien eu à voir dans l’histoire. Et le groupe qui agissait dans l’ombre ne pouvait se permettre d’avoir trop de membres tant que leur cause ne serait pas plus soutenue. Parce que trop d’effectifs attireraient l’attention des autorités, déjà focalisée sur le fait de retrouver la trace de l’ex amiral traître, ennemi numéro du monde entier, plus recherché encore que les yonkou, qui étaient pourtant probablement bien plus forts que lui. Mais le fait d’agir à l’encontre du gouvernement et de ses pseudos idéaux de justice faisait de vous un ennemi mortel bien plus dangereux que le plus fort des pirates, le genre d’ennemi qu’il faut exécuter avant qu’il ne puisse répandre ses idées malsaines. Mais il était déjà trop tard, la graine germait peu à peu dans l’esprit des gens qui se taisaient, gardaient pour eux cet espoir grandissant de pouvoir un jour se lever, ne plus courber l’échine et assister chaque jour à des exécutions de « criminels » que la marine mettait en avant pour l’exemple, même quand il n’y avait pas eu crime. Certaines îles avaient été complètement vidées de leur population et rasées pour un pauvre chercheur qui avait eu le malheur de prononcer le mot ponéglyphes. Bref, tout dans le climat actuel était bon pour justifier de se taire et de vivre comme un bon citoyen lambda, un mouton endoctriné par une dictature et une propagande constante, qui tentait d’instiguer dans l’esprit des gens l’idée que quiconque s’opposant au gouvernement est le mal. Que le gouvernement est la divinité justicière qui de par son pouvoir et sa force écrasante pouvaient mettre fin à l’ère de la piraterie, et supprimer une fois pour toutes, tout brûler, effacer le mal à la racine, le réduire à néant par le massacre gratuit pour réduire en esclavage le monde entier, soumis par la force et la terreur et non la réelle justice. Et que dire des membres de l’organisation que les avis de recherches désignaient comme les terroristes les plus dangereux que la terre ait porté ? Parce que lui avait été capable d’infliger une blessure à leur tout puissant amiral en chef lors de sa fuite dans un duel épique ? Parce que son souhait le plus cher était de détruire le gouvernement actuel et de renverser l’ordre du monde, pour que les privilèges et les crimes qui s’en dégagent soient éradiqués ? Dans le discours de Riku, son organisation défendait les mêmes objectifs que le gouvernement annonçait chaque jour accomplir. Dans ses mots et sa considération des choses, il était bien plus humain. Lui voyait dans la justice l’équilibre, une vie simple pour tous, et même les riches. Tous ne peuvent pas avoir l’argent plein les poches, mais le fait de l’avoir ne devait donner aucun avantage particulier. Fini de considérer d’office les pirates comme des monstres. Fini de vivre dans la peur et la paranoïa omniprésente !

Toutes ces pensées pleines de détermination défilaient dans l’esprit du jeune homme qui dormait paisiblement, ce qui était particulièrement rare. Un sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’il se voyait combattre et vaincre un à un les auteurs de cette politique destructrice pour l’équilibre du monde et la vie de sa population, l’épée à la main, dans des combats dantesques et d’ultimes batailles où se jouait le destin du monde, il se détendait. Vivre au quotidien en sachant que la moindre attaque de la marine pouvait signifier sa mort parce que trop peu d’effectifs pour lutter contre les vice-amiraux qui avaient été déployés partout dans le monde pour mettre la main sur le groupe de terroristes n’était pas des plus faciles… Il avait une folle difficulté à fermer l’œil, voulant toujours se tenir prêt à se défendre, même s’il devait y aller de la manière la plus molle possible, il conservait sa méfiance naturelle. Jamais il ne lâcherait sa vie au premier assassin venu. Il la vendrait chèrement et emporterait autant d’hommes que possible dans la mort s’il devait lui-même succomber. Rika l’aurait probablement frappé s’il lui avait en face, mais il était prêt à donner sa vie et assumer seul la défense de l’île si la marine venait en masse, juste pour laisser ses camarades s’enfuir et mettre Boa en sécurité. La vie de sa femme comptait plus que tout ce qui était envisageable dans ce monde et même d’autres, aussi il refusait de la voir mise en danger. Il avait préparé déjà une unité d’élite prête à emmener la princesse serpent au moindre signe de danger. Cela serait-il suffisant ? Il l’ignorait. Mais au moins il avait fait le minimum possible pour se rassurer et espérer pour sa femme. Il faudrait qu’il la revoie à un moment… Qu’il aille la chercher pour qu’elle puisse fuir à ses côtés. Mais dans l’état actuel des choses, se rendre à Amazon Lily était le plus stupide des suicides. Oui, le sommeil du commandant, tout aussi paisible qu’il fut, était l’occasion pour lui de se concentrer pleinement sur les sujets qui l’interpellaient. Il réfléchissait ainsi longuement dans son sommeil pour élaborer de nouvelles tactiques, songer à de nouvelles missions, de nouveaux contacts… Bref, boulot, boulot, boulot…. Il avait du mal à laisser la place à autre chose…

D’ailleurs, il était tellement plongé dans sa réflexion qu’il ne sentit même pas Erza le déplacer dans le grand lit avant qu’elle prenne sa place dans le sac de couchage. S’il s’était réveillé, il aurait fait un scandale pas possible pour qu’elle reste dans le lit principal en tant qu’hôte, mais il était trop profondément endormi pour réagir. Les heures défilèrent ainsi sans qu’il ne fut réveillé par les déplacements de la jeune femme, et ce fut elle qui le réveilla d’une voix douce qui le fit frissonner malgré lui, et il ouvrit lentement les yeux, aveuglé un instant par la lumière du jour avant de les ouvrir complètement et de bailler longuement. Il cligna des yeux, les frotta pour être certain de voir et d’être bien réveillé alors qu’Erza lui demandait où elle pouvait déjeuner et lui expliquer que la salle de bains était libre. Il se rendit alors compte qu’il n’était plus dans le sac de couchage mais dans son propre lit. Elle l’avait déplacé ? Elle n’était pas possible…

« Bonjour… Vous n’étiez pas obligée de me déplacer vous savez… Je vous ai laissé ce lit de bon cœur… - il avait dit cela avec un sourire – pour le petit déjeuner, attendez moi, je vais me laver dans un premier temps, puis je vous montrerai. Les hommes auraient un peu de mal si vous y alliez seule. Ils sont méfiants que voulez-vous… »

Il se leva complètement pour sortir du lit, refit les draps, et attrapa un kimono léger en soie bleutée dans le dos duquel une scène représentant une hirondelle volant dans la pluie, et un hakama de la même couleur, puis entra dans la salle de bains. Il ôta ses habits, jetant un œil à son corps couverts de cicatrices de l’époque où il n’avait pas son pouvoir, riant malgré lui à ces souvenirs de ses premiers entraînements au sein de la marine, avant de se laisser couler doucement dans le bain chaud. Il prit quelques minutes pour profiter de l’eau et bien se rincer le corps, puis il se sécha rapidement, enfilant ensuite sa tenue pour rejoindre Erza qui l’attendait. Sans plus attendre, il l’invita à le suivre avec son sourire habituel, la guidant à travers le dédale de la base jusqu’à atteindre une grande salle dans laquelle plusieurs tables longues pouvant accueillir chacune dizaine de personnes étaient dressées, couvertes de tous les plats possibles pour un petit déjeuner. Il prit place sur la table qui lui était réservée, qui faisait face à toutes les autres, et montra la chaise à côté de lui pour indiquer à la jeune femme de prendre place à côté de lui. Il commença à manger, puis lui expliqua :

« Aujourd’hui, il n’y aura pas de combats. Nous passerons la journée à explorer l’île, et vous me raconterez vos expériences, tout ce qu’il vous est arrivé. Il n’y aura que de l’oral. Tout cela pour entraîner votre mental, renforcer votre volonté. En attendez, profitez de ce petit déjeuner Erza. »





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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Sam 28 Juin - 3:09


Une Lumière dans l'obscurité.




    Je savais que cela ne lui plairait pas forcément de savoir que je l’avais déplacé dans son lit mais je me contentai de sourire à sa remarque, hochant la tête alors qu’il m’annonçait occuper un temps la salle de bain avant de m’accompagner pour le petit déjeuner.
    Je restai alors à attendre dans la chambre, en profitant pour me laisser tomber contre les draps tiédis du lit qui venait d’être refait, pensant à ce qu’il venait de me dire.
    Les hommes sont méfiants...aurait-il peur que je me fasse attaqué ou insulter ou autre sympathiques choses ? Peu importe cela n’était pas si important. Et puis l’attente de ne devrait pas se faire sentir, mon corps s’habituant encore après ce doux réveil à reprendre de ses capacités motrices et de ses réflexes.

    Je restais regarder le plafond lumineux, l’esprit pensif comme à mon habitude, écoutant d’une oreille distraite le bruit de l’eau coulant dans la pièce voisine. Je me demandais alors quel genre de journée je m’apprêtais à débuter. Il était rare que je fasse autre chose que de la recherche d’informations. Finalement Riku finit par sortir de la salle de bain, revêtu d’un kimono simple de soie bleuté affichant un oiseau dans le dos, une hirondelle ?
    Symbole intéressant l’oiseau, très significatif, l’hirondelle elle était plus précise. Etait-ce le symbole d’une Liberté recherchée, de la couleur de leur unité ou encore de la rapidité et de la précision d’une lame ? Les interprétations pouvaient être diverses, mais peut être cherchais-je trop loin. Après tout il aime peut être simplement cet animal voilà tout...
    Je devais peut être relâché mon esprit d’analyse de temps à autre et me laisser simplement porter par l’instant présent. Cela était bien difficile pour quelqu’un possédant une personnalité telle que la mienne, réfléchir était une partie intégrante de ma journée, constante et qui ne disparaissait que sous l’effet d’une émotion forte.

    Le commandant finit par se faire mon guide jusqu’à cette salle où se déroulaient les repas et petits déjeuners. Il m’avança jusqu’à sa table privée et commença à manger.
    Il y avait tellement de nourriture par rapport à ce que l’on me proposait dans les auberges que je ne savais pas trop quoi prendre. Je finis par simplement prendre quelques viennoiseries avec du chocolat chaud, profitant pour une fois du plaisir de manger calmement et sans méfiance. Riku finit alors par prendre la parole, commençant à le couper alors qu’il m’annonçait que nous ne ferons pas de combats. J’eus un sursaut d’énervement bref :

    « Comment ça !!? Il n’y aura pas de.. »


    Puis je m’interrompis, évitant une colère dès le petit déjeuner et me contrôlant, prenant une grande inspiration avant de retrouver mon calme, ne comprenant vraiment pas en quoi cela était utile. Parler de mes expériences...quoi de mieux qu’entendre une pauvre enfant souffrante raconter sa petite vie de victime dans un discours pathétique et déprimant. Je détestais et adorais en même temps raconter mes expériences. Je me sentais écoutée et rassurée, je pouvais ressentir cette compassion qui m’entourait dans ces moments là, mais je détestais les personnes se plaignant de leurs malheurs. Certes j’ai l’impression d’avoir souffert énormément, mais certaines personnes ont probablement bien plus souffert que moi et ne s’en plaignent pas le moins du monde et au contraire, d’autres cherchent une voix pour écouter leurs petits évènement relevant de leur fatalité extrême dans un contexte de société banale et ennuyante. Ces personnes là me dégoutaient simplement et je n’étais pas une de leur oreille attentive à leurs petites querelles de coeur.
    Tout le monde pense mieux connaître la souffrance, mieux que quiconque, mais personne n’est dans notre esprit, personne ne peut comparer des sentiments intérieurs et je ne comprenais vraiment pas en quoi cela allait m’apporter quelque chose d’en parler à cet ex amiral semblant bien trop compatissant à mon goût.

    D’où me venait cet esprit ? Ne pas aimer que quelqu’un se préoccupe trop de moi, détester ces personnes aimables et secourables qui sont là pour les autres, ces personnes incarnant le bon samaritain. Peut être que finalement je me complais dans mon malheur qui sait.
    Je soupirai brièvement, évitant de réagir davantage à ce qu’il disait, ne disant alors plus un mot en finissant mon petit déjeuner avec peine. Une fois sorti de la salle, nous marchions dans un couloir, silencieusement.

    Nous finîmes par sortir de la base pour « visiter » ce royaume de la nuit. L’idée m’exaspérait, je n’avais pas que cela à faire, je voulais m’entrainer, combattre et non raconter ma vie.
    Mais je le suivais d’un pas nonchalant jusqu’à ce que nous soyons assez éloignés de la base. Cela faisait une vingtaine de minutes que nous marchions et je ne pus m’empêcher de dire ce que je retenais sur mon cœur avec une pointe d’amertume

    « Je ne comprends pas ! Pourquoi ? Pourquoi raconter tout ce qu’il m’est arrivé ? Je ne vois pas en quoi cela renforcerait mon mental ! Il n’y a rien à dire ! Vous n’avez à perdre votre temps, vous encombrer du passé d’une pauvre jeune femme qui semble refermer une souffrance, qu’est ce que cela change ? Vous avez déjà du rencontrer des regards qui reflétaient bien plus de souffrance, des regards qui implorent votre pitié et votre merci dans la misère qu’ils subissent. Pourquoi ? Vous ne m’apporterez rien. Qu’est ce que vous diriez ?
    « Oh... je vous plains mais ne vous inquiétez pas cela est derrière vous, il faut avancer vers votre futur et utiliser votre souffrance pour la transformer en force et surtout garder espoir » ? Je n’ai que faire de la compassion des personnes à mon égard. Je ne veux pas me dévoiler ainsi et compter ma vie comme si celle-ci était liée à la votre, je ne vois réellement pas l’intérêt. Chaque minute que je pers à compter mes malheurs auraient pu être celles où j’aurais pu retrouver mon équipage et être à leur côté, c’est tout ce qui m’importe. »


    Je n’avais rien d’autre à dire et le regardais alors pour que celui-ci me donne une explication valable et qui pourrait peut être me décider à parler de moi. Il faudrait qu’il soit particulièrement convainquant et éloquent pour me toucher et me forcer à ouvrir la porte de mon passé.




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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Dim 29 Juin - 4:32

Exactement comme il s’y attendait en annonçant cela, le commandant ne put que constater à quel point sa proposition pour leur entraînement du jour déplaisait à Erza. Elle avait commencé à prendre la parole pour protester, mais s’était finalement arrêtée là, reprenant son petit déjeuner en contenant la grogne en elle. Pendant ce temps, Riku pesait ses mots, réfléchissant à la manière d’aborder ce sujet avec elle et la convaincre que c’était une bonne idée pour l’aider à progresser, il songeait à Rika. Sa subordonnée, absente de la base, aurait probablement réagi de la même manière. Elle aurait insisté pour se battre, échanger des coups, pour qu’il lui apprenne à mieux réagir. Mais il y avait beaucoup de choses à comprendre avant de pouvoir aborder un mouvement. Erza ne connaissait pas encore ses limites, trop de choses en elle lui barraient le plein potentiel de ses capacités. Son cœur était aussi sombre que pur, et malgré cette aptitude qu’il pouvait déceler dans son comportement en combat, il voyait aussi toutes les hésitations qui la faisaient souffrir. Une chose était évidente. Quand ils seraient seuls, elle lui refuserait certainement toute conversation au sujet de son passé et s’emporterait en lui expliquant que sa pitié ne la mènerait nulle part, qu’elle avait besoin de force, pas de compassion. Elle avait besoin de comprendre l’utilité d’un tel entraînement, il pouvait le sentir, et comprendre ce sentiment. Mais un véritable entraînement se fait tant sur le plan spirituel que physique, connaître son corps, connaître son mode de pensée, apprendre à maîtriser ses émotions dans la bataille… Il y avait beaucoup d’éléments psychiques que tout être humain se devait de maîtriser avant de songer à se battre mieux, à devenir plus fort. Et quand on y réfléchissait, dans beaucoup de cas, la force mentale primait toujours sur la force physique, le plus déterminé se jouant même des muscles de ses adversaires pour les vaincre. Il fallait aussi connaître les limites de sa fatigue, jauger soi-même sa consommation d’énergie pour ne jamais en faire trop, savoir quand prendre des risques pour autrui était nécessaire, savoir quand éviter de le faire. Car en réalité, l’entraînement du commandant avait été essentiellement mental pendant ces deux années de fuite. Mais il le lui raconterait lorsqu’ils auraient atteint l’endroit où il désirait l’amener pour leur entretien. Il retint donc une remarque vis-à-vis de la réaction de sa disciple temporaire, et prit tranquillement son petit-déjeuner avant de sortir humer l’air frais du matin. Car même si le royaume était constamment plongé dans la nuit, la température y variait comme dans n’importe quelle journée banale. Là, le vent était frais et agréable, et lorsque le jeune homme s’étira pour délirer ses muscles et entreprendre leur marche du jour, il fut parcouru de doux frissons.  Il attendit que la pirate aux cheveux de feu la rejoigne, sa chevelure mise en valeur à la lueur des torches qui éclairaient la base, et se mis aussitôt en marche, sachant qu’elle le suivrait, même s’il restait silencieux. Il avait décidé qu’il ne dirait rien tant qu’elle ne prendrait la parole. Ceci afin d’éviter de dire quelque chose qui le mettrait instantanément dans la mauvaise position pour cette journée. Il saurait trouver les mots justes une fois qu’elle aurait fini son discours.  C’est donc dans un silence total et faisant preuve d’un calme olympien qui lui permettait de ne pas exprimer sur le champ son ressenti qu’il marchait en tête, poussant les branchages dans l’obscurité. Il fut interrompu au bout d’une vingtaine de minutes lorsqu’enfin, la jeune femme brisa le silence si lourd qu’il y avait entre eux. Et comme prévu, elle se lança dans un long discours contenant tous les éléments auxquels le commandant s’attendait. Il l’écouta donc jusqu’au bout, ne cherchant pas à la stopper dans l’expression de ses sentiments, le contraire lui aurait valu que la jeune femme se ferme encore plus.

Lorsqu’elle eut enfin fini, il ne répondit pas tout de suite. Il ferma les yeux un instant, avant de se retourner, et de pousser les dernières branches qui leur gênaient le passage vers leur destination : une somptueuse cascade. L’endroit, tout comme la clairière dans laquelle ils ‘étaient battus la veille, n’était pas masqué par le feuillage des arbres, il était donc éclairé par la lueur lunaire, qui dévoilait un petit bassin dont la profondeur permettait de s’y immerger complètement. L’eau s’écoulait ensuite dans un petit canal qui descendait jusqu’à la mer. Des rochers permettaient de s’installer, et d’autres étaient disposés sous la chute d’eau pour de manière à s’asseoir juste en dessous. Il tira sur la ceinture de son kimono et le laissa glisser au sol lentement en silence, sans se préoccuper de la présence de la jeune femme, et s’installa sous la cascade en fermant les yeux pour se concentrer, avant de finalement prendre la parole :

« Je comprends votre réaction Erza. Il est probable qu’à une époque, j’aurais réagi de la même manière que vous… Vous avez certainement remarqué toutes ces cicatrices dans mon dos ? Elles datent de l’époque où je n’avais pas mon fruit. Je me battais sans cesse, en prétendant vouloir être le meilleur, et ça m’a valu pas mal de dérouillées, à la base et au combat. Puis j’ai eu mon fruit, et j’ai longtemps cru qu’à lui seul il me suffirait pour être fort… Sauf que ça n’était pas suffisant. J’ai manqué de perdre la vie – il frôla son œil mort – en voulant sauver mon amie, ça m’a remis les idées en place… Et depuis que je suis un fugitif, je n’ai de cesse de méditer sur moi-même, pour comprendre ma force et mes limites, pour les repousser sans cesse. Depuis deux ans, je viens chaque jour ici passer l’essentiel de mes journées. Je réfléchis à ce que j’ai affronté, à comment je m’en suis sorti,à ce que j’aurais pu faire… Chaque traumatisme que j’ai vécu, je me le remémore pour apprendre de mes erreurs, mieux cerner mes limites, comprendre tout ce que je fais et pourquoi je le fais. Un corps humain est faible Erza. Il y a beaucoup de choses chez l’être humain qui l’empêchent d’être entier, d’utiliser leur potentiel à leur maximum. C’est pour cela que l’entraînement mental est aussi important, si ce n’est plus que l’entraînement physique. En réalité, je ne vous oblige pas à parler à voix haute, même si je suis quelqu’un doté d’une empathie dépassant la moyenne qui me permet de comprendre bien des choses sur notre personnalité. Mais il est évident qu’à l’heure actuelle, vos sentiments vous freinent. Vous n’arrivez pas à faire la part des choses entre tous les ressentis qui s’accumulent en vous, entre vos doutes, votre colère, votre tristesse, vos désirs, vos ambitions… Vous êtes telle une bombe à retardement Erza. Votre cœur accumule encore et encore des sentiments, mais plutôt que de les accorder et de couper le fil qui vous permettra de grandir sans exploser, vous les retenez tous et peu à peu il se remplit bien trop. Vous devez apprendre à vous délester de vos émotions au moment de vous déplacer, de frapper. Je l’ai senti hier dans chacun de vos mouvements ces sentiments contradictoires…  S’il vous plaît Erza, accordez moi votre confiance. Venez sous cette cascade, fermez les yeux, concentrez vous, sachez reconnaître votre passé, vos émotions, apprenez à faire en sorte qu’elle ne fassent plus qu’une en vous, reconnaissez vos limites actuelles… Vous devez vous mettre à nu mentalement pour avoir ce nouveau départ. Quant à votre équipage... Croyez vous qu'ils apprécieraient de savoir que vous prenez le risque de mourir pour les retrouver, si ce n'est pire ? Ils luttent tout comme vous pour reformer votre union, et eux aussi ont conscience que seul un entraînement important leur permettra de réaliser cette ambition. Ayez la  même pensée... »

Tout en levant les yeux sur elle, il espérait l’avoir convaincu.

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Dernière édition par Riku Kaisuki le Jeu 3 Juil - 21:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Lun 30 Juin - 13:56


Une Lumière dans l'obscurité.

     



     

    Dehors le vent frais matinal vint s’engouffrer dans mes cheveux écarlates révélés par la lueur des torches. Ainsi le vent était une autre caractéristique pour déduire le moment de la journée...nous étions donc bien en matinée à moins qu’il ne s’agisse d’une brise annonçant un début de soirée. La notion du temps était quelque chose qui me perturbait ici et je me demandais comment les habitants s’y prenaient pour s’y retrouver. L’arrivée du journal ? L’air ? Le vent ? Ou bien il y avait des horloges un peu partout ?

    J’avais finis par rompre le silence et m’élançai dans mon explication, refusant ainsi de livrer mon passé juste pour un entrainement mental. Je pouvais comprendre qu’il y voit un intérêt mais de là à raconter tous les évènements survenus dans ma vie, je trouvais que cela faisait gros. Et puis trouverait-il le moyen de m’aider réellement en m’écoutant ? Rien ne pouvait le prouver. Je soupirai en voyant qu’il continuait à avancer sans se soucier de me répondre. Je le suivais néanmoins, le regardant écarter les branchages avant de me retrouver face à cette cascade d’eau claire éclairée par les rayons en provenance de la Lune que l’on pouvait observer dans cette obscurité quasi-totale. Un endroit réellement éphémère et unique qui semblait sortir tout droit d’un conte de samouraï. La fameuse cascade où la méditation est un privilège. Je ne pensais m’y retrouver un jour, et je dois dire que je n’étais pas particulièrement d’humeur à tremper dans une glacée pour me changer les idées et apaiser mon esprit. Riku lui semblait partant et il ne se gêna pas le moins du monde pour se changer devant moi et se dirigeait directement vers les rochers situés sous la chute d’eau. Celle-ci laissait entrevoir une grotte derrière elle qui semblait fort spacieuse.

    Je le suivais du regard, le regardant s’installer et fermer ses yeux. Mon souffle se fit plus lourd et je commençais à réellement perdre le contrôle, affichant un regard noir sans pour autant tourner celui-ci vers mes lames. Je sentais cette colère qui se propageait dans mon esprit, s’accumulant à la manière d’une bombe à retardement.Mon humeur n’était décidément pas constante ces temps-ci. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cette partie lunatique qui s’emparait de moi, me faisant changer du tout au tout. J’hésitais entre l’apaisement soudain et l’envie de meurtre contre cet homme.Je prenais son attitude comme de la provocation et ne parvenait pas à me mettre dans une position d’Optimisme. Il était rare de me voir aussi tendue. Je détestais me savoir placée au statut d’ignorant petit disciple, cela m’insupportais. Je devais posséder quelques gènes masculins pour être doter d’une telle fierté, fierté que je sentais quelque peu atteinte ainsi, aussi étrange que cela puisse paraître.

    Celui-ci se décida finalement à m’adresser la parole. Il se mit alors à parler de ses cicatrices, que j’avais aperçues sans les regarder, à parler de sa vie. Je tremblai légèrement d’impatience, me retenant de crier que cela ne m’intéressait en rien ! Du blabla encore du blabla, je pense que là je dépassais ma dose annuel de discussion sérieuse. D’où me venait une colère si vive ? Était-ce parce que lui était capable de protéger les personnes autour de lui et était confiant et conscient de sa propre force acquise ?

    Oh magnifique ! Il m’autorisait à parler dans ma tête. Croyait il que je n’avais jamais réfléchi aux solutions qui s’offraient à moi lorsque le destin semblait se jouer dans l’instant ? Croyait-il que je ne comprenais pas l’importance de l’esprit de combat, l’importance de l’expérience et de la concentration ? Je n’étais plus une adolescente perdue ! Je savais parfaitement quoi faire, le seul problème était de réguler mes émotions inconstantes comme celle-ci. Je me retenais autant que possible, ravalant ma rage et ma colère en tentant de rester lucide au maximum, l’écoutant alors encore malgré mon état psychologique insoutenable. J’avais le droit à une magnifique analyse de ma personnalité qui se révélait
    tout à fait intéressante et raisonnable.

    Je ne pouvais qu’affirmer ses dires sur ma personne. Mais que pouvait-il y changer ? Le dire à voix haute et le répéter ne m’amèneraient en rien à me rendre plus forte.
    Lui faire confiance et aller sous l’eau froide...? Confiance, encore un terme qui rentrait difficilement dans mon vocabulaire en dehors de certaines exceptions. Non merci je passe ! Cela ne m’inspirait en rien, je ne voyais pas comment m’apaiser à partir de mon état actuel.
    Je l’écoutais encore me parler du nouveau départ qu’il souhaitait voir, me mettre à nu n’est ce pas ? Avait-il choisi cela inconsciemment pour le relier au fait, qu’effectivement il faudrait que je sois pratiquement nue pour mettre à méditer ? Quelle coïncidence amusante.

    Je sentais ce sentiment colérique qui s’accumulait encore davantage en moi alors qu’il prenait un ton de morale en énonçant mon équipage tout à coup. Je crois que cela était la goutte d’eau qui fit déborder mon vase. Comment pouvait-il se permettre de... !?
    Je me mis à expirer entièrement l’air contenu dans mes poumons avec douceur avant d’enfoncer violemment mon poing contre un rocher que j’avais jugé inutilement dans la base de cette cascade. La violence de mon coup me permit de refouler ma colère sur autre chose que l’ex-amiral que je ne voulais pas toucher pour les efforts et le temps qu’il m’accordait. Je pouvais ainsi me vider de mes émotions fortes, regardant le rocher voler en éclat de toute part d’un air franc et dur d’où s’échappait ce voile noir.

    Je retirai mon kimono en manquant presque de l’arracher, me retrouvant en sous vêtements allant finalement gouter à cette eau qui semblait si...délicieuse.
    Je m’assis à la manière d’une enfant qui boudait je l’admets, ne supportant pas cette attitude mature et solennel constante de Riku. L’eau froide tombait sur mon crane incliné d’une façon que je trouvais fort désagréable. Mon corps entier finis par être trempé par cette eau qui devait m’apaisait, enfin je crois, c’est cela n’est ce pas ? Je regardais simplement l’eau s’écouler le long de mes cheveux qui protégeaient encore mon visage de cette humidité frissonnante. Je grelottais presque, habituée à une sensation de chaleur plus que de froid, ayant vécut dans le confort de la lumière. Affronte le froid voyons Erza ! Je me blâmais intérieurement avec une ironie hilarante, encore sous le coup de la colère, les bras croisés, assise en tailleur sur ces rochers. Je n’avais rien à dire, rien à penser, laissant juste mes sentiments s’évaporer petit à petit à travers cette masse de liquide qui n’en finissait pas. L'attente d'un changement d'attitude de la part du commandant semblait interminable ainsi que les minutes qui s'écoulaient à la manière de l'eau qui rejoignait la mer en contre bas. Il restait les yeux clos et ne semblait pas perturber par mon attitude, malgré mes regards portés sur lui qui se faisaient de plus en plus réguliers.

    Non, effectivement la méditation n’étais pas ce que je préférais et je priais Dieu, quel qu’il soit, de me venir en aide à travers cette séance de torture.




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MessageSujet: Re: Une lumière dans la nuit [pv : Erza]   Dim 6 Juil - 11:20

 Plus leur discussion avançait, plus les choses allaient de mal en pis pour le commandant ; loin d’avoir convaincu la jeune femme, il avait senti à chacun de ses mots la colère montante qu’elle éprouvait, tel un feu surpuissant qui aurait gagné la force d’un volcan en éruption sur le point de faire imploser toute la terre autour et à tout réduire en cendres de son souffle destructeur, telle la rage de la pirate que n’importe quel amateur en la matière aurait pu sentir à des kilomètres. Non, elle ne comprenait décidément pas pourquoi cet entraînement, pourquoi ces leçons de morale. S’il en disait plus, elle viendrait lui coller son poing dans la figure. Un geste certes inutile contre lui, mais qui aurait le mérite de lui dire de la fermer une fois pour toutes, que peu importe les excuses et ce qu’il pourra trouver comme arguments, la discussion est close. Elle ne se plierait pas à son entraînement qu’elle trouvait stupide. Pourquoi discuter quand on peut se taper dessus pour progresser en forces et en réflexes défensifs ? Pourquoi se contenter de mots quand le choc des armes procurait une expérience à nulle autre pareille quant à ceux qui prétendaient vouloir combattre dans les zones les plus dangereuses du monde ?  Riku pouvait comprendre cela. C’est pourquoi il n’interviendrait pas pour le reste de la journée. Il ferma les yeux, et laissa Cael prendre le contrôle de son corps. Erza avait besoin d’un choc psychologique, de quelqu’un capable de la mettre à bout véritablement pour qu’elle se dévoile d’elle-même. Une sorte de folie révélatrice. Un état de transe dans lequel nos cris ne sont destinés qu’à prétendre qu’on n’est pas en tort en brandissant l’arme de son crime.  Il devait explorer la moindre de ses failles pour la forcer d’elle-même à reconnaître ses erreurs pour discerner ses limites actuelles et les repousser par sa volonté propre. Quant à la personnalité sombre de l’amiral, bien que le profil de psychologue ne lui convenait pas plus que ça,  il accepta de suivre le plan de son alter ego à la lettre. Il conserva la pose, se retenant de pouffer de rire alors que la jeune femme arracha quasiment sa tenue pour le rejoindre sous la cascade et se posa telle une gamine qui venait d’être punie en gonflant les joues et croisant les bras. Haha, elle était trop forte cette fille ! Il en trouvait  tous les coins de rue des déprimées de ce genre le Riku ? Pas trop son genre. Ok elle avait des boobs, mais c’était tout. Son caractère la condamnait à rester à son niveau de faible.  Bon sang, elle avait besoin d’un bon coup derrière la caboche pour lui rafraîchir le cerveau histoire qu’il fonctionne un minimum. Quelle gamine je te jure… Elle n’a pas écouté un traître mot de ce que lui a expliqué Riku malgré l’importance de ses explications… Tant pis pour elle, elle avait décidé d’en chier, elle allait en chier. Cael conserva sa position, et attaqua tout de suite les hostilités :

« T’as rien écouté espèce de cruche ? Riku se tue à t’expliquer que ce qui te bloque pour progresser, c’est toi-même. Tu te juges sans te soucier de connaître tes limites réelles. As-tu déjà estimé tes erreurs, reconnu qu’une décision de ta part avait été mauvaise ? Se dire que tu n’es pas assez forte, c’est bien, tu l’admets. Sauf que progresser de manière complète implique que tu puisses reconnaître tes limites physiques pour les estimer en combat réel ou au repos, et pour les surpasser. Cet entraînement, il met en avant ta capacité à te focaliser sur toi-même quelle que soit la situation. Tu dois équilibrer ta vision du danger et estimer la meilleure manière d’y échapper. Alors maintenant c’est simple. Je vais passer tout le temps de cet entrainement à te rappeler ton incompétence et tes erreurs, je vais te descendre petite. Tu vas chialer, tu vas me haïr, c’est exactement ce que je veux. Et pour commencer, si on évoquait le fait que tous tes amis aient disparu APRES son abonnement ? Et pourquoi fuir ainsi ? Ils étaient tous lâches en fait.  Quant à toi, tu remportes la couronne  du plus égoïste  après ta disparition ?  Quand tes amis se sont fait enlever, où était du ? »

Il ricana. Non seulement c’était absolument dégueulasse comme technique, mais il avait instantanément ,  cerné la possibilité de tous pour mieux les déconcentrer. Ils avaient leur chance.  Seule la victoire comptait, seul le résultat d’équipe comptait. Il ne pouvait en faire trop, sinon elle se braquerait bien trop à son goût, ce qui l’empêcherait d’avoir une vraie conversation avant le coucher du soleil. Il devait travailler son énervement pour qu’il passe à l’étape suivante et puisse exprimer sa force. Erza deviendrait une arme surpruissante et confiante dans ses moyens, capable de jouer et de gagner, de prendre des risques, mais en même temps d’assurer la sécurité de son propre corps… Tous ces éléments étaient essentiels à son progrès. Mais il fallait l’énerver. Encore et encore. Il s’avança donc, et frappa un grand coup dans le sol, faisant voler les pierres qui en subirent la force. Tout était en place, il n’avait plus qu’à jouer des mots, et c’était sa spécialité :

« Enerves toi Erza Scarlet. Détestes moi, c’est ce que je veux, que tu aies envie de me frapper. Je veux que tu sois la plus énervée possible, que tu en sois à déchaîner tant de puissance sur un coup de poing que ton adversaire s’envole de la même manière…. Peut être pas moi, mais des adversaires qui te sont actuellement au-dessus en terme de volonté. Montres moi ta motivation ! Pas seulement que t’es un grognasse à gros boobs qui se planque au premier bobo venu ! »

Parfait. Maintenant le coup final.

" La règle est simple, comme le but est de méditer, si tu tiens jusqu'au coucher du soleil tu auras réussi. Tu pourras affronter n'importe qui ! Te venger, tout ce que tu veux tu le pourras.  "


_________________~


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Une lumière dans la nuit [pv : Erza]

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